Accord de non-contournement — Québec (C.c.Q.)
Accord de non-contournement — Quebec (CCQ arts. 1373–1374 / 1457)
NON-CIRCUMVENTION AGREEMENT
(Accord de non-contournement)
Date: [Agreement Date]
Introducer: [Introducer Name], [Introducer Address]
Recipient: [Recipient Name], [Recipient Address]
This Non-Circumvention Agreement ('Agreement') is governed by the Civil Code of Québec (C.c.Q.) arts. 1373–1374 (object of obligations), art. 1375 (good faith), and art. 1457 (civil liability for fault). The purpose of this Agreement is to protect the Introducer's legitimate commercial interest in receiving compensation for introductions made to the Recipient.
1. PROTECTED CONTACTS AND INTRODUCTIONS
Context: [Business Context]
Protected contacts and opportunities: [Protected Contacts]
For each introduction, the Introducer will provide the Recipient with a written Introduction Notice identifying the introduced contact. Such contact becomes a 'Protected Contact' upon receipt of the Notice and remains protected for the duration of the protection period.
Introducer's commission / fee entitlement: [Commission Rate]
2. NON-CIRCUMVENTION OBLIGATION
Protection period: [Protection Period].
During the protection period, the Recipient agrees not to engage in the following prohibited activities with any Protected Contact: [Prohibited Activities]
If the Recipient concludes any transaction or business relationship with a Protected Contact during the protection period without the Introducer's participation, the Recipient shall pay the Introducer the full commission/fee as if the Introducer had participated, plus all costs of enforcement. This obligation is governed by C.c.Q. art. 1590 (right to performance or damages).
3. CONFIDENTIALITY
All information disclosed by the Introducer regarding Protected Contacts and business opportunities is strictly confidential. This obligation survives termination for [Confidentiality Duration]. Breach of confidentiality constitutes civil fault under C.c.Q. art. 1457.
4. REMEDIES FOR BREACH
Upon breach of this Agreement, the Introducer is entitled to: [Remedies]
Punitive damages under C.c.Q. art. 1621 are available where circumvention was deliberate and in bad faith. The Recipient agrees that breach causes irreparable harm justifying injunctive relief under arts. 509–520 of the Code of Civil Procedure of Quebec (CQLR c C-25.01).
5. GOVERNING LAW
This Agreement is governed by the laws of the Province of Quebec. Disputes shall be resolved in the courts of the judicial district of Montreal.
Introducer / Facilitator
________________
Signature
Recipient
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Accord de non-contournement — Québec (C.c.Q.) ?
L'accord de non-contournement au Québec est une convention par laquelle une partie s'engage à ne pas court-circuiter celle qui lui a présenté un contact d'affaires en traitant directement avec ce contact pour se soustraire au paiement d'une commission ou d'une rétribution. Il repose sur les principes généraux des obligations du Code civil du Québec, notamment les articles 1373 et 1374 sur l'objet de l'obligation et l'article 1457 sur la responsabilité civile.
Ce type d'entente est fréquent dans les transactions où un intermédiaire (courtier, agent, consultant ou apporteur d'affaires) met en relation deux parties et craint que l'une d'elles ne traite directement avec le contact présenté pour éviter de lui verser sa commission. L'accord de non-contournement protège la valeur du réseau et du travail de mise en relation de l'intermédiaire en interdisant un tel contournement pendant une période déterminée. Il doit identifier clairement les contacts protégés, définir la prohibition de contournement, établir le droit à la commission, prévoir des obligations de confidentialité et préciser les recours en cas de manquement.
En droit québécois, la violation d'un accord de non-contournement engage la responsabilité contractuelle de la partie fautive (art. 1458 C.c.Q.), qui peut être condamnée à des dommages-intérêts correspondant à la commission perdue. Lorsque le contournement résulte d'une faute distincte du simple manquement contractuel, l'article 1457 C.c.Q. relatif à la responsabilité extracontractuelle peut aussi trouver application. La bonne foi exigée par l'article 1375 C.c.Q. gouverne l'ensemble de la relation. Pour être efficace, l'accord doit être raisonnable quant à sa durée et à sa portée et décrire précisément les contacts visés afin d'en faciliter l'application devant les tribunaux.
Quand avez-vous besoin d'un Accord de non-contournement — Québec (C.c.Q.) ?
