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Acte Authentique de Vente Immobilier (Notaire)

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Acte Authentique de Vente Immobilier (Notaire) ?

L'Acte Authentique de Vente Immobilier (Notaire) est, en droit français, un acte authentique de vente immobilière, passé devant notaire. Il est régi par Code civil art. 1582 à 1684.

L'Acte Authentique de Vente Immobilier en France constitue l'aboutissement du processus de mutation immobilière, faisant suite au compromis de vente (promesse synallagmatique de vente régie par l'article 1589 du Code civil) ou à la promesse unilatérale de vente. L'acte authentique se distingue du simple acte sous seing privé par trois attributs essentiels : sa force probante (la preuve contraire ne peut être rapportée que par une procédure d'inscription en faux devant le Tribunal judiciaire), sa force exécutoire (le créancier peut directement mandater un commissaire de justice pour procéder à une saisie sans jugement préalable), et sa date certaine opposable aux tiers. Ces caractéristiques sont directement liées à la qualité d'officier public du notaire et à la solennité de la procédure d'authentification.

La publication de l'acte authentique au Service de la Publicité Foncière (SPF, rattaché à la DGFiP), régie par le décret n°55-22 du 4 janvier 1955, rend la mutation immobilière opposable aux tiers et permet l'inscription au fichier immobilier national tenu par le SPF pour chaque immeuble. Sans publication, le droit de l'acquéreur ne serait pas opposable à un tiers acquéreur de bonne foi qui aurait publié son acte antérieurement, selon le principe prior in tempore potior in jure. La contribution de sécurité immobilière perçue lors de la publication est de 0,10% du prix de vente.

Les Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO), communément appelés frais de notaire, représentent la principale charge fiscale de l'acquéreur lors de l'acquisition d'un bien immobilier ancien. La décomposition est la suivante : taxe départementale de publicité foncière à 4,50% pour 95 départements sur 101 (depuis la loi de finances 2014), taxe additionnelle communale de 0,60%, frais d'assiette et de recouvrement de 2,37% appliqués sur le montant des DMTO. Pour les biens neufs de moins de 5 ans vendus par un assujetti à la TVA, la TVA immobilière à 20% se substitue aux DMTO, réduisant les frais d'acquisition à environ 2 à 3%.

Les litiges relatifs à la vente immobilière relèvent de la compétence du Tribunal judiciaire (TJ) du lieu de situation de l'immeuble. Le notaire engage sa responsabilité civile professionnelle, garantie par la Chambre des Notaires, en cas d'erreur ou d'omission dans la rédaction de l'acte ou les vérifications préalables. L'Acte de Vente Immobilier est souvent accompagné d'un Bail d'Habitation Non-Meublé ou d'un Compromis de Vente, disponibles sur forms-legal.com pour constituer un dossier immobilier complet.

Quand avez-vous besoin d'un Acte Authentique de Vente Immobilier (Notaire) ?

L'Acte Authentique de Vente Immobilier en France est requis dans toutes les situations de transfert définitif de propriété immobilière à titre onéreux entre personnes physiques ou morales, dès lors que le bien est situé sur le territoire français ou que les parties résident en France et que le droit français est applicable en vertu du règlement UE n°1215/2012 (Bruxelles I bis) ou de la convention bilatérale applicable.

Vente d'un appartement ou d'une maison individuelle entre particuliers : c'est le cas le plus fréquent. L'acquéreur particulier bénéficie du délai de rétractation de 10 jours prévu à l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation (CCH) à compter du lendemain de la notification du compromis de vente. Le financement par crédit immobilier déclenche l'application de la loi Scrivener (articles L313-1 et suivants du Code de la consommation) et la condition suspensive d'obtention du prêt dans le délai contractuel, généralement 45 à 60 jours.

Vente d'un immeuble d'investissement locatif : lorsque le bien est loué au moment de la vente, le locataire en place bénéficie d'un droit de préemption si le bailleur lui a donné congé pour vendre (article 15 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989). Le notaire doit notifier la vente au locataire avec le prix et les conditions et attendre l'expiration du délai de 2 mois (4 mois si demande de financement). Le loyer en cours transite vers l'acquéreur pro rata temporis à la date de l'acte.

