Bail Civil Immobilier (Hors Statut Commercial)
Qu'est-ce qu'un Bail Civil Immobilier (Hors Statut Commercial) ?
Le Bail Civil Immobilier (Hors Statut Commercial) est, en droit français, un contrat de bail civil pour la location d'un bien immobilier hors statuts spéciaux (garages isolés, parkings, terrains, caves, locaux associatifs). Il est régi par Code civil art. 1709 à 1762 (louage de choses) — hors Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 et hors Code de commerce L145-1+. Il fixe le loyer, le dépôt, la durée, les obligations d'entretien et les délais de préavis entre bailleur et locataire.
Le Bail Civil Immobilier en France se distingue des autres régimes locatifs par la liberté contractuelle qu'il accorde aux parties. Contrairement au bail d'habitation soumis aux dispositions d'ordre public de la Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 (durée minimale de 3 ans, plafonnement du loyer en zone tendue sur l'IRL INSEE, obligations de décence du décret n°2002-120), et au bail commercial soumis aux articles L145-1 à L145-60 du Code de commerce (durée minimale de 9 ans, indexation ILC obligatoire, droit au renouvellement), le bail civil permet aux parties de fixer librement la durée, le montant du loyer, les modalités de révision et les conditions de résiliation.
Le Code civil organise les obligations essentielles du louage de choses aux articles 1719 à 1731. Le bailleur est tenu de délivrer le bien en bon état d'usage (art. 1720), d'en assurer la jouissance paisible pendant toute la durée du bail (art. 1719 al. 3), de garantir les vices cachés (art. 1721), et de prendre en charge les grosses réparations au sens de l'article 606 du Code civil (gros murs, voûtes, rétablissement des poutres et couvertures entières, des digues et murs de soutènement). Le locataire est quant à lui tenu d'user du bien en bon père de famille selon sa destination, d'effectuer les réparations locatives courantes (art. 1730 Code civil), et de répondre des dégradations survenues pendant sa jouissance (art. 1732 Code civil).
La résiliation du Bail Civil Immobilier en France est soumise aux dispositions des articles 1736 et 1737 du Code civil. Pour un bail à durée déterminée, il prend fin à l'expiration du terme sans nécessité d'un congé, mais se renouvelle tacitement pour une durée identique en l'absence d'acte de résiliation (art. 1738 Code civil). Pour un bail à durée indéterminée, chaque partie peut y mettre fin en respectant le préavis conventionnel fixé dans le contrat, sans délai légal minimum imposé par le Code civil (contrairement au bail d'habitation et au bail commercial). La résiliation amiable par consentement mutuel des parties est possible à tout moment en application de l'article 1229 du Code civil.
Le contentieux du Bail Civil Immobilier relève de la compétence exclusive du Tribunal judiciaire dans le ressort duquel est situé le bien loué (Code de l'organisation judiciaire art. R211-4), et non du juge des contentieux de la protection (JCP) spécialisé dans les baux d'habitation. Les parties peuvent recourir à la Commission départementale de conciliation (CDC) pour les litiges d'un montant inférieur à 5 000 euros, avant toute saisine judiciaire. Le bail civil n'est pas soumis à la procédure spéciale d'expulsion applicable aux baux d'habitation (art. 24 Loi n°89-462) mais relève de la procédure ordinaire de référé d'expulsion devant le Tribunal judiciaire. Voir aussi le modèle de Convention d'Occupation Précaire et le Bail Professionnel sur forms-legal.com pour les situations connexes.
Quand avez-vous besoin d'un Bail Civil Immobilier (Hors Statut Commercial) ?
Le Bail Civil Immobilier en France est indiqué chaque fois qu'un propriétaire souhaite louer un bien immobilier qui ne relève pas des statuts spéciaux (bail d'habitation Loi n°89-462, bail commercial Code com. L145-1+, bail professionnel art. 57A) et qui ne constitue pas une résidence principale du locataire.
Location d'un garage isolé ou d'un box de stationnement : la location d'un garage non accessoire d'un logement principal relève du bail civil des articles 1709 à 1762 du Code civil. Le bailleur peut fixer librement le loyer mensuel (aucun plafonnement légal en dehors de la Loi n°89-462 qui ne s'applique pas), la durée du contrat et les conditions de résiliation avec préavis. En zone tendue (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Lille), l'encadrement des loyers de l'article 140 de la Loi ELAN n°2018-1021 ne s'applique pas aux garages isolés loués sans logement.
Location d'un emplacement de parking extérieur à une entreprise : une société qui loue un parking extérieur pour le stationnement de ses véhicules de fonction ou de ses salariés conclut un bail civil avec le propriétaire du terrain. Aucun enregistrement au RCS n'est requis, aucune indexation obligatoire sur l'ILC (INSEE) ne s'impose, et la durée est librement choisie (généralement 1 an renouvelable tacitement).
Location d'une cave ou d'un local de stockage à une association : une association loi 1901 sans activité commerciale qui loue un local de stockage pour son matériel (club sportif, association culturelle, congrégation religieuse) conclut un bail civil. Elle ne peut pas bénéficier du statut des baux commerciaux, réservé aux commerçants et artisans immatriculés au RCS ou au Répertoire des métiers. Le bail civil lui confère la jouissance du bien sans les contraintes d'un bail commercial.
