Lettre d'offre d'emploi (Québec)
Lettre d'offre d'emploi — CCQ art. 2085 & ARLS
EMPLOYMENT OFFER LETTER
Lettre d'offre d'emploi
Date: [Offer Date]
To: [Candidate Name]
From: [Employer Representative], [Employer Name]
Dear [Candidate Name],
We are pleased to offer you employment with [Employer Name] on the terms and conditions set out in this letter. This offer is governed by the Civil Code of Québec (CCQ art. 2085) and the Act respecting labour standards (ARLS, CQLR c N-1.1). Please review this letter carefully and confirm your acceptance by [Acceptance Deadline].
1. POSITION
1. POSITION
Position: [Job Title], [Department] department.
Reports to: [Reports To].
Primary work location: [Work Location].
Proposed start date: [Start Date] (subject to the conditions set out below).
2. COMPENSATION AND BENEFITS
2. COMPENSATION AND BENEFITS
Annual salary: [Annual Salary], paid in accordance with the Employer's regular payroll cycle. This salary meets or exceeds the minimum wage prescribed by ARLS s.40.
Work schedule: [Work Schedule]. Overtime at 1.5× the regular hourly rate applies for all hours worked in excess of 40 per week (ARLS ss.52–55).
Vacation: [Vacation Entitlement], in accordance with ARLS ss.66–69.0.1.
Benefits: [Benefits Summary]
3. CONDITIONS PRECEDENT
3. CONDITIONS PRECEDENT
This offer and the resulting contract of employment under CCQ art. 2085 are conditional upon satisfactory completion of the following: [Conditions Precedent]
Probationary period: [Probation Period] from the start date. The ARLS s.124 protection against dismissal without good and sufficient cause applies only after 2 years of continuous service.
4. ADDITIONAL NOTES
4. ADDITIONAL NOTES
[Additional Notes]
This offer letter has been prepared in French and in English. In accordance with the Charter of the French Language (CQLR c C-11, s.41), you have received a French version of this document before signing. The laws of the Province of Quebec govern this offer and any resulting employment relationship.
We look forward to welcoming you to the team at [Employer Name].
Employer — Authorized Representative
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Signature
Candidate — Acceptance of Offer
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Lettre d'offre d'emploi (Québec) ?
La lettre d'offre d'emploi au Québec est un document précontractuel régi par les art. 2085 à 2097 du Code civil du Québec (C.c.Q.) et par la Loi sur les normes du travail (RLRQ c N-1.1), qui établissent ensemble les droits minimaux rattachés à toute relation d'emploi dans la province. Contrairement aux provinces de common law, où la lettre d'offre tire son autorité du seul droit des contrats, le droit civil québécois crée une architecture juridique distincte : dès que l'offre contenant les trois éléments essentiels du contrat de travail — le travail à exécuter, la rémunération et le lien de subordination à l'autorité de l'employeur (art. 2085 C.c.Q.) — est acceptée, un contrat contraignant peut se former même sans entente d'emploi distincte.
La lettre d'offre d'emploi sert de pont formel entre le processus de recrutement et le contrat de travail complet, permettant à l'employeur et au candidat de confirmer les conditions essentielles avant la préparation d'une documentation plus détaillée. La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) administre la Loi sur les normes du travail et enquête sur les plaintes pour violation des normes minimales. Les employeurs relevant d'une entreprise fédérale — banques, lignes aériennes, transport routier interprovincial — sont assujettis au Code canadien du travail (L.R.C. 1985, c L-2) plutôt qu'à la Loi sur les normes du travail, et leurs lettres d'offre doivent refléter ce régime différent.
La conformité linguistique est une obligation propre au Québec. En vertu de l'art. 41 de la Charte de la langue française (RLRQ c C-11), les documents relatifs à l'emploi doivent être fournis en français. Depuis l'entrée en vigueur de la Loi 96 en juin 2022, l'obligation est renforcée : l'employeur doit fournir une version française avant la signature du candidat, et toute version en anglais exige le consentement écrit exprès du candidat. L'Office québécois de la langue française (OQLF) applique ces exigences et peut engager des procédures administratives contre l'employeur non conforme.
La lettre d'offre d'emploi interagit aussi avec les protections des droits de la personne. La Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ c C-12) interdit la discrimination en emploi sur des motifs comme la race, le sexe, la grossesse et la condition sociale. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) reçoit et examine les plaintes. La lettre d'offre ne doit pas contenir de conditions ou de questions touchant une caractéristique protégée.
