Accord de commandite (Québec)
Informations clés
Accord de commandite — CCQ and Quebec Cultural/Advertising Law — Quebec
ACCORD DE COMMANDITE
Accord de commandite — régi par le Code civil du Québec (C.c.Q.) et le droit québécois de la publicité et de la propriété intellectuelle
LE PRÉSENT ACCORD DE COMMANDITE est conclu en date du [Agreement Date] entre :
COMMANDITAIRE : [Sponsor Name], [Sponsor Address]
COMMANDITÉ : [Sponsored Party Name], [Sponsored Party Address]
1. ÉVÉNEMENT ET COMMANDITE
Événement : [Event Name] | Dates : [Event Dates] | Lieu : [Event Location]
Niveau de commandite : [Sponsorship Level]
Exclusivité : [Exclusivity Category]
Cette commandite constitue une entente commerciale en vertu du C.c.Q. La motivation principale du Commanditaire est un avantage commercial (visibilité de marque, activités de représentation auprès de la clientèle, objectifs de marketing). Le présent accord ne constitue pas un don de bienfaisance.
2. DROITS ET AVANTAGES DE LA COMMANDITE
Droits de mise en marque et de visibilité : [Branding Rights]
Droits d'accueil et d'activation : [Hospitality Rights]
Droits publicitaires : [Advertising Rights]
Tout marketing et affichage destiné au Québec doit être conforme à la Charte de la langue française (RLRQ c C-11), y compris les modifications apportées par le projet de loi 96. Tout le matériel de l'événement doit être en français ou bilingue. Le Commandité est responsable d'assurer la conformité de l'affichage de l'événement.
3. FRAIS DE COMMANDITE ET PAIEMENT
Frais de commandite totaux : [Sponsorship Fee] plus la TVQ applicable (9,975 %) et la TPS (5 %).
Calendrier de paiement : [Payment Schedule]
Contributions en nature : [In-Kind Contributions]
Tous les frais sont non remboursables, sauf tel que prévu à la section 4 ci-dessous. Tout paiement en retard porte intérêt au taux de 1,5 % par mois en vertu de l'art. 1565 C.c.Q.
4. ANNULATION ET FORCE MAJEURE
La force majeure (art. 1470 C.c.Q.) comprend : les cas fortuits, les pandémies, les ordonnances gouvernementales, le terrorisme, les grèves et les événements échappant au contrôle raisonnable des parties qui rendent l'exécution impossible. La force majeure suspend temporairement les obligations. Si la force majeure se poursuit pendant plus de 60 jours, chaque partie peut résilier le présent accord moyennant un préavis écrit de 15 jours.
5. PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE ET DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Licence de propriété intellectuelle : [IP Licence Terms]
Les données recueillies lors de l'événement (capture de prospects, données d'inscription) sont assujetties à la Loi 25 du Québec (LPRPSP). Le Commanditaire doit obtenir le consentement éclairé et indépendant des participants à l'événement avant de recueillir leurs renseignements personnels à des fins de marketing. Le Commandité n'est pas responsable des activités de collecte de données du Commanditaire.
Le présent accord est régi par les lois de la province de Québec (C.c.Q.). Les différends seront résolus par médiation devant l'Institut de médiation et d'arbitrage du Québec (IMAQ), à défaut de quoi devant les tribunaux du Québec.
Commanditaire
________________
Signature
Commandité
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Accord de commandite (Québec) ?
L'accord de commandite au Québec est une convention par laquelle un commanditaire fournit un soutien financier ou matériel à un événement, à un organisme ou à un projet, en échange d'avantages promotionnels et d'une visibilité de sa marque. Il relève des règles générales des obligations et du contrat du Code civil du Québec et couvre les frais de commandite, les droits et avantages accordés, l'usage de la marque, l'exclusivité, les obligations liées à l'événement, l'utilisation de la propriété intellectuelle, l'annulation et la résiliation.
L'accord doit définir précisément la nature de la commandite (financière, en biens ou en services), les avantages consentis au commanditaire (affichage, mentions, espaces publicitaires, billets, droits d'association) et l'éventuelle exclusivité de catégorie qui empêche le bénéficiaire de s'associer à un concurrent. L'usage des marques de commerce et des logos doit être encadré : chaque partie n'accorde à l'autre qu'une licence d'utilisation limitée à la durée et aux fins de la commandite, sans transfert de propriété.
La visibilité publicitaire déployée au Québec doit respecter la Charte de la langue française (RLRQ, c. C-11), renforcée par la Loi 96, qui exige l'usage du français dans la publicité publique, ainsi que la Loi sur la protection du consommateur (RLRQ, c. P-40.1) en matière de représentations exactes. La bonne foi de l'article 1375 C.c.Q. gouverne la relation, et le manquement engage la responsabilité contractuelle de l'article 1458 C.c.Q. Un accord de commandite clair précise les contributions, les avantages, l'exclusivité, l'usage des marques et les conséquences d'une annulation, ce qui protège le commanditaire comme le bénéficiaire.
Quand avez-vous besoin d'un Accord de commandite (Québec) ?
