Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France
CONTRAT DE TRAVAIL À DURÉE INDÉTERMINÉE
Conclu conformément aux articles L1221-1 et suivants du Code du travail, aux ordonnances Macron n°2017-1385 à 1390 du 22 septembre 2017, à la Loi Travail El Khomri n°2016-1088 du 8 août 2016 et à la convention collective applicable.
Entre les soussignés
ENTRE LES SOUSSIGNÉS :
1. La société [Employeur Nom], dont le siège social est situé [Employeur Adresse], immatriculée au RCS sous le numéro SIREN [Employeur S I R E N], SIRET [Employeur S I R E T], code APE/NAF [Employeur A P E], immatriculée à l'URSSAF sous le numéro [Employeur U R S S A F], représentée par [Employeur Representant], dûment habilité(e) aux fins des présentes, ci-après dénommée 'L'Employeur',
D'UNE PART,
ET
2. [Salarie Nom], né(e) le [Salarie Naissance] à [Salarie Lieu Naissance], de nationalité [Salarie Nationalite], demeurant [Salarie Adresse], titulaire du numéro de sécurité sociale [Salarie Securite Sociale], ci-après dénommé(e) 'Le Salarié',
D'AUTRE PART,
Il a été convenu et arrêté ce qui suit :
Article 1 - Engagement et fonction
ARTICLE 1 - ENGAGEMENT ET FONCTION
1.1 L'Employeur engage Le Salarié, qui accepte d'être engagé, en qualité de [Poste Intitule], classification [Poste Classification], à compter du [Date Embauche].
1.2 Les missions principales consistent en : [Poste Description].
1.3 Le présent contrat est conclu pour une DURÉE INDÉTERMINÉE conformément à l'article L1221-1 du Code du travail. Le contrat à durée indéterminée constitue la forme normale et générale de la relation de travail (article L1221-2 du Code du travail).
1.4 Le lieu principal d'exécution des prestations est : [Lieu Travail]. Le Salarié pourra être amené à effectuer des déplacements professionnels en France ou à l'étranger dans l'intérêt de l'entreprise.
Article 2 - Convention collective
ARTICLE 2 - CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE
2.1 Le présent contrat est régi par la convention collective suivante : [Convention Collective].
2.2 Le Salarié reconnaît que la convention collective lui est applicable et qu'il en a pris connaissance. Un exemplaire est tenu à sa disposition au sein de l'entreprise et sur le site Légifrance (legifrance.gouv.fr). Toute modification ultérieure de la convention collective s'applique de plein droit au présent contrat.
Article 3 - Période d'essai
ARTICLE 3 - PÉRIODE D'ESSAI
3.1 Le présent contrat est conclu sous réserve d'une période d'essai de [Periode Essai], conformément à l'article L1221-19 du Code du travail.
3.2 Pendant la période d'essai, chaque partie peut rompre le contrat sans indemnité, sous réserve de respecter les délais de prévenance des articles L1221-25 et L1221-26 du Code du travail (24h à 1 mois selon l'ancienneté et la partie initiatrice).
Article 4 - Rémunération
ARTICLE 4 - RÉMUNÉRATION ET AVANTAGES
4.1 En contrepartie de son travail, Le Salarié percevra une rémunération mensuelle brute de [Salaire Brut] €, pour une durée hebdomadaire de [Duree Hebdomadaire], conformément au minimum conventionnel et au SMIC en vigueur (1 801,80 € brut mensuel en 2025 pour 35 heures).
4.2 Prime d'ancienneté ou 13e mois : [Prime Anciennete].
4.3 Tickets restaurant : [Tickets Restaurant] (la part employeur est exonérée de cotisations URSSAF dans la limite de 7,18 € par titre en 2025).
4.4 Mutuelle d'entreprise : [Mutuelle], conformément à l'ANI du 11 janvier 2013 et à la Loi de sécurisation de l'emploi n°2013-504 du 14 juin 2013.
4.5 Prévoyance complémentaire (le cas échéant) : [Prevoyance].
4.6 La rémunération sera versée mensuellement par virement bancaire au plus tard le dernier jour du mois travaillé. L'Employeur retient les cotisations salariales URSSAF, le prélèvement à la source (PAS) selon le taux transmis par la DGFiP, et toute saisie-arrêt éventuelle. Une fiche de paie conforme à l'article L3243-2 du Code du travail sera remise chaque mois.
Article 5 - Durée du travail et congés
ARTICLE 5 - DURÉE DU TRAVAIL ET CONGÉS PAYÉS
5.1 La durée hebdomadaire de travail est fixée à [Duree Hebdomadaire], conformément à la durée légale de 35 heures de l'article L3121-27 du Code du travail.
5.2 Les heures supplémentaires éventuelles seront majorées de 25% pour les 8 premières heures et de 50% au-delà, conformément à l'article L3121-36 du Code du travail.
5.3 Le Salarié bénéficie de [Jours Conges] de congés payés annuels, conformément aux articles L3141-3 et L3141-4 du Code du travail (2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif).
5.4 En cas de maladie ou d'accident, Le Salarié devra avertir l'Employeur dans les 48 heures et fournir un certificat médical. L'indemnité journalière sera versée selon les barèmes de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) et complétée par l'Employeur selon les dispositions de la convention collective.
Article 6 - Rupture du contrat
ARTICLE 6 - RUPTURE DU CONTRAT
6.1 Démission : en cas de démission, Le Salarié devra respecter un préavis de [Preavis Demission] à compter de la notification écrite de sa démission par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge.
6.2 Licenciement : en cas de licenciement par l'Employeur, le préavis sera de [Preavis Licenciement], conformément à l'article L1234-1 du Code du travail. La procédure suivra les articles L1232-1 et suivants : convocation à un entretien préalable (5 jours ouvrables minimum avant), entretien, notification par lettre recommandée avec accusé de réception (2 jours ouvrables après l'entretien).
6.3 Indemnité légale de licenciement : conformément à l'article R1234-2 du Code du travail, après 8 mois d'ancienneté, l'indemnité légale s'élève à 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois au-delà.
6.4 Rupture conventionnelle homologuée : les parties peuvent également convenir d'un commun accord d'une rupture conventionnelle conformément aux articles L1237-11 et suivants du Code du travail (Loi n°2008-596 du 25 juin 2008), avec homologation par la DREETS dans un délai de 15 jours ouvrés.
Article 7 - Clauses spécifiques
ARTICLE 7 - CLAUSES SPÉCIFIQUES
7.1 Clause de non-concurrence : [Clause Non Concurrence]. Si applicable, conforme à la jurisprudence de la Cour de cassation (arrêt du 10 juillet 2002) exigeant une limitation temporelle, géographique, sectorielle et une contrepartie financière proportionnée.
7.2 Clause de mobilité : [Clause Mobilite]. Si applicable, la zone géographique doit être définie précisément (Cour de cassation, soc., 7 juin 2006, n°04-45.846).
7.3 Clause de confidentialité : [Clause Confidentialite]. Le Salarié s'engage à respecter la confidentialité de toutes informations professionnelles, commerciales, techniques ou stratégiques dont il aurait connaissance, pendant et après l'exécution du contrat.
7.4 Représentation du personnel : Le Salarié est informé que l'entreprise dispose d'un Comité Social et Économique (CSE) conformément aux ordonnances Macron n°2017-1386 du 22 septembre 2017, ayant fusionné le Comité d'Entreprise, les Délégués du Personnel et le CHSCT depuis le 1er janvier 2020.
