Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France
DEMANDE DE CONGÉ PAYÉ
[Lieu Demande], le [Date Demande]
IDENTIFICATION DU SALARIÉ
Nom et prénom : [Salarie Nom]
Matricule : [Salarie Matricule]
Poste : [Salarie Poste]
Service : [Salarie Service]
PÉRIODE DE CONGÉ DEMANDÉE
Type de congé : [Type Conge]
Date de début : [Date Debut Conge]
Date de fin : [Date Fin Conge]
Nombre de jours ouvrables demandés : [Nombre Jours Ouvrables] jour(s)
Solde de congés disponible : [Solde C P Disponible]
ORGANISATION PENDANT L'ABSENCE
Salarié remplaçant : [Remplacant Nom]
Missions en cours : [Missions Pendantes]
Je soussigné(e) [Salarie Nom], sollicite l'autorisation de prendre les congés payés indiqués ci-dessus, conformément aux dispositions des articles L3141-1 à L3141-33 du Code du travail et aux règles fixées par ma convention collective.
Signature du salarié : __________________________ Date : [Date Demande]
RÉPONSE DU RESPONSABLE HIÉRARCHIQUE
☐ Accordé ☐ Refusé ☐ Ajourné jusqu'au :
Motif en cas de refus ou d'ajournement :
Signature du responsable : __________________________ Date : __________
VALIDATION RH
Signature DRH / RRH : __________________________ Date : __________
Le Salarié
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France ?
La demande de congé payé est, en droit français, la demande par laquelle le salarié sollicite la prise de ses congés acquis, ce droit étant régi par les articles L3141-1 à L3141-33 du Code du travail.
La Demande de Congé Payé en France s'inscrit dans un régime légal particulièrement protecteur pour le salarié. Chaque salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète de référence (art. L3141-3 du Code du travail). La période de référence court traditionnellement du 1er juin au 31 mai de l'année suivante, sauf dérogation par accord collectif. La Loi n°2024-364 du 22 avril 2024 a étendu l'acquisition des congés payés aux périodes d'arrêt maladie, alignant ainsi le droit français sur la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE, arrêt Schultz-Hoff du 20 janvier 2009).
Le Formulaire de Demande de Congé Payé en France précise la période de congé souhaitée, le type de congé (congés payés annuels principal, cinquième semaine, RTT, jours de fractionnement), et le solde de congés disponible. L'employeur dispose d'un pouvoir de direction reconnu par la Cour de cassation (Cass. soc. 17 décembre 1991, n°88-44.264) pour fixer les dates de départ en congé, sous réserve de respecter les droits des salariés. L'accord de l'employeur est obligatoire : un salarié ne peut partir en congés sans autorisation préalable, sous peine de constituer une absence injustifiée.
La Demande de Congé Payé se distingue clairement d'autres documents voisins. Le formulaire de demande de congé maternité relève de l'article L1225-17 du Code du travail et du Code de la sécurité sociale (CSS art. L331-3). Le formulaire de demande de RTT (Réduction du Temps de Travail) concerne les jours de repos accordés aux cadres en forfait jours (art. L3121-64). La Demande de Congé Parental d'Éducation relève des articles L1225-47 à L1225-60 du Code du travail. La demande de congé CPF de Transition Professionnelle (ex-CIF) relève des articles L6323-1 et suivants. Chacun de ces congés fait l'objet d'un régime juridique distinct.
L'organisation des congés payés en France est encadrée par plusieurs règles protectrices. L'employeur doit afficher les dates de la période principale de prise des congés au moins 2 mois avant l'ouverture de la période (art. D3141-5 du Code du travail). La période principale de prise de congés est fixée entre le 1er mai et le 31 octobre (art. L3141-13). Le salarié peut prendre la totalité de ses droits (30 jours ouvrables) pendant la période principale si l'accord collectif ou la convention applicable le permet. Le fractionnement du congé principal (au-delà de 12 jours ouvrables hors période principale) ouvre droit à des jours de fractionnement : 2 jours si la tranche est de 6 jours ou plus, 1 jour si elle est de 3 à 5 jours (art. L3141-19). L'employeur ne peut pas s'opposer à la prise de la totalité des droits acquis mais peut en fixer les dates dans le respect des règles légales et conventionnelles.
