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Accord de règlement à l'amiable (transaction) régi par les articles 2631 à 2637 du Code civil du Québec. Règle les différends par concessions mutuelles avec l'autorité de la chose jugée (art. 2633 CCQ). Comprend un paiement monétaire facultatif, une quittance mutuelle, la confidentialité, le non-dénigrement et la discontinuation des procédures.

Qu'est-ce qu'un Accord de règlement à l'amiable — Québec ?

Un accord de règlement à l'amiable au Québec est un contrat juridiquement contraignant régi par les articles 2631 à 2637 du Code civil du Québec (CCQ) qui permet à deux parties ou plus de régler un différend existant ou anticipé sans procéder à un procès complet. En droit civil québécois, ce type de contrat est techniquement classifié comme une 'transaction' — terme ayant une signification juridique précise qui se distingue de son usage courant. La transaction selon l'article 2631 CCQ est définie comme le contrat par lequel les parties terminent un litige déjà né ou préviennent un litige à naître en se faisant des concessions mutuelles.

La caractéristique déterminante de l'accord de règlement à l'amiable québécois est sa force juridique exceptionnelle. En vertu de l'article 2633 CCQ, la transaction a, entre les parties, l'autorité de la chose jugée. Cela signifie qu'un accord correctement rédigé et exécuté équivaut juridiquement à un jugement définitif — il met irrévocablement fin au différend entre les parties et ne peut être rouvert ni relancé. Cela rend le mécanisme de règlement québécois considérablement plus puissant que les arrangements comparables dans les provinces de common law.

L'accord de règlement est largement utilisé au Québec pour résoudre des différends découlant de préjudices corporels, de dommages matériels, de violations contractuelles, de congédiements, de conflits locatifs, de vices de construction, de questions familiales et de désaccords commerciaux. Il offre une alternative privée, flexible et économique aux procédures judiciaires, tout en garantissant une finalité équivalente à un jugement.

Une exigence clé en vertu de l'article 2631 CCQ est que chaque partie doit faire de véritables concessions mutuelles. Dans la plupart des cas, une partie s'engage à payer de l'argent et l'autre à libérer ses réclamations, combinaison qui satisfait à l'exigence de réciprocité du droit québécois.

Le principe de bonne foi prévu à l'article 1375 CCQ est central à la négociation, à la conclusion et à l'exécution de tout accord de règlement au Québec. Une fois correctement conclu, l'accord est très difficile à contester en vertu de l'article 2634 CCQ, qui interdit l'annulation pour erreur de droit ou lésion.

Quand avez-vous besoin d'un Accord de règlement à l'amiable — Québec ?

Vous avez besoin d'un accord de règlement à l'amiable québécois lorsque deux parties ont un différend et souhaitent le régler de manière privée, définitive et avec force de loi, sans les coûts et délais d'un procès complet. Les situations courantes comprennent :

Préjudices corporels et dommages matériels — Après un accident de voiture, une chute, une morsure de chien ou tout autre incident causant des blessures corporelles ou des dommages matériels, lorsque les parties souhaitent régler les réclamations par un accord écrit contraignant.

Différends en construction et rénovation — Lorsqu'un propriétaire et un entrepreneur sont en désaccord sur des vices de construction, des travaux incomplets, des dépassements de coûts ou des questions de garantie.

Différends contractuels — Lorsque les parties à un contrat de service, d'approvisionnement, de franchise ou de services professionnels ont un désaccord sur l'exécution, le paiement ou les obligations.

Congédiement et droit du travail — Lorsqu'un employeur et un employé au Québec règlent un congédiement injustifié, une situation de harcèlement ou un litige d'accident du travail par un accord écrit incluant une quittance des réclamations futures.

Différends locatifs — Avant ou après des procédures au Tribunal administratif du logement (TAL), lorsqu'un propriétaire et un locataire conviennent d'une résolution écrite couvrant le loyer impayé, les dommages, la résiliation du bail ou le remboursement du dépôt de garantie.

Différends commerciaux — Lorsque des actionnaires, associés, fournisseurs ou clients ont un désaccord financier ou sur la performance, et souhaitent éviter les coûts et la publicité d'une procédure judiciaire.

Que faut-il inclure dans votre Accord de règlement à l'amiable — Québec ?

Identification des parties — Noms légaux complets, adresses complètes et courriels de toutes les parties. Si une partie est une société, le représentant autorisé et son titre doivent être identifiés pour assurer la capacité juridique appropriée.

Date et lieu de l'accord — La date de signature et le lieu où l'accord est exécuté établissent quand le règlement prend effet et contribuent à déterminer les délais de prescription applicables.

Description du différend — Une description factuelle précise du différend sous-jacent est essentielle. L'effet de chose jugée de la transaction en vertu de l'article 2633 CCQ ne s'applique qu'aux questions décrites dans l'accord. Les réclamations non couvertes demeurent disponibles.

Modalités du règlement et concessions mutuelles — En vertu de l'article 2631 CCQ, chaque partie doit faire de véritables concessions. L'accord doit clairement énoncer toutes les obligations : paiements monétaires, actions à entreprendre ou à éviter, livraison de biens, achèvement de travaux, ou toute autre contrepartie.

Modalités de paiement — Si un paiement est inclus, précisez le montant total en dollars canadiens, la partie qui paie, le mode de paiement et l'échéancier. Précisez les conséquences du défaut, notamment les intérêts et les droits d'exécution forcée.

Quittance mutuelle — La portée de la quittance doit être clairement définie. En vertu de l'article 2632 CCQ, la transaction éteint les droits découlant de l'objet du règlement.

Discontinuation des procédures — Si des procédures sont en cours, l'accord doit préciser lesquelles seront retirées, par qui, dans quel délai et qui assume les frais procéduraux.

Confidentialité — Si les parties souhaitent garder le règlement privé, l'obligation de confidentialité doit définir ce qui est confidentiel, les exceptions permises, la durée et les conséquences du bris, y compris les dommages-intérêts punitifs (art. 1621 CCQ).

Non-dénigrement — Une clause facultative interdisant les déclarations négatives publiques sur l'une ou l'autre partie après le règlement du différend.

Bonne foi et consentement libre — Une déclaration en vertu de l'article 1375 CCQ confirmant que les deux parties ont négocié et signé l'accord librement, sans contrainte, et après avoir eu l'occasion de consulter un conseiller juridique.

Clause de chose jugée — Une déclaration confirmant le caractère contraignant et définitif de l'accord en vertu de l'article 2633 CCQ et la possibilité d'exécution directe sans nouvelles procédures.

Questions Fréquentes