Certificat de Travail (Fin de Contrat) — Modèle France
CERTIFICAT DE TRAVAIL
Établi conformément aux articles L1234-19, D1234-6 et R1234-9 du Code du travail
L'EMPLOYEUR
[Employeur Nom]
SIRET : [Employeur S I R E T]
[Employeur Adresse]
CERTIFIE QUE
LE SALARIÉ
[Salarie Nom]
[Salarie Adresse]
A ÉTÉ EMPLOYÉ DANS NOS EFFECTIFS
Date d'entrée : [Date Entree]
Date de sortie (fin du contrat / fin du préavis) : [Date Sortie]
Type de contrat : [Type Contrat]
EMPLOI(S) OCCUPÉ(S)
Dernier emploi : [Emploi Occupe]
Emplois précédents : [Emplois Precedents]
DROITS AU CPF DE TRANSITION PROFESSIONNELLE
Conformément à l'article D1234-6 du Code du travail (décret n°2020-1749 du 29 décembre 2020), le salarié est informé qu'il peut faire valoir ses droits au CPF de transition professionnelle (Compte Personnel de Formation) pour financer une formation certifiante en vue d'une reconversion professionnelle.
OPCO compétent : [Opco Nom]
Plateforme CPF : moncompteformation.gouv.fr (Caisse des Dépôts et Consignations)
Fait à __________, le [Date Emission]
[Signataire] — Pour [Employeur Nom]
(Signature et cachet de l'employeur)
Ce certificat ne contient aucune mention relative au motif de rupture du contrat. Il est remis simultanément avec le Reçu pour Solde de Tout Compte et l'attestation France Travail, conformément aux articles L1234-19 à L1234-21 du Code du travail.
L'Employeur
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Certificat de Travail (Fin de Contrat) — Modèle France ?
Le Certificat de Travail (Fin de Contrat) est, en droit français, un certificat de travail. Il est régi par Code du travail art. L1234-19 + D1234-6 + R1234-9 à R1234-14.
Le certificat de travail en France est distinct de l'attestation France Travail (anciennement attestation Pôle Emploi), qui est nécessaire pour ouvrir des droits à l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE), et du Reçu pour Solde de Tout Compte, qui quittance les sommes dues à la rupture. Ces trois documents forment le triptyque obligatoire que tout employeur doit remettre au salarié lors de son départ, sous peine de sanctions.
L'article L1234-19 du Code du travail précise que le certificat de travail doit mentionner, à minima : la date d'entrée dans l'entreprise, la date de sortie (fin effective du contrat, qui peut différer du préavis en cas de dispense), et la nature du ou des emplois successivement occupés ainsi que les périodes correspondantes. Toute mention supplémentaire est facultative, et l'employeur ne peut pas y insérer de clause pénale, de clause de non-concurrence (qui doit figurer dans le contrat de travail) ou de commentaires négatifs sur le salarié. Un certificat contenant des mentions dénigrant le salarié expose l'employeur à une action en dommages-intérêts pour dénigrement (articles 1240 et 1241 du Code civil).
Depuis le 1er janvier 2021, l'article D1234-6 impose également de mentionner les droits aux congés du CPF de transition professionnelle (ex-CIF — Congé Individuel de Formation) et l'organisme paritaire collecteur agréé (OPCO) compétent pour le secteur d'activité. Cette mention permet au salarié de mobiliser ses droits CPF de transition pour financer une reconversion professionnelle après la rupture du contrat.
La remise tardive ou le refus de délivrance du certificat de travail est constitutive d'un préjudice pour le salarié. La Cour de cassation (chambre sociale, arrêt n°07-41.776 du 19 mai 2009) a jugé que l'employeur qui ne remet pas le certificat dans les délais réglementaires commet une faute engageant sa responsabilité civile, sans que le salarié soit tenu d'établir un préjudice spécifique. Sur forms-legal.com, ce modèle intègre toutes les mentions légalement requises, y compris les nouvelles mentions CPF de transition.