Les conventions collectives de branche étendues (plus de 700 en France) peuvent prévoir des règles plus favorables sur les congés payés : jours supplémentaires d'ancienneté, jours pour événements familiaux (mariage, naissance, décès), droits à la cinquième semaine. La Syntec IDCC 1486 (bureaux d'études techniques, ingénierie, informatique) prévoit notamment des congés supplémentaires pour les cadres. La convention de la Métallurgie IDCC 3248 (unifiée depuis 2024) accorde des congés d'ancienneté. La convention HCR IDCC 1979 (hôtellerie-restauration) prévoit des jours de récupération spécifiques. Vérifiez toujours les dispositions de votre convention collective en consultant Légifrance (legifrance.gouv.fr).
Quand avez-vous besoin d'un Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France ?
La Demande de Congé Payé en France est requise dans toutes les situations où un salarié souhaite prendre des jours de congés rémunérés, qu'il s'agisse des congés payés annuels, de la cinquième semaine, des RTT ou de jours de récupération. Voici les principales situations nécessitant ce formulaire.
Prise des congés payés annuels. Tout salarié ayant acquis des droits à congés payés (2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif selon l'art. L3141-3 du Code du travail) doit déposer une demande formelle pour prendre ces congés. Sans demande préalable, le départ en congé constitue une absence injustifiée pouvant justifier un licenciement (Cass. soc. 2 novembre 2005, n°03-42.789). Le formulaire sert de preuve écrite de la demande et de l'accord de l'employeur, évitant tout litige ultérieur sur les dates et la durée.
Organisation des congés en période de forte charge ou lors de fermetures d'entreprise. Les entreprises fixent parfois des périodes de fermeture collective (fermeture estivale en août, fermeture entre Noël et Jour de l'An). Le formulaire de congé formalise la prise de congés imposée par l'employeur. Dans ce cas, l'employeur doit respecter un délai de prévenance d'au moins 1 mois (art. L3141-16) et informer le Comité Social et Économique (CSE) ou les délégués du personnel. Pour les entreprises de 11 salariés et plus, la consultation du CSE est obligatoire (art. L3141-15).
Fractionnement des congés payés. Lorsqu'un salarié souhaite fragmenter son congé principal en plusieurs périodes, plusieurs formulaires de demande de congé peuvent être nécessaires. L'article L3141-19 du Code du travail encadre le fractionnement : au-delà du congé principal de 24 jours ouvrables, des jours de fractionnement sont accordés automatiquement sauf renonciation écrite du salarié. Le formulaire doit préciser si le salarié renonce ou non aux jours de fractionnement.
Prise de la cinquième semaine de congés payés. La cinquième semaine de congés (les 6 derniers jours ouvrables au-delà de 24) est régie par des règles spécifiques. Elle peut être transformée en congé de remplacement (épargne temps ou compte épargne-temps CET selon la convention collective). Un formulaire distinct peut être requis pour cette période.
RTT (Réduction du Temps de Travail) pour les cadres en forfait jours. Les cadres dont le temps de travail est organisé en forfait jours annuel (maximum 218 jours selon l'art. L3121-64 du Code du travail) bénéficient de jours de RTT en contrepartie. Ces jours sont gérés séparément des congés payés annuels et nécessitent un formulaire de demande RTT distinct ou combiné selon les pratiques internes de l'entreprise.
Répartition des congés dans les entreprises à fort effectif. Dans les grandes entreprises (50 salariés et plus soumises aux règles de consultation du CSE), la planification des congés nécessite une organisation rigoureuse pour assurer la continuité du service. Le formulaire de demande de congé permet à la Direction des Ressources Humaines (DRH) de planifier les absences, d'anticiper les remplacements et d'assurer la continuité de l'activité sans désorganisation.
