Convention de Stage Tripartite France
CONVENTION DE STAGE TRIPARTITE
Établie conformément aux articles L124-1 à L124-20 du Code de l'éducation, à la loi n°2014-788 du 10 juillet 2014 tendant au développement, à l'encadrement des stages et à l'amélioration du statut des stagiaires, ainsi qu'à la Loi Toubon n°94-665 du 4 août 1994 imposant la rédaction en français.
ENTRE LES SOUSSIGNÉS :
PARTIE 1 — ÉTABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT
Dénomination : [Etablissement Nom]
Adresse : [Etablissement Adresse]
Représentant légal : [Etablissement Representant]
Tuteur/référent pédagogique : [Tuteur Pedagogique]
Email tuteur pédagogique : [Tuteur Pedagogique Email]
Formation suivie par le stagiaire : [Formation Intitulee]
Niveau de formation : [Niveau Formation]
PARTIE 2 — STAGIAIRE
Nom et prénom : [Stagiaire Nom]
Adresse personnelle : [Stagiaire Adresse]
Email : [Stagiaire Email]
Numéro étudiant : [Stagiaire Numero Etudiant]
Nationalité : [Stagiaire Nationalite]
Numéro de Sécurité Sociale : [Stagiaire Securite Sociale]
PARTIE 3 — ORGANISME D'ACCUEIL
Raison sociale : [Organisme Nom]
Numéro SIRET : [Organisme S I R E T]
Adresse de l'établissement d'accueil : [Organisme Adresse]
Représentant légal : [Organisme Representant]
Secteur d'activité : [Organisme Activite]
Effectif de l'organisme : [Organisme Effectif]
Tuteur professionnel désigné : [Tuteur Professionnel]
Email tuteur professionnel : [Tuteur Professionnel Email]
ARTICLE 1 — OBJET ET DURÉE DU STAGE
Le présent stage est effectué dans le cadre de la formation «[Formation Intitulee]» dispensée par [Etablissement Nom], conformément à l'article L124-2 du Code de l'éducation qui exige le caractère pédagogique du stage et son intégration au cursus.
Date de début du stage : [Stage Date Debut]
Date de fin du stage : [Stage Data Fin]
Durée hebdomadaire de présence : [Stage Duree Hebdomadaire] heures par semaine.
Horaires habituels : [Stage Horaires]
Lieu(x) de déroulement du stage : [Stage Lieu]
ARTICLE 2 — MISSIONS ET OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES
Missions confiées au stagiaire : [Missions Principales]
Objectifs pédagogiques : [Objectifs Pedagogiques]
Le tuteur professionnel [Tuteur Professionnel] assure le suivi des missions confiées et veille à l'articulation entre les activités en entreprise et le projet pédagogique de l'établissement, conformément à l'article L124-7 du Code de l'éducation.
ARTICLE 3 — GRATIFICATION ET AVANTAGES
Stage de plus de 2 mois consécutifs nécessitant une gratification obligatoire : [Stage Duree Depasse2 Mois]
Taux horaire de gratification : [Gratification Taux Horaire] €/heure.
La gratification jusqu'au seuil légal de 4,35 €/heure (15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale en 2025) est exonérée de cotisations sociales salariales et patronales en application de l'article L242-4-1 du Code de la sécurité sociale. Au-delà de ce seuil, les cotisations URSSAF s'appliquent normalement.
Avantages en nature : [Avantages Nature]
Congés et autorisations d'absence : [Conges Et Autorisations]
ARTICLE 4 — DROITS ET DEVOIRS DES PARTIES
L'organisme d'accueil s'engage à : accueillir le stagiaire et lui confier des missions conformes aux objectifs pédagogiques ; désigner un tuteur professionnel qualifié (art. L124-7 Code de l'éducation) ; respecter les horaires convenus ; verser la gratification aux échéances prévues ; délivrer une attestation de stage à l'issue de la période (art. L124-4 Code de l'éducation) ; garantir le respect du RGPD pour les données personnelles du stagiaire.
L'établissement d'enseignement s'engage à : désigner le tuteur pédagogique [Tuteur Pedagogique] chargé du suivi du stagiaire ; couvrir le stagiaire au titre de la responsabilité civile de l'établissement ; assurer la couverture accident du travail-maladie professionnelle via la CPAM ou intégrer le stagiaire à la couverture de l'organisme d'accueil selon l'article L412-8 du Code de la sécurité sociale.
