Accord de règlement à l'amiable — Québec
Province de Québec — Code civil du Québec, articles 2631–2637
(Transaction — Code civil du Québec, articles 2631 à 2637)
Le présent accord de règlement à l'amiable (ci-après l'« Accord ») est conclu le [Date de l'accord] à [Lieu de signature], conformément aux articles 2631 à 2637 du Code civil du Québec (RLRQ, c. CCQ-1991) et à l'article 162 du Code de procédure civile (RLRQ, c. C-25.01).
ENTRE LES SOUSSIGNÉS :
**[Nom Partie 1]**, domicilié(e) ou ayant son établissement au [Adresse Partie 1], courriel : [Courriel Partie 1] — [Représentant Partie 1], (ci-après la « **Partie 1** »)
**ET**
**[Nom Partie 2]**, domicilié(e) ou ayant son établissement au [Adresse Partie 2], courriel : [Courriel Partie 2] — [Représentant Partie 2], (ci-après la « **Partie 2** »)
La Partie 1 et la Partie 2 sont ci-après collectivement désignées les « Parties » et individuellement une « Partie ».
PRÉAMBULE
ATTENDU qu'un différend est survenu entre les Parties concernant : [Description du différend] (dossier no [Numéro de dossier]) (ci-après le « Différend ») ;
ATTENDU que les Parties ont tenu des négociations de bonne foi en vue de régler le Différend à l'amiable, conformément à l'obligation de bonne foi prévue à l'article 1375 du Code civil du Québec ;
ATTENDU que les Parties souhaitent régler définitivement et irrévocablement le Différend en se faisant des concessions mutuelles, conformément aux articles 2631 à 2637 du Code civil du Québec, et éviter les coûts, délais et incertitudes d'un litige judiciaire ;
EN CONSÉQUENCE, les Parties conviennent de ce qui suit, en contrepartie de leurs engagements mutuels et de la valeur et de la suffisance desquels elles reconnaissent mutuellement le caractère adéquat :
**OBJET ET NATURE DE L'ACCORD.** Le présent Accord a pour objet de mettre fin définitivement et irrévocablement au Différend entre les Parties, à savoir : [Description du différend]. Conformément à l'article 2631 du Code civil du Québec, le présent Accord constitue une transaction par laquelle les Parties terminent le Différend en se faisant des concessions mutuelles. Conformément à l'article 2633 du Code civil du Québec, le présent Accord a, entre les Parties, l'autorité de la chose jugée et constitue un titre exécutoire.
**MODALITÉS DU RÈGLEMENT.** En contrepartie de leurs engagements mutuels respectifs ci-après énoncés, les Parties conviennent des modalités de règlement suivantes :
[Modalités du règlement]
**QUITTANCE ET LIBÉRATION MUTUELLES.** Sous réserve de l'exécution intégrale et ponctuelle de toutes les obligations prévues au présent Accord, chaque Partie accorde à l'autre Partie une quittance pleine, entière et définitive relativement à [Portée de la quittance]. Cette quittance constitue une renonciation à toute action, demande, réclamation, prétention ou droit de quelque nature que ce soit, que les Parties pourraient avoir l'une contre l'autre, leurs représentants, mandataires, successeurs, héritiers, liquidateurs et ayants droit respectifs, en lien avec le Différend. Chaque Partie reconnaît signer la présente quittance librement, en pleine connaissance de cause, après avoir eu l'occasion de consulter un conseiller juridique de son choix.
**BONNE FOI ET CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ.** Conformément à l'article 1375 du Code civil du Québec, les Parties déclarent et garantissent qu'elles ont négocié et conclu le présent Accord de bonne foi, sans contrainte, menace, dol, représentation frauduleuse ou lésion. Chaque Partie reconnaît : (i) avoir eu l'occasion de consulter un conseiller juridique de son choix avant de signer le présent Accord ; (ii) avoir pleinement compris la portée et les effets juridiques du présent Accord, notamment sa force exécutoire en vertu de l'article 2633 du Code civil du Québec ; (iii) signer le présent Accord librement et volontairement, en pleine connaissance de cause.
