Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) — Modèle France
NOTIFICATION D'ARRÊT DE TRAVAIL — VOLET 3 EMPLOYEUR
Attestation de salaire destinée à la CPAM — Indemnités journalières maladie
Conformément aux articles L323-1, R321-2 du Code de la sécurité sociale et au décret n°2021-1118 du 26 août 2021
EMPLOYEUR
[Employeur Nom] — SIRET : [Employeur S I R E T]
Adresse : [Employeur Adresse]
Code URSSAF : [Employeur Code U R S S A F]
SALARIÉ EN ARRÊT
[Salarie Nom] — NIR : [Salarie N I R]
Date de naissance : [Salarie Date Naissance]
Poste : [Salarie Poste]
Date d'entrée : [Date Entree Salarie]
ARRÊT DE TRAVAIL
Date de début : [Date Debut Arret]
Date de fin prévisionnelle : [Date Fin Arret Previsionnelle]
Nature : [Nature Arret]
Date de réception du volet 3 par l'employeur : [Date Reception Volet3]
BASE DE CALCUL DES INDEMNITÉS JOURNALIÈRES CPAM
Salaire brut M-1 : [Salaire Brut Mois1]
Salaire brut M-2 : [Salaire Brut Mois2]
Salaire brut M-3 : [Salaire Brut Mois3]
Subrogation : [Subrogation]
Maintien de salaire : [Maintien Salaire]
TRANSMISSION
Mode de transmission à la CPAM : [Mod Transmission]
Date de transmission prévue : [Date Transmission]
Signataire employeur : [Signataire]
Délai de carence CPAM : 3 jours (art. L321-1 CSS). Reprise du travail : visite médicale obligatoire dans les 8 jours si arrêt > 30 jours (art. R4624-31 Code trav.). Loi n°2024-364 du 22 avril 2024 : informer le salarié des CP acquis pendant l'arrêt dans les 10 jours suivant la reprise.
L'Employeur
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) — Modèle France ?
Le Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) est, en droit français, une notification et suivi d'arrêt maladie côté employeur. Il est régi par Code de la sécurité sociale art. L323-1 + R321-2 + Décret n°2021-1118 du 26 août 2021.
Lorsqu'un médecin prescrit un arrêt de travail à un salarié pour maladie non professionnelle, il établit un formulaire Cerfa n°50025*01 (avis d'arrêt de travail) en trois volets : le volet 1 est adressé à la CPAM par le médecin, le volet 2 est remis au salarié pour son dossier personnel, et le volet 3 est transmis par le salarié à son employeur dans les 48 heures (délai de prescription imposé par la plupart des conventions collectives). À réception du volet 3, l'employeur a l'obligation de transmettre à la CPAM une attestation de salaire (formulaire Cerfa n°11135*04 ou transmission via la Déclaration Sociale Nominative — DSN) dans les 48 heures, afin que la Caisse puisse calculer les indemnités journalières.
Le formulaire de notification arrêt maladie employeur en France sert aussi à gérer le maintien de salaire prévu par la loi ou les conventions collectives. L'article L1226-1 du Code du travail garantit au salarié ayant au moins un an d'ancienneté le maintien d'une partie de son salaire pendant l'arrêt maladie, à condition que les indemnités journalières CPAM lui soient versées. Le montant du maintien légal est de 90 % du salaire brut pendant 30 jours (premier mois), puis de 66,67 % pendant les 30 jours suivants (en règle générale pour les non-cadres ; les conventions collectives prévoient souvent des durées plus longues). La CPAM verse les indemnités journalières à l'employeur (subrogation) ou directement au salarié selon le mode retenu dans le formulaire.
Depuis la réforme de la Déclaration Sociale Nominative (DSN), instituée par la loi n°2012-387 du 22 mars 2012 et obligatoire depuis juillet 2017, la transmission de l'attestation de salaire à la CPAM se fait principalement via la DSN Signalement d'arrêt de travail et de reprise (complété dans les 5 jours calendaires suivant la connaissance de l'arrêt par l'employeur, ou dans les 48 heures si le délai de carence CPAM joue un rôle). La grande majorité des logiciels de paie (SILAE, Cegid, Sage, PayFit, ADP) intègrent ce module DSN. Disponible sur forms-legal.com, le modèle de notification couvre les cas de maintien de salaire et de subrogation CPAM.