Vente d'un bien en copropriété : l'acte doit intégrer l'état daté du syndicat des copropriétaires (charges courantes, arriérés, fonds de travaux loi ALUR), la fiche synthétique de la copropriété, et les décisions d'assemblée générale votées et non encore réalisées impactant les travaux futurs. Le vendeur reste redevable des charges antérieures à l'acte ; les charges postérieures incombent à l'acquéreur. La loi n°65-557 du 10 juillet 1965 régit l'ensemble des relations de copropriété.

Vente à terme ou vente en viager : la vente à terme (article 1601-2 du Code civil) transfère la propriété à une date future déterminée, en contrepartie de versements échelonnés. La vente en viager (articles 1968 à 1983 du Code civil) porte sur un bien en contrepartie d'une rente viagère versée jusqu'au décès du vendeur (crédirentier). L'acte authentique notarié est obligatoire dans ces deux cas, avec mention du bouquet initial et du calcul de la rente selon les tables de mortalité DGFiP.

Vente dans le cadre d'une succession ou d'un partage : lors du règlement d'une succession comportant des biens immobiliers, l'acte de partage ou la licitation (vente aux enchères entre héritiers) requiert l'intervention d'un notaire. Le droit de partage est de 2,50% (article 746 du CGI) pour les partages post-dissolution de communauté conjugale ou post-décès. L'administration fiscale (DGFiP) vérifie la valeur déclarée dans l'acte au regard des valeurs vénales du marché local.

Vente d'un bien commercial ou professionnel en SCI : la cession de parts de SCI représentant un immeuble est plus souple fiscalement (droits d'enregistrement à 5% sur les parts) mais la cession directe de l'immeuble reste soumise aux DMTO. La vente de locaux commerciaux doit distinguer le fonds de commerce (acte de cession de fonds) de l'immeuble (acte de vente immobilier) pour l'application correcte des droits d'enregistrement prévus aux articles 726 et suivants du Code général des impôts (CGI).

Que faut-il inclure dans votre Acte Authentique de Vente Immobilier (Notaire) ?

L'Acte Authentique de Vente Immobilier en France comprend des mentions obligatoires structurées en plusieurs sections fondamentales pour être valide, publiable au SPF et opposable aux tiers. Le modèle disponible sur forms-legal.com intègre les 12 sections requises par le décret n°55-1350 du 14 octobre 1955 et les exigences actualisées de la DGFiP et des Chambres des Notaires.

Identification précise des parties : pour le vendeur personne physique, nom, prénoms, date et lieu de naissance, domicile, régime matrimonial (communauté ou séparation de biens selon le contrat de mariage notarié), situation PACS avec mention du régime (séparation des patrimoines par défaut depuis la réforme de 2007). Pour le vendeur personne morale, dénomination, forme juridique, siège, numéro SIREN à 9 chiffres, numéro RCS et greffe, identité et qualité du représentant légal habilité. Pour l'acquéreur, mêmes informations, avec indication de la quote-part dans le cas d'une acquisition en indivision ou en SCI. Si l'une des parties agit par mandataire, la procuration authentique doit être annexée à l'acte.

Désignation cadastrale et hypothécaire du bien : adresse complète avec références cadastrales (commune, section, numéro de parcelle, contenance cadastrale), nature et destination du bien, dépendances et annexes, mention du règlement de copropriété et du lot vendu pour les appartements (numéro de lot, tantièmes, quote-part des parties communes). L'état hypothécaire délivré par le SPF dans les 2 mois précédant l'acte recense toutes les inscriptions grevant le bien (hypothèques, privilèges de prêteurs de deniers, saisies, baux de plus de 12 ans publiés).

Origine de propriété : l'acte doit mentionner le titre de propriété du vendeur et remonter la chaîne des propriétaires successifs sur au moins 30 ans (délai de prescription extinctive des actions pétitoires selon l'article 2227 du Code civil, réduit à 10 ans par la réforme de 2008 pour les actions personnelles).

Prix de vente et modalités de paiement : montant en chiffres et en lettres en euros (ex : trois cent mille euros — 300 000,00 €), avec détail du séquestre versé lors du compromis (généralement 5 à 10% du prix), du solde payé le jour de l'acte par virement SEPA sur le compte de règlement du notaire (CARPA équivalent immobilier). La DGFiP contrôle les prix déclarés par rapport aux valeurs vénales via la base PATRIM consultable en ligne.