**AUTORITÉ DE LA CHOSE JUGÉE ET FORCE EXÉCUTOIRE.** Conformément à l'article 2633 du Code civil du Québec, le présent Accord a, entre les Parties et leurs ayants droit respectifs, l'autorité de la chose jugée. Il met définitivement et irrévocablement fin au Différend et aux droits et réclamations qui en découlent. Le présent Accord ne peut être remis en cause pour cause d'erreur de droit ou de lésion, conformément à l'article 2634 du Code civil du Québec. En cas d'inexécution des obligations prévues aux présentes, la Partie lésée est en droit de s'adresser au tribunal compétent pour obtenir l'exécution forcée de l'Accord ou des dommages-intérêts, sans avoir à initier de nouvelles procédures au fond.
**LOI APPLICABLE ET COMPÉTENCE JUDICIAIRE.** Le présent Accord est régi et interprété conformément aux lois de la province de Québec et aux lois fédérales du Canada qui s'y appliquent, notamment le Code civil du Québec (RLRQ, c. CCQ-1991) et le Code de procédure civile (RLRQ, c. C-25.01). Les Parties élisent domicile dans la province de Québec et conviennent que tout litige découlant de l'interprétation ou de l'exécution du présent Accord sera soumis à la compétence exclusive des tribunaux du Québec compétents en raison de la matière.
**INTÉGRALITÉ DE L'ACCORD ET MODIFICATIONS.** Le présent Accord constitue l'intégralité de l'entente entre les Parties relativement au Différend et remplace toute négociation, représentation, lettre d'entente, accord ou engagement antérieur, verbal ou écrit, concernant le Différend. Toute modification aux présentes doit être constatée par écrit et dûment signée par les deux Parties pour être valide. Si l'une des dispositions du présent Accord est déclarée nulle, invalide ou inexécutoire par un tribunal compétent, les autres dispositions demeureront en vigueur dans toute la mesure permise par la loi.
EN FOI DE QUOI, les Parties ont signé le présent Accord de règlement à l'amiable à la date et au lieu indiqués ci-dessus, après en avoir pris connaissance et compris la portée et les effets.
**Partie 1 :**
Nom : [Nom Partie 1]
**Partie 2 :**
Nom : [Nom Partie 2]
Partie 1
________________
Signature
Date: ________________
Partie 2
________________
Signature
Date: ________________
Qu'est-ce qu'un Accord de règlement à l'amiable — Québec ?
Un accord de règlement à l'amiable au Québec est un contrat juridiquement contraignant régi par les articles 2631 à 2637 du Code civil du Québec (CCQ) qui permet à deux parties ou plus de régler un différend existant ou anticipé sans procéder à un procès complet. En droit civil québécois, ce type de contrat est techniquement classifié comme une 'transaction' — terme ayant une signification juridique précise qui se distingue de son usage courant. La transaction selon l'article 2631 CCQ est définie comme le contrat par lequel les parties terminent un litige déjà né ou préviennent un litige à naître en se faisant des concessions mutuelles.
La caractéristique déterminante de l'accord de règlement à l'amiable québécois est sa force juridique exceptionnelle. En vertu de l'article 2633 CCQ, la transaction a, entre les parties, l'autorité de la chose jugée. Cela signifie qu'un accord correctement rédigé et exécuté équivaut juridiquement à un jugement définitif — il met irrévocablement fin au différend entre les parties et ne peut être rouvert ni relancé. Cela rend le mécanisme de règlement québécois considérablement plus puissant que les arrangements comparables dans les provinces de common law.
L'accord de règlement est largement utilisé au Québec pour résoudre des différends découlant de préjudices corporels, de dommages matériels, de violations contractuelles, de congédiements, de conflits locatifs, de vices de construction, de questions familiales et de désaccords commerciaux. Il offre une alternative privée, flexible et économique aux procédures judiciaires, tout en garantissant une finalité équivalente à un jugement.