7.5 En cas de litige relatif à la formation, l'exécution ou la rupture du présent contrat, le Conseil de prud'hommes du lieu d'exécution du travail sera seul compétent, conformément à l'article R1412-1 du Code du travail.
Signature
SIGNATURE
Fait en deux exemplaires originaux à [Lieu Signature], le [Date Signature], chaque partie en ayant reçu un et paraphé chaque page.
L'Employeur : __________________________ Le Salarié : __________________________
[Employeur Representant] [Salarie Nom]
(Lu et approuvé) (Lu et approuvé)
L'Employeur
________________
Signature
Le Salarié
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France ?
Le Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) en France est la forme normale et générale de la relation salariée selon l'article L1221-2 du Code du travail. Conclu sans terme fixé, il lie un employeur français inscrit au Registre du commerce et des sociétés (RCS) et un salarié pour une durée illimitée, et ne peut être rompu que par démission, licenciement pour cause réelle et sérieuse, rupture conventionnelle homologuée par la DREETS, départ ou mise à la retraite, ou force majeure (article L1231-1 du Code du travail).
Le cadre juridique français du CDI s'articule autour de plusieurs textes structurants. Le Code du travail (Livre II, Titre II) en fixe les règles fondamentales avec les articles L1221-1 à L1245-2. Les ordonnances Macron n°2017-1385 à 1390 du 22 septembre 2017 ont profondément réformé le droit du licenciement avec le barème Macron (article L1235-3) et la fusion des instances représentatives du personnel en Comité Social et Économique (CSE) unique. La Loi Travail El Khomri n°2016-1088 du 8 août 2016 a renforcé la primauté de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche dans plusieurs domaines. La Loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 dite Plein emploi a renommé Pôle Emploi en France Travail et réformé l'accompagnement des demandeurs.
La Loi Toubon n°94-665 du 4 août 1994 impose l'usage exclusif de la langue française dans tout contrat de travail conclu pour un travail exécuté sur le territoire français, sous peine d'inopposabilité au salarié des clauses rédigées en langue étrangère. La Cour de cassation (Cass. soc. 24 juin 2015, n°14-13.829) a constamment réaffirmé cette obligation, y compris pour les entreprises à dimension internationale dont le salarié est ressortissant étranger. Une traduction peut accompagner le contrat en français mais ne peut s'y substituer.
Le CDI est en principe consensuel et n'exige pas d'écrit ad validitatem en cas de temps plein, mais l'écrit est obligatoire pour les CDI à temps partiel (article L3123-6 du Code du travail), pour les clauses spécifiques telles que la clause de non-concurrence, la clause de mobilité, la clause de dédit-formation, ainsi que pour la communication des informations essentielles imposée par la transposition de la Directive (UE) 2019/1152 par l'ordonnance n°2023-1142 du 6 décembre 2023. L'employeur dispose d'un délai de 7 jours calendaires à compter de l'embauche pour remettre au salarié un document écrit récapitulant les éléments essentiels du contrat.
La rémunération minimale est encadrée par le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) fixé à 11,88 € brut horaire et 1 801,80 € brut mensuel pour 35 heures en 2025 (Décret n°2024-1131 du 4 décembre 2024). Les conventions collectives de branche étendues par arrêté ministériel imposent des minima conventionnels souvent supérieurs au SMIC selon la classification (position, coefficient, niveau) du salarié. Les cotisations sociales URSSAF (environ 22% côté salarié sur le brut), AGIRC-ARRCO (retraite complémentaire), CPAM (assurance maladie) et France Travail (chômage) sont prélevées à la source par l'employeur. Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu (PAS) est en vigueur depuis le 1er janvier 2019 selon les taux transmis par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP).
Les litiges relatifs au CDI relèvent exclusivement du Conseil de prud'hommes (article L1411-1 du Code du travail) du lieu d'exécution du travail. La procédure est gratuite, la représentation par avocat n'est pas obligatoire en première instance et le salarié peut se faire assister par un défenseur syndical, un conjoint ou un collègue. L'appel est porté devant la chambre sociale de la Cour d'appel, le pourvoi en cassation devant la chambre sociale de la Cour de cassation. La prescription des actions est de 12 mois pour le licenciement (article L1471-1), 24 mois pour la discrimination, 3 ans pour le rappel de salaire (article L3245-1).
Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France ?
Le Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) en France s'impose dans la majorité des relations salariées et constitue la forme par défaut imposée par l'article L1221-2 du Code du travail. Les situations suivantes justifient la rédaction et la signature d'un CDI écrit en bonne et due forme.
Embauche d'un salarié pour un poste pérenne dans l'entreprise. Le CDI est la forme par défaut pour tout poste ayant vocation à durer dans le temps, sans terme prédéfini. L'employeur doit recourir au CDI lorsque le poste correspond à une activité normale et permanente de l'entreprise (article L1242-1 du Code du travail). Le recours abusif au CDD pour pourvoir un emploi durable expose l'employeur à une requalification judiciaire en CDI prononcée par le Conseil de prud'hommes, avec versement d'une indemnité de requalification minimum d'un mois de salaire (article L1245-2 du Code du travail) en sus des indemnités de rupture.
Transformation d'un CDD ou d'une mission d'intérim en CDI. À l'issue d'un CDD non renouvelé conforme aux limitations de l'article L1242-8 (18 mois maximum, 24 mois avec renouvellement, 9 mois pour mission précise) ou d'une succession de missions d'intérim chez le même utilisateur, l'employeur peut formaliser un CDI. La période d'essai d'un nouveau CDI est alors réduite de la durée du CDD ou des missions intérimaires antérieures effectuées sur le même poste (article L1243-11 du Code du travail), et l'ancienneté est intégralement reprise pour le calcul des droits.
Embauche d'un cadre avec forfait jours ou clause de non-concurrence. Pour un poste de cadre soumis à un forfait jours annuel (maximum 218 jours par an selon l'article L3121-64 du Code du travail), l'écrit du CDI est obligatoire et doit préciser le nombre de jours travaillés, les modalités de décompte, les jours de RTT (Réduction du Temps de Travail), les modalités de contrôle de la charge de travail et de respect des temps de repos. La clause de non-concurrence, validée par la Cour de cassation (arrêt Chambre sociale du 10 juillet 2002) sous conditions strictes (limitation temporelle, géographique, sectorielle et contrepartie financière obligatoire), exige également l'écrit ad solemnitatem.
Embauche d'un ressortissant étranger hors Union européenne, Espace économique européen et Suisse. L'employeur doit obtenir une autorisation de travail délivrée par la Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) avant l'embauche, conformément à l'article L5221-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le contrat de travail écrit en français doit être joint à la demande, préciser la fonction, le salaire conforme au minimum conventionnel et SMIC, l'adresse du lieu de travail et l'identité de l'employeur (SIREN). La déclaration préalable à l'embauche (DPAE) doit être effectuée auprès de l'URSSAF dans les 8 jours précédant l'embauche.
Embauche d'un salarié à temps partiel. Le CDI à temps partiel exige obligatoirement un écrit conformément à l'article L3123-6 du Code du travail, mentionnant la durée de travail hebdomadaire ou mensuelle, la répartition de la durée du travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois, les cas dans lesquels cette répartition peut être modifiée, les limites dans lesquelles peuvent être accomplies des heures complémentaires (10% à 33% de la durée prévue). À défaut d'écrit, le contrat est présumé conclu à temps plein, présomption que l'employeur peut difficilement renverser (Cour de cassation, soc. 9 février 2022, n°20-13.575).
