Contrat de Professionnalisation France
CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION
Conclu conformément aux articles L6325-1 à L6325-24 du Code du travail et à la loi n°2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
Entre les soussignés
ENTRE LES SOUSSIGNÉS :
1. L'EMPLOYEUR : [Employeur Nom], SIREN [Employeur S I R E N], SIRET [Employeur S I R E T], siège social : [Employeur Adresse], code APE/NAF [Employeur A P E], OPCO [Opco], convention collective [Convention Collective], représenté par [Employeur Representant], ci-après dénommé 'L'Employeur',
D'UNE PART,
2. LE SALARIÉ : [Salarie Nom], né(e) le [Salarie Naissance], demeurant [Salarie Adresse], numéro de sécurité sociale [Salarie Securite Sociale], situation avant contrat : [Situation Avant Contrat], niveau de formation initial : [Niveau Formation Initial], ci-après dénommé(e) 'Le Salarié',
D'AUTRE PART,
Il a été convenu et arrêté ce qui suit :
Article 1 - Objet et nature du contrat
ARTICLE 1 - OBJET ET NATURE DU CONTRAT
1.1 Le présent contrat est un [Type Contrat] conclu conformément aux articles L6325-1 et suivants du Code du travail, visant l'acquisition par Le Salarié de la qualification suivante : [Qualification Visee].
1.2 Le contrat prend effet le [Date Debut] et prend fin le [Date Fin], pour une durée totale de [Duree Contrat] mois. La durée totale de la formation dispensée par l'organisme [Organisme Formation] (NDA [Organisme N D A]) est de [Duree Formation Heures] heures, représentant au moins 15% de la durée totale du contrat (article L6325-14 du Code du travail).
Article 2 - Rémunération
ARTICLE 2 - RÉMUNÉRATION
2.1 En application de l'article D6325-14 du Code du travail et de la convention collective [Convention Collective], Le Salarié percevra un salaire mensuel brut de [Salaire Mensuel Brut] €.
2.2 Ce salaire constitue le plancher minimum légal. La convention collective [Convention Collective] ou un accord d'entreprise peut prévoir un taux supérieur, auquel cas ce taux plus favorable s'applique.
Article 3 - Tuteur
ARTICLE 3 - TUTEUR EN ENTREPRISE
3.1 L'Employeur désigne comme tuteur : [Tuteur Nom], dont la qualification est [Tuteur Qualification], conformément à l'article D6325-6 du Code du travail.
3.2 Le tuteur accueille, accompagne et suit Le Salarié en entreprise, coordonne ses activités avec l'organisme de formation et participe à l'évaluation des acquis. Il ne peut suivre simultanément plus de 3 salariés en contrat de professionnalisation (article D6325-7 du Code du travail).
Article 4 - Enregistrement et formalités
ARTICLE 4 - ENREGISTREMENT ET FORMALITÉS
4.1 Le présent contrat sera déposé auprès de l'OPCO [Opco] préalablement à la date de début d'exécution ou au plus tard dans les 5 jours ouvrables suivants, conformément à l'article L6325-5 du Code du travail. Le financement de la formation par l'OPCO est conditionné à cet enregistrement.
4.2 La Déclaration Préalable à l'Embauche (DPAE) sera effectuée sur net-entreprises.fr dans les 8 jours précédant l'embauche. Les litiges relèvent du Conseil de prud'hommes du lieu d'exécution du travail (article L1411-1 du Code du travail).
Signature
SIGNATURE
Fait en deux exemplaires originaux à [Lieu Signature], le [Date Signature].
L'Employeur : __________________________ Le Salarié : __________________________
[Employeur Representant] [Salarie Nom]
(Lu et approuvé) (Lu et approuvé)
L'Employeur
________________
Signature
Le Salarié
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Contrat de Professionnalisation France ?
Le contrat de professionnalisation est, en droit français, le contrat de travail en alternance destiné à l'insertion ou à la qualification professionnelle, régi par les articles L6325-1 à L6325-24 du Code du travail.