Une exigence clé en vertu de l'article 2631 CCQ est que chaque partie doit faire de véritables concessions mutuelles. Dans la plupart des cas, une partie s'engage à payer de l'argent et l'autre à libérer ses réclamations, combinaison qui satisfait à l'exigence de réciprocité du droit québécois.
Le principe de bonne foi prévu à l'article 1375 CCQ est central à la négociation, à la conclusion et à l'exécution de tout accord de règlement au Québec. Une fois correctement conclu, l'accord est très difficile à contester en vertu de l'article 2634 CCQ, qui interdit l'annulation pour erreur de droit ou lésion.
Quand avez-vous besoin d'un Accord de règlement à l'amiable — Québec ?
Vous avez besoin d'un accord de règlement à l'amiable québécois lorsque deux parties ont un différend et souhaitent le régler de manière privée, définitive et avec force de loi, sans les coûts et délais d'un procès complet. Les situations courantes comprennent :
Préjudices corporels et dommages matériels — Après un accident de voiture, une chute, une morsure de chien ou tout autre incident causant des blessures corporelles ou des dommages matériels, lorsque les parties souhaitent régler les réclamations par un accord écrit contraignant.
Différends en construction et rénovation — Lorsqu'un propriétaire et un entrepreneur sont en désaccord sur des vices de construction, des travaux incomplets, des dépassements de coûts ou des questions de garantie.
Différends contractuels — Lorsque les parties à un contrat de service, d'approvisionnement, de franchise ou de services professionnels ont un désaccord sur l'exécution, le paiement ou les obligations.
Congédiement et droit du travail — Lorsqu'un employeur et un employé au Québec règlent un congédiement injustifié, une situation de harcèlement ou un litige d'accident du travail par un accord écrit incluant une quittance des réclamations futures.
Différends locatifs — Avant ou après des procédures au Tribunal administratif du logement (TAL), lorsqu'un propriétaire et un locataire conviennent d'une résolution écrite couvrant le loyer impayé, les dommages, la résiliation du bail ou le remboursement du dépôt de garantie.
Différends commerciaux — Lorsque des actionnaires, associés, fournisseurs ou clients ont un désaccord financier ou sur la performance, et souhaitent éviter les coûts et la publicité d'une procédure judiciaire.
Que faut-il inclure dans votre Accord de règlement à l'amiable — Québec ?
Identification des parties — Noms légaux complets, adresses complètes et courriels de toutes les parties. Si une partie est une société, le représentant autorisé et son titre doivent être identifiés pour assurer la capacité juridique appropriée.
Date et lieu de l'accord — La date de signature et le lieu où l'accord est exécuté établissent quand le règlement prend effet et contribuent à déterminer les délais de prescription applicables.
Description du différend — Une description factuelle précise du différend sous-jacent est essentielle. L'effet de chose jugée de la transaction en vertu de l'article 2633 CCQ ne s'applique qu'aux questions décrites dans l'accord. Les réclamations non couvertes demeurent disponibles.
Modalités du règlement et concessions mutuelles — En vertu de l'article 2631 CCQ, chaque partie doit faire de véritables concessions. L'accord doit clairement énoncer toutes les obligations : paiements monétaires, actions à entreprendre ou à éviter, livraison de biens, achèvement de travaux, ou toute autre contrepartie.
Modalités de paiement — Si un paiement est inclus, précisez le montant total en dollars canadiens, la partie qui paie, le mode de paiement et l'échéancier. Précisez les conséquences du défaut, notamment les intérêts et les droits d'exécution forcée.
Quittance mutuelle — La portée de la quittance doit être clairement définie. En vertu de l'article 2632 CCQ, la transaction éteint les droits découlant de l'objet du règlement.