Reprise d'un salarié après un transfert d'entreprise. En cas de cession, fusion ou transmission universelle de patrimoine au sens de l'article L1224-1 du Code du travail, tous les contrats de travail en cours sont automatiquement transférés au nouvel employeur avec maintien intégral des conditions de travail (ancienneté, rémunération, qualification, avantages individuels acquis). La signature d'un nouveau CDI avec le repreneur n'est juridiquement nécessaire qu'en cas de modification substantielle du contrat acceptée par le salarié, mais elle peut être souhaitable pour formaliser les nouvelles modalités de travail.
Embauche d'un salarié protégé ou d'un délégué syndical. Pour les fonctions de représentation du personnel (membre du CSE, délégué syndical, conseiller prud'homal, conseiller du salarié), le CDI écrit doit mentionner la protection statutaire applicable. Le licenciement de ces salariés protégés exige l'autorisation préalable de l'Inspection du travail (DREETS) conformément aux articles L2411-1 et suivants du Code du travail, à peine de réintégration ordonnée par le Conseil de prud'hommes ou la juridiction administrative.
Embauche avec rémunération variable, commissions ou bonus annuel. Lorsqu'une partie significative de la rémunération est variable (commissions sur ventes pour un commercial, bonus annuel pour un cadre dirigeant, intéressement, participation aux bénéfices), le CDI doit définir précisément le mode de calcul, la période de référence, la fréquence de paiement, les conditions d'éligibilité et les modalités en cas de départ en cours d'exercice. La Cour de cassation (soc. 19 mai 2009, n°07-45.692) a constamment jugé que les commissions et bonus contractuels intègrent la base de calcul des indemnités de congés payés, de préavis et de licenciement, et que toute modification unilatérale de leur mode de calcul constitue une modification substantielle du contrat exigeant l'accord du salarié.
Que faut-il inclure dans votre Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France ?
Le Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) en France doit comporter une série de mentions obligatoires et de clauses facultatives qui en assurent la validité, l'opposabilité et la protection des deux parties. Voici les composantes essentielles que tout CDI conforme au droit français doit intégrer.
Identification complète des parties. L'identification précise de l'employeur comprend la dénomination sociale, la forme juridique (SAS, SARL, SA, SCI, EURL, SASU), le siège social, le numéro SIREN à 9 chiffres attribué par l'INSEE, le numéro SIRET à 14 chiffres de l'établissement d'affectation, le code APE/NAF (4 chiffres + lettre) qui détermine la convention collective applicable, le numéro de cotisant URSSAF, et l'identité du représentant légal habilité (président de SAS, gérant de SARL, directeur général de SA). Pour le salarié : nom et prénoms tels que figurant sur la pièce d'identité, date et lieu de naissance, nationalité, adresse de résidence, numéro de sécurité sociale (NIR) à 15 chiffres figurant sur la carte Vitale, et le cas échéant titre de séjour pour les ressortissants hors UE/EEE/Suisse.
Qualification et description des missions. L'intitulé exact du poste (par exemple Développeur web full-stack senior, Comptable principal, Responsable commercial grands comptes), la classification conventionnelle complète (position, coefficient, niveau, échelon) selon la grille de la convention collective applicable (Syntec IDCC 1486 pour bureaux d'études techniques, Métallurgie IDCC 3248 pour industrie métallurgique, HCR IDCC 1979 pour hôtellerie-restauration, etc.), et la description détaillée des missions principales en 5 à 10 puces concrètes. Cette description constitue le cadre objectif des prestations attendues et constitue un élément central en cas de litige sur une modification unilatérale d'un élément essentiel du contrat (jurisprudence constante depuis Cour de cassation Sociale 10 juillet 1996, arrêt Le Berre).
Lieu d'exécution du travail et clause de mobilité. L'adresse précise du lieu principal d'exercice du travail (rue, numéro, code postal, commune) doit figurer au contrat. Pour le télétravail régulier, l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 26 novembre 2020 et l'article L1222-9 du Code du travail imposent de préciser les modalités d'organisation, la prise en charge des coûts (la jurisprudence Cass. soc. 4 décembre 2019 impose l'indemnisation des frais professionnels engagés au domicile), les plages horaires de joignabilité et les modalités de retour au présentiel. Toute clause de mobilité géographique doit définir précisément la zone d'application (Cour de cassation, soc. 7 juin 2006, n°04-45.846).
Rémunération et avantages. Le salaire mensuel brut exprimé en euros (format 3 500,00 € avec espace insécable et virgule décimale conformément à la norme française), la périodicité de paiement (mensuelle obligatoire selon l'article L3242-1 du Code du travail), le mode de paiement (virement bancaire obligatoire depuis le décret n°2015-1148 pour les rémunérations supérieures à 1 500 € par mois), la convention collective applicable et la classification associée. Doivent également figurer : la prime de 13e mois ou prime de fin d'année si prévue par la convention collective, la prime d'ancienneté, les tickets restaurant (valeur faciale maximale 13,15 € en 2025 dont 7,18 € maximum côté employeur exonéré URSSAF), la mutuelle d'entreprise obligatoire depuis l'ANI 2013 (employeur minimum 50%), la prévoyance complémentaire cadres (1,50% T1 employeur selon ANI du 17 novembre 2017), les éventuels avantages en nature (véhicule de fonction, logement).
Durée du travail et organisation. La durée hebdomadaire de travail (35 heures légales selon l'article L3121-27 du Code du travail, ou 37/39 heures avec RTT, ou forfait jours pour cadres limité à 218 jours par an selon l'article L3121-64), la répartition sur les jours de la semaine, les modalités de gestion des heures supplémentaires (majorations de 25% pour les 8 premières heures, 50% au-delà conformément à l'article L3121-36 du Code du travail), les éventuelles astreintes et leur indemnisation, le repos quotidien (11 heures consécutives minimum selon l'article L3131-1) et le repos hebdomadaire (35 heures consécutives = 24+11 selon l'article L3132-2).
Période d'essai. La durée maximale de la période d'essai est fixée par l'article L1221-19 du Code du travail : 2 mois pour ouvriers et employés, 3 mois pour agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour cadres. Le renouvellement est possible une seule fois si la convention collective de branche étendue le prévoit expressément et si la lettre d'engagement ou le contrat de travail le mentionne. Les délais de prévenance des articles L1221-25 et L1221-26 doivent être respectés (24 heures pour moins de 8 jours d'ancienneté, jusqu'à 1 mois pour 3 mois et plus d'ancienneté côté employeur).
Congés payés et absences. Le droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif (5 semaines = 30 jours ouvrables annuels) selon l'article L3141-3 du Code du travail, les modalités de prise des congés (période de référence du 1er juin au 31 mai, ordre des départs fixé par l'employeur), les autres congés légaux (congé maternité 16 semaines, congé paternité 25 jours calendaires dont 7 obligatoires selon réforme 2021, congés exceptionnels pour événements familiaux). La Loi n°2024-364 du 22 avril 2024 a aligné le droit français sur la jurisprudence européenne en permettant l'acquisition de congés payés pendant les arrêts maladie.