Le stagiaire s'engage à : accomplir les missions confiées avec diligence et professionnalisme ; respecter le règlement intérieur de l'organisme d'accueil ; observer la confidentialité des informations dont il a connaissance dans l'exercice de ses fonctions ; informer le tuteur pédagogique de toute difficulté rencontrée.
La présente convention ne constitue pas un contrat de travail. En cas de litige sur la requalification du stage en contrat de travail, le Conseil de prud'hommes est compétent (Cass. soc. 26 mars 2019, n°17-27.518).
SIGNATURES — TRIPLIÉE
Fait en trois exemplaires originaux à [Lieu Signature], le [Date Signature].
La présente convention prend effet à la date de la dernière signature. Elle doit être signée par les trois parties AVANT le premier jour de stage sous peine de requalification en contrat de travail.
Pour l'établissement d'enseignement
________________
Signature
Pour l'organisme d'accueil
________________
Signature
Le/la stagiaire
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Convention de Stage Tripartite France ?
La convention de stage est, en droit français, l'accord tripartite entre l'étudiant, l'établissement d'enseignement et l'organisme d'accueil qui encadre une période de formation en milieu professionnel, régie par les articles L124-1 à L124-20 du Code de l'éducation.
Le stage en France est défini comme une période de mise en situation en milieu professionnel au cours de laquelle l'étudiant acquiert des compétences professionnelles qui mettent en œuvre les acquis de sa formation. Le stage doit avoir un caractère pédagogique et être intégré au cursus de formation (article L124-2 du Code de l'éducation). La convention de stage est obligatoire avant tout démarrage du stage, y compris pour les stages de moins d'une semaine. À défaut de convention signée, la relation de stage est requalifiable en contrat de travail par le Conseil de prud'hommes, avec toutes les conséquences salariales et sociales que cela implique (Cass. soc. 26 mars 2019, n°17-27.518).
La loi n°2014-788 du 10 juillet 2014 a institué une gratification obligatoire pour les stages dont la durée excède 2 mois consécutifs ou, au cours d'une même année scolaire ou universitaire, 2 mois non consécutifs. Le taux horaire minimal de gratification est fixé à 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale : 15% × 29,00 € = 4,35 € par heure de stage en 2025 (arrêté fixant le plafond de la Sécurité Sociale pour 2025). Ce taux est exonéré de cotisations sociales jusqu'à ce seuil de 4,35 €/h. Au-delà, les cotisations URSSAF s'appliquent normalement.
L'organisme d'accueil ne peut recevoir plus de 15% de ses effectifs en stagiaires (article L124-8 du Code de l'éducation) dans les organismes de plus de 20 personnes, avec des plafonds spécifiques pour les petites structures. Le stage doit obligatoirement faire l'objet d'une évaluation par le tuteur en entreprise et d'une attestation de stage délivrée par l'organisme d'accueil. Le Livre des stages, anciennement obligatoire, a été remplacé par la déclaration auprès de l'URSSAF pour les gratifications. Le Conseil de prud'hommes est compétent en cas de litige sur la requalification du stage en contrat de travail.
La Convention de Stage Tripartite en France doit être distinguée de la Charte du stagiaire, document interne à l'entreprise sans valeur contractuelle, et des conventions bilatérales parfois proposées par des organismes étrangers. La Loi Toubon n°94-665 du 4 août 1994 impose la rédaction en français de tout document contractuel sur le territoire français, y compris pour les stagiaires étrangers. La CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) rappelle que le traitement des données personnelles du stagiaire (nom, adresse, numéro d'étudiant, coordonnées bancaires pour la gratification) doit respecter le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD, Règlement UE n°2016/679) et la loi Informatique et Libertés n°78-17. Voir aussi le Contrat d'Apprentissage pour les jeunes souhaitant une formation en alternance avec statut de salarié et rémunération plus élevée.