Quand avez-vous besoin d'un Certificat de Travail (Fin de Contrat) — Modèle France ?
Le Certificat de Travail (Fin de Contrat) en France est obligatoire dans toutes les situations de fin de relation de travail, sans exception.
Première situation : la démission du salarié. Le salarié qui démissionne a droit au certificat de travail à l'issue de son préavis (ou à la date de dispense de préavis si l'employeur l'en dispense). La remise doit intervenir le dernier jour de travail effectif.
Deuxième situation : le licenciement, quelle qu'en soit la cause (cause réelle et sérieuse, faute grave, faute lourde, motif économique). Même en cas de licenciement pour faute lourde — qui prive le salarié de l'indemnité de licenciement et du préavis — l'employeur est tenu de délivrer le certificat de travail. La Cour de cassation (arrêt n°06-44.126 du 14 mars 2007) a confirmé que la faute lourde ne dispense pas l'employeur de cette obligation.
Troisième situation : la rupture conventionnelle homologuée (article L1237-19 du Code du travail). Après l'homologation par la DREETS (Directions Régionales de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités) dans un délai de 15 jours ouvrés, la date de rupture effective est convenue entre les parties. Le certificat de travail est remis à cette date.
Quatrième situation : la fin d'un CDD (Contrat à Durée Déterminée). À l'échéance du terme du CDD (ou lors de sa rupture anticipée pour accord des parties, force majeure ou faute grave), l'employeur remet simultanément le certificat de travail, le Reçu pour Solde de Tout Compte et l'attestation France Travail. Pour un CDD, l'indemnité de précarité (10 % du salaire brut total) est également due.
Cinquième situation : le départ à la retraite ou la mise à la retraite. Le salarié qui part à la retraite volontairement ou qui est mis à la retraite par l'employeur dans les conditions de l'article L1237-5 du Code du travail reçoit son certificat de travail. Ce document peut servir à l'Assurance Retraite (CNAV) pour la reconstitution de la carrière et le calcul de la pension.
Sixième situation : la période d'essai non concluante. Si l'employeur ou le salarié met fin à la période d'essai, le certificat de travail doit être remis même pour une relation de travail très courte (quelques jours ou semaines). La date d'entrée et la date de sortie sont mentionnées avec la nature du poste.
Que faut-il inclure dans votre Certificat de Travail (Fin de Contrat) — Modèle France ?
Le Certificat de Travail (Fin de Contrat) en France doit comporter les mentions légalement obligatoires définies par les articles L1234-19 et D1234-6 du Code du travail, sous peine de nullité ou de faute de l'employeur.
Mentions obligatoires (articles L1234-19 et R1234-9) : — Date d'entrée dans l'entreprise : date du premier jour de travail (ou de la prise d'effet du contrat en cas de contrat conclu mais non encore exécuté). — Date de sortie : date de fin effective du contrat (date du dernier jour de travail ou de la dispense de préavis). Pour un licenciement avec dispense de préavis, la date de sortie est la date de fin du préavis, non la date d'arrêt effectif du travail (jurisprudence constante de la Cour de cassation). — Emploi ou les emplois successivement occupés : intitulé(s) exact(s) du ou des postes occupés et périodes correspondantes. En cas de changement de poste en cours de contrat, tous les postes doivent être mentionnés chronologiquement.
Mentions obligatoires depuis le 1er janvier 2021 (article D1234-6 modifié par décret n°2020-1749 du 29 décembre 2020) : — Mention du CPF de transition professionnelle : le certificat doit indiquer que le salarié peut mobiliser ses droits au Compte Personnel de Formation (CPF) de transition professionnelle. — Organisme paritaire collecteur agréé (OPCO) compétent : nom de l'OPCO de la branche professionnelle (Opco Mobilités, Afdas, Atlas, Constructys, EP, Akto, Ocapiat, Uniformation, Opcommerce, Opco EP, Opco Santé, 2i.o) pour les démarches CPF de transition.
