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Bail Emphytéotique (18-99 ans) — Modèle Gratuit France

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Bail Emphytéotique (18-99 ans) — Modèle Gratuit France ?

Le Bail Emphytéotique (18-99 ans) est, en droit français, un bail emphytéotique. Il est régi par Code rural art. L451-1 à L451-13. Il fixe le loyer, le dépôt, la durée, les obligations d'entretien et les délais de préavis entre bailleur et locataire.

Quand avez-vous besoin d'un Bail Emphytéotique (18-99 ans) — Modèle Gratuit France ?

Le Bail Emphytéotique en France est nécessaire dans plusieurs situations précises où une occupation très longue d'un bien immobilier est souhaitée, sans acquisition de la propriété, mais avec des droits étendus pour le preneur incluant le droit de construire et d'hypothéquer. Dans le domaine agricole, le bail emphytéotique est utilisé par les jeunes agriculteurs souhaitant s'installer sur des terres sans les acheter, notamment pour des cultures pérennes nécessitant des investissements à long terme (viticulture, arboriculture, maraîchage sous serres permanentes) ou des élevages nécessitant des investissements lourds en bâtiments d'exploitation (stabulations, bergeries, porcheries). Il constitue une alternative pertinente au bail rural classique du statut du fermage (art. L411-1 Code rural) lorsque la durée souhaitée dépasse le maximum légal du bail à ferme (9 ans, renouvelable par périodes de 9 ans) et que l'emphytéote souhaite disposer du droit d'hypothéquer son droit pour financer ses investissements en constructions ou en matériel agricole auprès d'un établissement bancaire comme le Crédit Agricole ou les Caisses du Crédit Mutuel. Dans le secteur des énergies renouvelables, les promoteurs de parcs photovoltaïques ou éoliens terrestres concluent systématiquement des baux emphytéotiques avec les propriétaires de terrains agricoles ou industriels pour des durées correspondant à la durée de vie prévisible des installations (20 à 40 ans), permettant à l'investisseur d'obtenir un financement bancaire en mettant le droit emphytéotique en hypothèque. Les collectivités territoriales (communes, communautés de communes, départements, régions) recourent au Bail Emphytéotique Administratif (BEA), régi par l'article L1311-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), pour confier à des opérateurs privés la construction et la gestion d'équipements publics (piscines, gymnases, bibliothèques, écoles, résidences pour personnes âgées) ou de logements sociaux HLM. Dans le cadre du Bail Réel Solidaire (BRS) créé par l'ordonnance n°2016-985 du 20 juillet 2016 et précisé par les articles L255-1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation (CCH), les Organismes de Foncier Solidaire (OFS) agréés par le préfet de région utilisent un mécanisme juridique inspiré de l'emphytéose pour dissocier durablement la propriété du foncier (conservée par l'OFS) de la propriété du bâti (cédée à l'occupant) dans le cadre de logements abordables destinés aux ménages sous plafonds de ressources dans les zones tendues, permettant d'abaisser significativement le coût d'acquisition du logement pour les primo-accédants. Les etablissements religieux et associations cultuelles (fabriques d eglise, associations diocesaines) recourent au bail emphyteotique pour mettre leurs locaux patrimoniaux a disposition d associations culturelles, sociales, ou caritatives pour de tres longues periodes, tout en conservant la propriete canonique et civile des immeubles. Les bailleurs prives souhaitant valoriser des terres incultes ou sous-exploitees peuvent egalement recourir au bail emphyteotique pour permettre a un tiers investisseur de mettre le bien en valeur (boisement, creation de vignoble, installation d une ferme aquacole) en contrepartie d un canon modique, tout en recuperant le bien ameliore a l expiration du bail.

Que faut-il inclure dans votre Bail Emphytéotique (18-99 ans) — Modèle Gratuit France ?