Le Contrat de Professionnalisation cible plusieurs publics éligibles définis par l'article L6325-1 du Code du travail : les jeunes de 16 à 25 ans révolus souhaitant compléter leur formation initiale, les demandeurs d'emploi de 26 ans et plus inscrits à France Travail (anciennement Pôle Emploi, renommé par la loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 Plein emploi), les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA), de l'Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) ou de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH), et les personnes ayant bénéficié d'un contrat d'insertion. À la différence du Contrat d'Apprentissage qui prépare exclusivement des diplômes de l'Éducation nationale ou des titres RNCP, le Contrat de Professionnalisation peut viser une qualification reconnue par une convention collective de branche étendue, même si elle n'est pas inscrite au RNCP.
La durée du Contrat de Professionnalisation varie entre 6 et 12 mois pour un CDD, prolongeable jusqu'à 24 mois par accord de branche ou en cas de handicap. Un CDI de professionnalisation peut être conclu pour une durée indéterminée avec une phase de professionnalisation initiale de 6 à 12 mois pendant laquelle la formation est concentrée. L'action de formation doit représenter entre 15% et 25% de la durée totale du contrat, sans être inférieure à 150 heures (article L6325-14 du Code du travail). Des dérogations permettant d'aller jusqu'à 50% de formation sont possibles pour certains publics spécifiques par accord de branche.
La rémunération est fixée par l'article D6325-14 du Code du travail en pourcentage du SMIC ou du salaire minimum conventionnel selon l'âge : pour les moins de 26 ans, de 55% à 100% du SMIC (70% à 80% le plus courant) ; pour les 26 ans et plus, au moins 85% du SMIC (1 531,53 €/mois) ou du salaire minimum conventionnel si supérieur. Cette rémunération est inférieure à celle d'un Contrat d'Apprentissage de même niveau pour les moins de 21 ans, mais souvent supérieure pour les 21-25 ans. Voir aussi le Contrat d'Apprentissage pour les jeunes préparant des diplômes nationaux et la Convention de Stage pour les étudiants non salariés.
Le tuteur en entreprise est désigné par l'employeur parmi les salariés volontaires disposant d'une qualification et d'une expérience professionnelle de 2 ans minimum dans la qualification visée par le contrat (article D6325-6 du Code du travail). Un tuteur ne peut suivre plus de 3 salariés en contrat de professionnalisation (article D6325-7). La Cour de cassation (Cass. soc. 22 juin 2016, n°15-12.860) a jugé que le défaut de désignation d'un tuteur qualifié constitue un manquement grave de l'employeur à ses obligations contractuelles, susceptible de justifier une résiliation aux torts de l'employeur.
Le financement de la formation est assuré par l'Opérateur de Compétences (OPCO) compétent pour la branche professionnelle, sur la base d'un forfait horaire de prise en charge négocié entre l'OPCO et l'organisme de formation, dans la limite des fonds disponibles. La loi Pénicaud 2018 a supprimé les anciens droits ouverts par le Droit Individuel à la Formation (DIF) et le Plan de Formation, remplacés par le Compte Personnel de Formation (CPF) géré par la Caisse des Dépôts et Consignations.
Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Professionnalisation France ?
Le Contrat de Professionnalisation en France est l'outil adapté pour former et insérer professionnellement des demandeurs d'emploi adultes et des jeunes peu qualifiés, dans des situations où le Contrat d'Apprentissage serait inadapté.
Recrutement et formation d'un demandeur d'emploi de 26 ans et plus. Un demandeur d'emploi inscrit à France Travail souhaitant se reconvertir dans un secteur en tension (cybersécurité, aide à domicile SAPA IDCC 2941, commerce de détail, logistique) peut être recruté en Contrat de Professionnalisation CDD de 12 mois, qui lui permet d'acquérir une qualification reconnue par la convention collective de branche tout en percevant un salaire. L'OPCO compétent finance la formation auprès d'un organisme de formation agréé. France Travail peut maintenir partiellement l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE) pendant les premiers mois si le salaire est inférieur au salaire précédent.
Formation d'un bénéficiaire du RSA ou de l'AAH visant l'insertion professionnelle. Les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA géré par les Conseils Départementaux) ou de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH gérée par les Caisses d'Allocations Familiales, CAF) sont des publics prioritaires du Contrat de Professionnalisation. Le Conseil Départemental peut cofinancer la formation et les actions de tutorat renforcé. L'AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion des Personnes Handicapées) apporte des aides spécifiques aux employeurs recrutant un bénéficiaire de l'AAH en Contrat de Professionnalisation.