Le document se distingue du contrat de travail pour le Québec, qui établit l'ensemble des conditions de la relation continue, dont la période d'essai, les clauses de non-concurrence (strictement encadrées par l'art. 2089 C.c.Q. quant à la portée géographique, la durée et la nature des activités) et les dispositions de fin d'emploi. L'employeur qui a besoin de restrictions postérieures à l'emploi devrait aussi envisager une convention de non-concurrence pour le Québec, qui traite des exigences de validité de l'art. 2089 C.c.Q. Le Tribunal administratif du travail (TAT) tranche les recours en congédiement injustifié en vertu de l'art. 124 de la Loi sur les normes du travail pour l'employé justifiant de deux ans ou plus de service continu.
Quand avez-vous besoin d'un Lettre d'offre d'emploi (Québec) ?
La lettre d'offre d'emploi au Québec est requise chaque fois qu'un employeur veut faire une offre d'emploi formelle à un candidat retenu avant la signature d'un contrat de travail complet, la conformité à la Loi sur les normes du travail et au Code civil du Québec devant être démontrée dès le départ.
Lors de l'embauche pour un poste permanent à temps plein, l'employeur québécois doit remettre une offre écrite confirmant au minimum le salaire minimum prévu par la Loi sur les normes du travail (art. 40), le seuil de 40 heures pour l'admissibilité au temps supplémentaire à 1,5 fois le taux régulier (art. 52), et le congé annuel légal de deux semaines après un an passant à trois semaines après trois ans de service continu (art. 66 à 69). Sans offre écrite, l'employeur ne peut démontrer que ces conditions ont été divulguées avant le début de la relation d'emploi.
Lors du recrutement pour un poste exigeant un permis professionnel ou une approbation réglementaire — médecin encadré par le Collège des médecins du Québec, avocat admis par le Barreau du Québec, ou comptable professionnel agréé sous CPA Québec — la lettre d'offre doit prévoir des conditions suspensives liées à la vérification du permis. Le candidat ne peut légalement exercer la fonction sans le titre valide, et l'offre devrait devenir caduque automatiquement si le titre n'est pas confirmé.
Lors de l'embauche de travailleurs de l'étranger, l'employeur doit confirmer que le candidat détient une autorisation de travail valide sous la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (L.C. 2001, c 27) avant le début de l'emploi. La lettre d'offre devient un document à l'appui du permis de travail ou de l'étude d'impact sur le marché du travail (EIMT) déposée auprès d'Emploi et Développement social Canada (EDSC). Les programmes d'immigration québécois — Programme de l'expérience québécoise (PEQ) et Programme des travailleurs qualifiés — peuvent aussi exiger des attestations de l'employeur.
Lors du remplacement d'un employé en congé parental ou de maternité (art. 81.4 à 81.10 de la Loi sur les normes du travail) par un remplaçant à durée déterminée, la lettre d'offre doit clairement indiquer le caractère temporaire, l'identité de l'employé remplacé et la date prévue de retour. L'employé à durée déterminée congédié sans motif avant le terme peut réclamer des dommages-intérêts (art. 2090 C.c.Q.) pour la portion non écoulée du terme.
Lorsque le poste donne accès à des renseignements confidentiels ou à des secrets commerciaux, joindre un engagement de confidentialité à la lettre d'offre — ou renvoyer à l'entente de confidentialité pour le Québec à venir — fournit un fondement contractuel dès le premier jour d'emploi.
L'art. 1385 C.c.Q. établit le fondement des obligations contractuelles, tandis que l'art. 1590 C.c.Q. encadre les recours en cas d'inexécution. La CNESST applique la Loi sur les normes du travail (RLRQ c N-1.1). L'art. 49 de la Charte des droits et libertés de la personne protège les libertés fondamentales. Le Tribunal administratif du travail (TAT) tranche les litiges en matière de fin d'emploi. Revenu Québec administre la Loi sur les impôts (RLRQ c I-3) et la Loi sur la taxe de vente du Québec (RLRQ c T-0.1).
Que faut-il inclure dans votre Lettre d'offre d'emploi (Québec) ?
La lettre d'offre d'emploi au Québec régie par le Code civil du Québec et la Loi sur les normes du travail doit traiter des éléments suivants pour être juridiquement efficace et clairement distincte des lettres d'offre des autres provinces canadiennes.