Les stages à l'étranger effectués par des étudiants français dans des entreprises françaises ou à l'initiative d'établissements français nécessitent également une convention de stage, à laquelle s'ajoutent les formalités d'expatriation temporaire (formulaire S1 de l'assurance maladie, accord CPAM pour les stages dans l'UE via la CEAM — Carte Européenne d'Assurance Maladie, assurance rapatriement pour les stages hors UE). La France a conclu des accords bilatéraux avec de nombreux pays permettant la portabilité de la couverture sociale des étudiants stagiaires.
Quand avez-vous besoin d'un Convention de Stage Tripartite France ?
La Convention de Stage Tripartite en France est obligatoire dans toutes les situations où un étudiant effectue un stage en entreprise, quelle que soit la durée, conformément à l'article L124-1 du Code de l'éducation.
Stage de découverte ou d'observation dans le cadre d'un Bac Pro ou d'un BTS. Les lycéens de Baccalauréat professionnel et les étudiants de BTS (Brevet de Technicien Supérieur) effectuent obligatoirement des Périodes de Formation en Milieu Professionnel (PFMP) encadrées par des conventions de stage signées par le lycée ou l'IUT, l'entreprise d'accueil et l'étudiant. Ces stages peuvent durer de quelques semaines à plusieurs mois selon le cursus. Les stages de Bac Pro sont obligatoires pour l'obtention du diplôme. L'entreprise d'accueil doit désigner un tuteur professionnel parmi ses salariés ou dirigeants.
Stage long de fin d'études en Master ou école d'ingénieur (5 à 6 mois). Les étudiants de Master 2, d'écoles d'ingénieur (INSA, École Centrale, Arts et Métiers) et de grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP) effectuent souvent un stage de fin d'études de 5 à 6 mois avant leur insertion professionnelle. Ces stages de longue durée dépassant 2 mois déclenchent l'obligation de gratification à 4,35 €/h minimum (loi n°2014-788 du 10 juillet 2014). La gratification mensuelle pour un temps plein de 35h/semaine représente environ 660 € brut/mois (4,35 € × 35h × 4,33 semaines). Les grandes entreprises versent souvent des gratifications bien supérieures (1 200 à 2 500 €/mois).
Stage obligatoire dans les professions réglementées médicales et paramédicales. Les étudiants en médecine (stages hospitaliers DFASM dès la 4e année), en pharmacie, en kinésithérapie, en soins infirmiers (IFSI) et en travail social (IRTS) effectuent des stages cliniques encadrés par des conventions tripartites spécifiques impliquant l'établissement de formation, l'établissement de santé (CHU, CH, clinique) et l'étudiant. Ces conventions sont soumises aux règles générales du Code de l'éducation, avec des adaptations prévues par les codes et décrets propres à chaque profession (Code de la santé publique, Code de l'action sociale et des familles).
Mission de stage à l'étranger dans une entreprise étrangère filiale d'un groupe français. Un étudiant français effectuant un stage dans une filiale étrangère d'un groupe français (par exemple, stage dans la filiale allemande d'une entreprise française) doit conclure une convention de stage avec son établissement d'enseignement français, la filiale étrangère et lui-même. La convention est rédigée en français (Loi Toubon) et peut être accompagnée d'une traduction dans la langue du pays d'accueil. La couverture sociale est assurée par la CPAM via la CEAM pour les stages dans l'UE, et par une assurance complémentaire pour les stages hors UE.
Stage de reconversion professionnelle dans le cadre d'une formation adulte (VAE ou Bilan de Compétences). Les adultes en reconversion professionnelle inscrits dans un établissement d'enseignement (université, GRETA, école privée agréée) peuvent effectuer des stages en entreprise dans le cadre de leur cursus de formation adulte. Ces stages doivent être couverts par une convention de stage conforme au Code de l'éducation, même si l'étudiant est adulte et ancien salarié. L'Inspection du travail (DREETS) peut contrôler la conformité des conventions et sanctionner les organismes d'accueil qui utilisent des stagiaires adultes pour pourvoir des emplois permanents sans recruter en CDI ou en CDD.
Que faut-il inclure dans votre Convention de Stage Tripartite France ?
La Convention de Stage Tripartite en France doit comporter les mentions obligatoires définies par l'article L124-3 du Code de l'éducation, sous peine de nullité et de risque de requalification en contrat de travail.