Recrutement d'un jeune de 16 à 25 ans pour une qualification reconnue par une convention collective. Certaines qualifications de branche (Certificat de Qualification Professionnelle, CQP) n'existent pas en diplôme de l'Éducation nationale. Par exemple, le CQP Agent de sécurité (convention collective de la sécurité privée IDCC 1351) ou le CQP Technicien de maintenance en informatique (convention collective IDCC 1486 Syntec) ne sont accessibles qu'en Contrat de Professionnalisation. Ces CQP sont souvent plus rapides à obtenir (6 à 9 mois) et plus directement opérationnels que les diplômes académiques.
Mise en place d'un CDI de Professionnalisation pour fidéliser un candidat. Le CDI de Professionnalisation combine une phase de formation initiale intense (6 à 12 mois à 15-25% de temps formation) avec un CDI standard à l'issue. Cette formule est utilisée par les grandes entreprises du retail (Carrefour, E.Leclerc, Lidl) et de la logistique pour former des responsables de rayon ou des chefs d'équipe à partir de candidats peu expérimentés mais motivés. L'OPCO finance la phase initiale de professionnalisation, puis le salarié bénéficie du plan de développement des compétences de l'entreprise pour sa formation continue.
Formation de personnels déjà en poste dans le cadre d'une reconversion interne. Bien que moins courant, le Contrat de Professionnalisation peut être conclu avec un salarié déjà en CDI dans l'entreprise qui souhaite changer de métier ou accéder à un niveau de qualification supérieur. Dans ce cas, le salarié voit son CDI suspendu pendant la durée du Contrat de Professionnalisation, qui constitue un avenant au CDI. Cette formule est utilisée dans les secteurs en mutation technologique (passage d'agent de caisse à animateur digital, par exemple dans la grande distribution).
Que faut-il inclure dans votre Contrat de Professionnalisation France ?
Le Contrat de Professionnalisation en France doit contenir des mentions obligatoires définies par les articles L6325-1 et D6325-1 du Code du travail, sans lesquelles le contrat est susceptible d'être requalifié en contrat de travail ordinaire.
Identification des parties et de l'organisme de formation. Le contrat doit identifier l'employeur (dénomination sociale, SIREN, SIRET, APE/NAF, convention collective, OPCO de branche), le salarié en professionnalisation (nom, date de naissance, NIR, niveau de formation initial certifié), et l'organisme de formation partenaire (dénomination, numéro de déclaration d'activité de prestataire de formation auprès de la DREETS, intitulé et durée de la formation). L'organisme de formation doit disposer d'un numéro de déclaration d'activité (NDA) valide, dont la liste est consultable sur le portail data.gouv.fr/formation.
Désignation du tuteur et ses qualifications. Le tuteur doit être nommément désigné avec sa qualification (diplôme, titre ou certification), son ancienneté dans le poste (2 ans minimum requis par l'article D6325-6 du Code du travail) et ses missions : accueil et intégration du salarié, accompagnement en situation de travail, coordination avec l'organisme de formation, évaluation des acquis. Le tuteur ne peut suivre simultanément plus de 3 salariés en contrat de professionnalisation (article D6325-7 du Code du travail). L'employeur peut demander à l'OPCO une prise en charge forfaitaire des actions de tutorat (dans la limite de 230 €/mois et de 40% du coût de la formation selon les barèmes OPCO).
Qualification visée et durée de formation. Le contrat doit préciser la qualification visée : diplôme ou titre RNCP (avec code RNCP et niveau), qualification reconnue par une convention collective (avec référence précise à l'accord ou à l'avenant de branche), ou qualification ouvrant droit à une classification dans une convention collective. La durée de formation doit représenter entre 15% et 25% de la durée totale du contrat, au minimum 150 heures, et au maximum 50% pour des publics spécifiques par accord de branche étendu. La durée totale du CDD de professionnalisation est de 6 à 12 mois, prolongeable à 24 mois par accord de branche ou pour des publics prioritaires.