Clauses spécifiques optionnelles. La clause de non-concurrence régie par la jurisprudence (Cass. soc. 10 juillet 2002, n°00-45.135) exige cumulativement : limitation dans le temps (généralement 1 à 2 ans), limitation géographique précise, limitation sectorielle, contrepartie financière proportionnée (généralement 30 à 50% du salaire brut mensuel). La clause de mobilité géographique doit définir précisément la zone d'application. La clause de dédit-formation prévoyant le remboursement des frais de formation en cas de départ doit respecter les conditions de l'article L6322-66 du Code du travail. La clause de confidentialité impose le secret sur les informations professionnelles, commerciales, techniques et stratégiques. Pour télécharger un modèle de CDI complet conforme au Code du travail français, les utilisateurs peuvent consulter forms-legal.com qui propose des modèles vérifiés pour la France.
Mentions obligatoires DPAE et organismes sociaux. Le contrat doit mentionner ou permettre de déduire les organismes de rattachement : URSSAF (cotisations sociales et chômage France Travail/UNEDIC), CPAM (assurance maladie), CAF (allocations familiales), caisse de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, médecine du travail (SPST = Service de Prévention et Santé au Travail), organisme paritaire collecteur agréé (OPCO) pour la formation professionnelle. La déclaration préalable à l'embauche (DPAE) doit être effectuée auprès de l'URSSAF dans les 8 jours précédant l'embauche via net-entreprises.fr, sous peine de sanctions pénales pour travail dissimulé (articles L8221-1 et L8224-1 du Code du travail). Voir aussi le Contrat de Travail à Durée Déterminée (CDD) pour les missions temporaires et la Convention de Rupture Conventionnelle Homologuée pour la rupture amiable du CDI.
Comment remplir votre Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France
Le Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) en France se rédige avec méthode et rigueur. Les étapes ci-dessous accompagnent l'employeur et le candidat dans la rédaction et la signature d'un CDI conforme au Code du travail.
Étape 1 - Identifier précisément les parties. Renseignez la dénomination sociale exacte de l'employeur telle qu'enregistrée au Registre du commerce et des sociétés (extrait Kbis valide moins de 3 mois disponible sur infogreffe.fr ou via le Guichet unique INPI à formalites.entreprises.gouv.fr), suivie de la forme juridique (SAS, SARL, SA, SCI, EURL, SASU), le siège social complet, le numéro SIREN à 9 chiffres, le numéro SIRET à 14 chiffres de l'établissement d'affectation, le code APE/NAF à 4 chiffres et 1 lettre attribué par l'INSEE, et le numéro de cotisant URSSAF. Pour le salarié : nom et prénoms exacts conformes à la pièce d'identité (carte nationale d'identité ou passeport), date et lieu de naissance, nationalité, adresse complète, numéro de sécurité sociale (NIR) à 15 chiffres figurant sur la carte Vitale, et pour les ressortissants étrangers hors UE/EEE/Suisse copie du titre de séjour autorisant le travail.
Étape 2 - Déterminer la convention collective applicable. Identifiez la convention collective de branche étendue applicable en fonction du code APE/NAF principal de l'entreprise. Les conventions collectives les plus fréquentes sont Syntec IDCC 1486 (bureaux d'études techniques, conseils, ingénierie, informatique), Métallurgie IDCC 3248 (industrie métallurgique unifiée depuis 2024), HCR IDCC 1979 (hôtellerie-restauration), Commerce de détail non alimentaire IDCC 1517, Bâtiment IDCC 1597 (ouvriers entreprises 10 salariés et plus), Transport routier IDCC 16. Consultez la base de données Légifrance (legifrance.gouv.fr) ou le portail SVP. La convention collective détermine les minima salariaux, la classification des emplois, les primes obligatoires (13e mois, prime d'ancienneté), la durée des préavis et la durée de la période d'essai.
Étape 3 - Définir le poste et les missions. Indiquez l'intitulé précis du poste (par exemple Développeur web full-stack senior, Comptable confirmé, Responsable commercial grands comptes), la classification conventionnelle complète (position, coefficient, niveau, échelon selon la grille de la convention collective), et détaillez les missions principales en 5 à 10 puces concrètes. Évitez les formulations vagues comme toute autre tâche utile à l'entreprise qui sont systématiquement rejetées par les Conseils de prud'hommes en cas de litige sur une modification unilatérale du contrat (jurisprudence Cour de cassation Sociale 10 juillet 1996, arrêt Le Berre).
Étape 4 - Fixer le lieu de travail et l'organisation horaire. Précisez l'adresse exacte du lieu de travail principal (rue, numéro, code postal, commune). Si le télétravail régulier est prévu, ajoutez une clause télétravail conforme à l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 26 novembre 2020 et à l'article L1222-9 du Code du travail (modalités d'organisation, prise en charge des frais professionnels, plages horaires de joignabilité, modalités de retour au présentiel). Indiquez la durée hebdomadaire de travail : 35 heures (durée légale selon l'article L3121-27), 37 ou 39 heures avec jours de RTT (Réduction du Temps de Travail) compensant les heures au-delà des 35h, ou forfait jours annuel pour les cadres dans la limite de 218 jours par an selon l'article L3121-64.
Étape 5 - Définir la rémunération. Indiquez le salaire brut mensuel en euros (format avec espace insécable pour les milliers et virgule décimale : 3 500,00 €), conforme au minimum conventionnel applicable et au SMIC en vigueur (1 801,80 € brut mensuel en 2025 pour 35 heures soit 11,88 €/h selon le Décret n°2024-1131 du 4 décembre 2024). Précisez les éléments variables : commissions, bonus, prime d'objectifs avec leur mode de calcul, période de référence et conditions d'éligibilité. Ajoutez les avantages : 13e mois ou prime de fin d'année si prévue par la convention collective, prime d'ancienneté, tickets restaurant (valeur faciale jusqu'à 13,15 € en 2025, employeur jusqu'à 7,18 € exonéré URSSAF), mutuelle d'entreprise (employeur 50% minimum depuis ANI 2013), prévoyance complémentaire cadres (1,50% T1 employeur selon ANI 17 novembre 2017), éventuels avantages en nature (véhicule de fonction avec valorisation fiscale, logement de fonction).
Étape 6 - Préciser la période d'essai. Fixez la durée de la période d'essai dans la limite légale de l'article L1221-19 du Code du travail : 2 mois maximum pour ouvriers et employés, 3 mois maximum pour agents de maîtrise et techniciens, 4 mois maximum pour cadres. Précisez si elle est renouvelable une fois (uniquement si la convention collective de branche étendue le prévoit expressément). Si le salarié arrive d'un CDD ou d'une mission d'intérim sur le même poste, la durée de cette mission est déduite de la période d'essai du nouveau CDI conformément à l'article L1243-11 du Code du travail.
Étape 7 - Insérer les clauses spécifiques nécessaires. Selon le profil du poste, ajoutez les clauses appropriées en respectant strictement la jurisprudence : clause de non-concurrence (limitation temporelle, géographique et sectorielle + contrepartie financière obligatoire proportionnée à 30-50% du salaire mensuel selon la jurisprudence Cass. soc. 10 juillet 2002), clause de mobilité géographique (zone précisément définie selon Cass. soc. 7 juin 2006), clause de dédit-formation conforme à l'article L6322-66 du Code du travail, clause de confidentialité, clause de propriété intellectuelle pour les fonctions créatives (article L113-9 du Code de la propriété intellectuelle pour les logiciels créés par un salarié).
Étape 8 - Signer et formaliser. Signez le CDI en deux exemplaires originaux paraphés à chaque page, datés du jour de la signature (format JJ/MM/AAAA) et signés par les deux parties. Chaque page peut comporter la mention manuscrite Lu et approuvé avant la signature, bien que cette mention soit facultative depuis la suppression de l'article 1326 ancien du Code civil par l'ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016. Remettez immédiatement un exemplaire au salarié et conservez l'autre au dossier du personnel.