Départs en congé après un arrêt maladie. Depuis la Loi n°2024-364 du 22 avril 2024, les salariés qui reviennent d'un arrêt maladie bénéficient d'une information obligatoire de leur employeur sur le nombre de jours de congés acquis pendant l'arrêt (art. L3141-5-1 du Code du travail). Le formulaire de demande de congé permet de formaliser la prise de ces congés acquis pendant l'arrêt, dans les 15 mois suivant la reprise du travail.
Gestion du Compte Épargne-Temps (CET). Les salariés qui ont alimenté un Compte Épargne-Temps (CET) prévu par un accord collectif peuvent utiliser ce compte pour financer des congés supplémentaires. Dans ce cas, un formulaire spécifique CET ou un formulaire de congé mentionnant le prélèvement sur le CET est requis.
Que faut-il inclure dans votre Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France ?
La Demande de Congé Payé en France doit comporter une série de mentions essentielles pour être valable et traitable par le service des Ressources Humaines. Voici les éléments indispensables à inclure dans le formulaire.
Identification précise du salarié demandeur. Le formulaire doit mentionner le nom complet du salarié, son matricule salarié (numéro d'identification interne figurant sur le bulletin de paie), son intitulé de poste exact, et son service ou département d'affectation. Ces informations permettent à la DRH d'identifier le salarié dans le système de gestion des ressources humaines (SIRH) et d'accéder rapidement à son compteur de congés disponibles.
Spécification précise de la période de congé. La demande doit indiquer sans ambiguïté la date de début et la date de fin du congé, ainsi que le nombre exact de jours ouvrables demandés (en France, les congés payés se calculent en jours ouvrables — lundi au samedi hors jours fériés — selon l'art. L3141-3 du Code du travail). La distinction entre jours ouvrables et jours ouvrés (lundi au vendredi uniquement) est source de fréquents litiges : vérifiez le mode de décompte applicable dans votre convention collective.
Type de congé et imputation sur le bon compteur. Le formulaire doit préciser la nature des jours demandés (congés payés annuels principal, cinquième semaine, RTT, jours de fractionnement, jours d'ancienneté conventionnels, jours de récupération d'heures supplémentaires). Cette précision est essentielle pour l'imputation correcte sur les différents compteurs RH. Une confusion entre congés payés et RTT peut conduire à des erreurs de calcul d'indemnités de fin de contrat.
Solde de congés disponible. La mention du solde de congés disponibles à la date de la demande (figurant sur le dernier bulletin de paie ou extrait du SIRH) permet de vérifier immédiatement que le salarié dispose bien des droits qu'il sollicite. En cas de solde insuffisant, la DRH peut proposer une avance sur congés (sous réserve d'accord de l'employeur) ou un report de la demande.
Organisation du service pendant l'absence. La désignation d'un remplaçant ou la description des mesures prises pour assurer la continuité du service (passation de dossiers, report de rendez-vous, information des clients) est une mention recommandée, particulièrement pour les postes à responsabilité. Le formulaire forms-legal.com pour la Demande de Congé Payé inclut une section dédiée à l'organisation pendant l'absence, facilitant la communication entre le salarié et son manager.
Respect du délai de prévenance. Le salarié doit respecter le délai de prévenance fixé par la convention collective ou, à défaut, les usages d'entreprise (généralement 1 mois avant le début du congé). Le formulaire doit être daté de la demande pour prouver le respect de ce délai. L'employeur peut refuser ou modifier les dates de congé dans la limite des dispositions légales et conventionnelles (art. L3141-16 et suivants du Code du travail). Le refus abusif de congés payés engage la responsabilité de l'employeur (Cass. soc. 23 septembre 2020, n°18-23.955).
Validation hiérarchique et RH. Le formulaire doit comporter des zones de signature pour le responsable hiérarchique direct (N+1) et pour la Direction des Ressources Humaines. Ces deux niveaux de validation garantissent la continuité du service (responsable hiérarchique) et la conformité administrative (DRH). L'accord ou le refus doit être motivé et notifié au salarié dans un délai raisonnable. Le Comité Social et Économique (CSE) doit être consulté sur la planification des congés dans les entreprises de 11 salariés et plus (art. L3141-15). Voir aussi le Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) qui prévoit les droits à congés payés, et le Formulaire d'Entretien Annuel d'Évaluation qui peut intégrer la planification des congés dans les objectifs.
