Politique d'utilisation d'Internet et du courriel (Québec)
Province de Québec — Loi 25 · C.c.Q. arts. 35–37 · Charte art. 5
**POLITIQUE D'UTILISATION D'INTERNET ET DU COURRIER ÉLECTRONIQUE**
[Nom Employeur]
En vigueur à compter du : [Date Effet]
1. OBJECTIF ET CADRE LÉGAL
La présente politique encadre l'utilisation par les employés de [Nom Employeur] des ressources technologiques de l'employeur, notamment Internet et le courrier électronique. Elle est adoptée en conformité avec : (a) les articles 3, 35 à 37 du Code civil du Québec (C.c.Q.) sur le droit à la vie privée; (b) la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ c P-39.1), telle que modifiée par la Loi 25; (c) la Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ c C-12), article 5; (d) la Loi sur les normes du travail (LNT). Les ressources technologiques de l'employeur sont la propriété exclusive de [Nom Employeur] et sont mises à la disposition des employés pour des fins professionnelles.
2. RESSOURCES TECHNOLOGIQUES VISÉES
La présente politique s'applique aux ressources suivantes : [Ressources Visees].
3. UTILISATIONS ACCEPTABLES ET INACCEPTABLES
**Utilisation personnelle permise :** [Utilisation Personnelle Permise].
**Utilisations interdites :** Les utilisations suivantes sont strictement interdites : [Conduites Interdites].
**Courriels professionnels :** Tout courriel envoyé à partir d'un compte courriel de [Nom Employeur] engage la responsabilité de l'employeur et doit être professionnel, respectueux et exempt de tout contenu contraire à la Charte des droits et libertés de la personne ou à la loi applicable. Les employés ne doivent pas envoyer de communications personnelles depuis leurs comptes de courriel professionnels.
4. SURVEILLANCE — AVIS AUX EMPLOYÉS
Conformément aux exigences de la Loi 25 et des articles 35–37 C.c.Q., les employés sont informés des pratiques de surveillance suivantes : [Portée Surveillance]. Aucune surveillance couverte n'est effectuée. Les informations collectées dans le cadre de la surveillance sont utilisées exclusivement aux fins déclarées et sont protégées conformément à la Loi 25.
5. CONSERVATION DES COURRIELS
[Periode Retention]. À l'expiration de la durée de conservation, les courriels sont détruits de façon sécurisée. Les courriels liés à des litiges en cours ou prévisibles sont conservés jusqu'à la résolution définitive du litige, conformément aux obligations de conservation aux fins de preuve.
6. CONSÉQUENCES DES MANQUEMENTS ET ADMINISTRATION
Tout manquement à la présente politique peut entraîner des mesures disciplinaires progressives, pouvant aller jusqu'au congédiement pour motif sérieux (art. 2094 C.c.Q.). La politique est administrée par : [Responsable Nom].
**[Nom Employeur]** — [Adresse Employeur] — En vigueur le [Date Effet]
Employeur
________________
Signature
Employé — Accusé de réception
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Politique d'utilisation d'Internet et du courriel (Québec) ?
