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Acte de Cession de Lot de Copropriete

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Acte de Cession de Lot de Copropriete ?

L'Acte de Cession de Lot de Copropriete est, en droit français, un acte preparatoire de cession d'un lot de copropriete. Il est régi par Loi n°65-557 du 10 juillet 1965 art. 6 et 20 + Code civil art. 1583.

La vente d'un lot de copropriété est définitive entre les parties dès lors que le vendeur et l'acquéreur se sont accordés sur la chose et sur le prix (Code civil art. 1583), mais le transfert de propriété opposable aux tiers ne s'opère qu'à la signature de l'acte authentique notarie et à sa publication au Service de la Publicité Foncière (SPF) territorialement compétent, rattache à la Direction générale des Financés publiques (DGFiP). Le notaire est obligatoire pour la vente immobilière en France ; son intervention confère à l'acte sa force probante maximale et sa force exécutoire sans nécessiter de jugement.

La spécificité d'une vente en copropriété par rapport à une vente de maison individuelle tient à la nature mixte du bien : le cédant vend non seulement ses parties privatives (l'appartement, la cave, le garage), mais cédé également sa quote-part de parties communes générales et éventuellement spéciales (toiture, escaliers, couloirs, façade). Cette quote-part est exprimée en millièmes ou tantieme, calculée selon l'état descriptif de division publié au SPF lors de la création de la copropriété (Loi de 1965 art. 5).

La Loi n°96-1107 du 18 décembre 1996 dite Loi Carrez à introduit une obligation de mention de la surface privative des lots cédés dans les actes de vente de lots de copropriété. Cette surface Carrez doit être certifiée par un diagnostiqueur agréé et ne correspond pas nécessairement à la surface habitable au sens de l'article R.111-2 du Code de la construction (elle exclut les surfaces de moins de 1,80 m de hauteur sous plafond et les annexes comme les caves). À défaut de mention ou en cas d'erreur supérieure à 5%, l'acquéreur peut demander la réduction du prix proportionnelle à la surface manquante dans l'année suivant l'acte (art. 46 Loi de 1965).

L'état date (ou certificat de l'article 20 de la Loi du 10 juillet 1965) est un document délivré par le syndic professionnel mentionnant les charges dues et impayées sur le lot, les montants des travaux votes non encore réalisés, et les procédures judiciaires en cours contre le syndicat. Il est obligatoire pour la vente et protège l'acquéreur contre les surprises financières liées à l'appartenance à une copropriété.

Quand avez-vous besoin d'un Acte de Cession de Lot de Copropriete ?

L'Acte de Cession de Lot de Copropriété en France est requis dans plusieurs situations liées aux transactions portant sur des lots dans des immeubles soumis au statut de la copropriété.

Lors de la vente d'un appartement, d'une cave, d'un parking ou d'un local commercial situe dans un immeuble en copropriété, qu'il s'agisse d'une vente entre particuliers ou entre professionnels, l'acte de cession est nécessaire. Il peut prendre la forme d'un compromis de vente préparatoire (acte sous seing privé) suivi de l'acte authentique notarie, ou directement d'un acte authentique si les parties le souhaitent. Le compromis de vente confère la certitude de la transaction pendant le délai de réalisation des conditions suspensives.

Lors d'une cession de droits indivis sur un lot de copropriété (cas fréquent lors de successions ou de divorces), le consentement de tous les coindivisaires est nécessaire. L'acte doit mentionner la quote-part cedeee et l'identité de tous les coindivisaires restants. Le droit de préemption des autres coindivisaires (Code civil art. 815-14) doit être purgé avant la cession à un tiers.

Lors d'une donation d'un lot de copropriété (transmission familiale), un acte authentique notarie est obligatoire (Code civil art. 931). La donation doit respecter les règles de la réserve héréditaire française, particulièrement contraignantes (Loi de 1965 art. 6 et Code civil art. 912-930).

Lors de la sortie d'une SCI de son patrimoine immobilier sous forme de vente d'un lot de copropriété, l'acte doit identifier la SCI comme cédante (dénomination, SIREN, siège social, forme juridique), le représentant habilité par les statuts ou une décision des associés, et le régime fiscal applicable (droits de mutation à titre onéreux ou, dans certains cas, TVA immobilière si bien neuf).

Que faut-il inclure dans votre Acte de Cession de Lot de Copropriete ?

L'Acte de Cession de Lot de Copropriété en France doit contenir les éléments essentiels définis par la Loi n°65-557 du 10 juillet 1965, le décret n°67-223 du 17 mars 1967, et les dispositions générales du Code civil sur les ventes immobilières.

L'identification précise des parties : cédant (nom, date de naissance, adresse, NIF, régime matrimonial) et cessionnaire (nom, adresse, NIF, qualité consommateur ou professionnel). Le régime matrimonial du cédant est essentiel car, sous le régime de la communauté réduite aux acquêts (régime légal par défaut, Code civil art. 1400), le conjoint doit également consentir à la vente si le lot est un bien commun.

La désignation complète du lot de copropriété : adresse de l'immeuble, numéro(s) du lot principal et des lots accessoires (cave, parking), description détaillée des pièces, quote-part de tantieme de parties communes exprimée en millièmes ou centième selon l'état descriptif de division publié au SPF, et référence cadastrale.