Mentions facultatives mais courantes : — Type de contrat (CDI, CDD, intérim) — Classification conventionnelle ou coefficient — Mention «sans préjudice des droits des parties» en cas de litige en cours — Renvoi à l'attestation France Travail et au Reçu pour Solde de Tout Compte
L'employeur ne peut pas mentionner : la cause de rupture du contrat, les motifs de licenciement, les mentions disciplinaires ou négatives sur la qualité du travail. Le formulaire sur forms-legal.com intègre toutes les mentions obligatoires 2025 et exclut automatiquement les mentions prohibées.
Comment remplir votre Certificat de Travail (Fin de Contrat) — Modèle France
Le Certificat de Travail (Fin de Contrat) en France se remplit en cinq étapes simples mais nécessitant une attention particulière aux dates.
Étape 1 — Identifier le type de rupture et la date de sortie exacte : selon le mode de rupture (démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD), déterminer la date de fin effective du contrat. Pour un licenciement avec préavis, la date de sortie est la date de fin du préavis (même si le salarié est dispensé d'effectuer ce préavis, il reste salarié jusqu'à la fin du préavis). Pour une rupture conventionnelle, la date de rupture est celle mentionnée dans la convention homologuée. Pour une fin de CDD, c'est la date d'échéance du terme.
Étape 2 — Récupérer l'historique des postes occupés : consulter le dossier RH du salarié pour lister tous les postes occupés depuis la date d'entrée, avec les dates de début et de fin de chaque poste. En cas de promotion ou de mutation interne avec changement de qualification, chaque poste doit apparaître.
Étape 3 — Identifier l'OPCO compétent : trouver le nom de l'Opérateur de Compétences (OPCO) auquel est rattachée l'entreprise selon son code APE/NAF et la convention collective applicable. La liste des OPCO par branche est disponible sur le site du Gouvernement (travail.gouv.fr) ou auprès de la DREETS compétente.
Étape 4 — Rédiger et remettre le certificat le jour du départ : le certificat de travail doit être remis le dernier jour de travail effectif (article L1234-19 du Code du travail). La remise peut se faire en main propre (contre décharge), par LRAR ou, avec l'accord du salarié, par voie dématérialisée (email avec accusé de réception ou dépôt dans l'espace sécurisé du salarié).
Étape 5 — Conserver une copie dans le dossier RH : conserver une copie signée du certificat dans le dossier RH du salarié pendant 5 ans minimum (délai de prescription prud'hom du Code du travail selon l'article L1471-1). En cas de litige, la preuve de la remise du certificat (accusé de réception ou signature du salarié) est indispensable.
Exigences juridiques pour Certificat de Travail (Fin de Contrat) — Modèle France
Le Certificat de Travail (Fin de Contrat) en France est soumis à une réglementation précise dont le non-respect expose l'employeur à des condamnations judiciaires.
Article L1234-19 du Code du travail : pose l'obligation pour l'employeur de remettre un certificat de travail à l'expiration du contrat, précisant la date d'entrée, la date de sortie et la nature du ou des emplois occupés. Cette obligation est d'ordre public : le salarié ne peut y renoncer.
Article D1234-6 du Code du travail (modifié par décret n°2020-1749 du 29 décembre 2020) : impose depuis le 1er janvier 2021 la mention des droits au CPF de transition professionnelle et de l'OPCO compétent.
Articles R1234-9 à R1234-14 du Code du travail : précisent les formalités de remise du certificat (délai — le dernier jour de travail ou de préavis — et modalités — remise en main propre ou envoi par lettre recommandée).