Identification des trois parties. La convention doit identifier précisément : l'établissement d'enseignement (dénomination, adresse, numéro UAI, nom et qualité du responsable pédagogique signataire et du tuteur pédagogique désigné) ; l'organisme d'accueil (dénomination sociale, forme juridique, SIREN et SIRET, adresse du lieu d'accueil, numéro URSSAF si gratification versée, nom et qualité du tuteur professionnel désigné et du représentant légal signataire) ; l'étudiant stagiaire (nom, prénoms, date de naissance, numéro d'étudiant, adresse, niveau d'études, intitulé de la formation suivie). L'identification complète de l'établissement d'enseignement est essentielle car il garantit la légitimité académique du stage et la couverture assurance de l'étudiant pendant le stage.
Durée et dates du stage. La date de début et la date de fin du stage doivent être précisées. La durée maximale d'un stage est de 6 mois par année d'enseignement dans le même organisme d'accueil (article L124-5 du Code de l'éducation). Le dépassement de cette durée maximale expose l'organisme d'accueil à la requalification du stage en contrat de travail. La durée hebdomadaire de présence du stagiaire dans l'organisme d'accueil doit être conforme aux horaires légaux et conventionnels et ne peut dépasser la durée de travail des salariés (35h/semaine ou durée conventionnelle applicable).
Gratification et modalités de versement. Pour les stages de plus de 2 mois (consécutifs ou non au cours de la même année), la gratification minimale est de 4,35 €/h en 2025 (15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale). La convention doit mentionner le montant horaire de la gratification, la périodicité de versement (mensuelle ou à la fin du stage) et les modalités de paiement (virement bancaire, chèque). La gratification n'est pas un salaire au sens du Code du travail mais est soumise aux cotisations sociales URSSAF pour la fraction dépassant 4,35 €/h. Le modèle forms-legal.com de Convention de Stage intègre automatiquement le calcul de la gratification mensuelle totale selon la durée hebdomadaire déclarée.
Missions et compétences développées. La convention doit préciser le projet pédagogique du stage (compétences à acquérir, missions confiées, résultats attendus) et sa cohérence avec les objectifs de la formation suivie par l'étudiant (article L124-3 alinéa 3 du Code de l'éducation). Les missions confiées au stagiaire doivent correspondre à ses niveaux de formation et ne doivent pas correspondre à un emploi permanent (article L124-7 du Code de l'éducation), ce qui est l'une des conditions de validité du stage. L'organisme d'accueil ne peut confier au stagiaire des missions impliquant la prise de décisions engageant durablement l'entreprise ou une responsabilité hiérarchique sur des salariés permanents.
Tuteur pédagogique et tuteur professionnel. La convention doit nommer deux tuteurs : le tuteur pédagogique de l'établissement d'enseignement (enseignant ou responsable pédagogique qui assurera le suivi à distance et évaluera le rapport de stage) et le tuteur professionnel de l'organisme d'accueil (salarié ou dirigeant qui encadrera le stagiaire au quotidien). Un tuteur professionnel ne peut encadrer plus de 3 stagiaires simultanément (article L124-8 alinéa 3 du Code de l'éducation). Les missions du tuteur professionnel sont : accueil et intégration, transmission des savoir-faire, suivi des missions, rédaction de l'évaluation finale. Voir aussi le Contrat d'Apprentissage pour les étudiants souhaitant bénéficier du statut de salarié pendant leur formation en alternance.
Couverture assurance et RGPD. La convention doit mentionner la couverture en responsabilité civile de l'organisme d'accueil (assurance RCP Responsabilité Civile Professionnelle) et de l'étudiant (assurance responsabilité civile étudiante souscrite par l'établissement d'enseignement ou par l'étudiant lui-même). Pour les accidents du travail survenus pendant le stage, le régime dépend de la présence ou non d'une gratification : si gratification >= 4,35 €/h, l'organisme d'accueil doit affilier le stagiaire à la CPAM et cotiser à l'AT/MP ; si absence de gratification ou gratification inférieure, l'établissement d'enseignement peut souscrire une assurance AT/MP spécifique. Le traitement des données personnelles du stagiaire par l'organisme d'accueil doit respecter le RGPD (règlement UE n°2016/679) et faire l'objet d'une information préalable du stagiaire dans la convention ou par note séparée.