Comment remplir votre Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France
La Demande de Congé Payé en France se remplit selon une procédure précise pour garantir son traitement rapide par le service RH. Voici les étapes à suivre.
Étape 1 — Vérifier son solde de congés. Avant de soumettre la demande, consultez votre solde de congés payés disponibles sur votre dernier bulletin de paie (ligne « Congés acquis N-1 » et « Congés acquis N »). En cas de doute, contactez votre DRH ou consultez votre espace salarié dans le Système d'Information RH (SIRH) de l'entreprise (ex: Workday, SAP SuccessFactors, Silae, Sage Paie). Les congés acquis pendant la période N-1 (1er juin N-1 au 31 mai N) sont utilisables jusqu'au 31 mai N+1 selon les règles légales.
Étape 2 — Calculer les jours ouvrables demandés. Les congés payés français se décomptent en jours ouvrables (lundi au samedi, hors jours fériés) selon l'art. L3141-3 du Code du travail. Exemple : un congé du lundi 9 juin au vendredi 13 juin (inclus) représente 5 jours ouvrables (du lundi au vendredi, le samedi n'étant pas travaillé dans beaucoup d'entreprises mais comptant comme jour ouvrable). Vérifiez le mode de décompte dans votre convention collective : certaines conventions utilisent les jours ouvrés (lundi au vendredi seulement). Saisissez le nombre de jours ouvrables dans la case prévue.
Étape 3 — Indiquer la date de début et la date de fin. Saisissez la date de début du premier jour de congé (le jour où vous ne venez pas travailler) et la date de fin du dernier jour de congé (inclus). La date de reprise du travail est le lendemain du dernier jour de congé. Vérifiez que votre demande est cohérente avec le calendrier des jours fériés et les fermetures collectives prévues par votre entreprise.
Étape 4 — Préciser le type de congé et le compteur concerné. Indiquez clairement si vous demandez des congés payés annuels, de la cinquième semaine, des RTT, des jours de fractionnement ou des heures de récupération. Cette précision évite toute imputation erronée sur le mauvais compteur RH. En cas de doute sur la nature des droits à imputer, consultez votre DRH.
Étape 5 — Organiser votre absence et désigner un remplaçant. Avant de soumettre la demande, informez vos collègues directs et votre manager de votre absence prévue. Précisez dans le formulaire le nom du collègue qui assurera les tâches urgentes et les dossiers en cours à transmettre. Cette anticipation est particulièrement importante pour les postes à responsabilité et les fonctions en contact direct avec des clients ou fournisseurs.
Étape 6 — Respecter le délai de prévenance. Soumettez votre demande au moins 1 mois avant la date prévue de début de congé, sauf urgence ou accord préalable de votre manager. Les conventions collectives peuvent prévoir des délais plus longs (Syntec : 8 semaines pour les congés d'été). Plus le délai de prévenance est long, plus l'employeur aura de facilité à organiser le service et à accepter votre demande.
Étape 7 — Signer et soumettre la demande. Datez et signez le formulaire avant de le soumettre à votre manager direct (N+1) pour accord hiérarchique. Le formulaire est ensuite transmis à la DRH pour validation administrative. Conservez un exemplaire signé ou une copie de votre demande comme preuve du dépôt et pour suivre le traitement.
Étape 8 — Vérifier l'accord formel de l'employeur. L'accord de l'employeur est indispensable. Un départ en congés sans autorisation préalable constitue une absence injustifiée pouvant justifier un licenciement (Cass. soc. 2 novembre 2005, n°03-42.789). Si vous n'avez pas de réponse dans un délai raisonnable (8 à 15 jours selon les usages), relancez par écrit votre manager ou la DRH. En cas de refus injustifié, vous pouvez saisir l'Inspection du travail (DREETS) ou le Conseil de prud'hommes.