Pour les accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP), un régime distinct s'applique — pas de délai de carence, taux d'indemnisation différent — et un formulaire distinct (Cerfa n°14463*03 pour la déclaration AT/MP) est utilisé, relevant des articles L411-1 et suivants du Code de la sécurité sociale.
Quand avez-vous besoin d'un Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) — Modèle France ?
Le Formulaire de Notification Arrêt Maladie (Volet 3 Employeur) en France est obligatoire dès que l'employeur reçoit le volet 3 d'un avis d'arrêt de travail de l'un de ses salariés.
Première situation : toute maladie ordinaire du salarié avec prescription d'arrêt de travail par le médecin. Le médecin établit le formulaire Cerfa n°50025*01, le salarié remet le volet 3 à l'employeur, et l'employeur déclenche immédiatement la procédure d'attestation de salaire CPAM. L'absence de transmission dans les délais peut entraîner des retards de versement des indemnités journalières au salarié et exposer l'employeur à des réclamations.
Deuxième situation : la prolongation d'un arrêt maladie. Si le médecin prescrit une prolongation de l'arrêt initial, le salarié transmet un nouveau volet 3 à l'employeur, qui doit transmettre un nouveau signalement à la CPAM (ou via DSN). Chaque prolongation peut modifier les droits au maintien de salaire selon les décomptes conventionnels.
Troisième situation : la gestion du délai de carence et du maintien de salaire. Les trois premiers jours d'arrêt de maladie ne sont pas indemnisés par la CPAM (délai de carence, article L321-1 du Code de la sécurité sociale). Certaines conventions collectives suppriment ou réduisent ce délai de carence (par exemple, la convention collective des cadres AGIRC prévoit le maintien du salaire dès le premier jour d'arrêt pour les cadres). Le formulaire permet de vérifier et de calculer les droits réels du salarié.
Quatrième situation : le choix entre subrogation et paiement direct. L'employeur qui maintient le salaire peut opter pour la subrogation : il verse au salarié l'intégralité de son salaire (ou une partie) et est remboursé par la CPAM des indemnités journalières versées à sa place. Sans subrogation, la CPAM verse les indemnités directement au salarié. Le formulaire de notification formalise ce choix.
Cinquième situation : à la reprise du travail. Le formulaire doit être mis à jour ou un nouveau signalement DSN doit être transmis à la CPAM lors de la reprise du travail par le salarié (reprise à temps complet ou partiel thérapeutique). La loi n°2024-364 du 22 avril 2024 a créé des obligations nouvelles d'information sur les congés payés acquis pendant l'arrêt maladie, que l'employeur doit notifier par écrit dans les 10 jours suivant la reprise.
Que faut-il inclure dans votre Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) — Modèle France ?
Le Formulaire de Notification Arrêt Maladie (Volet 3 Employeur) en France doit comporter les mentions essentielles pour permettre le calcul des indemnités journalières par la CPAM et la gestion du maintien de salaire.
Identification de l'employeur : raison sociale, numéro SIRET (14 chiffres), code APE/NAF, adresse de l'établissement employeur, coordonnées du service RH ou de paie, numéro d'immatriculation URSSAF.
Identification du salarié : nom, prénom, date de naissance, numéro NIR (numéro de sécurité sociale à 15 chiffres), adresse personnelle, numéro de matricule interne (si applicable). La précision du NIR est fondamentale car la CPAM utilise ce numéro pour identifier le dossier du salarié dans son système Améli Pro.
Dates et durée de l'arrêt : date de début de l'arrêt de travail (telle qu'indiquée sur le volet 3 du médecin), date de fin prévisionnelle, nature de l'arrêt (maladie ordinaire, accident hors travail, maternité/paternité, longue maladie). Pour les arrêts longue maladie ou affection longue durée (ALD — liste des 32 pathologies de l'article D322-1 du Code de la sécurité sociale), le taux d'indemnisation est plus favorable.
Base de calcul des indemnités journalières : les indemnités journalières CPAM sont calculées sur la base de la rémunération brute des 3 derniers mois (ou 12 mois pour les salariés à rémunération variable). L'attestation de salaire mentionne les salaires bruts des 3 derniers mois civils précédant l'arrêt, les primes et avantages en nature, le nombre d'heures travaillées. Le taux de base CPAM est de 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 1,8 SMIC (soit environ 87,45 euros/jour en 2025 pour un arrêt ordinaire).
