Code de conduite et d'éthique (Québec)
Province de Québec — C.c.Q. art. 2088 · Charte (RLRQ c C-12) · LNT art. 81.19
**CODE DE CONDUITE ET D'ÉTHIQUE DES AFFAIRES**
[Nom Employeur]
En vigueur à compter du : [Date Effet]
1. MESSAGE DE LA DIRECTION
Le présent Code de conduite et d'éthique des affaires (le « Code ») reflète l'engagement de [Nom Employeur] envers des normes de conduite élevées dans toutes ses activités commerciales. Nos valeurs fondamentales sont : [Valeurs Fondamentales]. Ce Code s'applique à tous les employés, dirigeants, administrateurs, contractants et représentants de [Nom Employeur].
2. CADRE LÉGAL
Le présent Code est adopté en conformité avec le Code civil du Québec (notamment l'art. 2088 C.c.Q. sur le devoir de loyauté), la Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ c C-12), la Loi sur les normes du travail (art. 81.19 LNT), la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ c P-39.1, Loi 25), et les normes éthiques reconnues en droit des affaires québécois.
3. CONDUITE PROFESSIONNELLE
Tout employé de [Nom Employeur] est tenu : (a) d'agir avec intégrité, honnêteté et professionnalisme dans toutes ses interactions; (b) de traiter collègues, clients, fournisseurs et partenaires avec respect et dignité, conformément à la Charte des droits et libertés de la personne; (c) de respecter les lois et règlements applicables en tout temps; (d) de protéger les ressources et la réputation de [Nom Employeur].
4. CONFLITS D'INTÉRÊTS
Conformément au devoir de loyauté prévu à l'article 2088 du Code civil du Québec, tout employé doit éviter les situations dans lesquelles ses intérêts personnels pourraient entrer en conflit avec ceux de [Nom Employeur]. Sont notamment visés : (a) l'emploi ou la prestation de services chez un concurrent, fournisseur ou client sans autorisation écrite préalable; (b) la possession d'intérêts financiers dans une entité concurrente, fournisseur ou cliente au-delà des seuils autorisés; (c) l'acceptation de cadeaux ou d'avantages d'une valeur supérieure à [Seuil Cadeaux] $ CAD d'un tiers en relation d'affaires avec [Nom Employeur].
**Procédure de déclaration :** [Procedure Declaration].
5. CONFIDENTIALITÉ ET PROTECTION DES RENSEIGNEMENTS
Les catégories d'informations suivantes sont considérées confidentielles et ne doivent pas être divulguées sans autorisation expresse : [Informations Confidentielles]. Cette obligation de confidentialité s'applique pendant et après la durée de l'emploi, conformément à l'article 2088(2) C.c.Q. La protection des renseignements personnels est régie par la Loi 25 (RLRQ c P-39.1).
6. ANTI-CORRUPTION ET LUTTE CONTRE LES POT-DE-VIN
[Nom Employeur] interdit strictement toute forme de corruption, de paiement de facilitation ou de versement de pots-de-vin à des fonctionnaires, à des dirigeants d'entreprises privées ou à tout autre tiers, en violation de la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers (L.C. 1998, ch. 34) et du Code criminel du Canada. Tout employé qui se voit offrir ou demander un avantage indu doit en informer immédiatement [Contact Signalement].
7. SIGNALEMENT DES MANQUEMENTS
Tout employé qui constate ou soupçonne une violation du présent Code doit en faire rapport à : [Contact Signalement]. Les signalements de bonne foi seront traités de façon confidentielle. Aucune mesure de représailles ne sera prise contre un employé qui signale de bonne foi une violation présumée.
8. APPLICATION ET DISCIPLINE
Le non-respect du présent Code peut entraîner des mesures disciplinaires progressives, pouvant aller jusqu'au congédiement pour motif sérieux (art. 2094 C.c.Q.), selon la gravité de la violation. Le Code est administré par : [Responsable Application].
**[Nom Employeur]** — [Adresse Employeur] — En vigueur le [Date Effet]
Employeur
________________
Signature
Employé — Accusé de réception
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Code de conduite et d'éthique (Québec) ?