Exigences juridiques pour Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France
La Demande de Congé Payé en France s'inscrit dans un cadre légal strictement défini par le Code du travail (art. L3141-1 à L3141-33 et R3141-1 et suivants). Voici les exigences légales essentielles à respecter.
Droit imprescriptible au repos payé et bases légales. Tout salarié a droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif (art. L3141-3 du Code du travail), soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète. Ce droit est d'ordre public : l'employeur ne peut ni le supprimer ni y renoncer à la place du salarié. La jurisprudence de la Cour de cassation (Cass. soc. 13 juin 2012, n°11-10.929) a confirmé que le droit aux congés payés est fondamental et ne peut être perdu sans possibilité pour le salarié de les prendre effectivement.
Période de référence et délai d'utilisation. Les congés payés s'acquièrent sur la période de référence du 1er juin N au 31 mai N+1 (sauf accord collectif dérogatoire). Les droits acquis sur la période N-1 doivent être utilisés avant le 31 mai de l'année N+1. La Loi n°2024-364 du 22 avril 2024 (transposant la jurisprudence CJUE Schultz-Hoff 2009) permet aux salariés en arrêt maladie de continuer à acquérir des congés payés, avec un report possible de 15 mois après la reprise du travail.
Pouvoir de direction de l'employeur sur les dates de congé. L'employeur a le pouvoir de fixer les dates de départ en congé (art. L3141-14 à L3141-16 du Code du travail), dans le respect des règles suivantes : consultation du Comité Social et Économique (CSE) obligatoire dans les entreprises de 11 salariés et plus ; information des salariés au moins 2 mois avant l'ouverture de la période principale (art. D3141-5) ; respect de l'ordre des départs fixé en tenant compte de la situation de famille, des dates de congés du conjoint ou partenaire de PACS dans la même entreprise, et de l'ancienneté (art. L3141-14). Le refus abusif ou systématique de congés payés engage la responsabilité de l'employeur (Cass. soc. 23 septembre 2020, n°18-23.955).
Délai de prévenance du salarié. Le salarié doit respecter le délai de prévenance fixé par la convention collective ou, à défaut, les usages de l'entreprise. La pratique courante est d'un mois avant le départ, voire plus pour les congés d'été (août) dans certaines conventions (Syntec : 8 semaines). À défaut de délai conventionnel, l'absence de délai suffisant peut justifier un refus de l'employeur ou un report de la date de départ.
Conges minimaux obligatoires et fractionnement. La loi garantit au salarié le droit de prendre un congé continu d'au moins 12 jours ouvrables consécutifs entre le 1er mai et le 31 octobre (art. L3141-17 du Code du travail). Le fractionnement du congé principal (prise d'une tranche hors période principale) ouvre droit à des jours de fractionnement automatiques sauf renonciation écrite du salarié (art. L3141-19 : 2 jours si la tranche est de 6 jours ou plus, 1 jour si elle est de 3 à 5 jours). Ces jours de fractionnement constituent un droit distinct des congés payés légaux.
Distinction congés payés et RTT. Les RTT (Réduction du Temps de Travail) ne sont pas des congés payés légaux mais des jours de repos accordés en contrepartie d'un dépassement de la durée légale de travail (accord collectif ou forfait jours selon l'art. L3121-64 du Code du travail). Les règles de prise (délai de prévenance, autorisation préalable) peuvent être différentes selon l'accord collectif applicable. L'indemnisation des RTT en cas de rupture du contrat est distincte de l'indemnité compensatrice de congés payés.
Erreurs courantes à éviter dans votre Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France
La Demande de Congé Payé en France est un formulaire en apparence simple mais qui recèle plusieurs pièges récurrents. Voici les erreurs à éviter pour assurer le traitement rapide de votre demande et préserver vos droits.
Erreur 1 — Confondre jours ouvrables et jours ouvrés. L'erreur la plus fréquente consiste à calculer les congés en jours ouvrés (lundi au vendredi, 5 jours par semaine) alors que la loi française décompte les congés payés en jours ouvrables (lundi au samedi, 6 jours par semaine, selon l'art. L3141-3 du Code du travail). Exemple : une semaine de congé du lundi au vendredi représente 5 jours ouvrés mais 6 jours ouvrables (si le samedi est inclus dans la période). Vérifiez systématiquement le mode de décompte dans votre convention collective car certaines conventions (comme la Métallurgie IDCC 3248) calculent en jours ouvrés. Une erreur de décompte entraîne une imputation incorrecte du solde de congés, générant des litiges au moment des congés suivants ou en cas de rupture du contrat.