Comment remplir votre Convention de Stage Tripartite France
La Convention de Stage Tripartite en France doit être préparée et signée avant le premier jour de stage. Voici les étapes pratiques pour rédiger un document conforme au Code de l'éducation.
Étape 1 — Obtenir le modèle de l'établissement d'enseignement. La plupart des universités, grandes écoles et lycées professionnels disposent de modèles de convention de stage pré-remplis avec les mentions légales obligatoires (numéro UAI, assurances, responsabilité civile de l'établissement). L'étudiant doit impérativement utiliser le modèle de son établissement ou, si non disponible, un modèle conforme au Code de l'éducation comme celui proposé par forms-legal.com. Les entreprises ne peuvent imposer leur propre modèle si celui-ci ne contient pas les mentions obligatoires du Code de l'éducation.
Étape 2 — Renseigner les données de l'organisme d'accueil. Complétez la dénomination sociale exacte de l'organisme d'accueil, sa forme juridique, le SIREN à 9 chiffres (INSEE), le SIRET à 14 chiffres de l'établissement d'accueil, l'adresse du lieu de stage (peut différer du siège social), le numéro URSSAF de l'employeur si une gratification est versée. Désignez nommément le tuteur professionnel (nom, prénom, fonction) et assurez-vous qu'il n'encadre pas déjà 3 stagiaires (article L124-8 du Code de l'éducation).
Étape 3 — Préciser les dates et la durée du stage. Indiquez la date de début (premier jour de présence) et la date de fin (dernier jour de présence) du stage. Calculez la durée totale : si elle dépasse 2 mois (60 jours de présence effective, consécutifs ou non dans l'année académique), la gratification est obligatoire. Précisez le nombre d'heures hebdomadaires de présence (maximum 35h/semaine ou durée conventionnelle) et le nombre de jours de congé ou d'absence autorisés (si stage long).
Étape 4 — Calculer et renseigner la gratification. Si la durée de stage dépasse 2 mois : multipliez le nombre d'heures hebdomadaires par 4,35 €/h × (52/12) semaines pour obtenir la gratification mensuelle minimale. Exemple : 35h × 4,35 € × 4,333 = 659,40 €/mois minimum. Si l'organisme verse une gratification supérieure au seuil légal (4,35 €/h), les cotisations URSSAF s'appliquent sur la fraction excédentaire. Indiquez clairement le montant mensuel brut et la périodicité de versement (mensuel ou en fin de stage).
Étape 5 — Décrire les missions et le projet pédagogique. Rédigez une description précise des missions confiées au stagiaire (5 à 10 lignes), en veillant à ce qu'elles correspondent aux objectifs de sa formation et ne ressemblent pas à un emploi permanent. Mentionnez les compétences à acquérir (savoirs, savoir-faire, savoir-être) et la méthode d'évaluation (rapport de stage, soutenance orale, évaluation tuteur). Ce paragraphe conditionne la légitimité académique du stage.
Étape 6 — Faire signer en trois exemplaires. La convention doit être signée par les représentants des trois parties avant le début du stage : représentant de l'établissement d'enseignement (responsable pédagogique, directeur des relations entreprises, secrétariat de scolarité) ; représentant de l'organisme d'accueil habilité à signer (dirigeant, DRH, responsable de service) ; stagiaire. Chaque partie conserve un exemplaire original signé. La convention peut être signée électroniquement si les trois parties disposent d'un système de signature électronique conforme à eIDAS UE n°910/2014.
Exigences juridiques pour Convention de Stage Tripartite France
La Convention de Stage Tripartite en France est soumise à des règles impératives dont la méconnaissance expose l'organisme d'accueil à des sanctions administratives, pénales et à la requalification du stage en contrat de travail.
Obligations avant le stage. La convention de stage doit être signée par les trois parties AVANT le premier jour de présence du stagiaire dans l'organisme d'accueil (article L124-3 du Code de l'éducation). L'organisme d'accueil ne peut accueillir de stagiaire sans convention. En l'absence de convention, le stagiaire peut saisir le Conseil de prud'hommes pour demander la requalification de la relation en contrat de travail, avec rappel de salaire rétroactif sur la période, indemnités de congés payés et remboursement des cotisations URSSAF. L'Inspection du travail (DREETS) peut dresser un procès-verbal d'infraction et infliger une amende.