Étape 9 - Effectuer la DPAE et les formalités d'embauche. Effectuez la Déclaration Préalable à l'Embauche (DPAE) auprès de l'URSSAF dans les 8 jours précédant l'embauche via le portail net-entreprises.fr (déclaration unique remplaçant 9 formalités antérieures). Inscrivez le salarié au registre unique du personnel (article L1221-13 du Code du travail). Affiliez le salarié auprès du Service de Prévention et Santé au Travail (SPST) pour la visite d'information et de prévention obligatoire dans les 3 mois suivant l'embauche (article R4624-10 du Code du travail). Communiquez au salarié les éléments essentiels du contrat dans les 7 jours calendaires conformément à la transposition de la Directive (UE) 2019/1152 par l'ordonnance n°2023-1142 du 6 décembre 2023.
Étape 10 - Conserver le dossier 5 ans minimum. Conservez tous les documents contractuels au minimum 5 ans après la fin du contrat, ainsi que les bulletins de paie pendant 5 ans (article L3243-4 du Code du travail) et le registre unique du personnel pendant 5 ans après le départ du salarié. La fiche de paie doit être remise chaque mois selon le format dématérialisé ou papier (article L3243-2 du Code du travail), et le solde de tout compte, le certificat de travail et l'attestation France Travail doivent être délivrés au départ du salarié.
Exigences juridiques pour Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France
Le Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) en France est soumis à de nombreuses exigences légales qui s'imposent à peine de nullité, de requalification, d'inopposabilité ou de sanctions pénales et administratives. Le respect de ces obligations conditionne la validité du contrat et protège l'employeur des contentieux prud'homaux.
Obligations préalables à l'embauche. L'employeur doit être préalablement immatriculé au Registre du commerce et des sociétés (RCS) auprès du Greffe du Tribunal de commerce, disposer d'un numéro SIREN à 9 chiffres attribué par l'INSEE, et être inscrit à l'URSSAF en qualité de cotisant employeur. Avant toute embauche, l'employeur doit affilier l'entreprise aux organismes obligatoires : caisse de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, Service de Prévention et Santé au Travail (SPST anciennement médecine du travail), organisme paritaire collecteur agréé (OPCO) pour la formation professionnelle continue.
Déclaration préalable à l'embauche (DPAE). Au plus tard 8 jours avant l'embauche (et au plus tard le jour même), l'employeur doit effectuer la Déclaration Préalable à l'Embauche (DPAE) auprès de l'URSSAF via le portail net-entreprises.fr (article R1221-1 du Code du travail). La DPAE regroupe 9 formalités antérieures dont l'immatriculation du salarié à la CPAM, la déclaration au SPST, l'affiliation à l'assurance chômage France Travail. Le défaut de DPAE constitue un travail dissimulé sanctionné pénalement par l'article L8224-1 du Code du travail : 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (multipliés par 5 pour les personnes morales), exclusion des marchés publics, remboursement des aides publiques.
Forme du contrat. Le CDI à temps plein n'exige pas l'écrit ad validitatem : il peut valablement être conclu oralement. Toutefois, l'écrit est obligatoire ad solemnitatem (à peine de nullité ou de requalification) pour : le CDI à temps partiel (article L3123-6 du Code du travail), le CDI intermittent (article L3123-33), la clause de non-concurrence, la clause de mobilité, la clause de dédit-formation, la clause de période d'essai et son renouvellement, la convention de forfait jours pour les cadres. L'écrit doit être établi en deux exemplaires originaux signés par les deux parties, chacune en recevant un.
Mentions obligatoires depuis la Directive (UE) 2019/1152. Depuis la transposition par l'ordonnance n°2023-1142 du 6 décembre 2023 modifiant le Code du travail (articles L1221-5-1 et R1221-34 à R1221-39), l'employeur doit communiquer par écrit au salarié, au plus tard le 7e jour calendaire suivant l'embauche, les éléments essentiels du contrat : identité des parties, lieu de travail, intitulé du poste et classification, date de début, durée prévue, durée du congé annuel, durée des préavis, rémunération de base et compléments, durée et organisation du travail, convention collective applicable, identité de l'organisme social de rattachement, droit à la formation, conditions de période d'essai. À défaut, le salarié peut mettre l'employeur en demeure puis saisir le Conseil de prud'hommes.
Respect du SMIC et des minima conventionnels. Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) est fixé par décret annuel (Décret n°2024-1131 du 4 décembre 2024 pour 2025 : 11,88 €/h, 1 801,80 € mensuel pour 35h). Les conventions collectives de branche étendues fixent des minima conventionnels souvent supérieurs au SMIC selon la classification. La rémunération effective ne peut être inférieure ni au SMIC ni au minimum conventionnel applicable. Le non-respect expose à des rappels rétroactifs de salaire avec intérêts moratoires au taux légal (article L1241-1 du Code monétaire et financier), un redressement URSSAF avec majorations de 25%, et des sanctions pénales (amende de 1 500 € pour les personnes physiques, 7 500 € pour les personnes morales selon l'article R3233-1 du Code du travail).
Loi Toubon et obligation de rédaction en français. La Loi n°94-665 du 4 août 1994 dite Loi Toubon impose la rédaction en langue française de tout contrat de travail conclu pour un travail exécuté sur le territoire français (article L1221-3 du Code du travail). Une traduction peut accompagner le contrat mais ne peut s'y substituer. La Cour de cassation (Cass. soc. 24 juin 2015, n°14-13.829) a constamment refusé d'opposer au salarié les clauses d'un contrat rédigé en anglais, même pour un salarié de nationalité étrangère ou parlant couramment cette langue. Les sanctions sont l'inopposabilité au salarié des clauses non traduites.
Obligations en matière de cotisations sociales URSSAF. L'employeur doit retenir mensuellement les cotisations salariales URSSAF (environ 22% du brut, soit environ 0,75% CSG/CRDS, 9,20% CSG sur 98,25% du brut, 6,90% retraite plafonnée CNAV, 3,15% AGIRC-ARRCO T1, etc.) et y ajouter sa propre cotisation patronale (environ 25-42% du brut selon la taille de l'entreprise et le secteur). Les cotisations financent l'assurance maladie-maternité-invalidité-décès (CPAM), les pensions (CNAV + AGIRC-ARRCO), le chômage (UNEDIC/France Travail), les allocations familiales (CAF), les accidents du travail et maladies professionnelles (CARSAT). Le paiement s'effectue mensuellement (entreprises 50 salariés et plus) ou trimestriellement (moins de 50) via la DSN (Déclaration Sociale Nominative) sur net-entreprises.fr.
Prélèvement à la source (PAS) de l'impôt sur le revenu. Depuis le 1er janvier 2019 (Loi de finances n°2017-1837 du 30 décembre 2017), l'employeur retient mensuellement le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu selon le taux personnalisé transmis par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) via la DSN. À défaut de taux transmis (nouvel employé), le taux neutre du barème par défaut s'applique. L'employeur reverse mensuellement le PAS au receveur des impôts via la DSN.
Documents sociaux obligatoires. L'employeur doit tenir le registre unique du personnel (article L1221-13 du Code du travail), délivrer mensuellement la fiche de paie (article L3243-2 du Code du travail), tenir à disposition de l'Inspection du travail les bulletins de paie et accords collectifs. Au départ du salarié, l'employeur doit remettre : le solde de tout compte (article L1234-20 du Code du travail), le certificat de travail (article L1234-19 du Code du travail), l'attestation France Travail (ex Pôle Emploi) pour l'ouverture des droits au chômage, l'attestation de retraite supplémentaire le cas échéant.