Erreur 2 — Partir en congés sans accord formel de l'employeur. Déposer une demande de congé ne suffit pas : l'accord explicite ou implicite (délai raisonnable sans réponse) de l'employeur est indispensable. Un départ en congé sans autorisation préalable constitue une absence injustifiée pouvant justifier un licenciement pour faute grave (Cass. soc. 2 novembre 2005, n°03-42.789). En cas d'urgence familiale, le salarié doit contacter immédiatement son manager et régulariser la demande dès que possible. Les congés payés ne peuvent être pris unilatéralement par le salarié, même si son solde est suffisant.
Erreur 3 — Ne pas respecter le délai de prévenance. Soumettre la demande quelques jours avant le départ prévu, sans respecter le délai conventionnel ou d'usage (généralement 1 mois), est une erreur courante qui peut justifier un refus ou un report de la demande par l'employeur (art. L3141-16 du Code du travail). Pour les congés d'été, certaines conventions collectives imposent des délais beaucoup plus longs (Syntec : 8 semaines avant le 31 mars pour les congés d'été). Anticipez vos demandes et consultez votre convention collective sur Légifrance.
Erreur 4 — Négliger de mentionner le type de congé et le compteur. Une demande ne précisant pas si elle concerne les congés payés annuels, la cinquième semaine, les RTT ou les jours de fractionnement peut conduire à une imputation sur le mauvais compteur RH. Cette confusion est coûteuse en fin de contrat lors du calcul de l'indemnité compensatrice de congés payés. Mentionnez systématiquement la nature précise des jours demandés.
Erreur 5 — Oublier les jours fériés dans le décompte. Les jours fériés légaux (1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre) qui tombent pendant la période de congé ne sont pas décomptés comme jours de congé payé si la convention collective le prévoit (art. L3133-1 à L3133-3 du Code du travail). Vérifiez les règles de votre convention collective sur la prise en compte des jours fériés dans le décompte des congés.
Erreur 6 — Ne pas documenter l'accord de l'employeur. Un accord verbal de votre manager ne suffit pas à prouver l'autorisation de départ. En cas de litige ultérieur (remplaçant non trouvé, désorganisation du service, contestation de l'absence), l'absence de document écrit signé vous expose. Exigez toujours une confirmation écrite (e-mail ou formulaire signé) de l'accord de votre manager et de la DRH avant de partir. Conservez cette confirmation.
Erreur 7 — Ignorer les droits acquis pendant un arrêt maladie. Depuis la Loi n°2024-364 du 22 avril 2024, les congés payés continuent de s'acquérir pendant les arrêts maladie (transposition de la jurisprudence CJUE Schultz-Hoff 2009). Les salariés de retour d'arrêt maladie doivent être informés par leur employeur de leurs droits acquis et disposent de 15 mois pour les utiliser. Ne négligez pas ce droit nouvellement consolidé en droit français.
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Forms Legal. (2026). Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/forms/demande-conge-paye
"Demande de Congé Payé (Formulaire RH) France (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/employment/forms/demande-conge-paye.
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}Questions Fréquentes
Tout salarié en France a droit à 30 jours ouvrables de congés payés par an (5 semaines), acquis au rythme de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif selon l'article L3141-3 du Code du travail. La durée légale est calculée en jours ouvrables (lundi au samedi, hors jours fériés), soit 6 jours par semaine. Les conventions collectives peuvent prévoir des congés supplémentaires : jours d'ancienneté (ex. Syntec IDCC 1486 pour les cadres), jours pour événements familiaux, jours de fractionnement (art. L3141-19 : 2 jours si prise hors période principale sur 6 jours ou plus). Depuis la Loi n°2024-364 du 22 avril 2024, les salariés en arrêt maladie continuent d'acquérir des congés payés (transposition de la jurisprudence CJUE). Les RTT (Réduction du Temps de Travail) pour les cadres en forfait jours s'ajoutent aux congés payés légaux mais relèvent d'un régime distinct (art. L3121-64 du Code du travail).