Un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel est un document juridique formel utilisé au Québec dans le cadre de les opérations commerciales, la gouvernance d'entreprise et les transactions commerciales. Créez une politique d'utilisation acceptable d'Internet et du courriel au Québec conforme au C.c.Q. (arts. 35–37 sur la vie privée), à la Loi 25 (CQLR c P-39.1) et à la Charte des droits et libertés. Couvre les usages permis et interdits, la surveillance de l'employeur, la conservation des courriels et les obligations de cybersécurité. Ce document s'inscrit dans le cadre du système de droit civil québécois et est conçu pour offrir une protection juridique claire et une certitude à toutes les parties concernées. Au Québec, ce type de document est régi par plusieurs textes législatifs importants, notamment le Code civil du Québec (C.c.Q.), la Loi sur les normes du travail (LNT), la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (Loi 25/LPRPSP) et la Charte des droits et libertés de la personne. Ces lois établissent les exigences juridiques pour la validité des ententes, les droits et obligations des parties, ainsi que les recours disponibles en cas de manquement ou de litige. La compréhension du cadre juridique applicable est essentielle pour rédiger un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel efficace et exécutoire en vertu du droit québécois. L'importance d'avoir un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel correctement rédigé(e) ne saurait être sous-estimée. Sans entente écrite claire, les parties risquent des malentendus, des différends et une responsabilité juridique potentielle. Un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel bien rédigé(e) établit les modalités et conditions qui régissent la relation entre les parties, y compris leurs droits et obligations respectifs, ainsi que les procédures de résolution de tout désaccord pouvant survenir. Il constitue le point de référence principal en cas de questions ou de litiges. Dans l'environnement réglementaire actuel au Québec, la conformité aux exigences légales est de plus en plus importante. Des organismes gouvernementaux tels que le REQ (Registraire des entreprises du Québec), la CNESST, le TAL (Tribunal administratif du logement) peuvent exiger que certains documents soient en place, et le non-respect des réglementations applicables peut entraîner des pénalités, des amendes ou d'autres conséquences défavorables. Un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel contribue à garantir que toutes les parties respectent leurs obligations légales et fournit un dossier clair des modalités convenues pour référence future. L'utilisation d'un modèle standardisé de Politique d'utilisation d'Internet et du courriel offre plusieurs avantages pratiques. Il garantit que toutes les clauses essentielles sont incluses, réduit le temps et le coût de rédaction à partir de zéro, et fournit un cadre professionnel pouvant être personnalisé selon les besoins spécifiques. Que vous soyez un particulier, un propriétaire de petite entreprise ou une grande société opérant au Québec, avoir accès à un modèle bien structuré assure la cohérence et l'exhaustivité de votre documentation juridique.
Quand avez-vous besoin d'un Politique d'utilisation d'Internet et du courriel (Québec) ?
Un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les opérations commerciales, la gouvernance d'entreprise et les transactions commerciales. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans un contexte commercial, vous pourriez avoir besoin d'un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel lors de l'établissement de nouvelles relations commerciales, de la formalisation d'arrangements existants qui étaient auparavant informels, de l'expansion de vos opérations commerciales, ou de la restructuration d'ententes existantes. Les entreprises immatriculées auprès du REQ devraient s'assurer qu'une documentation appropriée est maintenue pour toutes les transactions commerciales significatives. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Politique d'utilisation d'Internet et du courriel (Québec) ?
Un(e) Politique d'utilisation d'Internet et du courriel bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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}Questions Fréquentes
Les employeurs québécois ont le droit de surveiller l'utilisation par leurs employés des systèmes Internet et de courriel appartenant à l'entreprise, mais ce droit est considérablement encadré par la législation sur la vie privée. Le Code civil du Québec (arts. 35–37 C.c.Q.) et la Charte québécoise (art. 5) protègent la vie privée des employés, notamment une expectative limitée de vie privée dans les communications en milieu de travail. La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ c P-39.1, Loi 25) impose des obligations de consentement et de transparence. En pratique, les employeurs peuvent surveiller les comptes de courriel professionnels et la navigation Internet sur les systèmes de l'entreprise, à condition que : (1) les employés soient clairement informés à l'avance de la surveillance (aucune surveillance clandestine d'employés non informés); (2) la politique précise ce qui est surveillé, comment, pendant combien de temps et par qui; (3) la surveillance soit proportionnée à l'objectif légitime de l'entreprise (sécurité, productivité, conformité légale) — sans être excessivement intrusive; (4) les courriels personnels envoyés par webmail ou appareils personnels soient généralement hors limites, sauf s'ils transitent par les serveurs de l'entreprise. L'employeur ne peut accéder aux messages identifiés comme personnels ou que l'employé pouvait raisonnablement s'attendre à garder privés, même sur les systèmes de l'entreprise. Les tribunaux ont confirmé des congédiements fondés sur des preuves de surveillance de courriel lorsque la politique était claire et la surveillance proportionnée.