Égalité de traitement et non-discrimination. Le Code du travail (articles L1132-1 et L1142-1) et la Loi n°2008-496 du 27 mai 2008 interdisent toute discrimination directe ou indirecte fondée sur 25 critères protégés (âge, sexe, origine, situation de famille, grossesse, apparence physique, patronyme, lieu de résidence, état de santé, handicap, caractéristiques génétiques, mœurs, orientation sexuelle, identité de genre, opinions politiques, convictions religieuses, etc.). Le salarié qui établit des faits laissant présumer une discrimination renverse la charge de la preuve sur l'employeur. Le Défenseur des Droits peut être saisi en parallèle d'une action prud'homale.
Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France
Le Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) en France présente plusieurs écueils récurrents qui génèrent des litiges devant le Conseil de prud'hommes et exposent l'employeur à des condamnations financières lourdes. Voici les erreurs à éviter absolument lors de la rédaction et de l'exécution du CDI.
Erreur 1 - Rédiger le contrat dans une langue étrangère. L'erreur fréquente dans les groupes internationaux consiste à rédiger le CDI uniquement en anglais ou à utiliser un modèle bilingue où la version française n'est qu'une annexe. La Loi Toubon n°94-665 du 4 août 1994 impose la rédaction en langue française de tout contrat de travail exécuté en France (article L1221-3 du Code du travail). La Cour de cassation (Cass. soc. 24 juin 2015, n°14-13.829) a constamment refusé d'opposer au salarié les clauses rédigées en langue étrangère, même pour un salarié anglophone ou de nationalité étrangère. Les clauses concernées (rémunération variable, non-concurrence, mobilité) deviennent inopposables et le salarié peut les ignorer ou exiger leur traduction certifiée.
Erreur 2 - Omettre l'écrit pour un CDI à temps partiel. Contrairement au CDI à temps plein, le CDI à temps partiel exige obligatoirement un écrit conformément à l'article L3123-6 du Code du travail mentionnant la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail, la répartition de cette durée entre les jours ou les semaines, les cas dans lesquels la répartition peut être modifiée, les limites pour les heures complémentaires (10% à 33% maximum de la durée prévue). À défaut d'écrit, le contrat est présumé conclu à temps plein, présomption quasi-irréfragable selon la Cour de cassation (Cass. soc. 9 février 2022, n°20-13.575). L'employeur est alors condamné à payer la différence entre le salaire payé à temps partiel et un salaire temps plein.
Erreur 3 - Stipuler une clause de non-concurrence sans contrepartie financière. La clause de non-concurrence est strictement encadrée par la jurisprudence depuis l'arrêt fondateur de la Cour de cassation Sociale du 10 juillet 2002 (n°00-45.135). Elle exige cumulativement : une limitation dans le temps (généralement 1 à 2 ans maximum), une limitation géographique précise, une limitation sectorielle (activités concurrentes), une contrepartie financière proportionnée (généralement 30 à 50% du salaire brut mensuel), et la prise en compte des spécificités de l'emploi. L'absence d'un seul de ces critères entraîne la nullité de la clause, et le salarié qui aurait respecté une clause nulle peut obtenir des dommages-intérêts représentant l'équivalent de la contrepartie indue (Cass. soc. 22 juin 2011, n°09-71.567). La contrepartie ne peut être minorée ni supprimée si l'employeur renonce tardivement à la clause après la rupture (Cass. soc. 21 janvier 2015, n°13-25.470).
Erreur 4 - Renouveler la période d'essai sans clause expresse et sans accord du salarié. Le renouvellement de la période d'essai n'est valable que si trois conditions cumulatives sont réunies (jurisprudence constante depuis Cass. soc. 25 février 2009, n°07-44.546) : la convention collective de branche étendue le prévoit expressément, le contrat de travail ou la lettre d'engagement initiale le mentionne, et le salarié donne son accord par écrit pendant la période d'essai initiale. Le défaut d'une seule condition rend le renouvellement inopposable, et la rupture du contrat à l'issue de la période renouvelée est requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse avec indemnités correspondantes selon le barème Macron (article L1235-3 du Code du travail).
Erreur 5 - Modifier unilatéralement un élément essentiel du contrat. Toute modification unilatérale d'un élément essentiel du contrat (rémunération même non variable, fonction, lieu de travail hors zone géographique d'une clause de mobilité, durée du travail) sans accord exprès du salarié constitue une faute de l'employeur depuis l'arrêt Le Berre de la Cour de cassation Sociale du 10 juillet 1996. Le salarié peut soit accepter la modification, soit la refuser et prendre acte de la rupture aux torts de l'employeur, ce qui équivaut à un licenciement sans cause réelle et sérieuse avec versement des indemnités correspondantes. Les modifications des conditions de travail (changement d'horaires sans modification de la durée du travail, changement de bureau dans le même bâtiment, réorganisation interne sans impact sur la qualification) peuvent en revanche être imposées par le pouvoir de direction de l'employeur.
Erreur 6 - Omettre la déclaration préalable à l'embauche (DPAE). Le défaut de DPAE constitue le délit de travail dissimulé puni pénalement par l'article L8224-1 du Code du travail : 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende pour la personne physique (multipliés par 5 pour les personnes morales selon l'article 131-38 du Code pénal). Le salarié victime de travail dissimulé peut réclamer l'indemnité forfaitaire de 6 mois de salaire prévue à l'article L8223-1 du Code du travail. L'URSSAF peut redresser les cotisations sur la période avec majorations de 25% à 80% selon la gravité. L'employeur est inscrit sur la liste des entreprises sanctionnées et peut être exclu des marchés publics. La DPAE doit être effectuée auprès de l'URSSAF dans les 8 jours précédant l'embauche via net-entreprises.fr.
Erreur 7 - Notifier le licenciement sans respecter la procédure. La procédure de licenciement pour cause réelle et sérieuse est strictement encadrée par les articles L1232-1 et suivants du Code du travail : convocation à l'entretien préalable par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou remise en main propre contre décharge, mentionnant l'objet, la date, l'heure, le lieu et la possibilité pour le salarié de se faire assister, avec un délai minimum de 5 jours ouvrables avant l'entretien (article L1232-2). Notification du licenciement par LRAR au minimum 2 jours ouvrables après l'entretien (article L1232-6). Le non-respect de la procédure expose l'employeur à une indemnité au moins égale à 1 mois de salaire (article L1235-2 du Code du travail), distincte de l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Erreur 8 - Omettre la convention collective applicable. L'absence de mention de la convention collective applicable dans le CDI expose l'employeur à une amende contraventionnelle (article R2262-1 du Code du travail) et prive le salarié d'une information essentielle sur ses droits. La convention collective détermine les minima salariaux, la classification des emplois, les primes obligatoires (13e mois, prime d'ancienneté), la durée des préavis, la durée maximale de la période d'essai. Le défaut d'application de la convention collective applicable expose l'employeur à des rappels rétroactifs de salaire et de primes avec intérêts moratoires, plafonnés à la prescription triennale de l'article L3245-1 du Code du travail.