Jurisprudence de la Cour de cassation : — Arrêt n°07-41.776 du 19 mai 2009 (ch. soc.) : l'employeur qui ne remet pas le certificat engage sa responsabilité civile, indépendamment d'un préjudice prouvé. — Arrêt n°06-44.126 du 14 mars 2007 : même la faute lourde du salarié n'exonère pas l'employeur de l'obligation de remettre le certificat. — Arrêt n°09-41.777 du 17 mars 2010 : la remise du certificat doit être simultanée à la remise du solde de tout compte, et non différée.
Sanction pour non-remise : le salarié peut saisir le Conseil de Prud'hommes en référé pour obtenir la remise forcée du certificat, assortie d'une astreinte journalière (articles R1455-5 et R1455-7 du Code du travail). En cas de préjudice prouvé (perte d'emploi faute de justificatif), le montant des dommages-intérêts peut être significatif.
Interaction avec l'attestation France Travail : le certificat de travail et l'attestation France Travail (anciennement attestation Pôle Emploi) sont deux documents distincts mais délivrés simultanément. L'employeur qui ne remet pas l'attestation France Travail commet une infraction passible d'une amende de 1 500 euros (R1238-3 du Code du travail).
Erreurs courantes à éviter dans votre Certificat de Travail (Fin de Contrat) — Modèle France
Le Certificat de Travail (Fin de Contrat) en France est régulièrement entaché d'erreurs qui peuvent entraîner des complications pour le salarié (chômage, nouvel emploi) et engager la responsabilité de l'employeur.
Erreur n°1 — Indiquer une date de sortie incorrecte. La date de sortie doit être la date de fin du préavis, même en cas de dispense. Indiquer la date d'arrêt effectif du travail plutôt que la date de fin de préavis crée un écart dans le dossier France Travail et peut réduire les droits à l'ARE (Allocation de Retour à l'Emploi) du salarié. La Cour de cassation (arrêt n°09-41.777 du 17 mars 2010) a confirmé que c'est la date de fin du préavis qui s'impose.
Erreur n°2 — Omettre un poste occupé. Si le salarié a occupé plusieurs postes dans l'entreprise, tous doivent figurer sur le certificat avec les dates exactes. Un certificat incomplet peut empêcher le salarié de justifier ses compétences auprès d'un futur employeur et expose l'employeur à une action en responsabilité.
Erreur n°3 — Insérer des mentions interdites. Mentionner le motif du licenciement (notamment la faute grave ou lourde), des évaluations négatives, ou des clauses de non-concurrence dans le certificat de travail est juridiquement interdit. De telles mentions portent atteinte à l'image du salarié et peuvent constituer une discrimination ou un dénigrement, ouvrant droit à réparation devant le Conseil de Prud'hommes.
Erreur n°4 — Oublier la mention CPF de transition professionnelle depuis 2021. Depuis le décret n°2020-1749 du 29 décembre 2020, l'absence de cette mention rend le certificat non conforme au droit en vigueur. Bien que les sanctions directes pour cette omission soient encore émergentes en jurisprudence, la mention est obligatoire et son absence peut être soulevée par le salarié ou lors d'un contrôle DREETS.
Erreur n°5 — Remettre le certificat avec retard. La remise doit être effectuée le dernier jour de travail ou de préavis. Tout retard oblige le salarié à relancer l'employeur, pouvant nuire à sa recherche d'emploi, et expose l'employeur à une condamnation en référé prud'homal avec astreinte journalière.
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Forms Legal. (2026). Certificat de Travail (Fin de Contrat) — Modèle France (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/forms/certificat-travail-fin-contrat
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}Questions Fréquentes
Depuis le 1er janvier 2021, le certificat de travail en France doit obligatoirement mentionner (articles L1234-19, D1234-6 et R1234-9 du Code du travail) : la date d'entrée du salarié dans l'entreprise, la date de sortie (date de fin effective du contrat ou du préavis, même en cas de dispense), la nature du ou des emplois successivement occupés et les périodes correspondantes, ainsi que les droits du salarié à faire valoir une demande de CPF de transition professionnelle et les coordonnées de l'OPCO (Opérateur de Compétences) compétent pour la branche professionnelle. Ces nouvelles mentions ont été introduites par le décret n°2020-1749 du 29 décembre 2020 pour permettre aux salariés de connaître leurs droits à la reconversion professionnelle lors de leur départ. Les mentions relatives aux motifs de rupture du contrat, aux évaluations professionnelles ou aux clauses de non-concurrence sont strictement prohibées dans le certificat de travail.
