Accord de non-concurrence (Québec)
Quebec — CCQ art. 2089 / art. 2095 Void-on-Termination Rule
Quebec — Civil Code of Québec art. 2089
Date: [Agreement Date]
Employer: [Employer Name], [Employer Address]
Employee / Contractor: [Employee Name] ([Job Title]), [Employee Address]
This Non-Compete Agreement ('Agreement') is entered into pursuant to article 2089 of the Civil Code of Québec (C.c.Q.), which requires a non-competition clause to be: (1) in writing (par écrit); (2) expressly stipulated (expressément stipulée); (3) limited in time; (4) limited in territory; and (5) limited in type of activity — all to what is necessary to protect legitimate business interests. This Agreement satisfies all requirements. Context: [Contract Context].
1. NON-COMPETITION OBLIGATION
For a period of [Restriction Period] following the end of the employment or contractor relationship, [Employee Name] agrees not to engage in the following competitive activities:
[Prohibited Activities]
Geographic territory of restriction: [Territory]
Employer's legitimate interest being protected: [Legitimate Interest]
This restriction is limited to the time, territory, and activities strictly necessary to protect the Employer's legitimate interests. Courts (TAT and Superior Court of Quebec) retain the power to reduce or annul unreasonable restrictions under C.c.Q. art. 1432 and case law. The employer bears the burden of demonstrating reasonableness.
2. CCQ ART. 2095 — MANDATORY PROVISION
Art. 2095 acknowledgement: [Art. 2095 Acknowledgement].
MANDATORY RULE (ordre public): Pursuant to article 2095 C.c.Q., this non-competition clause is rendered WITHOUT EFFECT (sans effet) if the Employer terminates the employment contract without serious cause (sans motif sérieux) under C.c.Q. art. 2094, OR if the Employer gives rise to the termination (constructive dismissal). This provision cannot be waived or modified by contract. If the Employee voluntarily resigns or is terminated for serious cause, this clause remains fully binding.
3. NON-SOLICITATION
Non-solicitation included: [Non-Solicitation].
For the same period of [Restriction Period], [Employee Name] agrees not to: (a) solicit or attempt to hire any employee or contractor of [Employer Name]; (b) solicit the Employer's active clients with whom the Employee had contact during the last 12 months of employment. Non-solicitation clauses are more readily enforced in Quebec than non-competition clauses, as they impose less restriction on economic freedom.
4. LIQUIDATED DAMAGES AND REMEDIES
Liquidated damages (clause pénale under C.c.Q. arts. 1622–1625): [Liquidated Damages]
Injunction consent: [Injunction Consent]. The Employer may seek an interlocutory injunction (injonction interlocutoire) under arts. 509–520 of the Code of Civil Procedure of Quebec to halt a breach. Note: Courts may reduce excessive liquidated damages under C.c.Q. art. 1623.
5. GOVERNING LAW
This Agreement is governed by the laws of the Province of Quebec. Disputes shall be resolved before the courts of the judicial district of [Employer Address].
Employer
________________
Signature
Employee / Contractor
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Accord de non-concurrence (Québec) ?
L'accord de non-concurrence au Québec est une convention par laquelle une personne s'engage à ne pas exercer une activité concurrente de celle de son employeur ou de son cocontractant pendant une période et dans un territoire déterminés. Il est encadré de façon stricte par l'article 2089 du Code civil du Québec, qui exige que la stipulation de non-concurrence soit faite par écrit, en termes exprès, et qu'elle soit limitée quant à la durée, au territoire et au genre de travail, dans la mesure de ce qui est nécessaire pour protéger les intérêts légitimes de l'employeur.
Le régime québécois comporte une protection particulière au bénéfice du salarié : l'article 2095 C.c.Q. prévoit que l'employeur ne peut se prévaloir d'une clause de non-concurrence s'il a résilié le contrat sans motif sérieux ou s'il a lui-même donné au salarié un tel motif de résiliation. Autrement dit, le congédiement sans cause juste et suffisante rend la clause inopposable. De plus, l'article 2089 C.c.Q. impose à l'employeur le fardeau de prouver la validité et le caractère raisonnable de la clause. Les tribunaux interprètent restrictivement ces stipulations, car elles portent atteinte à la liberté de gagner sa vie.