Conditions suspensives et déclarations de l'acquéreur : mention de la réalisation ou de la renonciation aux conditions suspensives prévues dans le compromis (obtention du prêt, absence de droit de préemption, etc.), déclaration expresse que l'acquéreur a pris connaissance du DDT et des diagnostics annexés, des charges et du règlement de copropriété pour les lots en copropriété.

Diagnostics obligatoires (DDT) : DPE valable 10 ans (méthode 3CL-DPE 2021 du décret n°2020-1610), ERP de moins de 6 mois, CREP (avant 1949), diagnostic amiante DTA (avant le 1er juillet 1997), état des installations électrique et gaz (plus de 15 ans, valable 3 ans pour la vente), diagnostic termites dans les zones concernées (valable 6 mois), bilan d'assainissement non collectif (3 ans), audit énergétique obligatoire pour les logements F et G vendus depuis le 1er avril 2023.

Garanties légales du vendeur : garantie des vices cachés (articles 1641 à 1649 du Code civil), garantie d'éviction (article 1626 du Code civil), obligations de délivrance conforme (article 1604 du Code civil). Les clauses d'exclusion de garantie des vices cachés sont valables uniquement pour les vendeurs non-professionnels de bonne foi. Le délai pour agir en garantie des vices cachés est de 2 ans à compter de la découverte du vice.

Publicité foncière et prise en charge des frais : répartition conventionnelle des frais (par usage, les DMTO, frais de notaire et contribution de sécurité immobilière sont à la charge de l'acquéreur), mention du ou des notaires instrumentaires, numéro de répertoire de chaque notaire, et certification que la publication sera effectuée au SPF dans le délai légal d'un mois.

Comment remplir votre Acte Authentique de Vente Immobilier (Notaire)

Renseigner un Acte Authentique de Vente Immobilier en France suppose d'articuler les informations des parties, du bien et du financement dans un ordre précis et vérifiable par le notaire et la DGFiP.

Étape 1 — Identification des vendeurs : rassemblez les pièces d'identité (carte nationale d'identité ou passeport en cours de validité), le livret de famille ou extrait d'acte de mariage pour connaître le régime matrimonial, et les éventuels contrats de mariage ou conventions de PACS enregistrées à la mairie (depuis 2017). Pour une personne morale (SCI, SARL), préparez le Kbis de moins de 3 mois du Greffe du Tribunal de commerce, les statuts mis à jour, et la délégation de pouvoirs si le signataire n'est pas le gérant statutaire.

Étape 2 — Identification des acquéreurs : mêmes pièces. Pour une acquisition en SCI familiale ou non, préparez les statuts et le pouvoir spécial du gérant signataire. Pour une acquisition à plusieurs (indivision), précisez les quotes-parts de chacun (ex : 50% / 50% ou 70% / 30%) en accord avec le financement bancaire.

Étape 3 — Désignation du bien : fournissez le titre de propriété du vendeur (acte notarié précédent), le plan cadastral (consultable sur le portail geoportail-urbanisme.gouv.fr ou auprès du service cadastral DGFiP), les références cadastrales (commune, section, numéro de parcelle, surface en m² ou en ares). Pour un appartement en copropriété, communiquez le règlement de copropriété avec la numérotation des lots, la superficie Carrez mesurée conformément à la loi n°96-1107 du 18 décembre 1996 et son décret d'application n°97-532, et l'état daté du syndic.

Étape 4 — Prix de vente : inscrivez le montant convenu en euros avec virgule décimale (ex : 350 000,00 €) et en toutes lettres (trois cent cinquante mille euros). Indiquez la ventilation du prix si le bien comprend des meubles (cuisine équipée, placards sur mesure) : la DGFiP taxe différemment la partie meuble (aucun DMTO) et la partie immeuble (DMTO ≈ 5,80%). Les meubles ne peuvent toutefois pas dépasser 5 à 7% du prix total sans risque de redressement.

Étape 5 — Modalités de financement : indiquez le montant du crédit immobilier, l'établissement prêteur, la nature du prêt (prêt à taux fixe, variable capé, PTZ pour primo-accédants selon les articles L311-1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation, PSLA), la garantie retenue (hypothèque conventionnelle publiée au SPF ou caution organisme type Crédit Logement, CAMCA, Saccef). Pour le PTZ, vérifiez les plafonds de ressources et de prix selon la zone géographique (A, Abis, B1, B2, C) définis par l'arrêté annuel du MLHD.