Erreur 9 - Méconnaître les protections particulières des salariés protégés. Les délégués syndicaux, membres du CSE, conseillers prud'homaux, conseillers du salarié, médecins du travail, défenseurs syndicaux bénéficient d'une protection statutaire (articles L2411-1 et suivants du Code du travail). Leur licenciement exige l'autorisation préalable de l'Inspection du travail (DREETS). Toute rupture intervenant sans cette autorisation est nulle de plein droit, et le salarié peut exiger sa réintégration avec rappel intégral de salaire depuis la date de la rupture, ou s'il refuse la réintégration, une indemnité minimale de 6 mois de salaire (article L2422-4 du Code du travail) en sus des indemnités ordinaires de rupture.
Erreur 10 - Discriminer dans l'embauche ou l'exécution du contrat. La discrimination à l'embauche ou pendant l'exécution du contrat fondée sur l'un des 25 critères protégés par l'article L1132-1 du Code du travail (âge, sexe, origine, situation de famille, grossesse, apparence physique, état de santé, handicap, mœurs, orientation sexuelle, identité de genre, opinions politiques, convictions religieuses, etc.) expose l'employeur à des sanctions pénales (3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende selon l'article 225-2 du Code pénal) et civiles. Le Défenseur des Droits peut être saisi en parallèle d'une action prud'homale. La preuve incombe au salarié qui établit des faits laissant présumer la discrimination, charge se transférant alors à l'employeur de prouver l'absence de discrimination par des éléments objectifs.
Citer cette page
Référencez ce modèle gratuit dans un article, un programme de cours ou une note de recherche :
Forms Legal. (2026). Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/contracts/contrat-cdi
"Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/employment/contracts/contrat-cdi.
@misc{formslegal-contrat-cdi,
author = {{Forms Legal}},
title = {Contrat de Travail à Durée Indéterminée (CDI) France (France)},
year = {2026},
howpublished = {\url{https://forms-legal.com/fr/france/employment/contracts/contrat-cdi}},
note = {Free legal document template}
}Questions Fréquentes
Non, le CDI à temps plein n'exige pas d'écrit ad validitatem en droit français : il peut valablement être conclu oralement, par exemple lors de l'embauche. Toutefois, l'écrit est très vivement recommandé pour fixer sans ambiguïté les éléments essentiels (fonction, rémunération, durée du travail, lieu, convention collective) et faciliter la preuve en cas de litige devant le Conseil de prud'hommes. De surcroît, depuis la transposition de la Directive (UE) 2019/1152 par l'ordonnance n°2023-1142 du 6 décembre 2023, l'employeur doit communiquer par écrit au salarié, au plus tard le 7e jour calendaire suivant l'embauche, les éléments essentiels du contrat : identité des parties, lieu de travail, intitulé du poste, date de début, rémunération, congés, préavis, convention collective et organisme social. L'écrit est en revanche obligatoire ad solemnitatem pour le CDI à temps partiel (article L3123-6 du Code du travail), pour la clause de non-concurrence, la clause de mobilité, la clause de dédit-formation, la convention de forfait jours et le renouvellement de la période d'essai. La Loi Toubon n°94-665 du 4 août 1994 impose en outre que le contrat soit rédigé en langue française pour tout travail exécuté en France.
La durée maximale de la période d'essai pour un CDI en France est fixée par l'article L1221-19 du Code du travail selon la catégorie professionnelle : 2 mois maximum pour les ouvriers et employés, 3 mois maximum pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois maximum pour les cadres. La période d'essai est renouvelable une seule fois si trois conditions cumulatives sont réunies : la convention collective de branche étendue le prévoit expressément, le contrat de travail ou la lettre d'engagement initiale le mentionne, et le salarié donne son accord par écrit pendant la période d'essai initiale (Cass. soc. 25 février 2009, n°07-44.546). Après renouvellement, la durée totale ne peut excéder 4 mois (ouvriers/employés), 6 mois (techniciens/agents de maîtrise) ou 8 mois (cadres). Pendant la période d'essai, chaque partie peut rompre librement le contrat sans indemnité, sous réserve de respecter les délais de prévenance des articles L1221-25 et L1221-26 : 24 heures pour moins de 8 jours, 48 heures entre 8 jours et 1 mois, 2 semaines au-delà d'1 mois, 1 mois au-delà de 3 mois (côté employeur uniquement). Le salarié qui rompt l'essai doit respecter un délai de prévenance plafonné à 48 heures (24h si moins de 8 jours).
L'indemnité légale de licenciement est due après 8 mois d'ancienneté ininterrompue conformément à l'article R1234-2 du Code du travail. Le calcul est : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté au-delà de 10 ans. Le salaire de référence est le plus avantageux entre la moyenne des 12 derniers mois ou la moyenne des 3 derniers mois (avec prorata si primes annuelles). La convention collective applicable peut prévoir une indemnité conventionnelle supérieure à l'indemnité légale, auquel cas c'est l'indemnité la plus favorable au salarié qui s'applique (article L1234-9 du Code du travail). En cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, le barème Macron de l'article L1235-3 du Code du travail (ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017) plafonne les dommages-intérêts entre 1 mois (moins d'un an d'ancienneté, moins de 11 salariés) et 20 mois de salaire (30 ans d'ancienneté, 11 salariés et plus). L'indemnité compensatrice de préavis et l'indemnité compensatrice de congés payés s'ajoutent. Les indemnités sont exonérées de cotisations sociales URSSAF dans la limite de 2 PASS (94 200 € en 2025) et d'impôt sur le revenu dans la limite de l'indemnité légale ou conventionnelle.
Le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) en France pour 2025 est fixé par le Décret n°2024-1131 du 4 décembre 2024 à 11,88 € brut horaire, soit 1 801,80 € brut mensuel pour 35 heures hebdomadaires (151,67 heures mensuelles). Le SMIC est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier en fonction de l'inflation et de l'évolution du pouvoir d'achat des salariés, et peut être revalorisé en cours d'année si l'inflation dépasse 2% (article L3231-5 du Code du travail). Aucun salaire ne peut être inférieur au SMIC pour un travail à temps plein, sous peine de sanctions pénales (amende de 1 500 € pour les personnes physiques, 7 500 € pour les personnes morales selon l'article R3233-1 du Code du travail) et de rappels rétroactifs de salaire avec intérêts moratoires. Les exceptions limitées au SMIC concernent : les jeunes de moins de 18 ans avec moins de 6 mois de pratique (abattement de 20% jusqu'à 17 ans, 10% entre 17 et 18 ans), les apprentis (rémunération progressive de 27% à 100% du SMIC selon l'année d'apprentissage et l'âge), les contrats de professionnalisation, certains contrats aidés. Pour les apprentis majeurs de 26 ans et plus, l'apprentissage est rémunéré au SMIC plein. Les conventions collectives de branche imposent souvent des minima conventionnels supérieurs au SMIC selon la classification (position, coefficient) du salarié.
Le Conseil de prud'hommes est exclusivement compétent en première instance pour tous les litiges individuels nés à l'occasion d'un contrat de travail entre un employeur et un salarié en France, conformément à l'article L1411-1 du Code du travail. Il y a un Conseil de prud'hommes par grand bassin d'emploi (210 conseils en France métropolitaine et outre-mer). La compétence territoriale est celle du lieu où le salarié travaille, ou s'il travaille à domicile ou en dehors d'un établissement, le lieu où l'engagement a été contracté ou le lieu du siège social de l'employeur (article R1412-1 du Code du travail). La procédure est gratuite (sauf droits de mise au rôle modestes de 100 €) et la représentation par avocat n'est pas obligatoire en première instance : le salarié peut comparaître seul ou être assisté par un défenseur syndical (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC), son conjoint, partenaire de PACS, ou un collègue. Le Conseil de prud'hommes est composé paritairement de conseillers employeurs et conseillers salariés élus. Il statue d'abord en bureau de conciliation et d'orientation (BCO), puis en bureau de jugement si la conciliation échoue. L'appel est porté devant la chambre sociale de la Cour d'appel dans le mois suivant la notification du jugement (article R1461-1 du Code du travail). Le pourvoi en cassation devant la chambre sociale de la Cour de cassation est ouvert dans les 2 mois suivant la signification de l'arrêt d'appel. La prescription des actions est de 12 mois pour le licenciement (article L1471-1), 24 mois pour la discrimination, 3 ans pour le rappel de salaire (article L3245-1).
