Reçu de loyer — Québec (C.c.Q. art. 1895)
Reçu de loyer (CCQ art. 1895)
RENT RECEIPT
(REÇU DE LOYER)
Issued pursuant to CCQ art. 1895
LANDLORD (LOCATEUR)
Name: [Landlord Name]
Address: [Landlord Address]
Phone: [Landlord Phone]
TENANT (LOCATAIRE)
Name: [Tenant Name]
Rental Property: [Property Address]
PAYMENT DETAILS
Rental Period: [Period Start] to [Period End]
Amount Received: CAD $[Amount Paid]
Payment Method: [Payment Method]
Date Received: [Payment Date]
Cheque Number: [Cheque Number]
Outstanding Balance: CAD $[Remaining Balance]
The Landlord hereby acknowledges receipt of the above payment from the Tenant for the rental of the above property for the stated period. This receipt is issued pursuant to CCQ art. 1895 upon tenant request.
Issued on: [Payment Date]
Landlord Signature: [Landlord Name]
Landlord
________________
Signature
Date: ________________
Qu'est-ce qu'un Reçu de loyer — Québec (C.c.Q. art. 1895) ?
Le reçu de loyer au Québec sert de preuve écrite formelle d'un paiement de loyer entre un locateur et un locataire. C'est la reconnaissance écrite par le locateur qu'il a reçu un paiement de loyer du locataire. En vertu de l'art. 1895 du Code civil du Québec (C.c.Q.), le locateur est tenu de fournir un reçu de loyer, sans frais, à la demande du locataire, et le reçu doit indiquer le montant payé, la période visée et l'adresse du logement. Cette obligation légale s'applique à tous les baux résidentiels régis par le C.c.Q. et appliqués par le Tribunal administratif du logement (TAL, anciennement la Régie du logement, RLRQ c T-15.01).
Le reçu de loyer remplit plusieurs fonctions pratiques et juridiques au Québec. Comme preuve de paiement, il protège le locataire et le locateur : le locataire peut démontrer que le loyer a été payé en cas de litige sur des arriérés devant le TAL, et le locateur dispose d'un registre de ses revenus locatifs pour Revenu Québec (Loi sur les impôts, RLRQ c I-3) et l'Agence du revenu du Canada (ARC). Le résident québécois qui loue sa résidence principale peut utiliser ses reçus de loyer pour réclamer le crédit d'impôt pour solidarité administré par Revenu Québec — ce crédit exige que le locataire déclare son loyer annuel dans sa déclaration de revenus provinciale (TP-1), et les reçus de loyer fournissent les pièces justificatives que Revenu Québec peut demander lors d'une vérification.
Les programmes gouvernementaux et les organismes d'aide sociale exigent aussi des reçus de loyer. La Société d'habitation du Québec (SHQ), qui administre les habitations à loyer modique (HLM) et le Programme de supplément au loyer (PSL), exige que le locataire documente ses coûts de logement pour déterminer son admissibilité à une subvention. Les prestataires de l'aide sociale sous la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles (RLRQ c A-13.1.1) doivent fournir une preuve de loyer payé pour calculer leurs prestations.
Les demandes d'immigration s'appuient largement sur les reçus de loyer comme preuve de résidence établie au Québec. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration (MIFI) acceptent les reçus de loyer comme preuve documentaire d'adresse au Québec pour des demandes sous le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) et le Certificat de sélection du Québec (CSQ), en vertu de la Loi sur l'immigration au Québec (RLRQ c I-0.2.1).
La Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ c C-12, art. 10) interdit le refus discriminatoire de fournir un reçu de loyer fondé sur une caractéristique protégée, l'application relevant de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). La Charte de la langue française (RLRQ c C-11) et l'Office québécois de la langue française (OQLF) exigent que les reçus de loyer soient disponibles en français. La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ c P-39.1), modifiée par la Loi 25, régit la façon dont le locateur conserve et protège les renseignements personnels du locataire figurant sur les reçus. L'art. 1907 C.c.Q. interdit toute clause du bail qui priverait le locataire de son droit au reçu. Forms-legal.com fournit ce modèle comme point de départ pour la documentation locative au Québec.