Rémunération et financement OPCO. Le formulaire CERFA du Contrat de Professionnalisation (disponible sur service-public.fr) mentionne le taux de rémunération applicable selon l'article D6325-14 du Code du travail et la convention collective. Le modèle forms-legal.com de Contrat de Professionnalisation intègre les taux légaux 2025 : moins de 26 ans sans baccalauréat ou qualification professionnelle : 55% SMIC (990,99 €/mois) ; moins de 26 ans avec baccalauréat ou qualification professionnelle : 70% SMIC (1 261,26 €/mois) ; 26 ans et plus : 85% SMIC minimum (1 531,53 €/mois) ou minimum conventionnel si supérieur. Ces taux constituent des planchers ; la convention collective peut prévoir des taux supérieurs.
Obligation de formation et planning prévisionnel. Le contrat doit être accompagné d'un programme prévisionnel de formation mentionnant le nombre d'heures de formation, leur répartition entre théorie et pratique, les thèmes et modules abordés, les évaluations intermédiaires, et le calendrier de présence dans l'entreprise versus à l'organisme de formation. Ce programme fait l'objet d'une convention de formation tripartite signée par l'employeur, le salarié et l'organisme de formation, qui conditionne la prise en charge par l'OPCO. Voir aussi le Contrat d'Apprentissage pour les publics jeunes préparant des certifications RNCP et le Contrat de Travail à Durée Indéterminée pour la phase post-qualification.
Comment remplir votre Contrat de Professionnalisation France
Le Contrat de Professionnalisation en France se formalise sur un formulaire CERFA à déposer auprès de l'OPCO. Voici les étapes à suivre pour rédiger un contrat conforme au Code du travail.
Étape 1 — Vérifier l'éligibilité du candidat. Assurez-vous que le candidat appartient à l'un des publics éligibles : jeune de 16 à 25 ans souhaitant compléter sa formation initiale, demandeur d'emploi inscrit à France Travail, bénéficiaire du RSA, de l'ASS ou de l'AAH. Recueillez les justificatifs : carte d'identité, attestation d'inscription à France Travail ou attestation CAF/CDAS pour les bénéficiaires de minima sociaux, dernier diplôme ou titre obtenu pour déterminer le taux de rémunération applicable.
Étape 2 — Identifier la qualification visée et l'organisme de formation. Choisissez la certification cible : diplôme RNCP (code certificationInfo.gouv.fr), titre professionnel du Ministère du Travail (DREETS), ou qualification reconnue par la convention collective de branche. Sélectionnez un organisme de formation disposant d'un numéro de déclaration d'activité (NDA) valide, spécialisé dans la qualification visée. Signez une convention de formation avec l'organisme précisant le programme, les durées, les évaluations et le coût total. L'OPCO doit préalablement valider la prise en charge avant le démarrage de la formation.
Étape 3 — Désigner le tuteur et vérifier ses qualifications. Identifiez un salarié volontaire remplissant les conditions de l'article D6325-6 du Code du travail : qualification dans le domaine concerné et 2 ans d'expérience minimum. Remettez au tuteur une lettre de mission décrivant ses obligations : accueil, accompagnement, coordination avec l'organisme de formation, participation aux évaluations. L'OPCO peut cofinancer des actions de formation du tuteur jusqu'à 15 heures et une indemnité de tutorat jusqu'à 230 €/mois (dans la limite de 40% du coût de formation).
Étape 4 — Calculer la rémunération. Appliquez la grille de l'article D6325-14 du Code du travail selon l'âge et le niveau de qualification initial : moins de 26 ans sans Bac = 55% SMIC ; moins de 26 ans avec Bac = 70% SMIC ; 21-25 ans avec Bac+2 = 80% SMIC ; 26 ans et plus = 85% SMIC ou minimum conventionnel si supérieur. Vérifiez les taux supérieurs prévus par la convention collective applicable. Indiquez sur le formulaire CERFA le pourcentage exact et le montant mensuel brut résultant.