Le Bail Emphytéotique en France doit contenir plusieurs éléments essentiels pour être valide, produire ses effets juridiques, et être publiable au Service de la Publicité Foncière (SPF). L'identification précise des parties est indispensable : le bailleur (propriétaire du bien, qui peut être un particulier, une commune ou collectivité territoriale représentée par son maire ou son président autorisé par délibération de l'assemblée délibérante, une société avec son numéro SIREN, ou un établissement religieux comme une fabrique d'église) et l'emphytéote (preneur), avec leur dénomination complète, adresses, et numéro SIRET si c'est une personne morale de droit privé ou public, ou le numéro fiscal (NIF DGFiP) si c'est une personne physique. La description précise et la référence cadastrale complète du bien constituent le cœur de l'acte : adresse postale complète, références cadastrales à jour (commune, section, numéro de parcelle, contenance en m² ou en hectares) consultables gratuitement sur cadastre.gouv.fr de la DGFiP, superficie totale, nature exacte du bien (terre agricole, terrain nu en zone constructible, bâtiment industriel, toiture à équiper de panneaux photovoltaïques). L'origine de propriété du bailleur (acte de vente, acte de succession ou donation publiés au SPF, ou acte d'acquisition par prescription trentenaire validé par le Tribunal judiciaire) est obligatoirement mentionnée pour attester de sa qualité de propriétaire et de sa capacité à concéder l'emphytéose. La durée du bail, impérativement comprise entre 18 ans au minimum et 99 ans au maximum (art. L451-1 Code rural), avec les dates précises de prise d'effet et d'expiration calculées à la journée, est l'élément structurant et déterminant de tout bail emphytéotique. Le canon emphytéotique annuel (le loyer, généralement modique au regard des droits accordés) et sa clause d'indexation (sur l'indice des fermages publié par le Ministère de l'Agriculture, l'Indice du Coût de la Construction ICC de l'INSEE, ou l'Indice de Référence des Loyers IRL) doivent être stipulés dans l'acte pour garantir la valeur du revenu du bailleur sur la très longue durée du bail. Les droits de l'emphytéote (droit de construire sur le fonds, droit d'hypothéquer le droit emphytéotique auprès d'une banque pour financer des investissements, droit de céder le bail ou de sous-louer le bien, droits d'accès aux réseaux et raccordements nécessaires à son activité) doivent être précisément définis pour éviter tout litige ultérieur. Les obligations d'entretien et de remise en état en fin de bail, notamment le sort des constructions et améliorations en fin d'emphytéose (retour au bailleur sans indemnité, sauf clause contraire expressément stipulée), doivent être clairement définies pour prévenir les contentieux à l'expiration du bail, notamment lorsque l'emphytéote a réalisé des constructions à forte valeur. Consultez gratuitement les modèles de bail emphytéotique sur forms-legal.com.

Comment remplir votre Bail Emphytéotique (18-99 ans) — Modèle Gratuit France

Le Bail Emphytéotique en France est un acte authentique, obligatoirement reçu par un notaire en exercice, et non un simple document sous seing privé que les parties pourraient rédiger et signer elles-mêmes pour produire des effets à l'égard des tiers. Le modèle disponible sur forms-legal.com peut servir de guide complet pour comprendre le contenu, les clauses nécessaires, et préparer efficacement la réunion chez le notaire, mais la signature définitive de l'acte exige l'intervention d'un notaire instrumentant en la forme authentique conformément à l'article L451-1 du Code rural. Pour préparer la rédaction de l'acte, le bailleur doit réunir les documents suivants : titre de propriété du bien établissant sans ambiguïté sa qualité de propriétaire (acte de vente ou acte de succession notarié publié au Service de la Publicité Foncière SPF, ou jugement d'usucapion, donation, acte de partage), relevé de propriété cadastral récent consultable sur le site cadastre.gouv.fr de la DGFiP, état hypothécaire à jour du bien obtenu auprès du SPF pour vérifier l'absence de charges incompatibles avec la constitution du bail emphytéotique (hypothèque, privilège de prêteur de deniers, servitude enregistrée contraire au projet), et le cas échéant pour une collectivité territoriale, la délibération de l'assemblée délibérante (conseil municipal, conseil communautaire, conseil général) autorisant la conclusion du BEA et habilitant le représentant légal à signer l'acte conformément à l'article L1311-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT). L'emphytéote doit fournir sa pièce d'identité officielle (carte d'identité ou passeport en cours de validité), son numéro SIRET si c'est une entreprise, l'extrait Kbis récent et les statuts certifiés conformes si c'est une société, et si le bail prévoit des travaux de construction, les plans préliminaires ou le permis de construire déposé ainsi que l'attestation de financement signée par son établissement bancaire. Le notaire rédige l'acte en vérifiant scrupuleusement la conformité de chaque clause aux dispositions du Code rural et de la publicité foncière, puis procède à la publication au Service de la Publicité Foncière (SPF) compétent dans le délai légal de deux mois à compter de la signature des parties (décret n°55-22 du 4 janvier 1955 sur la publicité foncière). Pour les baux emphytéotiques portant sur des terres agricoles en zone soumise au statut du fermage, la Chambre d'Agriculture départementale peut conseiller les parties sur les clauses techniques et agronomiques adaptées à leur projet d'exploitation. L'Agence Départementale d'Information sur le Logement (ADIL) propose une information juridique gratuite sur les baux emphytéotiques aux particuliers, agriculteurs, et petits propriétaires fonciers qui souhaitent comprendre leurs droits et obligations avant de signer.