L'identification des parties selon les normes du droit civil exige le nom complet de l'employeur, son numéro d'entreprise du Québec (NEQ) attribué par le Registraire des entreprises du Québec (REQ), l'adresse de son siège et le nom du signataire autorisé. Pour le candidat, le nom complet et l'adresse résidentielle doivent figurer. Cette distinction importe parce que la formation du contrat selon les art. 1385 à 1390 C.c.Q. s'apprécie en fonction de la capacité des parties à contracter.
La description du poste et les conditions d'emploi doivent nommer la fonction précise, le service, le supérieur hiérarchique, et préciser si le poste est permanent, à durée déterminée ou saisonnier. L'emploi à durée déterminée entraîne des droits de fin d'emploi différents en vertu de l'art. 2090 C.c.Q. — l'employeur ne peut y mettre fin avant le terme sans motif.
La divulgation de la rémunération doit confirmer le respect du salaire minimum (art. 40 de la Loi sur les normes du travail), préciser le salaire annuel ou le taux horaire en dollars canadiens, la fréquence de paiement (la quinzaine étant usuelle), et toute structure de commission ou de prime. L'offre doit aussi traiter du temps supplémentaire (art. 52) : les heures au-delà de 40 par semaine donnent droit à une majoration de 50 %, sauf si l'employé est exclu en vertu de l'art. 54 (certains postes de gestion et professionnels).
Les droits aux vacances et aux jours fériés prévus par la Loi sur les normes du travail doivent être indiqués : un minimum de deux semaines de vacances après un an de service continu et trois semaines après trois ans (art. 66 à 69), plus les jours fériés légaux (art. 60 à 65), dont la Journée nationale des patriotes (troisième lundi de mai) et la Saint-Jean-Baptiste (24 juin), qui sont des congés propres au Québec.
Les renvois au congé parental et au RQAP devraient confirmer que l'employé aura droit à un congé de maternité pouvant atteindre 20 semaines, à un congé de paternité pouvant atteindre 5 semaines et à un congé parental pouvant atteindre 65 semaines (art. 81.4 à 81.10 de la Loi sur les normes du travail), avec remplacement du revenu par le Régime québécois d'assurance parentale (RQAP) administré sous la Loi sur l'assurance parentale (RLRQ c A-29.011), distinct des prestations parentales fédérales de l'assurance-emploi et couvrant les travailleurs autonomes.
La clause de conformité linguistique doit confirmer que l'offre est fournie en français et, si une version bilingue est jointe, que le consentement écrit du candidat à la version anglaise a été obtenu comme l'exige l'art. 41 de la Charte de la langue française (RLRQ c C-11) modifiée par la Loi 96.
Les conditions suspensives devraient énumérer les conditions à satisfaire avant le début de la relation d'emploi : vérification de références satisfaisante, résultats d'enquête de réputation acceptables pour l'employeur, vérification des titres professionnels, et confirmation du droit de travailler au Canada sous la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.
Le modèle de lettre d'offre d'emploi du Québec de forms-legal.com comprend des sections structurées couvrant tous les éléments obligatoires de la Loi sur les normes du travail et les exigences de l'art. 2085 C.c.Q., avec des champs bilingues français/anglais et une liste de conditions suspensives alignée sur les normes d'application de la CNESST.
Les modalités de signature et d'acceptation doivent prévoir l'acceptation signée et datée du candidat, avec un délai d'acceptation clair (habituellement de 3 à 5 jours ouvrables). En vertu de l'art. 1392 C.c.Q., l'offre devient caduque si elle n'est pas acceptée dans le délai indiqué ou dans un délai raisonnable. La lettre signée devrait être conservée par les deux parties dans le dossier d'emploi requis par la Loi sur les normes du travail.
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Forms Legal. (2026). Lettre d'offre d'emploi (Québec) (Québec) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/quebec/employment/contracts/lettre-offre-emploi-quebec
"Lettre d'offre d'emploi (Québec) (Québec)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/quebec/employment/contracts/lettre-offre-emploi-quebec.
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}Questions Fréquentes
En droit civil québécois, une offre d'emploi acceptée par le candidat peut créer une obligation contractuelle contraignante même avant la signature d'un contrat de travail écrit formel. En vertu des règles générales des obligations du C.c.Q. (arts. 1385–1387), un contrat se forme par l'échange de déclarations concordantes. Une lettre d'offre qui précise les éléments essentiels de la relation de travail — le travail à effectuer, la rémunération et l'autorité de l'employeur — peut constituer un contrat de travail en vertu de l'art. 2085 du C.c.Q. dès son acceptation. Cependant, les employeurs incluent généralement une déclaration indiquant que l'offre est conditionnelle à la réalisation de vérifications des antécédents, de vérifications de références ou d'une preuve satisfaisante du droit de travailler au Canada, afin de subordonner la formation du contrat à ces conditions préalables.