Étape 6 — Diagnostics : remettez l'ensemble du DDT au notaire en versions dématérialisées (PDF) au moins 15 jours avant la signature pour que le notaire puisse les vérifier. Vérifiez les dates de validité : un DPE de plus de 10 ans, un ERP de plus de 6 mois ou un état d'installation de plus de 3 ans devra être refait avant l'acte.

Étape 7 — Signature : la signature de l'acte authentique se déroule physiquement en l'étude notariale (ou par procuration authentique si une partie est absente). Le notaire lit l'acte intégralement à haute voix (obligation légale d'authenticité) ou le résume substantiellement en présence des parties. Chaque partie signe chaque page de sa main (paraphe) et la dernière page en entier, précédée de la mention « Lu et approuvé ». Le virement du prix doit être reçu sur le compte de règlement du notaire avant ou le jour de la signature. Le notaire délivre une attestation notariée de propriété à l'acquéreur immédiatement, le titre de propriété définitif étant remis après publication au SPF (délai moyen 3 à 6 mois).

Erreurs courantes à éviter dans votre Acte Authentique de Vente Immobilier (Notaire)

Plusieurs erreurs fréquentes dans la préparation d'un Acte Authentique de Vente Immobilier en France peuvent retarder la signature, augmenter les coûts ou exposer les parties à des litiges devant le Tribunal judiciaire.

Erreur 1 — Négliger la condition suspensive d'obtention du prêt : l'acquéreur qui a renoncé expressément à la condition suspensive d'obtention du prêt dans le compromis, mais qui n'obtient pas son financement, perd son dépôt de garantie (généralement 5 à 10% du prix). La loi Scrivener (articles L313-1 et suivants du Code de la consommation) protège les emprunteurs mais seulement si la condition suspensive a été stipulée. La solution consiste à ne jamais renoncer à cette condition sans avoir une offre de prêt ferme en main.

Erreur 2 — Déclarer un prix de vente minoré : la dissimulation d'une partie du prix (dessous-de-table) est un délit pénal (article 1837 du CGI) et expose vendeur et acquéreur à des rappels de DMTO sur le prix réel, majorés de pénalités de 80% en cas d'abus de droit, et à des poursuites pénales pour fraude fiscale (article 1741 du CGI). La DGFiP dispose de la base PATRIM pour comparer les prix déclarés aux transactions comparables dans le même secteur.

Erreur 3 — Omettre de régulariser les travaux non déclarés : les extensions, surélévations ou changements de destination réalisés sans permis de construire ou déclaration préalable exposent le vendeur à une action de l'acquéreur en garantie des vices cachés (articles 1641 à 1649 du Code civil) et à des sanctions administratives (article L480-4 du Code de l'urbanisme). La solution consiste à régulariser les travaux auprès de la mairie (permis de régularisation ou amnistie locale) avant la vente.

Erreur 4 — Oublier l'état daté du syndic en copropriété : le défaut de production de l'état daté (charges courantes, arriérés, fonds travaux, procédures en cours) dans les 15 jours précédant la vente est une irrégularité substantielle qui peut retarder ou bloquer la signature. Le syndic peut percevoir des honoraires réglementés pour l'établissement de l'état daté (décret n°2020-153 du 21 février 2020, plafonné à 380 € TTC).

Erreur 5 — Sous-estimer les délais de purge des droits de préemption : la commune dispose de 2 mois pour exercer son DPU à compter de la DIA. Un acte signé avant l'expiration du délai ou sans purge régulière est nul et peut exposer le notaire à sa responsabilité civile et disciplinaire. Prévoir des délais suffisants entre le compromis et l'acte (au moins 3 mois) pour absorber ces purges sans stress.

Erreur 6 — Confondre surface Carrez et surface habitable loi Boutin : pour les ventes d'appartements en copropriété, la surface privative loi Carrez (article 46 de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965, décret n°97-532 du 23 mai 1997) est obligatoire dans l'acte de vente et dans les publicités. Une erreur supérieure à 5% de la surface mentionnée ouvre à l'acquéreur un droit à réduction proportionnelle du prix pendant 1 an à compter de l'acte. La surface habitable loi Boutin, différente de la surface Carrez, est obligatoire dans les baux de location (voir Bail d'Habitation Non-Meublé sur forms-legal.com).

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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