Un(e) Accord de non-contournement (C.c.Q.) est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les opérations commerciales, la gouvernance d'entreprise et les transactions commerciales. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans un contexte commercial, vous pourriez avoir besoin d'un(e) Accord de non-contournement (C.c.Q.) lors de l'établissement de nouvelles relations commerciales, de la formalisation d'arrangements existants qui étaient auparavant informels, de l'expansion de vos opérations commerciales, ou de la restructuration d'ententes existantes. Les entreprises immatriculées auprès du REQ devraient s'assurer qu'une documentation appropriée est maintenue pour toutes les transactions commerciales significatives. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Accord de non-contournement (C.c.Q.) lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Accord de non-contournement (C.c.Q.) avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Accord de non-contournement — Québec (C.c.Q.) ?
Un(e) Accord de non-contournement (C.c.Q.) bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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}Questions Fréquentes
Un accord de non-contournement au Québec est un contrat en vertu duquel une partie (généralement l'introducteur ou le facilitateur) convient de présenter des occasions d'affaires, des contacts ou des acheteurs à une autre partie (le bénéficiaire), à condition que le bénéficiaire ne contourne pas l'introducteur pour traiter directement avec ces contacts, privant ainsi l'introducteur de sa commission ou de ses honoraires de recherche. De tels accords sont courants dans le courtage commercial, la promotion immobilière, les fusions-acquisitions, la banque d'investissement et le commerce international. Régi par les arts. 1373-1374 C.c.Q. (définissant l'objet de l'obligation) et le droit général des contrats, un accord de non-contournement est exécutoire au Québec dans la mesure où sa portée, sa durée et son territoire sont raisonnables.
Prouver le contournement exige de démontrer que : (1) l'introducteur a effectué la présentation et a identifié le contact comme un contact protégé en vertu de l'accord; (2) le bénéficiaire a par la suite traité directement avec ce contact sans la participation de l'introducteur; et (3) une transaction ou une relation d'affaires a résulté de ce traitement direct qui aurait généré une commission ou des honoraires pour l'introducteur en vertu de l'accord. Les preuves comprennent généralement des courriels, des notes de réunion, des relevés de virement bancaire et des documents de dépôt corporatif attestant de la transaction accomplie. En vertu de l'art. 1590 C.c.Q., les recours pour violation comprennent l'exécution en nature (ordonnant au bénéficiaire d'inclure l'introducteur), le recouvrement de la commission perdue à titre de dommages-intérêts, et potentiellement des dommages-intérêts punitifs en vertu de l'art. 1621 C.c.Q. lorsque le contournement était délibéré et de mauvaise foi.
La durée d'un accord de non-contournement québécois doit être calibrée selon le cycle de vie typique du type de transactions visées. Pour les projets de promotion immobilière, un terme de 2 à 3 ans couvrant la présentation jusqu'à la clôture du projet est approprié. Pour les transactions de fusions-acquisitions, un terme de 1 à 2 ans suivant la première présentation est courant. Pour les relations de distribution continues, l'accord peut s'étendre pendant toute la durée de la relation commerciale, plus une période de queue de 1 à 2 ans après la résiliation. Les tribunaux québécois évalueront si la durée est raisonnablement nécessaire pour protéger l'intérêt légitime de l'introducteur à recevoir une rémunération pour ses présentations. Un accord perpétuel ou couvrant indéfiniment toutes les transactions futures entre les parties serait vraisemblablement considéré comme une restriction déraisonnable du commerce et réduit par le tribunal.
Oui, et en pratique, ils le sont souvent. Les contacts présentés et les occasions d'affaires sont généralement précieux précisément parce qu'ils sont confidentiels — l'identité d'un vendeur motivé, d'une cible d'acquisition non divulguée ou d'un réseau de distribution exclusif. La combinaison d'un accord de non-contournement et d'un accord de confidentialité (NDA) en vertu des arts. 1457 et 1373 C.c.Q. offre une double protection : l'accord de confidentialité empêche le bénéficiaire de divulguer les informations confidentielles de présentation à des tiers, tandis que la clause de non-contournement empêche le bénéficiaire d'utiliser ces informations pour traiter directement avec les contacts présentés. De nombreux courtiers d'affaires québécois et conseillers en fusions-acquisitions utilisent un accord combiné de confidentialité/non-contournement/non-sollicitation (parfois appelé accord ACNC — accord de non-contournement et de non-divulgation) comme convention d'introduction standard.
A Non-Circumvention Agreement — Quebec (CCQ) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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