Bien que la loi québécoise ne prescrive pas de forme obligatoire pour les lettres d'offre, une lettre juridiquement solide devrait inclure : le titre du poste et une brève description du rôle; la ligne hiérarchique; la date d'entrée en fonction; la rémunération (salaire ou taux horaire, au moins au salaire minimum de la LNT de 15,90 $/h); l'horaire de travail (heures régulières, avec mention du seuil de 40 h/semaine selon l'art. 52 de la LNT pour les heures supplémentaires à 1,5×); le lieu de travail et tout arrangement de télétravail; les avantages sociaux et les droits aux congés (au moins 2 semaines après 1 an, 3 semaines après 3 ans selon les arts. 66–69.0.1 de la LNT); si le poste est permanent ou à durée déterminée; les conditions préalables; une déclaration que l'emploi sera régi par la LNT; et une référence au contrat de travail à venir. Elle devrait également être en français ou bilingue (Charte de la langue française, RLRQ c C-11, art. 41).
Le retrait d'une offre d'emploi acceptée au Québec peut engager la responsabilité de l'employeur. En vertu de l'art. 1590 du C.c.Q., une fois qu'une partie a une obligation valide, l'autre partie peut en exiger l'exécution. Si une offre acceptée constitue un contrat de travail contraignant en vertu de l'art. 2085 du C.c.Q., son retrait sans préavis raisonnable peut donner droit au candidat à des dommages-intérêts équivalents à la période de préavis en vertu de l'art. 2091 du C.c.Q. et à tout dommage quantifiable subi (p. ex., si le candidat a démissionné d'un emploi précédent). La Cour d'appel du Québec a accordé des dommages-intérêts dans de telles situations. Les employeurs devraient donc inclure des conditions préalables claires dans les lettres d'offre et préciser que le contrat de travail ne prend effet qu'une fois toutes les conditions satisfaites et à compter du premier jour de travail du candidat.
Oui. En vertu de l'art. 41 de la Charte de la langue française (RLRQ c C-11), les contrats de travail — et par extension les lettres d'offre qui font partie de la relation de travail — doivent être fournis en français. Depuis l'entrée en vigueur de la loi 96 en juin 2022, la règle a été renforcée : l'employeur doit fournir une version française de tout document d'emploi avant que le candidat ne signe, et les deux parties doivent expressément convenir par écrit d'utiliser l'anglais si une version anglaise est souhaitée en plus du français. L'Office québécois de la langue française (OQLF) enquête sur les plaintes et peut ordonner aux employeurs de se conformer. Le non-respect rend le document annulable au gré de l'employé ou du candidat.
Une lettre d'offre d'emploi n'exige pas légalement le recours à un avocat au Québec, et les entreprises peuvent la rédiger et la signer elles-mêmes. La Loi sur les normes du travail (RLRQ c N-1.1) n'impose pas de représentation juridique pour la création ou la signature de ce type de document. Toutefois, il est recommandé d'obtenir un avis juridique indépendant d'un avocat québécois qualifié pour les situations comportant des exigences réglementaires complexes (clause de non-concurrence, poste réglementé) ou des éléments transfrontaliers où plusieurs ordres juridiques peuvent s'appliquer. L'avocat peut vérifier la conformité du document à toutes les exigences légales applicables, repérer les risques propres à la situation et confirmer que les conditions protègent adéquatement les intérêts des parties. La Cour supérieure du Québec et le Tribunal administratif du travail ont compétence sur les litiges découlant de ce type de document. Une révision juridique professionnelle est particulièrement souhaitable lorsque le document sera utilisé en preuve dans une instance.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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Accord de fin d'emploi (Québec)
Créez un accord de fin d'emploi québécois conforme aux arts. 2085-2097 C.c.Q., art. 2091 (délai raisonnable), art. 2092 (renonciation) et LNT arts. 82-83. Couvre calcul de l'indemnité, continuation des avantages, lettre de recommandation, quittance finale, confidentialité et non-concurrence post-emploi, non-dénigrement, retour du matériel et bonne foi (art. 1375 C.c.Q.). Conforme Loi 96.
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