L'employeur français doit prélever et reverser plusieurs cotisations sociales obligatoires via la Déclaration Sociale Nominative (DSN) mensuelle sur net-entreprises.fr. Côté salarié (retenues sur le brut, environ 22% du brut total) : CSG (Contribution Sociale Généralisée) de 9,20% sur 98,25% du brut, CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) de 0,50% sur 98,25% du brut, cotisation vieillesse plafonnée CNAV de 6,90% jusqu'au plafond annuel de sécurité sociale (PASS) fixé à 47 100 € en 2025, cotisation vieillesse déplafonnée 0,40%, cotisation maladie 0,75% (au-delà de 2,5 SMIC), retraite complémentaire AGIRC-ARRCO Tranche 1 (jusqu'au PASS) à 3,15%, Tranche 2 (jusqu'à 8 PASS) à 8,64%, prévoyance cadres pour les cadres. Côté employeur (charges patronales, environ 25-42% du brut selon taille et secteur) : maladie-maternité-invalidité-décès 13% (7% en dessous de 2,5 PASS depuis la réduction Fillon), allocations familiales 5,25% (3,45% en dessous de 3,5 SMIC), assurance vieillesse CNAV 8,55% jusqu'au PASS + 1,90% déplafonnée, chômage UNEDIC/France Travail 4,05% jusqu'à 4 PASS, AGS 0,15%, accidents du travail variable selon le secteur (de 0,5% pour le tertiaire à 15% pour le BTP), AGIRC-ARRCO Tranche 1 à 4,72%, Tranche 2 à 12,95%, formation professionnelle 1% (entreprises 11 salariés et plus), taxe d'apprentissage 0,68%, versement mobilité variable selon la commune (jusqu'à 2,95% en Île-de-France). Les paiements sont mensuels pour les entreprises de 50 salariés et plus, trimestriels pour les autres.
La rupture conventionnelle homologuée et le licenciement sont deux modes distincts de rupture du CDI en droit français aux conséquences juridiques différentes. Le licenciement est une rupture unilatérale à l'initiative de l'employeur, qui doit reposer sur une cause réelle et sérieuse (article L1232-1 du Code du travail) : motif personnel (insuffisance professionnelle, faute simple, grave ou lourde) ou motif économique (suppression de poste, transformation d'emploi, modification refusée). La procédure est strictement encadrée : convocation à entretien préalable par LRAR 5 jours ouvrables avant, entretien, notification 2 jours ouvrables après. Les indemnités versées sont l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, l'indemnité compensatrice de préavis, l'indemnité de congés payés. En cas de contestation, le Conseil de prud'hommes peut accorder des dommages-intérêts dans la fourchette du barème Macron (1 à 20 mois selon ancienneté et taille). La rupture conventionnelle homologuée, introduite par la Loi n°2008-596 du 25 juin 2008 (articles L1237-11 et suivants du Code du travail), est un mode amiable de rupture du CDI uniquement, à l'initiative conjointe des deux parties. Elle comporte : au moins un entretien (le salarié peut être assisté), signature d'une convention de rupture avec date envisagée de fin du contrat et montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle (au moins égale à l'indemnité légale de licenciement), délai de rétractation de 15 jours calendaires à compter de la signature, transmission à la DREETS pour homologation (silence vaut homologation après 15 jours ouvrés). Avantages : pas de motif à justifier, indemnité au moins égale à l'indemnité légale, ouverture des droits à l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE) versée par France Travail, traitement fiscal et social favorable des indemnités.
Non, l'employeur ne peut pas modifier unilatéralement un élément essentiel du contrat de travail sans l'accord du salarié, conformément à la jurisprudence constante de la Cour de cassation depuis l'arrêt fondateur Le Berre du 10 juillet 1996. Les éléments essentiels du contrat sont : la rémunération (même la part variable et son mode de calcul), la qualification et les fonctions essentielles, le lieu de travail (hors zone géographique d'une clause de mobilité préalablement acceptée), la durée du travail. Toute modification d'un élément essentiel exige une procédure spécifique : proposition écrite à l'employé avec délai de réflexion d'au moins 1 mois si la modification résulte d'un motif économique (article L1222-6 du Code du travail), ou délai raisonnable pour motif personnel. Le salarié peut accepter ou refuser : en cas de refus, l'employeur peut maintenir le contrat ou engager une procédure de licenciement. Si l'employeur impose la modification sans l'accord du salarié, ce dernier peut refuser et prendre acte de la rupture aux torts de l'employeur, ce qui équivaut à un licenciement sans cause réelle et sérieuse avec versement des indemnités correspondantes (Cass. soc. 25 juin 2003, n°01-43.578). En revanche, les changements relevant des conditions de travail (changement d'horaires sans modification de la durée hebdomadaire, changement de bureau dans le même bâtiment, réorganisation interne sans impact sur la qualification, mutation au sein de la zone géographique d'une clause de mobilité) peuvent être imposés par le pouvoir de direction de l'employeur, sous réserve qu'ils ne soient pas vexatoires ni discriminatoires. La distinction modification du contrat / changement des conditions de travail est appréciée concrètement par les Conseils de prud'hommes.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
Une erreur ? Signalez-le-nousDocuments Connexes
Vous pourriez également trouver ces documents utiles :
Avenant Télétravail Individuel — Modèle France
Modèle d'avenant au contrat de travail pour le passage au télétravail individuel, conforme aux articles L1222-9 à L1222-11 du Code du travail et à l'ANI télétravail du 26 novembre 2020. Fixe les modalités de mise en œuvre, les jours télétravaillés et les équipements.
Contrat d'Apprentissage (CERFA 10103) France
Modèle de Contrat d'Apprentissage conforme au Code du travail art. L6221-1 à L6225-8, financement OPCO, rémunération progressive de 27% à 100% du SMIC, maître d'apprentissage certifié et enregistrement Centre de Formation d'Apprentis.
Contrat de Travail à Durée Déterminée (CDD) France
Modèle de Contrat de Travail à Durée Déterminée (CDD) conforme au Code du travail français article L1242-1. Motif précis, durée maximale 18 mois, indemnité de précarité 10%, période d'essai, rémunération conforme au principe d'égalité de traitement.
Contrat CDD de Remplacement d'un Salarié Absent France
Modèle de CDD de Remplacement d'un Salarié Absent conforme au Code du travail art. L1242-2 1°. Congé maternité, arrêt maladie, congé parental, congé sabbatique. Mention obligatoire du nom et de la qualification du salarié remplacé.
Contrat CDD Saisonnier (Tourisme/Agriculture) France
Modèle de Contrat à Durée Déterminée Saisonnier conforme au Code du travail art. L1242-2 3° et L1244-1. Tourisme, agriculture, hôtellerie, stations de ski, saison estivale ou hivernale. Reconduction facilitée, absence d'indemnité de précarité.