Maintien de salaire employeur et subrogation : mention du régime de maintien applicable (légal et/ou conventionnel), option subrogation (oui/non), coordonnées bancaires de l'employeur pour le remboursement par la CPAM en cas de subrogation. Le formulaire sur forms-legal.com intègre le calcul de la durée du maintien légal selon l'ancienneté du salarié (article L1226-1 du Code du travail).
Signature et date de l'employeur : le formulaire doit être daté et signé par le représentant de l'employeur. La transmission s'effectue soit via DSN signalement dans les 5 jours, soit par voie dématérialisée sur le portail Net-Entreprises.fr ou AmeliPro, soit par courrier LRAR à la CPAM du lieu de résidence du salarié.
Comment remplir votre Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) — Modèle France
Le Formulaire de Notification Arrêt Maladie (Volet 3 Employeur) en France se complète selon une procédure rigoureuse qui conditionne les droits à indemnisation du salarié.
Étape 1 — Réceptionner le volet 3 et enregistrer la date : dès réception du volet 3 de l'avis d'arrêt remis par le salarié, noter la date de réception (elle fait courir le délai de 48 heures pour la transmission DSN). Informer immédiatement le service RH ou paie. Vérifier l'identité du salarié et que l'arrêt est bien prescrit par un médecin (le nom du médecin et l'ADELI/RPPS figurent sur le volet 3).
Étape 2 — Vérifier l'ancienneté et les droits au maintien de salaire : avec la date d'entrée dans l'entreprise, calculer l'ancienneté du salarié. L'article L1226-1 du Code du travail prévoit les droits au maintien pour les salariés ayant au moins un an d'ancienneté. Vérifier si la convention collective applicable prévoit des durées ou des taux plus favorables.
Étape 3 — Collecter les données de rémunération : extraire du logiciel de paie les salaires bruts des 3 derniers mois civils précédant le début de l'arrêt. Calculer le salaire journalier de base (SJB = total des salaires bruts des 3 mois / 91,25). Vérifier le plafond CPAM (1,8 SMIC mensuel = environ 3 243 euros brut en 2025, soit un SJB plafonné à environ 106,54 euros).
Étape 4 — Transmettre via DSN ou formulaire papier : utiliser le module «Signalement arrêt de travail» de votre logiciel de paie pour transmettre l'attestation de salaire à la CPAM via la DSN. À défaut, utiliser le formulaire Cerfa n°11135*04 en version électronique sur Net-Entreprises.fr ou AmeliPro. En cas de transmission papier, l'envoyer par LRAR à la CPAM du lieu de résidence du salarié.
Étape 5 — Gérer la subrogation sur le bulletin de paie : si l'employeur opte pour la subrogation, il verse au salarié la totalité du salaire maintenu (part employeur + part CPAM avancée) et se fait rembourser par la CPAM. Intégrer les indemnités journalières perçues en remboursement dans la comptabilité (compte 46 «Débiteurs divers» ou 64 selon le plan comptable de l'entreprise). Notifier le salarié des conditions de maintien et des indemnités journalières versées.
Exigences juridiques pour Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) — Modèle France
Le Formulaire de Notification Arrêt Maladie (Volet 3 Employeur) en France est encadré par un corpus de règles précises dont la méconnaissance peut exposer l'employeur à des sanctions.
Article L323-1 du Code de la sécurité sociale : définit les conditions d'indemnisation des assurés sociaux en cas d'incapacité temporaire de travail, fixe le délai de carence de 3 jours pour les maladies ordinaires, et prévoit le taux de remplacement de 50 % du salaire journalier de base pour les IJ ordinaires (66,67 % à partir du 31e jour d'arrêt continu pour les assurés ayant 3 enfants à charge ou plus).
Article R321-2 du Code de la sécurité sociale : impose l'envoi du volet 3 par le salarié à son employeur dans les 48 heures. L'absence d'envoi peut entraîner des sanctions disciplinaires (à condition que la convention collective ou le règlement intérieur le prévoie), mais ne supprime pas le droit aux indemnités journalières CPAM si les conditions médicales et administratives sont remplies.