Gratification obligatoire au-delà de 2 mois. La gratification est due de plein droit pour tout stage dont la durée dépasse 2 mois consécutifs ou, au cours d'une même année d'enseignement, 2 mois non consécutifs (article L124-6 du Code de l'éducation). Le défaut de versement de la gratification minimale (4,35 €/h en 2025) constitue un avantage en nature non déclaré, assimilable à du travail dissimulé par défaut de déclaration (articles L8221-3 et L8221-5 du Code du travail). Les cotisations URSSAF dues sur la gratification doivent être déclarées mensuellement dans la DSN (Déclaration Sociale Nominative) si la gratification dépasse le seuil légal d'exonération (4,35 €/h).
Limitation du quota de stagiaires. L'organisme d'accueil de plus de 20 salariés ne peut accueillir simultanément plus de 15% de ses effectifs en stagiaires (article L124-8 du Code de l'éducation). Pour les organismes de 20 salariés ou moins, le plafond est de 3 stagiaires simultanément. Le dépassement de ces quotas est sanctionné par l'Inspection du travail. Un tuteur professionnel ne peut encadrer simultanément plus de 3 stagiaires (article L124-8 alinéa 3 du Code de l'éducation).
Durée maximale de 6 mois par organisme et par année. Un stagiaire ne peut effectuer plus de 6 mois de stage dans le même organisme d'accueil au cours de la même année d'enseignement (article L124-5 du Code de l'éducation). La durée cumulée de stage dans différents organismes n'est pas limitée par la loi mais est encadrée par les règlements de l'établissement d'enseignement. Le dépassement de la limite de 6 mois dans le même organisme entraîne la requalification du stage en contrat de travail, avec toutes les obligations afférentes (salaire minimum SMIC, congés payés, bulletins de paie, cotisations URSSAF intégrales).
Information et droits du stagiaire. L'organisme d'accueil doit informer le stagiaire du règlement intérieur applicable (article L124-3 du Code de l'éducation), de ses droits en matière de protection des données personnelles (RGPD) et des consignes de sécurité. Le stagiaire bénéficie d'un droit à la restauration (accès au restaurant d'entreprise ou tickets restaurant si les salariés en bénéficient), d'un accès aux transports collectifs dans les mêmes conditions que les salariés (remboursement 50% navigo ou équivalent), et des mêmes protections que les salariés en matière de harcèlement moral et sexuel. Le stagiaire qui subit un harcèlement ou une discrimination peut saisir le Défenseur des Droits et les juridictions civiles ou pénales compétentes.
Erreurs courantes à éviter dans votre Convention de Stage Tripartite France
La Convention de Stage Tripartite en France concentre plusieurs erreurs récurrentes qui exposent l'organisme d'accueil à des requalifications coûteuses et des sanctions administratives.
Erreur 1 — Faire débuter le stage avant la signature de la convention. Accueillir un stagiaire avant la signature des trois parties constitue l'erreur la plus fréquente et la plus risquée. L'Inspection du travail (DREETS) peut constater le défaut de convention lors d'un contrôle et dresser un procès-verbal. Le Conseil de prud'hommes, saisi par le stagiaire, requalifie automatiquement la période sans convention en contrat de travail (Cass. soc. 26 mars 2019, n°17-27.518). Les rappels de salaire sur la base du SMIC couvrent toute la période non couverte par une convention valide.
Erreur 2 — Ne pas verser la gratification au-delà de 2 mois. L'obligation de gratification à 4,35 €/h minimum pour les stages de plus de 2 mois est impérative depuis la loi n°2014-788 du 10 juillet 2014 et est fréquemment méconnue par les petites entreprises et les associations. Le défaut de versement peut entraîner une requalification du stage en travail dissimulé et expose l'organisme aux sanctions pénales et aux redressements URSSAF avec majorations.
Erreur 3 — Confier des missions identiques à un emploi permanent. L'article L124-7 du Code de l'éducation interdit d'utiliser un stagiaire pour occuper un emploi permanent, faire face à un accroissement temporaire d'activité, remplacer un salarié en cas d'absence, de suspension de son contrat ou de licenciement. Ces utilisations abusives sont constitutives du délit de recours abusif au stage et exposent à des amendes administratives pouvant atteindre 2 000 € par stagiaire concerné (4 000 € en cas de récidive). Le stagiaire peut obtenir la requalification de la relation en CDI devant le Conseil de prud'hommes.