Discontinuation des procédures — Si des procédures sont en cours, l'accord doit préciser lesquelles seront retirées, par qui, dans quel délai et qui assume les frais procéduraux.
Confidentialité — Si les parties souhaitent garder le règlement privé, l'obligation de confidentialité doit définir ce qui est confidentiel, les exceptions permises, la durée et les conséquences du bris, y compris les dommages-intérêts punitifs (art. 1621 CCQ).
Non-dénigrement — Une clause facultative interdisant les déclarations négatives publiques sur l'une ou l'autre partie après le règlement du différend.
Bonne foi et consentement libre — Une déclaration en vertu de l'article 1375 CCQ confirmant que les deux parties ont négocié et signé l'accord librement, sans contrainte, et après avoir eu l'occasion de consulter un conseiller juridique.
Clause de chose jugée — Une déclaration confirmant le caractère contraignant et définitif de l'accord en vertu de l'article 2633 CCQ et la possibilité d'exécution directe sans nouvelles procédures.
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}Questions Fréquentes
En droit civil québécois, les expressions 'accord de règlement à l'amiable' et 'transaction' sont utilisées de façon interchangeable en pratique. Légalement, le Code civil du Québec (art. 2631–2637) utilise le terme 'transaction' pour désigner le contrat par lequel les parties règlent un différend par concessions mutuelles. Toute 'accord de règlement à l'amiable' qui satisfait aux exigences de l'article 2631 CCQ (existence d'un différend, concessions mutuelles, caractère définitif) constitue une transaction au sens juridique, peu importe son intitulé.
Oui. En vertu de l'article 2633 du Code civil du Québec, une transaction valide a l'autorité de la chose jugée entre les parties, ce qui signifie qu'elle peut être exécutée de la même manière qu'un jugement. Si une partie ne respecte pas ses obligations, l'autre partie peut s'adresser à la Cour supérieure ou à la Cour du Québec pour l'exécution forcée, sans avoir à relancer le litige de fond.
En vertu de l'article 2631 CCQ, les concessions mutuelles sont un élément essentiel d'une transaction valide. Si une partie se contente de payer une somme d'argent sans que l'autre ne fasse de concession en retour, le document n'est pas une transaction mais peut être qualifié de paiement volontaire, de reconnaissance de dette ou d'engagement unilatéral. En pratique, un paiement monétaire combiné à une quittance de la partie bénéficiaire satisfait à l'exigence de réciprocité, car la quittance constitue la concession de la deuxième partie.
En vertu de l'article 162 du Code de procédure civile (CPC), les parties peuvent à tout moment régler leur différend et le tribunal doit prendre acte du règlement intervenu en cours d'instance. Lorsqu'un accord est signé, les parties doivent déposer rapidement un acte de désistement ou un consentement au rejet pour mettre formellement fin aux procédures. L'accord lui-même ne met pas automatiquement fin aux procédures — une démarche procédurale est requise.
Oui. En vertu du principe général de liberté contractuelle du Code civil du Québec (art. 1373 CCQ), les parties peuvent valablement convenir de garder confidentielles les modalités de leur règlement. Le bris d'une clause de confidentialité donne lieu à des dommages-intérêts en vertu de l'article 1457 CCQ, et en cas de mauvaise foi ou de violation intentionnelle, des dommages-intérêts punitifs peuvent être accordés en vertu de l'article 1621 CCQ.
Une fois signée, une transaction québécoise est très difficile à annuler. L'article 2634 CCQ prévoit expressément qu'une transaction ne peut être contestée pour cause d'erreur de droit ou de lésion. Elle ne peut être annulée que pour : (1) dol ou fraude pratiqué par une partie (art. 1401, 2634 CCQ) ; (2) contrainte ou menace (art. 1402 CCQ) ; (3) erreur de fait fondamentale portant sur l'essence même de l'affaire (art. 1400 CCQ) ; ou (4) nullité absolue de l'objet du différend.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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