En cas de non-remise ou de remise tardive du certificat de travail, le salarié dispose de plusieurs voies de recours. La voie de référé devant le Conseil de Prud'hommes (articles R1455-5 et R1455-7 du Code du travail) permet d'obtenir en urgence la remise forcée du certificat, assortie d'une astreinte journalière fixée par le juge (généralement entre 50 et 200 euros par jour de retard, sans limite de durée jusqu'à la remise effective). La Cour de cassation (chambre sociale, arrêt n°07-41.776 du 19 mai 2009) a posé le principe que l'employeur qui ne remet pas le certificat commet une faute engageant sa responsabilité civile, même sans preuve d'un préjudice effectif. En cas de préjudice démontré (perte d'emploi faute de justificatif, retard dans l'ouverture des droits France Travail), le montant des dommages-intérêts peut être substantiel. Par ailleurs, l'employeur qui refuse de délivrer le certificat de travail peut être condamné à rembourser au salarié les frais d'avocat exposés pour l'obtenir (article 700 du Code de procédure civile).
Non, le certificat de travail en France est un document strictement factuel. L'article L1234-19 du Code du travail limit les mentions obligatoires aux dates d'entrée et de sortie et à la nature des emplois occupés. L'employeur ne peut pas y faire figurer le motif du licenciement (faute grave, faute lourde, motif économique), des appréciations sur la qualité du travail du salarié, des mentions disciplinaires, ou des avertissements antérieurs. Ces ajouts constituent une ingérence dans la liberté du salarié de chercher un nouvel emploi et peuvent constituer un dénigrement (article 1240 du Code civil) ou une discrimination si les mentions visent indirectement l'appartenance syndicale, la nationalité ou d'autres critères prohibés (article L1132-1 du Code du travail). La Cour de cassation a jugé à plusieurs reprises que les mentions de ce type engagent la responsabilité délictuelle de l'employeur, ouvrant droit à réparation. La clause de non-concurrence, si elle est prévue dans le contrat de travail et régulièrement activée, ne figure pas non plus dans le certificat : elle est gérée séparément lors de la rupture, avec le versement de la contrepartie financière.
Le certificat de travail et l'attestation France Travail (anciennement attestation Pôle Emploi) sont deux documents distincts, obligatoirement remis en même temps au salarié lors de la rupture du contrat, mais répondant à des finalités différentes. Le certificat de travail, régi par l'article L1234-19 du Code du travail, certifie la relation de travail passée (dates, emplois, droits CPF de transition). Il est destiné à tout tiers (futur employeur, banque, administration) souhaitant vérifier le parcours professionnel du salarié. L'attestation France Travail, régie par l'article R1234-9 du Code du travail et établie sur le formulaire spécifique France Travail (Cerfa n°13000*02 ou télétransmission), permet à l'ex-salarié d'ouvrir des droits à l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE). Elle mentionne la rémunération brute des 12 derniers mois, la nature de la rupture du contrat (information réservée à France Travail et non destinée à un futur employeur), le nombre d'heures travaillées et les préavis effectués ou non. L'employeur qui ne remet pas l'attestation France Travail est passible d'une amende contraventionnelle de 1 500 euros (article R1238-3 du Code du travail).