Le code de conduite et d'éthique au Québec est un document interne formel par lequel une entreprise établit les normes de comportement professionnel, d'intégrité et de conformité attendues de ses administrateurs, dirigeants et employés. Il s'inscrit dans le cadre du Code civil du Québec (C.c.Q.), de la Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ, c. C-12), de la Loi sur les normes du travail (RLRQ, c. N-1.1) et de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (RLRQ, c. P-39.1), telle que modifiée par la Loi 25. Le code énonce les attentes en matière de conduite professionnelle, de conflits d'intérêts, de confidentialité, de lutte contre la corruption, d'utilisation des médias sociaux, ainsi que les mesures disciplinaires applicables en cas de manquement.
Un code de conduite bien rédigé fixe les règles qui encadrent la relation entre l'employeur et les membres de son personnel et sert de référence première en cas de question ou de différend. Il aide l'entreprise à démontrer qu'elle satisfait à ses obligations de prévention du harcèlement psychologique imposées par la Loi sur les normes du travail et administrées par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Le code doit respecter la Charte des droits et libertés de la personne, qui interdit la discrimination fondée sur un motif protégé, et la Loi 25, qui encadre la collecte et l'utilisation des renseignements personnels. Toute mesure disciplinaire prévue au code doit s'exercer dans le respect de la bonne foi imposée par l'article 1375 C.c.Q. et des droits que la Loi sur les normes du travail reconnaît aux salariés.
Quand avez-vous besoin d'un Code de conduite et d'éthique (Québec) ?
Un(e) Code de conduite et d'éthique est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les opérations commerciales, la gouvernance d'entreprise et les transactions commerciales. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans un contexte commercial, vous pourriez avoir besoin d'un(e) Code de conduite et d'éthique lors de l'établissement de nouvelles relations commerciales, de la formalisation d'arrangements existants qui étaient auparavant informels, de l'expansion de vos opérations commerciales, ou de la restructuration d'ententes existantes. Les entreprises immatriculées auprès du REQ devraient s'assurer qu'une documentation appropriée est maintenue pour toutes les transactions commerciales significatives. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Code de conduite et d'éthique lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Code de conduite et d'éthique avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Code de conduite et d'éthique (Québec) ?
Un(e) Code de conduite et d'éthique bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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}Questions Fréquentes
Un code de conduite écrit formel n'est pas universellement imposé par un seul texte législatif à tous les employeurs québécois du secteur privé, mais plusieurs obligations spécifiques requièrent en pratique des dispositions similaires à un code de conduite. La Loi sur les normes du travail (LNT, CQLR c N-1.1) exige que les employeurs adoptent une politique de prévention du harcèlement psychologique (art. 81.19 LNT). La Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé (CQLR c P-39.1, telle que modifiée par la Loi 25) exige des documents de gouvernance incluant une politique de confidentialité et des protocoles de sécurité. Les sociétés cotées en bourse régies par la Loi sur les sociétés par actions (CQLR c S-31.1) ou la Loi canadienne sur les sociétés par actions doivent maintenir des politiques de conduite en vertu de la réglementation sur les valeurs mobilières. L'Autorité des marchés financiers (AMF) impose des normes de conduite aux entités réglementées. Au-delà des minimums légaux, un code de conduite complet démontre une bonne gouvernance et protège les employeurs contre la responsabilité en matière de harcèlement, de conflits d'intérêts, de confidentialité et de manquements éthiques. En pratique, tout employeur québécois comptant plus de quelques employés devrait avoir un code de conduite écrit comme document RH fondamental.