Décret n°2021-1118 du 26 août 2021 : simplifie la procédure d'attestation de salaire et généralise la transmission dématérialisée via DSN ou AmeliPro pour toutes les entreprises, rendant la transmission papier résiduelle.
Article L1226-1 du Code du travail (maintien de salaire légal) : garantit au salarié ayant plus d'un an d'ancienneté le maintien de 90 % de son salaire brut pendant 30 jours puis de 66,67 % pendant 30 jours supplémentaires, sous déduction des indemnités journalières CPAM. Ce maintien légal est complété par de nombreuses conventions collectives qui augmentent les durées et/ou suppriment le délai de carence pour les cadres ou salariés anciens.
Loi n°2024-364 du 22 avril 2024 : crée l'obligation pour l'employeur d'informer le salarié, dans les 10 jours suivant sa reprise d'un arrêt maladie de plus de 4 semaines, du nombre de jours de congés payés acquis pendant l'arrêt (conformément à la jurisprudence CJUE). Cette information peut être intégrée dans le formulaire de retour ou communiquée séparément.
Circulaire CNAMTS n°CIR-48/2016 : précise les modalités de calcul du salaire journalier de base pour les salariés à rémunération variable, les apprentis, les travailleurs saisonniers et les salariés à temps partiel. Les indemnités journalières ne peuvent pas dépasser le montant de la rémunération nette quotidienne d'arrêt du travail.
Erreurs courantes à éviter dans votre Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) — Modèle France
Le Formulaire de Notification Arrêt Maladie (Volet 3 Employeur) en France génère fréquemment des erreurs qui retardent l'indemnisation du salarié ou exposent l'employeur à des risques juridiques.
Erreur n°1 — Retarder la transmission à la CPAM. La CPAM ne peut calculer et verser les indemnités journalières que dès réception de l'attestation de salaire. Un retard de l'employeur retarde d'autant l'indemnisation du salarié, qui peut alors réclamer une avance sur salaire ou des dommages-intérêts pour faute de l'employeur dans la gestion de l'arrêt (jurisprudence Cour de cassation, ch. soc., arrêt n°05-21.099 du 4 avril 2007).
Erreur n°2 — Mal calculer le salaire journalier de base. La base de calcul des indemnités journalières CPAM est la rémunération brute des 3 derniers mois civils précédant l'arrêt, plafonnée à 1,8 SMIC (environ 3 243 euros en 2025). Utiliser les 3 derniers mois à cheval sur deux années, ou inclure des primes non récurrentes qui ne doivent pas être retenues, peut conduire à un calcul erroné avec des répercussions financières pour le salarié.
Erreur n°3 — Confondre arrêt maladie ordinaire et accident du travail. Un arrêt prescrit suite à un accident de trajet ou à une maladie professionnelle relève d'un régime distinct (AT/MP, articles L411-1 et suivants du Code de la sécurité sociale) avec un formulaire différent, sans délai de carence et avec un taux d'indemnisation plus favorable (60 % du SJB les 28 premiers jours, 80 % au-delà). Une erreur de classification peut priver le salarié de droits plus favorables.
Erreur n°4 — Ne pas gérer le maintien conventionnel et légal. L'employeur doit distinguer le maintien légal (article L1226-1 du Code du travail) et le maintien conventionnel (prévu par la convention collective applicable). Un employeur qui applique le maintien légal alors que la convention collective prévoit un maintien plus favorable (plus longtemps ou à 100 %) commet une erreur contractuelle pouvant être sanctionnée par le Conseil de Prud'hommes.
Erreur n°5 — Oublier d'informer le salarié de ses droits à congés payés lors de la reprise. Depuis la loi n°2024-364 du 22 avril 2024, l'employeur doit informer par écrit le salarié, dans les 10 jours suivant sa reprise d'un arrêt de plus de 4 semaines, des jours de congés payés acquis pendant l'arrêt et de la période de report (15 mois). L'omission expose l'employeur à une condamnation pour privation de droits à congés.