Location d'un terrain non agricole à des fins de stockage temporaire : un propriétaire foncier qui loue un terrain à une entreprise pour le stockage de matériaux de construction, de conteneurs, de véhicules ou de matériel agricole (hors statut du fermage de la Loi n°46-682 du 13 avril 1946) conclut un bail civil. La durée, le loyer et les conditions d'usage sont librement fixés. Les activités polluantes ou présentant un risque ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement) requièrent des autorisations administratives supplémentaires.
Location d'un local à une profession libérale non réglementée : un consultant indépendant, un coach ou un formateur (profession libérale non réglementée au sens du Code de l'artisanat) qui loue un local de moins de 6 ans de durée peut opter pour le bail civil si les conditions du bail professionnel de l'article 57A de la Loi n°86-1290 (durée minimale 6 ans, usage exclusivement professionnel) ne lui conviennent pas. Le bail civil offre une durée librement choisie, y compris inférieure à 6 ans. Voir le modèle de Bail Dérogatoire sur forms-legal.com pour les locaux commerciaux à occupation temporaire.
Que faut-il inclure dans votre Bail Civil Immobilier (Hors Statut Commercial) ?
Le Bail Civil Immobilier en France doit comporter plusieurs éléments pour être valide et pour délimiter clairement les droits et obligations des parties dans le cadre des articles 1709 à 1762 du Code civil. Le modèle de forms-legal.com couvre l'ensemble des clauses essentielles du louage de choses immobilières.
Identification complète des parties : pour le bailleur, indiquer les noms, prénoms, date et lieu de naissance, domicile complet (ou, pour une personne morale, la dénomination sociale, le SIREN à 9 chiffres délivré par l'INSEE, le numéro RCS, le siège social et le représentant légal habilité à signer). Pour le locataire personne physique : noms, prénoms, date de naissance, nationalité, domicile actuel. Pour une personne morale (association loi 1901, entreprise) : dénomination, statut juridique, numéro RNA ou SIREN, siège social, représentant habilité.
Description précise du bien loué : adresse exacte, type de bien (garage, parking extérieur, cave, terrain, local associatif), dimensions ou superficie, équipements inclus (porte automatique, éclairage, alimentation électrique, système de fermeture), état général du bien à la date de prise d'effet du bail. Pour un bien en copropriété, mentionner l'identifiant unique de la copropriété et la quote-part des parties communes éventuellement incluse.
Usage autorisé du bien loué : définir précisément l'usage pour lequel le bien est loué (stationnement d'un seul véhicule, stockage de matériel non dangereux, réunions de l'association, etc.). Toute utilisation différente requiert l'accord écrit préalable du bailleur. Cette clause délimite la responsabilité du locataire en cas d'accident ou de dommage résultant d'un usage non autorisé.
Durée du bail civil et modalités de renouvellement : indiquer la durée choisie (déterminée ou indéterminée), la date de prise d'effet et la date d'expiration pour les baux à durée déterminée. Préciser si le bail se renouvelle tacitement à l'expiration en application de l'article 1738 du Code civil, et le préavis conventionnel requis pour s'y opposer. Le bail civil ne prévoit aucun délai légal minimum de préavis.
Loyer mensuel et indexation facultative : indiquer le montant du loyer en euros hors taxes, librement fixé par les parties (aucun plafonnement légal pour le bail civil, contrairement au bail d'habitation soumis à l'IRL INSEE en zone tendue). L'indexation annuelle sur l'Indice de référence des loyers (IRL) publié chaque trimestre par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) peut être prévue par les parties si elles le souhaitent (art. L112-1 du Code monétaire et financier).
Dépôt de garantie et remboursement : indiquer le montant du dépôt de garantie (librement négocié, aucun plafond légal) et les conditions de remboursement à la fin du bail. La pratique courante pour un garage ou un parking est un dépôt de garantie d'un à deux mois de loyer. Pour un local associatif, le dépôt peut être réduit ou absent. Mentionner le délai de restitution (généralement 1 mois après remise des clés).
Obligations d'entretien et de réparation : distinguer les réparations locatives courantes à la charge du locataire (lubrification des gonds, remplacement des ampoules, maintien de la propreté) des grosses réparations à la charge du bailleur en application de l'article 606 du Code civil (réfection de la toiture, remplacement du portail électrique défectueux, travaux de gros œuvre). Le modèle forms-legal.com intègre cette répartition des obligations conformément aux règles du Code civil. Voir aussi la Résiliation Amiable d'un Bail disponible sur forms-legal.com pour les situations d'accord de fin anticipée du contrat.
Comment remplir votre Bail Civil Immobilier (Hors Statut Commercial)
Remplir correctement un Bail Civil Immobilier pour un bien en France nécessite de respecter les règles générales du louage de choses des articles 1709 à 1762 du Code civil et de vérifier que le bien loué ne relève pas d'un statut spécial d'ordre public.