L'accord intègre l'obligation de bonne foi de l'article 1375 C.c.Q., la possibilité de prévoir des dommages-intérêts liquidés au moyen d'une clause pénale (art. 1622 à 1625 C.c.Q.) — que le tribunal peut réduire si la pénalité est abusive — ainsi qu'une option de non-sollicitation, souvent plus facile à faire respecter qu'une interdiction de concurrence pure. Une clause de non-concurrence convient aux contextes d'emploi, de prestation de services et de vente d'entreprise, étant entendu que les tribunaux se montrent plus tolérants envers les clauses liées à la vente d'une entreprise qu'envers celles imposées à un salarié.
Quand avez-vous besoin d'un Accord de non-concurrence (Québec) ?
Un(e) Accord de non-concurrence est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les relations de travail, les droits en milieu de travail et l'administration des RH. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans le contexte de l'emploi, vous aurez généralement besoin d'un(e) Accord de non-concurrence lors de l'embauche de nouveaux employés, de la modification des conditions d'emploi existantes, du traitement de problèmes en milieu de travail, ou de la gestion du départ de membres du personnel. Les employeurs au Québec ont des obligations légales spécifiques en matière de documentation et de tenue de registres d'emploi en vertu de la LNT et du C.c.Q. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Accord de non-concurrence lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Accord de non-concurrence avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Accord de non-concurrence (Québec) ?
Un(e) Accord de non-concurrence bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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}Questions Fréquentes
En vertu de l'article 2089 du Code civil du Québec, une clause de non-concurrence doit satisfaire à quatre conditions pour être exécutoire. Premièrement, elle doit être par écrit — une entente verbale est insuffisante. Deuxièmement, elle doit être expressément stipulée — elle ne peut se déduire de la relation d'emploi ni des clauses de confidentialité. Troisièmement, elle doit être limitée dans le temps à ce qui est nécessaire pour protéger des intérêts légitimes — les tribunaux québécois acceptent généralement des durées de 6 à 24 mois pour les employés, des périodes plus longues pouvant se justifier dans le contexte d'une vente d'entreprise. Quatrièmement, elle doit être limitée dans le territoire à ce qui est nécessaire — la portée géographique doit correspondre aux zones où l'employeur exerce réellement des activités que l'employé pourrait menacer. Une cinquième exigence pratique s'ajoute : la limitation quant au type d'activité — les activités concurrentes interdites doivent être décrites avec précision. Les tribunaux scrutent rigoureusement chacun de ces éléments. L'employeur a le fardeau de démontrer que chaque limitation est raisonnable et nécessaire pour protéger des intérêts commerciaux légitimes. La Cour suprême du Canada dans l'affaire Shafron c. KRG Insurance Brokers a confirmé que les restrictions ambiguës sont interprétées contre l'employeur, et les tribunaux québécois appliquent ce principe conjointement avec l'art. 1432 C.c.Q. (interprétation des contrats en faveur du débiteur).
L'article 2095 du Code civil du Québec constitue une protection d'ordre public pour les employés qui limite considérablement la capacité des employeurs à faire exécuter les clauses de non-concurrence. Il prévoit que la clause de non-concurrence est sans effet si l'employeur résilie le contrat sans motif sérieux ou s'il donne lieu à la résiliation. Cela signifie que si un employeur congédie un employé pour des raisons autres qu'une faute grave, ou le licencie de façon déguisée en apportant des modifications unilatérales fondamentales à ses conditions de travail (réduction du salaire, changement de lieu de travail, modification substantielle des fonctions), toute obligation de non-concurrence dans le contrat de l'employé devient automatiquement inexécutoire. L'employé est entièrement libre de faire concurrence. L'article 2095 est une règle d'ordre public — elle ne peut être écartée ni modifiée par contrat. La raison d'être de cette règle est qu'un employeur ne peut à la fois mettre fin à la relation d'emploi sans motif sérieux et empêcher simultanément l'employé de gagner sa vie. Si l'employeur résilie le contrat pour cause grave en vertu de l'art. 2094 C.c.Q. (p. ex., faute grave, vol, insubordination), la clause de non-concurrence demeure pleinement obligatoire. De même, si l'employé démissionne volontairement, la clause continue de s'appliquer. La distinction entre la résiliation avec et sans motif sérieux est donc déterminante pour l'exécution de la clause de non-concurrence.