La Charte des droits et libertés de la personne du Québec (CQLR c C-12) est une loi quasi constitutionnelle qui a préséance sur la législation ordinaire, y compris les contrats de travail et les politiques en milieu de travail. Tout code de conduite qui contredit les droits garantis par la Charte est invalide dans la mesure de l'incompatibilité. Cela a plusieurs implications pratiques pour la rédaction. Premièrement, les règles de conduite doivent être appliquées de manière égale sans égard à la race, la couleur, le sexe, l'identité de genre, l'âge, la religion, les convictions politiques, la condition sociale ou l'un des 17 motifs protégés par l'art. 10 de la Charte — l'application sélective fondée sur des caractéristiques protégées constitue elle-même une violation de la Charte. Deuxièmement, les règles restreignant l'expression des employés doivent être proportionnées — la Charte protège la liberté d'expression, de conscience et de religion (arts. 3 et 10), ce qui signifie que les restrictions générales sur la tenue religieuse personnelle ou les propos politiques hors travail peuvent être invalides. Troisièmement, les règles de conduite qui affectent les employés handicapés doivent inclure des mesures d'accommodement. Quatrièmement, le droit à la dignité (art. 4 Charte) et à la vie privée (art. 5 Charte) doit être respecté dans l'application des politiques de conduite. Les processus disciplinaires doivent respecter l'équité procédurale conformément aux principes de la Charte.
Un code de conduite québécois devrait inclure des dispositions complètes sur les conflits d'intérêts fondées sur l'obligation de loyauté de l'employé en vertu de l'article 2088 du Code civil du Québec (C.c.Q.), qui exige que les employés soient loyaux envers leur employeur, évitent les conflits entre leurs intérêts personnels et ceux de l'employeur, et n'utilisent pas de renseignements confidentiels pour des gains personnels. Plus précisément, la section sur les conflits d'intérêts devrait aborder : (1) l'emploi extérieur — interdiction de travailler pour des concurrents ou des clients sans divulgation préalable et approbation écrite de l'employeur ; (2) les intérêts financiers — interdiction de détenir des intérêts financiers dans des fournisseurs, clients ou concurrents susceptibles de compromettre l'objectivité de l'employé, avec un seuil de divulgation ; (3) les cadeaux et l'hospitalité — règles régissant l'acceptation et l'offre de cadeaux, repas, divertissements et voyages de clients ou fournisseurs, généralement avec un seuil monétaire (p. ex., 100 $ CAD) ; (4) les occasions d'affaires — interdiction de s'approprier à des fins personnelles toute occasion d'affaires découverte dans le cadre de l'emploi ; (5) les relations familiales et personnelles — obligation de divulguer et de se récuser des décisions impliquant des membres de la famille ou des relations personnelles ; et (6) les procédures de divulgation et de récusation — un processus clair permettant aux employés de divulguer proactivement les conflits potentiels et de demander des conseils. L'obligation de loyauté prévue à l'art. 2088 C.c.Q. survit à la fin de l'emploi pendant une période raisonnable.
Lors de l'application d'un code de conduite, un employeur québécois doit suivre un processus disciplinaire conforme à la Loi sur les normes du travail (LNT), au Code civil du Québec et à la Charte québécoise. Le processus doit respecter les principes de proportionnalité, de discipline progressive et d'équité procédurale. La discipline progressive exige généralement de passer par des étapes — avertissement verbal, avertissement écrit, suspension et congédiement — la sévérité de la discipline étant proportionnelle à la gravité de la conduite. Une première infraction mineure ne justifie généralement pas un congédiement, et les tribunaux examineront si l'employeur a procédé de manière appropriée. Avant d'imposer une mesure disciplinaire importante, l'employeur doit : (1) mener une enquête équitable et approfondie ; (2) donner à l'employé la possibilité d'expliquer sa version des faits (principe audi alteram partem, conformément à l'art. 23 de la Charte québécoise) ; (3) tenir compte des facteurs atténuants, notamment l'ancienneté de l'employé, ses antécédents disciplinaires et ses remords ; (4) documenter par écrit toutes les étapes disciplinaires. En vertu de l'art. 124 LNT, les employés comptant deux ans ou plus de service continu qui sont congédiés sans cause juste et suffisante peuvent déposer une plainte à la CNESST et demander leur réintégration ou des dommages-intérêts. Les tribunaux ont constamment jugé que la bonne foi est requise dans le processus de congédiement (art. 1375 C.c.Q.).
A Code of Conduct (Quebec) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. The Civil Code of Québec (CCQ), Book Five: Obligations does not mandate legal representation for the creation or signing of this type of document. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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