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Forms Legal. (2026). Formulaire de Notification Arrêt Maladie Employeur (Volet 3) — Modèle France (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/forms/formulaire-arret-maladie-employeur
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}Questions Fréquentes
À la réception du volet 3 de l'avis d'arrêt de travail remis par le salarié, l'employeur a plusieurs obligations légales. Premièrement, transmettre à la CPAM l'attestation de salaire (formulaire Cerfa n°11135*04 ou signalement DSN) dans les 48 heures (idéalement dans les 5 jours calendaires pour la DSN, conformément au décret n°2021-1118 du 26 août 2021), pour permettre le calcul et le versement des indemnités journalières à partir du 4e jour d'arrêt (délai de carence de 3 jours, article L321-1 du Code de la sécurité sociale). Deuxièmement, vérifier les droits du salarié au maintien de salaire (ancienneté ≥ 1 an, article L1226-1 du Code du travail) et calculer le montant du maintien légal et/ou conventionnel. Troisièmement, prévenir le service de remplacement si nécessaire. Quatrièmement, conserver une copie du volet 3 dans le dossier du salarié pendant 5 ans. Cinquièmement, à la reprise, si l'arrêt dépasse 30 jours, organiser une visite médicale de reprise obligatoire auprès du médecin du travail dans les 8 jours (article R4624-31 du Code du travail).
La subrogation est le mécanisme par lequel l'employeur se substitue au salarié pour percevoir directement les indemnités journalières de la CPAM, après avoir maintenu tout ou partie du salaire pendant l'arrêt. Concrètement : l'employeur continue de verser le salaire au salarié (ou une partie selon le maintien conventionnel), puis perçoit de la CPAM le remboursement des indemnités journalières auxquelles avait droit le salarié. La subrogation est possible à condition que le maintien de salaire de l'employeur soit au moins égal au montant des indemnités journalières CPAM (article L323-1, al. 3, du Code de la sécurité sociale). Si le maintien est inférieur aux IJ, l'employeur ne peut pas subroger pour la différence : la CPAM verse l'excédent directement au salarié. La subrogation se matérialise dans l'attestation de salaire (Cerfa ou DSN) par la mention «subrogation : oui» et les coordonnées bancaires de l'employeur pour le versement des IJ. En l'absence de subrogation, la CPAM verse les IJ directement au salarié, et l'employeur verse séparément le complément de maintien conventionnel net des IJ perçues par le salarié.
Le montant maximum des indemnités journalières de maladie ordinaire versées par la CPAM en 2025 est calculé sur la base de 50 % du salaire journalier de base (SJB), plafonné à 1,8 SMIC mensuel brut. Pour 2025, avec un SMIC de 1 801,80 euros brut/mois (35 heures), le plafond mensuel de rémunération pris en compte est de 1,8 × 1 801,80 = 3 243,24 euros. Le SJB maximal est de 3 243,24 / 91,25 = 35,54 euros. Les IJ maximales sont donc de 50 % × 35,54 = 17,77 euros/jour (arrêt ordinaire les 30 premiers jours). À partir du 31e jour d'arrêt continu, le taux est porté à 66,67 % si le salarié a 3 enfants ou plus à charge, soit des IJ maximales de 23,69 euros/jour. Pour les affections longue durée (ALD), le taux de 66,67 % s'applique dès le 1er jour dans certains cas. Ces plafonds sont revalorisés chaque 1er janvier en fonction de l'évolution du SMIC.
En France, le maintien légal de salaire pendant un arrêt maladie est régi par l'article L1226-1 du Code du travail. Pour un salarié ayant plus d'un an d'ancienneté, l'employeur doit maintenir : 90 % du salaire brut pendant les 30 premiers jours d'arrêt (sous déduction des indemnités journalières CPAM), puis 66,67 % du salaire brut pendant les 30 jours suivants. Ces durées augmentent de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté (à partir de 6 ans d'ancienneté : 40 jours à 90 %, 40 jours à 66,67 % ; à partir de 11 ans : 50 jours à 90 %, 50 jours à 66,67 % ; etc.). Les conventions collectives prévoient généralement des conditions plus favorables, notamment la suppression du délai de carence pour les cadres et agents de maîtrise, ou le maintien à 100 % du salaire net. Les salariés ayant moins d'un an d'ancienneté n'ont pas droit au maintien légal, mais peuvent bénéficier d'un maintien conventionnel si la convention collective applicable le prévoit.