Oui, l'employeur dispose d'un pouvoir de direction reconnu par la Cour de cassation (Cass. soc. 17 décembre 1991, n°88-44.264) pour fixer les dates de départ en congé et peut refuser ou modifier les dates sollicitées par le salarié dans certaines limites légales. Les motifs valables de refus ou d'ajournement sont notamment : nécessité de service (trop de salariés absents simultanément), fermeture collective imposant d'autres dates, période de forte activité. Toutefois, le refus doit être justifié et non abusif. L'employeur ne peut pas refuser systématiquement les demandes de congé, car cela constitue une violation de l'obligation d'assurer la prise effective des congés payés (Cass. soc. 23 septembre 2020, n°18-23.955 : refus abusif = indemnisation du salarié). L'employeur ne peut pas non plus imposer de prendre les congés payés uniquement pendant la fermeture collective en deçà de 30 jours ouvrables par an. En cas de refus injustifié persistant, le salarié peut saisir l'Inspection du travail (DREETS) ou le Conseil de prud'hommes.
La loi française (Code du travail) ne fixe pas de délai de prévenance précis pour le salarié demandant des congés payés. C'est la convention collective applicable ou les usages d'entreprise qui déterminent ce délai. En pratique, le délai généralement admis est d'un mois avant le début du congé pour les demandes courantes. Pour les congés d'été (juillet-août), la convention Syntec IDCC 1486 impose une demande avant le 31 mars (soit 2 à 5 mois à l'avance). La convention HCR IDCC 1979 (hôtellerie-restauration) exige souvent un délai de 3 mois pour les congés principal. Vérifiez les dispositions de votre convention collective sur Légifrance (legifrance.gouv.fr). Un délai insuffisant peut justifier un refus ou un report de la part de l'employeur. À l'inverse, l'employeur ne peut pas exiger un délai excessif qui rendrait impossible l'exercice du droit aux congés. Pour les congés de courte durée (1-2 jours), le délai est souvent de 48h à 1 semaine selon les pratiques internes.
En principe, les jours fériés légaux (11 jours fériés en France : 1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre) qui tombent pendant la période de congé payé ne sont pas décomptés comme jours de congé payé dans la majorité des conventions collectives. L'article L3133-1 du Code du travail précise que les jours fériés ne réduisent pas la durée des congés payés. Toutefois, cette règle dépend de votre convention collective : certaines conventions décomptent les jours fériés comme des jours de congé (notamment pour les salariés dont l'entreprise est habituellement ouverte ces jours-là). En pratique, si votre congé payé inclut le 14 juillet (par exemple), vérifiez auprès de votre DRH si ce jour est décompté ou non de votre solde de congés. Pour le 1er mai (Fête du Travail), c'est un jour chômé et rémunéré par la loi (art. L3133-4), non imputable sur les congés payés. La jurisprudence de la Cour de cassation (Cass. soc. 4 décembre 2013, n°12-19.412) a confirmé la non-imputation des jours fériés légaux sur les congés payés.
En principe, les congés payés acquis sur la période de référence (1er juin N au 31 mai N+1) doivent être pris avant le 31 mai de l'année suivante. À défaut, ils sont perdus sauf accord collectif prévoyant un report. Toutefois, plusieurs exceptions importantes permettent le report des congés non pris. Première exception : si l'employeur a empêché le salarié de prendre ses congés (refus abusif, fermeture, maladie de l'employeur), la Cour de cassation (Cass. soc. 13 juin 2012, n°11-10.929) considère que les congés non pris ne sont pas perdus et peuvent être reportés ou indemnisés. Deuxième exception : depuis la Loi n°2024-364 du 22 avril 2024, les congés payés acquis pendant un arrêt maladie peuvent être reportés dans un délai de 15 mois à compter de la reprise du travail (transposition de la jurisprudence CJUE Schultz-Hoff 2009, C-350/06). Troisième exception : le Compte Épargne-Temps (CET), si prévu par un accord collectif, permet de capitaliser les jours de congé non pris pour les utiliser ultérieurement ou les monétiser. En l'absence de CET ou de situation d'exception, les congés payés non pris sont definitvement perdus au 31 mai, sans indemnisation, sauf rupture du contrat de travail (indemnité compensatrice de congés payés obligatoire à la rupture).