Une clause de non-concurrence peut être utilisée avec les travailleurs autonomes au Québec, mais le cadre juridique diffère de celui applicable aux clauses de non-concurrence en contexte d'emploi sur des points importants. Pour les employés, la clause de non-concurrence est régie par l'art. 2089 C.c.Q. et les protections spécifiques en matière d'emploi des arts. 2085 à 2097 C.c.Q., notamment la nullité prévue à l'art. 2095 en cas de résiliation sans motif sérieux. Pour les travailleurs autonomes (contractants indépendants) assujettis à un contrat d'entreprise ou de service (arts. 2098-2129 C.c.Q.), les obligations de non-concurrence sont régies par les principes généraux du droit des contrats du C.c.Q. — principalement le critère de raisonnabilité, l'obligation de bonne foi (art. 1375 C.c.Q.) et l'interdiction de restrictions excessives contraires à l'ordre public. La règle de l'art. 2095 C.c.Q. (nullité en cas de résiliation sans cause) ne s'applique pas aux travailleurs autonomes, ce qui signifie que même si leur mandat est résilié sans cause, la clause de non-concurrence continue de s'appliquer selon ses termes définis. Toutefois, les tribunaux scruteront toujours les clauses de non-concurrence des contractants sous l'angle de la raisonnabilité et de la proportionnalité, et les restrictions trop larges seront annulées ou réduites. Si le contractant est ultérieurement reconnu comme étant un employé déguisé (sur la base du critère de subordination), la clause de non-concurrence sera traitée comme une clause d'emploi assujettie à l'art. 2089 C.c.Q.
Lorsqu'une clause de non-concurrence est violée au Québec, l'employeur dispose de plusieurs recours en vertu du droit civil québécois et du droit de la procédure. Le recours le plus fréquemment recherché est l'injonction interlocutoire en vertu des arts. 509 à 520 du Code de procédure civile du Québec (RLRQ c C-25.01), qui permet au tribunal d'ordonner à l'ancien employé ou contractant de cesser immédiatement l'activité concurrentielle interdite pendant que l'affaire principale suit son cours. Pour obtenir une injonction, l'employeur doit démontrer : (1) l'existence d'une question sérieuse à juger (réclamation non frivole); (2) un préjudice irréparable qui ne peut être compensé uniquement par des dommages-intérêts; et (3) que la prépondérance des inconvénients favorise l'octroi de l'injonction. Les tribunaux québécois ont été disposés à accorder des injonctions pour faire respecter des clauses de non-concurrence raisonnables, notamment lorsque la violation implique l'utilisation d'informations confidentielles ou la sollicitation directe de clients. En plus d'une injonction, l'employeur peut réclamer des dommages-intérêts compensatoires pour les pertes prouvées attribuables au manquement, notamment la perte de clients, de profits et les coûts d'acquisition de nouveaux clients. Lorsque les parties ont convenu d'une clause pénale en vertu des arts. 1622 à 1625 C.c.Q., l'employeur peut réclamer le montant convenu sans avoir à prouver les dommages réels, bien que le tribunal puisse réduire une peine excessive. Dans les cas les plus graves impliquant le vol de secrets commerciaux, des poursuites pénales peuvent également être envisagées.
A Non-Compete Agreement (Quebec) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. The Act Respecting Labour Standards (CQLR, c. N-1.1) does not mandate legal representation for the creation or signing of this type of document. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
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