La visite médicale de reprise auprès du médecin du travail est obligatoire dans plusieurs situations (article R4624-31 du Code du travail). Premièrement, après tout arrêt de travail pour maladie professionnelle, quelle que soit la durée. Deuxièmement, après tout arrêt pour accident du travail ayant entraîné un arrêt de plus de 30 jours. Troisièmement, après tout arrêt de maladie ordinaire (non professionnelle) de plus de 30 jours. La visite doit être organisée par l'employeur dans les 8 jours suivant la reprise. En pratique, l'employeur contacte le médecin du travail (service de santé au travail interentreprises — SSTI, anciennement ACMS, AST Grand Paris, etc.) avant la reprise effective pour planifier la visite. Lors de cette visite, le médecin du travail évalue l'aptitude du salarié à reprendre son poste et peut préconiser un aménagement du poste, une reclassification ou un travail à temps partiel thérapeutique (article L1226-2-1 du Code du travail). L'absence de visite médicale de reprise dans les 8 jours constitue une faute de l'employeur, pouvant engager sa responsabilité si le salarié subit un dommage lié au retour à un poste inadapté.
Depuis la loi n°2024-364 du 22 avril 2024, adoptée pour mettre le droit français en conformité avec la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE, arrêts du 24 janvier 2012), les salariés en arrêt maladie (d'origine non professionnelle) acquièrent désormais 2 jours ouvrables de congés payés par mois d'arrêt (contre 2,5 jours ouvrables pendant le travail effectif). Pour les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle (AT/MP), les congés continuent d'être acquis à taux plein (2,5 jours ouvrables/mois). L'employeur doit informer le salarié par écrit, dans les 10 jours suivant sa reprise d'un arrêt de plus de 4 semaines, du nombre de jours acquis pendant l'arrêt et de la période de report (15 mois à compter de l'information). Le formulaire de notification arrêt maladie doit prévoir une section dédiée à cette information obligatoire, que l'employeur peut délivrer via le bulletin de salaire du mois de reprise ou une lettre séparée. Cette réforme s'applique rétroactivement aux arrêts en cours à la date de promulgation de la loi (22 avril 2024).
Si le salarié ne remet pas le volet 3 de son arrêt maladie dans les 48 heures (délai imposé par la plupart des conventions collectives), l'employeur peut lui adresser un rappel écrit des obligations contractuelles et conventionnelles. En l'absence de volet 3, l'employeur ne peut pas remplir son obligation de transmission de l'attestation de salaire à la CPAM, ce qui retarde l'indemnisation du salarié. Cependant, l'absence de remise du volet 3 dans les délais ne constitue pas en elle-même un motif de refus de maintien de salaire si l'arrêt est avéré (le médecin a bien établi le formulaire). Le juste motif de sanction disciplinaire pour non-remise du volet 3 doit être prévu explicitement dans le contrat de travail, le règlement intérieur ou la convention collective applicable (Cour de cassation, ch. soc., arrêt n°16-14.926 du 22 juin 2017 : la sanction doit être proportionnée). En pratique, l'employeur demande simplement au salarié de régulariser la situation dès que possible, et avance si nécessaire le maintien de salaire sur la base d'un certificat médical obtenu autrement (médecin conseil CPAM, attestation Améli).
La gestion d'un arrêt maladie d'un salarié en télétravail suit les mêmes règles qu'un arrêt maladie classique : le salarié transmet le volet 3 à l'employeur (par voie électronique ou courrier), et l'employeur transmet l'attestation de salaire à la CPAM. Le fait que le salarié soit en télétravail ne modifie ni le délai de carence (3 jours), ni le taux des indemnités journalières, ni les obligations de maintien de salaire. En revanche, l'article L4121-1 du Code du travail et la jurisprudence de la Cour de cassation imposent à l'employeur de prévenir les risques professionnels, y compris les risques psychosociaux (RPS) liés au télétravail. Un arrêt maladie lié au surmenage ou au burn-out d'un salarié en télétravail peut, sous certaines conditions, être reconnu comme maladie professionnelle (tableau n°57 des maladies professionnelles — stress professionnel) ou accident du travail, avec des conséquences financières importantes pour l'employeur (majoration des cotisations AT/MP). La gestion préventive des risques RPS dans l'avenant télétravail individuel est donc fortement recommandée en complément du formulaire de notification d'arrêt maladie.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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