À la rupture du contrat de travail (démission, licenciement, rupture conventionnelle homologuée par la DREETS, fin de CDD, départ à la retraite), le salarié a droit à une indemnité compensatrice de congés payés pour les congés acquis mais non pris à la date de rupture. L'indemnité est calculée selon la méthode la plus favorable entre deux modes de calcul : la règle du dixième (1/10e des rémunérations brutes totales versées pendant la période de référence) et la règle du maintien de salaire (ce qu'aurait perçu le salarié s'il avait pris ses congés). La méthode retenue est celle qui donne le résultat le plus favorable au salarié (art. L3141-24 du Code du travail). L'indemnité compensatrice de congés payés est soumise aux cotisations sociales (URSSAF) et à l'impôt sur le revenu (Prélèvement à la Source). Elle doit figurer sur le dernier bulletin de paie et le solde de tout compte. Le salarié qui a pris plus de congés qu'il n'en avait acquis peut faire l'objet d'une retenue sur salaire au prorata des jours pris en excès. Les congés RTT non pris donnent lieu à une indemnisation séparée selon les dispositions de la convention collective ou de l'accord d'entreprise applicable.
Les jours de fractionnement sont des jours de congé supplémentaires accordés automatiquement au salarié lorsqu'il prend une partie de ses congés payés en dehors de la période principale (1er mai au 31 octobre). L'article L3141-19 du Code du travail prévoit : 2 jours de fractionnement si le salarié prend au moins 6 jours de congé en dehors de la période principale, et 1 jour de fractionnement si la tranche hors période principale est de 3 à 5 jours. Ces jours de fractionnement constituent un droit légal distinct des 30 jours de congés payés annuels. Exemple : un salarié qui prend 2 semaines de congés en août (dans la période principale) et 1 semaine en décembre (hors période principale, soit 6 jours ouvrables) a droit à 2 jours de fractionnement supplémentaires. Important : le salarié peut renoncer expressément et par écrit à ses jours de fractionnement, notamment si l'employeur lui demande de signer une renonciation lors de la prise de congé hors période principale. Cette renonciation doit être libre et éclairée. Si le salarié ne renonce pas, les jours de fractionnement sont automatiquement portés à son crédit par la DRH. En cas de litige sur les jours de fractionnement, le Conseil de prud'hommes peut être saisi.
Oui, depuis la Loi n°2024-364 du 22 avril 2024, les salariés en arrêt maladie (maladie ordinaire, accident de travail, maladie professionnelle) continuent d'acquérir des congés payés pendant la durée de leur arrêt. Cette réforme majeure transpose en droit français la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE, arrêt Schultz-Hoff du 20 janvier 2009 et arrêt CCOO c/ Deutsche Bank du 14 mai 2019). Concrètement, les droits acquis pendant l'arrêt maladie sont les suivants : pour un arrêt maladie ordinaire (non professionnelle), le salarié acquiert 2 jours ouvrables de congé par mois d'arrêt (au lieu de 2,5 jours pour un salarié présent) ; pour un arrêt lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle, le salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois comme s'il était présent. À son retour de maladie, l'employeur doit informer le salarié du nombre de jours de congé acquis pendant son arrêt dans un délai de 10 jours. Le salarié dispose ensuite de 15 mois à compter de la reprise du travail pour prendre ces congés supplémentaires, même si la période de référence habituelle est dépassée. Ce droit s'applique aux arrêts maladie postérieurs au 24 avril 2024 mais aussi, sous certaines conditions, aux arrêts antérieurs non encore couverts par la prescription de 3 ans.
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