Un(e) Accord de commandite est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les opérations commerciales, la gouvernance d'entreprise et les transactions commerciales. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans un contexte commercial, vous pourriez avoir besoin d'un(e) Accord de commandite lors de l'établissement de nouvelles relations commerciales, de la formalisation d'arrangements existants qui étaient auparavant informels, de l'expansion de vos opérations commerciales, ou de la restructuration d'ententes existantes. Les entreprises immatriculées auprès du REQ devraient s'assurer qu'une documentation appropriée est maintenue pour toutes les transactions commerciales significatives. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Accord de commandite lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Accord de commandite avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Accord de commandite (Québec) ?
Un(e) Accord de commandite bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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Questions Fréquentes
Un accord de commandite au Québec est un contrat commercial en vertu du C.c.Q. par lequel un commanditaire fournit un soutien financier ou en nature à un organisateur d'événement, une équipe sportive, une organisation culturelle, un individu ou un propriétaire de médias (la partie commanditée) en échange de droits et d'avantages spécifiques qui renforcent la visibilité de la marque, les objectifs commerciaux et le positionnement sur le marché du commanditaire. La commandite se distingue de la philanthropie ou du don pur — la motivation première du commanditaire est le bénéfice commercial. Les accords de commandite sont particulièrement répandus dans : les sports professionnels et amateurs (hockey, football, soccer, cyclisme); les événements culturels et festivals (Festival de jazz de Montréal, Just for Laughs, Grand Prix du Canada); les arts et divertissements; les événements communautaires et de bienfaisance; et les partenariats avec des influenceurs. Les enjeux juridiques clés comprennent : (1) la nature des droits accordés; (2) les normes de marque et droits d'approbation; (3) la conformité à la Charte de la langue française pour tout affichage et marketing au Québec; (4) le risque d'annulation; et (5) la protection contre le marketing sauvage.
Les droits et avantages de commandite dans les accords québécois sont divisés en catégories selon le niveau de commandite et les objectifs commerciaux du commanditaire. Les catégories courantes comprennent : (1) Droits de visibilité de la marque — placement du logo sur la signalisation de l'événement, droits de dénomination du lieu, logo sur les uniformes, programmes et plateformes numériques. (2) Droits numériques et médiatiques — mentions de la marque dans tous les médias sociaux liés à l'événement, le site web, les communications par courriel et les communiqués de presse. (3) Droits publicitaires — le droit d'utiliser le nom et les marques de l'événement dans les propres communications publicitaires du commanditaire. (4) Droits d'hospitalité — billets gratuits, accès VIP, espaces d'hospitalité d'entreprise et rencontres pour les clients et employés du commanditaire. (5) Droits d'activation — le droit d'exploiter des kiosques de dégustation, d'affichage promotionnel ou de marketing expérientiel lors de l'événement. (6) Droits de données et de génération de prospects — accès aux données d'inscription à l'événement (sous réserve des exigences de consentement de la Loi 25) et sondages post-événement. (7) Exclusivité par catégorie — le droit d'être le seul commanditaire dans une catégorie industrielle spécifique. L'accord doit préciser exactement quels droits sont inclus à chaque niveau de commandite.
L'annulation d'événement est le risque commercial le plus important dans les accords de commandite québécois, comme l'ont démontré les annulations généralisées lors de la pandémie de COVID-19. Un accord de commandite québécois bien rédigé doit traiter de : (1) Force majeure — événements indépendants de la volonté des parties (catastrophes naturelles, pandémies, ordonnances gouvernementales, grèves, terrorisme) qui empêchent l'événement de se dérouler comme prévu. En vertu de l'art. 1590 C.c.Q., une partie qui ne peut s'exécuter en raison d'une force majeure est temporairement libérée de son obligation. Les parties doivent néanmoins préciser contractuellement : ce qui constitue un événement de force majeure; les obligations de préavis; si l'organisateur doit rembourser les frais de commandite en tout ou en partie; et si les parties peuvent convenir de reporter l'événement plutôt que de l'annuler. (2) Annulation par l'organisateur — si l'organisateur annule pour des raisons relevant de son contrôle, le commanditaire devrait avoir droit à un remboursement complet. (3) Report — si l'événement est reporté, l'accord doit préciser si les droits du commanditaire se transfèrent automatiquement. (4) Modification de l'événement — si le format est modifié de manière substantielle, l'accord doit préciser comment les avantages de commandite sont recalibrés.
Les aspects de propriété intellectuelle d'un accord de commandite québécois requièrent une attention particulière aux droits du commanditaire d'utiliser la PI de la partie commanditée et aux droits de la partie commanditée d'utiliser la PI du commanditaire. En ce qui concerne la PI de la partie commanditée : (1) Licence d'utilisation des marques de l'événement — le commanditaire reçoit une licence limitée et non exclusive pour utiliser le nom, le logo et les marques de commerce de l'événement dans ses propres supports marketing et promotionnels pendant la période de commandite. (2) Désignation de catégorie — le commanditaire a le droit de se désigner comme le « commanditaire officiel » (commanditaire officiel) de l'événement dans la catégorie licenciée. (3) Photographies et enregistrements — l'accord doit préciser les utilisations permises du contenu capturé lors de l'événement et les droits à l'image des participants et des artistes. En ce qui concerne la PI du commanditaire : (4) Licence accordée à la partie commanditée — la partie commanditée reçoit une licence limitée pour utiliser le logo et les marques du commanditaire uniquement pour les activations de commandite convenues. En vertu de la Charte de la langue française, toutes les utilisations de la marque du commanditaire dans les communications destinées au Québec doivent respecter les exigences linguistiques.
A Sponsorship Agreement (Quebec) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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