Erreurs courantes à éviter dans votre Bail Emphytéotique (18-99 ans) — Modèle Gratuit France

Le Bail Emphytéotique en France est un contrat complexe aux implications à très long terme qui fait l'objet d'erreurs récurrentes, dont certaines peuvent entraîner la requalification du bail par le Tribunal judiciaire ou des pertes financières considérables pour les parties. L'erreur la plus grave — et malheureusement fréquente chez les praticiens peu familiers de l'emphytéose — consiste à conclure un bail emphytéotique pour une durée inférieure à 18 ans : un tel bail serait automatiquement requalifié par le Tribunal judiciaire en bail de droit commun (bail civil ou bail rural selon la nature du bien), faisant perdre à l'emphytéote le droit réel immobilier et donc la possibilité d'hypothéquer son droit pour financer des investissements. Oublier de publier le bail au Service de la Publicité Foncière (SPF) est une erreur grave dont les conséquences n'apparaissent qu'en cas de vente du bien : le bail emphytéotique non publié n'est pas opposable aux tiers de bonne foi, notamment à un acquéreur du fonds servant qui pourrait ignorer l'existence du bail et contester l'occupation de l'emphytéote après son acquisition. Ne pas stipuler clairement dans l'acte authentique le sort des constructions en fin de bail (retour au bailleur sans indemnité selon la règle légale supplétive, ou avec indemnité calculée selon une méthode contractuellement définie — valeur vénale, valeur de reconstruction à neuf dépréciation déduite, etc.) peut générer des litiges extrêmement coûteux à l'expiration du bail, notamment si l'emphytéote a réalisé des constructions à forte valeur sur le fonds. Omettre une clause d'indexation du canon dans un bail de très longue durée (40, 60 ou 99 ans) expose le bailleur à une érosion monétaire progressive et inéluctable de ses revenus : un canon de 3 000 € annuels fixé en 2025 sans indexation représentera une valeur réelle bien moindre en 2075. Négliger de vérifier la situation urbanistique du terrain (zonage du Plan Local d'Urbanisme PLU, règlement de zone autorisant ou non la construction, servitudes d'utilité publique SUP, périmètre de protection des monuments historiques) avant de conclure un bail emphytéotique pour y construire est une erreur coûteuse qui peut rendre le projet de construction impossible ou nécessiter une procédure de modification du PLU très aléatoire. Ne pas distinguer le bail emphytéotique ordinaire de droit rural du bail réel solidaire (BRS, ordonnance 2016-985) ou du bail emphytéotique administratif (BEA, art. L1311-2 CGCT) est une confusion conceptuelle qui peut mener à utiliser un mauvais cadre juridique, avec des conséquences fiscales (régimes d'enregistrement différents), comptables (traitement en droits réels différent selon les normes IFRS pour les sociétés cotées), et juridiques très différentes selon le cadre retenu.

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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