Quand avez-vous besoin d'un Reçu de loyer — Québec (C.c.Q. art. 1895) ?
Le reçu de loyer au Québec est nécessaire dans plusieurs situations distinctes régies par la législation québécoise et les programmes fédéraux. Le déclencheur le plus immédiat est la demande directe du locataire : en vertu de l'art. 1895 du Code civil du Québec (C.c.Q.), le locateur doit fournir un reçu sur demande, sans frais. Le refus donne au locataire un motif de plainte au Tribunal administratif du logement (TAL, RLRQ c T-15.01), qui a compétence exclusive sur les litiges de location résidentielle au Québec.
Les déclarations fiscales créent une demande récurrente chaque année. Le crédit d'impôt pour solidarité administré par Revenu Québec en vertu de la Loi sur les impôts (RLRQ c I-3) exige que le locataire québécois déclare le loyer annuel payé lorsqu'il réclame la composante logement. Revenu Québec peut vérifier les réclamations et exiger des pièces justificatives; un ensemble complet de reçus de loyer mensuels constitue la meilleure preuve disponible. De même, le locateur doit déclarer ses revenus locatifs à Revenu Québec (Loi sur les impôts) et à l'Agence du revenu du Canada (ARC) — les reçus de loyer en créent le registre.
Les programmes d'aide au logement exigent des reçus de loyer pour vérifier les coûts. La Société d'habitation du Québec (SHQ), qui administre les HLM et le Programme de supplément au loyer (PSL), exige que le locataire documente le loyer réellement payé pour déterminer son admissibilité. Les prestataires de l'aide sociale sous la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles (RLRQ c A-13.1.1) doivent aussi prouver leurs coûts de logement.
Les demandes d'immigration exigent fréquemment des reçus de loyer comme preuve de résidence au Québec. IRCC et le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration (MIFI) exigent une preuve de résidence établie au Québec pour le Programme de l'expérience québécoise (PEQ), le Certificat de sélection du Québec (CSQ) et les demandes de résidence permanente sous la Loi sur l'immigration au Québec (RLRQ c I-0.2.1).
Le règlement des différends devant le TAL est un autre cas d'usage important. Lorsqu'un locateur demande la reprise d'un logement ou réclame des arriérés de loyer en vertu de l'art. 1971 C.c.Q., le locataire muni d'un ensemble complet de reçus peut réfuter de façon définitive les allégations de non-paiement. La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ c P-39.1), modifiée par la Loi 25, régit la conservation et la protection des renseignements personnels figurant sur les reçus. Le reçu de loyer constitue une preuve prima facie de paiement (art. 2803 et suivants C.c.Q.); il convient de conserver les reçus pendant au moins le délai de prescription de trois ans (art. 2925 C.c.Q.).
Que faut-il inclure dans votre Reçu de loyer — Québec (C.c.Q. art. 1895) ?
Un reçu de loyer complet au Québec doit comprendre des éléments précis pour satisfaire à l'art. 1895 du Code civil du Québec (C.c.Q.) et servir de pièce valide à des fins fiscales, d'immigration ou de litige.
L'identification du locateur : le nom complet et l'adresse du locateur. Si le locateur est une personne morale, son numéro d'entreprise du Québec (NEQ) attribué par le Registraire des entreprises du Québec (Loi sur la publicité légale des entreprises, RLRQ c P-44.1) devrait aussi figurer. La signature du locateur authentifie le reçu.
L'identification du locataire : le nom complet du locataire qui a effectué le paiement. En vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ c P-39.1, modifiée par la Loi 25), le locateur qui recueille des renseignements personnels ne peut le faire qu'aux fins de la relation locative — le reçu ne doit pas contenir de données personnelles inutiles.
L'adresse du logement : l'adresse complète du logement, y compris le numéro d'appartement, la rue, la municipalité et le code postal. Le Tribunal administratif du logement (TAL, RLRQ c T-15.01) exige que l'adresse corresponde au bail.