Oui, même en cas de licenciement pour faute grave ou faute lourde, l'employeur est tenu de remettre le certificat de travail au salarié. La Cour de cassation (chambre sociale, arrêt n°06-44.126 du 14 mars 2007) a clairement posé ce principe : l'obligation de remise du certificat est indépendante de la cause de la rupture et ne souffre aucune exception. En revanche, le salarié licencié pour faute grave ne perçoit pas d'indemnité de licenciement ni d'indemnité compensatrice de préavis (article L1234-1 du Code du travail). Le salarié licencié pour faute lourde perd de surcroît l'indemnité compensatrice de congés payés et peut faire l'objet de poursuites civiles de l'employeur pour réparation du préjudice causé. Mais dans tous ces cas, le certificat de travail reste dû et le motif du licenciement ne doit pas y figurer. En pratique, l'employeur peut annoter le certificat de la mention «sans préjudice des droits des parties» si un litige judiciaire est en cours, mais ne peut pas y faire référence au fond du litige.
En cas de dispense de préavis à l'initiative de l'employeur (l'employeur autorise le salarié à ne pas exécuter son préavis), la date de sortie à indiquer sur le certificat de travail est la date de fin théorique du préavis, et non la date à laquelle le salarié a cessé d'exercer ses fonctions. Le contrat de travail se poursuit jusqu'au terme du préavis, même si le salarié ne travaille pas physiquement. La Cour de cassation (arrêt n°09-41.777 du 17 mars 2010) a confirmé cette règle. Concrètement : si un salarié est licencié le 1er mars 2026 avec un préavis de 2 mois dont il est dispensé, la date de sortie sur le certificat sera le 30 avril 2026, date de fin du préavis. Durant cette période, le salarié continue de percevoir son salaire (en contrepartie de sa disponibilité non effective) et ses droits sociaux continuent de courir. Une date de sortie erronée (1er mars 2026 au lieu du 30 avril 2026) pourrait réduire les droits à l'ARE du salarié auprès de France Travail et l'exposer à un trop-perçu à rembourser.
Depuis le décret n°2020-1749 du 29 décembre 2020, le certificat de travail doit mentionner les droits du salarié à faire valoir une demande au titre du CPF de transition professionnelle (anciennement CIF — Congé Individuel de Formation). Le CPF de transition professionnelle (CPF-TP) est un dispositif qui permet à un salarié de financer une formation certifiante pour une reconversion professionnelle, en bénéficiant d'un congé rémunéré (pris en charge par l'OPCO de la branche) sous condition d'ancienneté (24 mois d'activité salariée dont 12 mois dans l'entreprise). La mention sur le certificat de travail doit indiquer le nom de l'OPCO compétent pour la branche (qui finance le CPF de transition). Après la rupture du contrat, le salarié peut mobiliser ses droits CPF accumulés sur son compte sur la plateforme Mon Compte Formation (moncompteformation.gouv.fr), gérée par la Caisse des Dépôts et Consignations. La mention sur le certificat sensibilise le salarié à ces droits souvent méconnus et facilite les démarches auprès de l'OPCO lors de la recherche d'emploi.
Oui, depuis la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 (loi El Khomri) et la réforme de la dématérialisation des documents du travail, l'employeur peut remettre le certificat de travail sous format électronique, à condition d'utiliser une solution garantissant l'intégrité du document et permettant de prouver la remise au salarié (accusé de réception électronique, coffre-fort numérique, plateforme RH sécurisée). La signature électronique qualifiée ou avancée (conformément au règlement eIDAS UE n°910/2014 et à l'ordonnance n°2017-1426 du 4 octobre 2017) est juridiquement équivalente à la signature manuscrite. En pratique, de nombreux logiciels SIRH (Workday, BambooHR, Lucca, PayFit) proposent la génération et l'envoi automatisé du certificat de travail via un portail employé sécurisé. L'employeur doit conserver la preuve de l'envoi et de la réception (horodatage, accusé de lecture) en cas de litige prud'homal sur la date de remise. Si le salarié n'a pas accès aux outils numériques de l'entreprise après son départ (badge révoqué, compte désactivé), la remise physique ou par LRAR reste la méthode la plus sûre.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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