Étape 5 — Compléter et signer le formulaire CERFA. Renseignez toutes les rubriques du formulaire CERFA disponible sur service-public.fr : données employeur (SIREN, SIRET, APE, OPCO, convention collective, représentant légal), données salarié (NIR, niveau de formation initial, situation avant le contrat), données contrat (dates début et fin, qualification visée, code RNCP, durée de formation, organisme de formation NDA, tuteur). Faites signer par l'employeur et le salarié. Joignez la convention de formation.
Étape 6 — Déposer le dossier à l'OPCO avant le démarrage. Le dossier complet (CERFA signé + convention de formation + justificatifs du tuteur) doit être transmis à l'OPCO avant la date de début d'exécution du contrat ou dans un délai très court. L'OPCO instruira la demande de prise en charge et notifiera l'accord de financement. En l'absence d'accord préalable de l'OPCO, l'employeur finance les coûts de formation à ses propres frais sans garantie de remboursement. Effectuez également la Déclaration Préalable à l'Embauche (DPAE) sur net-entreprises.fr dans les 8 jours précédant l'embauche.
Exigences juridiques pour Contrat de Professionnalisation France
Le Contrat de Professionnalisation en France est soumis à des exigences de fond et de procédure spécifiques dont le non-respect remet en cause la validité du contrat et l'accès aux financements OPCO.
Éligibilité du salarié. Seules les personnes expressément listées à l'article L6325-1 du Code du travail peuvent conclure un Contrat de Professionnalisation : jeunes de 16 à 25 ans révolus, demandeurs d'emploi de 26 ans et plus, bénéficiaires du RSA, de l'ASS, de l'AAH, ou personnes ayant bénéficié d'un contrat d'insertion. L'employeur doit recueillir et conserver les justificatifs d'éligibilité. Un Contrat de Professionnalisation conclu avec une personne non éligible est nul et ne bénéficie d'aucune prise en charge OPCO.
Durée de formation légale obligatoire. La durée de la formation dans l'organisme habilité doit représenter entre 15% et 25% de la durée totale du contrat, au minimum 150 heures (article L6325-14 du Code du travail). Le non-respect de cette durée minimale rend le contrat non conforme et le salarié peut saisir le Conseil de prud'hommes pour obtenir réparation du préjudice lié à l'absence de formation. Des dérogations portant jusqu'à 50% de formation sont possibles par accord de branche étendu pour les publics de moins de 26 ans sans qualification ou pour les Certificats de Qualification Professionnelle (CQP).
Déclaration et accord OPCO préalable. Le Contrat de Professionnalisation doit être déposé auprès de l'OPCO compétent au plus tard dans les 5 jours suivant le début du contrat. L'accord de prise en charge de l'OPCO conditionne le financement de la formation et des actions de tutorat. En cas de refus de prise en charge, l'employeur peut contester la décision auprès du Conseil d'Administration de l'OPCO dans un délai de 30 jours. La Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) peut contrôler la conformité du contrat et des conditions d'exécution.
Rémunération minimale impérative. Les taux de rémunération de l'article D6325-14 du Code du travail constituent des planchers d'ordre public auxquels l'employeur ne peut déroger. Pour les 26 ans et plus, le salaire ne peut être inférieur à 85% du SMIC (1 531,53 €/mois en 2025) ou au minimum conventionnel si supérieur. Tout Contrat de Professionnalisation stipulant une rémunération inférieure est nul pour la partie contraire à l'ordre public, et l'employeur doit régulariser avec rappel de salaire assorti d'intérêts moratoires au taux légal sur toute la période non conforme.
Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Professionnalisation France
Le Contrat de Professionnalisation en France présente plusieurs pièges récurrents qui compromettent la validité du contrat ou la prise en charge par l'OPCO.
Erreur 1 — Ne pas obtenir l'accord de prise en charge OPCO avant le démarrage. L'accord de financement de l'OPCO doit être sollicité avant le début du contrat. Un contrat démarré sans accord préalable risque de ne pas être financé si l'OPCO refuse la prise en charge a posteriori. Certains OPCO ont des budgets limités en cours d'année et peuvent refuser des demandes tardives. L'employeur supporte alors seul le coût de formation, qui peut représenter plusieurs milliers d'euros.