Les employeurs québécois ont d'importantes obligations de cybersécurité en matière de systèmes de courriel et d'Internet, en vertu de plusieurs cadres juridiques. En vertu de la Loi 25 (modifiant RLRQ c P-39.1), les employeurs doivent mettre en place des mesures de sécurité appropriées à la sensibilité des renseignements personnels détenus — y compris les données des employés transmises ou stockées via les systèmes de courriel — et prendre toutes les mesures raisonnables pour prévenir tout accès, divulgation ou perte non autorisés. Cette obligation s'étend à l'évaluation des pratiques de sécurité des fournisseurs de services de courriel (comme les plateformes d'infonuagique) avant de les engager, et à exiger contractuellement qu'ils maintiennent des normes de sécurité équivalentes. En vertu de la LSST (Loi sur la santé et la sécurité du travail), les employeurs doivent protéger les employés contre les risques liés à la santé psychologique, ce qui inclut de plus en plus la cyberintimidation et le harcèlement via les systèmes de courriel de l'entreprise. En vertu de la Loi canadienne anti-pourriel (LCAP/CASL), les employeurs sont responsables de s'assurer que leurs systèmes de courriel ne servent pas à envoyer des messages électroniques commerciaux non autorisés. Une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (ÉFVP) — requise par la Loi 25 avant le déploiement de nouvelles technologies ayant des incidences sur les renseignements personnels — doit être réalisée avant l'implantation de nouvelles plateformes de courriel, d'outils de surveillance ou de systèmes d'archivage. Les incidents importants touchant à la vie privée liés au courriel (p. ex. violations de données par hameçonnage) doivent être signalés à la Commission d'accès à l'information (CAI) et aux personnes concernées.
Un employeur québécois peut accéder au compte de courriel professionnel d'un employé après la fin de son emploi, à condition que la politique d'utilisation d'Internet et du courriel de l'employeur énonce clairement ce droit à l'avance. Les comptes de courriel professionnels sont la propriété de l'entreprise, et les employés n'ont pas de droit de propriété sur le compte lui-même. Toutefois, l'accès de l'employeur doit être proportionné et limité aux fins légitimes de l'entreprise — récupérer des communications avec des clients, des dossiers d'affaires, des dossiers en cours et des informations de passation. Si l'employé qui a quitté utilisait son compte de courriel professionnel à des fins personnelles (p. ex. des courriels personnels reçus via le compte professionnel), l'employeur peut tomber sur des renseignements personnels dans ces messages. L'employeur doit veiller à minimiser l'accès aux messages clairement personnels et éviter d'utiliser les renseignements personnels trouvés dans les comptes de courriel à des fins sans lien avec les besoins de l'entreprise. L'employeur devrait avoir une politique claire indiquant que le courriel professionnel est la propriété de l'entreprise, que les employés ne doivent pas l'utiliser pour leur correspondance personnelle, et que l'employeur peut accéder au compte en tout temps et après la cessation d'emploi. Une pratique exemplaire consiste à établir un processus spécifique permettant aux employés qui partent d'identifier et de supprimer leurs courriels personnels avant leur départ, après quoi l'employeur accède au compte aux seules fins professionnelles.
Les entreprises québécoises sont soumises à diverses exigences de conservation des courriels selon la nature de leur contenu. En vertu de la législation fiscale québécoise et de la Loi sur les impôts (RLRQ c I-3), les documents comptables appuyant les opérations financières — y compris les courriels portant sur des contrats, des factures et des paiements — doivent généralement être conservés pendant six ans à compter de la fin de l'exercice fiscal pertinent. La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ c P-39.1, Loi 25) exige que les renseignements personnels soient détruits ou anonymisés une fois la fin pour laquelle ils ont été recueillis accomplie — les courriels contenant des renseignements personnels d'employés ou de clients ne doivent pas être conservés indéfiniment. En vertu du Code civil du Québec, le délai de prescription général pour les recours contractuels est de trois ans (art. 2925 C.c.Q.), ce qui exige en pratique la conservation des courriels liés aux contrats pendant au moins cette période. Pour les entreprises des secteurs réglementés (valeurs mobilières, services financiers, soins de santé), des règles sectorielles de conservation s'appliquent et sont généralement plus longues (p. ex. 7 ans en vertu des règlements de l'AMF). Une politique de conservation des courriels doit établir des délais de conservation spécifiques par catégorie de courriel, mettre en place des procédures automatiques d'archivage et de suppression, former les employés sur leurs obligations de conservation, et être révisée régulièrement pour assurer la conformité aux exigences légales en évolution.
A Internet and Email Policy (Quebec) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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