La période de location : le mois et l'année précis (ou les dates de début et de fin) visés par le paiement. En vertu de l'art. 1895 C.c.Q., la période visée est un élément obligatoire — un reçu sans cette information ne satisfait pas à l'exigence légale.
Le montant payé : le montant exact en dollars canadiens, exprimé en chiffres et en lettres pour prévenir les différends. Pour le locataire qui réclame le crédit d'impôt pour solidarité en vertu de la Loi sur les impôts (RLRQ c I-3), Revenu Québec exige le montant réellement payé par mois.
Le mode de paiement : espèces, chèque (avec son numéro), virement électronique ou prélèvement préautorisé. Cet élément est particulièrement important en cas de litige sur un paiement devant le TAL, car le mode de paiement corrobore d'autres preuves bancaires.
La date de réception : la date à laquelle le locateur a reçu le paiement, ce qui établit que le loyer a été payé à temps. En vertu de l'art. 1566 C.c.Q., le loyer est exigible le premier jour de chaque terme de paiement, sauf convention contraire.
Notes de conformité : la Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ c C-12, art. 10) interdit le refus discriminatoire de fournir un reçu de loyer fondé sur la race, l'origine ethnique, la religion ou un autre motif protégé. Le locateur qui refuse systématiquement de fournir des reçus aux locataires d'un groupe donné peut faire l'objet d'une plainte devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). L'art. 1907 C.c.Q. interdit toute clause du bail qui priverait le locataire de son droit au reçu. Forms-legal.com fournit ce modèle de reçu de loyer conforme au droit québécois comme point de départ pratique pour les locateurs et les locataires.
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Forms Legal. (2026). Reçu de loyer — Québec (C.c.Q. art. 1895) (Québec) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/quebec/real-estate/leases/recu-loyer-quebec
"Reçu de loyer — Québec (C.c.Q. art. 1895) (Québec)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/quebec/real-estate/leases/recu-loyer-quebec.
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}Questions Fréquentes
Oui. En vertu de l'art. 1895 C.c.Q., un locateur est tenu de fournir un reçu pour le paiement du loyer sur demande du locataire, sans frais pour ce dernier. Le reçu doit indiquer le montant payé, la période couverte et l'adresse du logement. Le défaut de fournir un reçu sur demande peut donner au locataire des motifs pour déposer une plainte auprès du TAL.
Un locateur québécois ne peut légalement refuser de fournir un reçu de loyer lorsque le locataire en fait la demande. L'art. 1895 du Code civil du Québec (C.c.Q.) impose au locateur une obligation inconditionnelle de remettre un reçu sur demande, sans frais, indiquant le montant payé, la période visée et l'adresse du logement. Il n'y a aucune exception — le locateur ne peut facturer le reçu ni en retarder la remise sans motif raisonnable.
Le locateur qui refuse peut faire l'objet d'une plainte au Tribunal administratif du logement (TAL, RLRQ c T-15.01). Le TAL peut lui ordonner de fournir le reçu et accorder des dommages-intérêts — par exemple si le locataire a manqué une échéance de crédit d'impôt de Revenu Québec en vertu de la Loi sur les impôts (RLRQ c I-3) en raison du refus.
Un refus visant un locataire en raison de sa race, de sa religion ou d'un autre motif protégé par l'art. 10 de la Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ c C-12) expose le locateur à une plainte devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), qui peut accorder des dommages-intérêts compensatoires et punitifs (art. 49 de la Charte). La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ c P-39.1, Loi 25) régit aussi la conservation des renseignements du locataire sur les reçus. Forms-legal.com recommande de fournir les reçus de loyer promptement.
Le crédit d'impôt pour solidarité est un crédit d'impôt remboursable du Québec administré par Revenu Québec en vertu de la Loi sur les impôts (RLRQ c I-3). Le résident québécois qui loue sa résidence principale et qui respecte les seuils de revenu peut réclamer la composante logement, calculée à partir du loyer annuel payé. Au moment de produire la déclaration de revenus TP-1, le contribuable doit déclarer le total du loyer payé durant l'année et identifier le locateur. Revenu Québec peut comparer le loyer déclaré aux revenus locatifs déclarés par le locateur.