Erreur 2 — Insuffisance du volume horaire de formation. Prévoir moins de 150 heures ou moins de 15% de temps de formation sur la durée totale du contrat viole l'article L6325-14 du Code du travail. La DREETS peut constater l'infraction lors d'un contrôle et l'OPCO peut exiger le remboursement des sommes versées. Le salarié peut saisir le Conseil de prud'hommes pour obtenir des dommages-intérêts équivalents au préjudice subi par l'absence de formation attendue.
Erreur 3 — Désigner un tuteur ne remplissant pas les conditions de qualifications. Un tuteur sans 2 ans d'expérience dans le domaine ou sans qualification équivalente à la certification visée n'est pas conforme à l'article D6325-6 du Code du travail. La DREETS peut contraindre l'employeur à changer de tuteur sous peine de suspension du contrat. L'OPCO peut refuser de financer les actions de tutorat non conformes.
Erreur 4 — Confondre le public éligible avec celui du Contrat d'Apprentissage. Un salarié déjà en CDI dans une autre entreprise ne peut pas, en règle générale, conclure un Contrat de Professionnalisation chez un autre employeur simultanément. Un étudiant en formation initiale à temps plein n'est pas éligible au Contrat de Professionnalisation mais peut conclure une Convention de Stage. Ces confusions aboutissent à des contrats nuls et à des redressements URSSAF si les exonérations de cotisations ont été appliquées à tort.
Erreur 5 — Ne pas formaliser la convention de formation tripartite. La convention de formation signée par l'employeur, le salarié et l'organisme de formation est une pièce essentielle du dossier de prise en charge OPCO. Son absence entraîne systématiquement le refus de financement. La convention doit préciser le programme détaillé, le calendrier, les évaluations, le coût total HT et le mode de paiement à l'organisme de formation.
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Forms Legal. (2026). Contrat de Professionnalisation France (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/contracts/contrat-professionnalisation
"Contrat de Professionnalisation France (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/employment/contracts/contrat-professionnalisation.
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}Questions Fréquentes
La rémunération du salarié en Contrat de Professionnalisation en France est fixée par l'article D6325-14 du Code du travail en pourcentage du SMIC (1 801,80 €/mois en 2025) ou du salaire minimum conventionnel. Pour les salariés de moins de 26 ans sans Baccalauréat ni qualification professionnelle de niveau 4 : 55% du SMIC (990,99 €/mois) ; avec Baccalauréat ou qualification professionnelle de niveau 4 : 70% du SMIC (1 261,26 €/mois) ; entre 21 et 25 ans avec qualification de niveau 5 (Bac+2) : 80% du SMIC (1 441,44 €/mois). Pour les salariés de 26 ans et plus : au moins 85% du SMIC (1 531,53 €/mois) ou du salaire minimum conventionnel si supérieur au résultat de ce pourcentage. Des taux conventionnels supérieurs peuvent s'appliquer selon la convention collective de l'employeur, notamment dans les secteurs de la banque, de l'assurance et de l'informatique. Ces taux constituent des planchers impératifs auxquels l'employeur ne peut déroger. La rémunération est exonérée de cotisations sociales dans les mêmes conditions que le Contrat d'Apprentissage pour les moins de 26 ans.
La durée standard d'un Contrat de Professionnalisation en CDD est de 6 à 12 mois selon l'article L6325-11 du Code du travail. Cette durée peut être portée jusqu'à 24 mois par accord de branche étendu pour les publics spécifiques (moins de 26 ans sans qualification, bénéficiaires de minima sociaux, travailleurs handicapés) ou pour les qualifications nécessitant cette durée. La prolongation doit être formalisée par un avenant au contrat initial, signé par les deux parties, et déposé à l'OPCO avant la date d'expiration du contrat initial. Un CDI de Professionnalisation peut également être conclu, avec une phase initiale de 6 à 12 mois pendant laquelle la formation est concentrée, suivie d'un CDI normal sans obligation de formation minimale. La loi Pénicaud 2018 a également créé la possibilité de mettre fin au CDD de Professionnalisation avant son terme si le salarié obtient sa qualification avant la date prévue (article L6325-11 alinéa 2 du Code du travail).