La surface privative Loi Carrez certifiée (m²) : élément obligatoire pour toute vente d'un lot de copropriété (Loi n°96-1107 du 18 décembre 1996 et art. 46 Loi du 10 juillet 1965). Le template forms-legal.com rappelle les sanctions applicables en cas d'omission ou d'erreur supérieure à 5%.

L'état date (certificat de l'article 20 de la Loi du 10 juillet 1965) délivré par le syndic : ce document est obligatoire et doit être présente à l'acquéreur avant la signature du compromis. Il mentionne les charges courantes et extraordinaires dues, les travaux votes et leur montant, et les procédures judiciaires en cours.

Le prix de cession (en chiffres et en lettres) et les modalités de paiement : dépôt de garantie, condition suspensive de prêt immobilier (Loi Scrivener, Code de la consommation art. L313-40), mention des DMTO (environ 5,80% du prix à la charge de l'acquéreur, CGI art. 1594 À), et désignation des notaires.

Le délai de rétractation de 10 jours pour le cessionnaire consommateur (art. L271-1 CCH, Loi SRU n°2000-1208) et la date butoir pour la passation de l'acte authentique notarie.

Comment remplir votre Acte de Cession de Lot de Copropriete

Pour remplir correctement l'Acte de Cession de Lot de Copropriété en France, suivez les étapes imposées par la Loi n°65-557 du 10 juillet 1965 et le Code civil.

Étape 1 — Identification du cédant. Renseignez le nom complet (ou dénomination sociale pour une SCI/personne morale), la date de naissance, l'adressé et le NIF (numéro fiscal individuel à 13 chiffrés, DGFiP). Précisez le régime matrimonial car cela détermine si le conjoint doit cosigner. Sous la communauté réduite aux acquêts (régime légal), les biens acquis pendant le mariage appartiennent aux deux époux et nécessite le consentement du conjoint pour la vente.

Étape 2 — Identification du cessionnaire. Indiquez le nom, l'adressé actuelle, le NIF et précisez si le cessionnaire est un consommateur (particulier) ou un professionnel de l'immobilier. Cette distinction détermine l'application ou non du délai de rétractation de 10 jours (art. L271-1 CCH).

Étape 3 — Description complète du lot. Mentionnez l'adressé de l'immeuble, le ou les numéros de lots (lot principal + lots annexes), la description détaillée des pièces, la quote-part de tantieme (vérifier dans le règlement de copropriété publié au SPF), et la référence cadastrale. Ces éléments sont nécessaires pour la publication de l'acte au SPF.

Étape 4 — Surface Carrez. Renseignez la surface privative certifiée Loi Carrez en m², telle que mesurée par le diagnostiqueur agréé. Rappel : écart admissible de 5% avant action en réduction de prix.

Étape 5 — État date et situation de la copropriété. Indiquez le nom du syndic professionnel en exercice et confirmez que l'état date (art. 20 Loi de 1965) à été obtenu et remis au cessionnaire.

Étape 6 — Prix, conditions et date. Mentionnez le prix en chiffres et en lettres, la condition suspensive de prêt si applicable, et la date butoir pour l'acte authentique notarie (généralement 2 à 3 mois).

Erreurs courantes à éviter dans votre Acte de Cession de Lot de Copropriete

Les erreurs fréquentes lors de la cession d'un lot de copropriété en France peuvent entraîner des contentieux post-vente, des actions en garantie ou la réduction du prix de vente.

Première erreur : omettre la surface Carrez ou la mentionner incorrectement. La Loi n°96-1107 du 18 décembre 1996 impose une mention obligatoire et exacte de la surface Carrez. Un écart de plus de 5% entre la surface mentionnée et la surface réelle donne droit à l'acquéreur d'agir en réduction de prix dans l'année suivant l'acte. Les diagnostiqueurs incompetents ou les mesures réalisées par le vendeur lui-même sont les principales sources d'erreur.

Deuxième erreur : ne pas obtenir l'état date avant la vente. L'état date (art. 20 Loi du 10 juillet 1965) doit être présente à l'acquéreur avant la signature du compromis. Un acquéreur qui découvre après la vente des charges impayées significatives ou des travaux votes non signalés peut se retourner contre le cédant.

Troisième erreur : ne pas purger le droit de préemption de la commune ou des coindivisaires. La mairie peut exercer un droit de préemption urbain (DPU) sur certains biens en copropriété (Code de l'urbanisme art. L210-1). Le cédant doit déposer une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) à la mairie deux mois avant la vente. Les coindivisaires disposent également d'un droit de préemption (Code civil art. 815-14).

Quatrième erreur : ignorer les règles d'urbanisme applicables au lot. Certains lots de copropriété font l'objet de restrictions d'urbanisme (Plan Local d'Urbanisme — PLU) ou d'obligations liées à l'usage du bien (changement d'usage pour transformation en meublé touristique, obligation de déclaration en mairie selon art. L324-1-1 Code du tourisme).

Cinquième erreur : omettre le consentement du conjoint. Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts (régime légal), les biens acquis à titre onéreux pendant le mariage sont communs. La vente par un seul des époux sans le consentement de l'autre est nulle si l'autre époux l'invoqué dans les deux ans suivant la date à laquelle il à eu connaissance de l'acte (Code civil art. 1427).

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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