Les reçus de loyer constituent la preuve documentaire première à l'appui de la réclamation. Chaque reçu doit indiquer le montant payé, la période de location, l'adresse du logement et l'identité du locateur — les mêmes éléments qu'exige l'art. 1895 C.c.Q. Si Revenu Québec vérifie la réclamation, le locataire doit produire les reçus ou des relevés bancaires équivalents démontrant les paiements réellement effectués.
Les locataires de HLM (logement subventionné administré par la Société d'habitation du Québec, SHQ) ne sont généralement pas admissibles à la composante logement, mais les locataires du marché privé en bénéficient grandement. La Commission d'accès à l'information (CAI, RLRQ c A-2.1) veille à ce que les données de revenu partagées pour le calcul des prestations soient traitées licitement. Forms-legal.com fournit ce modèle pour aider les locataires à documenter leurs paiements de loyer aux fins du crédit d'impôt.
Le locataire québécois qui a perdu ses reçus de loyer dispose de plusieurs recours. L'option la plus directe est de demander au locateur des reçus de remplacement — en vertu de l'art. 1895 du Code civil du Québec (C.c.Q.), l'obligation du locateur de fournir un reçu sur demande est continue. Le locateur qui refuse de réémettre les reçus pour des périodes passées où le paiement n'est pas contesté peut manquer à cette obligation légale.
À défaut, les relevés bancaires servent de preuve de remplacement. En vertu de l'art. 2838 C.c.Q., les documents électroniques et les relevés d'opérations bancaires peuvent prouver le paiement devant le Tribunal administratif du logement (TAL, RLRQ c T-15.01). Les relevés montrant des chèques encaissés par le locateur, les confirmations de virement électronique ou les relevés de prélèvement préautorisé établissent tous que le paiement a été effectué.
Aux fins de Revenu Québec — particulièrement le crédit d'impôt pour solidarité en vertu de la Loi sur les impôts (RLRQ c I-3) — les relevés bancaires sont généralement acceptés lorsque les reçus originaux ne sont pas disponibles. Le locataire devrait conserver ses dossiers pendant au moins six ans, conformément au délai de nouvelle cotisation de Revenu Québec. Les membres du Barreau du Québec (RLRQ c B-1) et la Chambre des notaires du Québec (Loi sur le notariat, RLRQ c N-3) peuvent conseiller sur les démarches probatoires pour reconstituer un historique de paiements. Forms-legal.com recommande de conserver les reçus de loyer ou les relevés bancaires pendant au moins six ans.
La Charte de la langue française (RLRQ c C-11), modifiée par la Loi 96 (2022), régit les exigences linguistiques applicables aux contrats et documents au Québec. Pour les baux résidentiels entre un locateur et un locataire, le formulaire de bail obligatoire du Tribunal administratif du logement (TAL, RLRQ c T-15.01) doit être fourni en français. La Charte exige que les contrats écrits et les documents qui s'y rattachent offerts aux consommateurs ou aux employés au Québec soient en français.
Le reçu de loyer est un document rattaché au bail résidentiel. En vertu de l'art. 55 de la Charte de la langue française, les parties peuvent contracter dans une langue autre que le français si elles en expriment expressément la volonté — mais l'exigence par défaut est le français. Le locateur qui fournit un reçu uniquement en anglais à un locataire francophone qui n'a pas renoncé à son droit à un document en français peut faire l'objet d'une plainte à l'Office québécois de la langue française (OQLF), qui applique la Charte.
En pratique, la plupart des reçus de loyer au Québec sont bilingues ou en français. Le TAL traite toutes les instances de location résidentielle en français comme langue du tribunal. Pour le locateur qui loue à un locataire préférant l'anglais, le reçu bilingue est l'approche la plus prudente. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) veille aussi à ce que les droits linguistiques ne servent pas de prétexte à un traitement discriminatoire (art. 10 de la Charte des droits et libertés de la personne, RLRQ c C-12). Forms-legal.com fournit ce modèle de reçu de loyer bilingue pour répondre aux deux exigences linguistiques.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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