Erreur 4 — Dépasser le quota de 15% de stagiaires dans les effectifs. Les organismes de plus de 20 personnes qui accueillent simultanément des stagiaires représentant plus de 15% de leurs effectifs salariés s'exposent à des amendes administratives et à des injonctions de l'Inspection du travail. Cette erreur est particulièrement fréquente dans les startups et TPE en période de croissance qui compensent un manque de financement par un recours massif aux stagiaires.
Erreur 5 — Omettre les mentions légales obligatoires dans la convention. Une convention de stage ne mentionnant pas l'ensemble des éléments requis par l'article L124-3 du Code de l'éducation (notamment la désignation du tuteur pédagogique, les missions précises, la gratification, les modalités d'évaluation, la couverture assurance) est nulle de plein droit. L'utilisation d'un modèle obsolète ou d'un modèle étranger non conforme au droit français est l'une des causes les plus fréquentes de conventions incomplètes.
Sources et Citations
Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement.
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Forms Legal. (2026). Convention de Stage Tripartite France (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/contracts/convention-stage
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}Questions Fréquentes
La gratification de stage est obligatoire en France pour tout stage dont la durée dépasse 2 mois consécutifs ou, au cours d'une même année d'enseignement ou universitaire, 2 mois non consécutifs, conformément à l'article L124-6 du Code de l'éducation tel que modifié par la loi n°2014-788 du 10 juillet 2014. Le montant minimal de la gratification est fixé à 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale, soit 15% × 29,00 € = 4,35 € par heure de présence effective en stage en 2025. Pour un stage à temps plein (35h/semaine), la gratification mensuelle minimale s'élève à environ 659,40 €/mois. Cette gratification n'est pas assimilée à un salaire mais est soumise aux cotisations sociales URSSAF pour la fraction dépassant le seuil de 4,35 €/h. Le défaut de versement constitue un avantage en nature non déclaré assimilable à du travail dissimulé. Pour les stages de 2 mois ou moins, la gratification est facultative mais recommandée. De nombreux organismes (grandes entreprises, administrations publiques) versent des gratifications bien supérieures au minimum légal (1 200 à 2 500 €/mois) pour les stages de fin d'études.
La durée maximale d'un stage dans le même organisme d'accueil est de 6 mois par année d'enseignement conformément à l'article L124-5 du Code de l'éducation. Cette limite de 6 mois s'apprécie par organisme d'accueil et par année académique : un étudiant peut effectuer jusqu'à 6 mois dans une entreprise A et 6 mois dans une entreprise B dans la même année, mais ne peut dépasser 6 mois dans la même entreprise. Le dépassement de cette durée entraîne la requalification automatique du stage en contrat de travail, le stagiaire pouvant réclamer le SMIC pour toute la période de dépassement avec congés payés et indemnité de requalification. La durée hebdomadaire de présence du stagiaire ne peut dépasser la durée légale de travail (35h/semaine) ou la durée conventionnelle applicable dans l'organisme d'accueil. Les périodes de congé du stagiaire sont prévues dans la convention si le stage dure plus de 2 mois, à raison de 2,5 jours par mois de stage (article L124-13 du Code de l'éducation), si l'organisme d'accueil accorde des congés à ses salariés.
Un stage peut être requalifié en contrat de travail par le Conseil de prud'hommes dans plusieurs situations prévues par le Code de l'éducation et la jurisprudence. La requalification s'impose lorsque : le stagiaire effectue son stage sans convention tripartite valide (absence de convention, convention non signée, convention signée après le début du stage) ; les missions confiées correspondent à un emploi permanent, un accroissement temporaire d'activité ou le remplacement d'un salarié absent (article L124-7 du Code de l'éducation) ; la durée de stage dépasse 6 mois dans le même organisme au cours de la même année d'enseignement (article L124-5) ; le stagiaire est soumis à un lien de subordination identique à celui d'un salarié (horaires fixes imposés, absence autorisée par l'employeur, intégration totale dans les équipes sans encadrement pédagogique). La Cour de cassation (Cass. soc. 26 mars 2019, n°17-27.518) a confirmé la requalification d'un stage en CDI en l'absence de convention et d'encadrement pédagogique réel. La requalification entraîne le versement du SMIC pour toute la période, des congés payés de 10%, des indemnités de requalification et le cas échéant des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse si l'organisme met fin au stage requalifié.