L'Opérateur de Compétences (OPCO) finance le coût pédagogique de la formation dans le cadre d'un Contrat de Professionnalisation sur la base d'un forfait horaire négocié entre l'OPCO et l'organisme de formation, dans la limite d'un plafond fixé par le Conseil d'Administration de l'OPCO. Ce forfait horaire varie entre 9,15 € et 25 € selon l'OPCO et la certification visée (barèmes disponibles sur le portail de chaque OPCO). L'OPCO peut également financer les actions de tutorat (jusqu'à 230 €/mois pendant la durée du contrat, dans la limite de 40% du coût pédagogique total). Le salarié en Contrat de Professionnalisation peut mobiliser son Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer des actions de formation complémentaires, en accord avec l'employeur. Si le budget de l'OPCO est insuffisant, l'employeur peut solliciter un cofinancement auprès de la Région (plan régional de développement des formations) ou de France Travail (conventionnement pour les demandeurs d'emploi de 26 ans et plus).
Un CDD de Professionnalisation peut être rompu avant son terme dans les mêmes conditions qu'un CDD ordinaire (articles L1243-1 et suivants du Code du travail) : accord commun des parties formalisé par écrit, faute grave ou lourde du salarié, force majeure, inaptitude physique constatée par le médecin du travail, embauche en CDI par le même employeur. La rupture anticipée du CDD pour un motif autre que ceux-ci expose l'employeur à verser au salarié une indemnité correspondant aux rémunérations qu'il aurait perçues jusqu'au terme du contrat, en sus de l'indemnité de précarité de 10% à l'échéance normale (Cour de cassation, Cass. soc. 26 octobre 2011, n°10-14.492). Pour un CDI de Professionnalisation, les règles de droit commun du licenciement s'appliquent dès la fin de la période initiale de professionnalisation : motif réel et sérieux, procédure légale, indemnités légales et conventionnelles. Pendant la phase de professionnalisation d'un CDI, la jurisprudence assimile cette période à une période d'essai étendue si le contrat le prévoit expressément.
Le Contrat de Professionnalisation et le plan de développement des compétences sont deux outils de formation distincts en droit français. Le Contrat de Professionnalisation (articles L6325-1 à L6325-24 du Code du travail) est un contrat de travail à part entière conclu avec un public externe à l'entreprise (demandeurs d'emploi, jeunes peu qualifiés) ou un salarié souhaitant changer de métier, visant une qualification reconnue avec financement OPCO obligatoire. Le plan de développement des compétences (article L6312-1 du Code du travail, anciennement Plan de Formation) est un outil de formation continue destiné aux salariés déjà en CDI ou en CDD dans l'entreprise, financé par la contribution formation de l'entreprise à l'OPCO. Les formations du plan de développement des compétences n'exigent pas de contrat spécifique (elles s'exécutent dans le cadre du contrat de travail existant) et ne génèrent pas de statut particulier. Le Compte Personnel de Formation (CPF) géré par la Caisse des Dépôts est individuel et peut être mobilisé par le salarié à son initiative, avec ou sans accord de l'employeur selon la durée de la formation souhaitée. Ces trois dispositifs peuvent être cumulés pour financer un parcours de formation complexe.
Un demandeur d'emploi percevant l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE) de France Travail qui conclut un Contrat de Professionnalisation bascule automatiquement vers le régime des revenus d'activité salariée. France Travail cesse de verser l'ARE dès la prise d'effet du contrat, car le salarié en Contrat de Professionnalisation est considéré comme un salarié à part entière percevant un salaire. Si la rémunération en Contrat de Professionnalisation est inférieure au montant de l'ARE perçue précédemment, France Travail peut verser un différentiel dans le cadre de la règle de cumul emploi-chômage partiel, sous conditions de ressources et de durée. À l'issue du Contrat de Professionnalisation CDD, si le salarié ne se voit pas proposer de CDI, il ouvre de nouveaux droits à l'ARE en tant que salarié involontairement privé d'emploi (article L5422-1 du Code du travail), calculés sur la base des salaires perçus pendant le Contrat de Professionnalisation. Les cotisations chômage versées par l'employeur pendant le contrat alimentent ces nouveaux droits UNEDIC, gérés par France Travail.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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