L'organisme d'accueil d'un stagiaire en France est soumis à plusieurs obligations légales définies par le Code de l'éducation et le Code du travail. Avant le stage : signer la convention tripartite avec l'établissement d'enseignement et le stagiaire avant le premier jour de présence ; désigner un tuteur professionnel qualifié (maximum 3 stagiaires par tuteur selon l'article L124-8 du Code de l'éducation) ; vérifier que le quota de stagiaires ne dépasse pas 15% des effectifs dans les organismes de plus de 20 personnes. Pendant le stage : verser la gratification mensuelle minimale de 4,35 €/h si le stage dépasse 2 mois ; permettre au stagiaire de bénéficier des mêmes conditions d'accueil que les salariés (restauration, transport, sécurité) ; permettre les absences du stagiaire pour ses obligations universitaires (examens, soutenance) ; assurer la couverture en responsabilité civile pour les accidents survenus pendant le stage ; respecter le RGPD pour le traitement des données personnelles du stagiaire. À la fin du stage : délivrer une attestation de stage mentionnant la durée, les missions et les compétences acquises (article L124-3 du Code de l'éducation) ; remettre au stagiaire l'évaluation finale du tuteur professionnel ; notifier le CFA ou l'établissement en cas d'accident du travail survenu pendant le stage.
Le stagiaire en France n'a pas le statut de salarié et ne bénéficie donc pas de l'ensemble des droits reconnus aux salariés. Les droits dont bénéficie le stagiaire : accès au restaurant d'entreprise ou aux tickets restaurant dans les mêmes conditions que les salariés si la convention le prévoit ; remboursement de 50% des abonnements de transport en commun sur le trajet domicile-lieu de stage, dans les mêmes conditions que les salariés (article L124-10 du Code de l'éducation) ; jours de congé selon la convention si le stage dure plus de 2 mois (2,5 jours par mois, article L124-13 du Code de l'éducation) ; protection contre le harcèlement moral et sexuel (articles L1152-1 et L1153-1 du Code du travail applicables par analogie) ; couverture accidents du travail si gratification versée (affiliation CPAM via URSSAF) ou assurance AT spécifique de l'établissement sinon. Les droits dont le stagiaire ne bénéficie pas : SMIC, congés payés légaux, indemnités de préavis, prime d'ancienneté, mutuelle d'entreprise obligatoire (sauf si la convention de branche ou l'accord d'entreprise l'étend aux stagiaires). Le règlement intérieur de l'organisme d'accueil s'applique au stagiaire pour les règles d'hygiène, de sécurité et de discipline.
La distinction entre un stage et un Contrat d'Apprentissage est fondamentale en droit français, avec des conséquences très différentes pour le jeune et pour l'organisme d'accueil. Le stagiaire (Convention de Stage, Code de l'éducation art. L124-1) n'est pas salarié : il reste étudiant, la convention n'est pas un contrat de travail, la gratification minimale est de 4,35 €/h au-delà de 2 mois, les cotisations sociales s'appliquent seulement sur la fraction dépassant ce seuil, et le jeune continue d'être couvert par la sécurité sociale étudiante. L'apprenti (Contrat d'Apprentissage, Code du travail art. L6221-1) est salarié à part entière : le contrat est un contrat de travail soumis au Code du travail, la rémunération va de 27% à 100% du SMIC selon l'âge et l'année, toutes les cotisations URSSAF s'appliquent (avec exonérations spécifiques), l'apprenti cotise à la retraite et au chômage, et le contrat ouvre droit à des aides financières de l'État (aide unique à l'apprentissage). Le choix entre stage et apprentissage dépend de l'objectif du jeune : le stage est une mise en situation temporaire sans objectif de diplôme en alternance, l'apprentissage vise l'obtention d'une certification avec alternance sur 1 à 3 ans.
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