Étape 1 — Vérification du régime applicable : avant de rédiger le bail civil, confirmez que le bien loué n'est pas soumis à un statut spécial. Un garage accessoire d'un logement principal relève du bail d'habitation de la Loi n°89-462. Un local dans lequel un commerçant immatriculé au RCS exploite son fonds relève du bail commercial du Code de commerce. Un local loué à une profession libérale réglementée (avocat, médecin, notaire) pour 6 ans minimum relève du bail professionnel. Si le bien est un simple garage isolé, parking, cave ou terrain non agricole loué à un particulier ou une association non commerciale, le bail civil s'applique.
Étape 2 — Identification des parties : indiquez les noms, prénoms, date et lieu de naissance, et adresse complète du bailleur et du locataire personnes physiques. Pour les personnes morales (SCI, association), indiquez la dénomination sociale, le numéro SIREN (9 chiffres, INSEE), le siège social et le représentant légal habilité à signer avec référence à sa délégation de pouvoirs.
Étape 3 — Description précise du bien loué : indiquez l'adresse exacte du bien, son type (garage, box de parking, cave, terrain, local associatif), ses dimensions (superficie en m²), ses équipements (porte automatique, alimentation électrique, fenêtres, sol, etc.) et son état général. Pour les biens en copropriété, indiquez le lot de copropriété et les parties communes incluses. La référence cadastrale est consultable gratuitement sur le site cadastre.gouv.fr de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).
Étape 4 — Fixation du loyer et de l'indexation : indiquez le loyer mensuel hors taxes en euros au format français (espace insécable pour les milliers, virgule décimale). Aucun plafonnement légal ne s'impose pour le bail civil (contrairement au bail d'habitation en zone tendue soumis au plafond IRL INSEE). Si vous souhaitez prévoir une révision annuelle du loyer, indiquez l'indice de référence choisi (IRL INSEE, ILC INSEE pour usage commercial du locataire) et la date anniversaire de révision.
Étape 5 — Durée et conditions de résiliation : choisissez une durée déterminée (1, 3, 5 ans) avec renouvellement tacite en application de l'article 1738 du Code civil, ou une durée indéterminée résiliable avec le préavis conventionnel. Indiquez le préavis requis pour mettre fin au bail (1, 2 ou 3 mois par lettre recommandée avec accusé de réception). Le bail civil ne prévoit aucun délai légal minimum de préavis (article 1736 Code civil), à la différence du bail commercial (6 mois) et du bail d'habitation (1 à 3 mois selon la zone).
Étape 6 — Dépôt de garantie et assurance : indiquez le montant du dépôt de garantie (librement négocié) et ses conditions de restitution. Pour un garage ou parking, prévoir 1 à 2 mois de loyer est la pratique courante. Demandez au locataire de souscrire une assurance responsabilité civile couvrant les risques liés à l'usage du bien loué (dégât des eaux, incendie, vol, vandalisme), et de justifier de cette assurance à la signature du bail.
Étape 7 — Signature et enregistrement : le bail civil est signé en deux exemplaires originaux. La mention manuscrite « Lu et approuvé » précède la signature. L'enregistrement auprès du Service des impôts des entreprises (SIE) compétent est facultatif mais confère date certaine aux tiers. Les revenus locatifs doivent être déclarés dans la catégorie des revenus fonciers (formulaire 2044 DGFiP) ou en BIC pour les locations meublées.
Exigences juridiques pour Bail Civil Immobilier (Hors Statut Commercial)
Le Bail Civil Immobilier en France est soumis aux règles générales du louage de choses des articles 1709 à 1762 du Code civil, qui prévoient des obligations minimales pour les parties sans le formalisme contraignant des statuts spéciaux.
Forme écrite recommandée mais non imposée : le bail civil ne requiert pas la forme écrite à peine de nullité, contrairement au bail d'habitation (Loi n°89-462 art. 3, écrit obligatoire pour les baux entrant dans le champ de la loi) et au bail commercial (forme écrite exigée par les usages professionnels, même si non imposée strictement par le Code de commerce). Le bail civil verbal est valide entre les parties, mais sa preuve est difficile en cas de litige. L'écrit est donc indispensable en pratique.
Obligations du bailleur (art. 1719-1727 Code civil) : le bailleur doit délivrer le bien en bon état d'usage (art. 1720), garantir la jouissance paisible (art. 1719 al. 3), garantir les vices cachés (art. 1721), et prendre en charge les grosses réparations de l'article 606 du Code civil (gros murs, voûtes, rétablissement des poutres et couvertures entières, digues et murs de soutènement). Ces obligations sont d'ordre public supplétif : les parties peuvent les modifier contractuellement, à l'exception de la garantie des vices cachés qui ne peut être exclue que si le bailleur ignorait les vices au moment de la conclusion du bail.
Obligations du locataire (art. 1728-1731 Code civil) : le locataire doit user du bien en bon père de famille selon sa destination (art. 1728 al. 1), effectuer les réparations locatives et l'entretien courant (art. 1729 Code civil et décret n°87-712 du 26 août 1987 pour les réparations locatives des baux d'habitation, applicable par analogie), et restituer le bien dans l'état où il l'a reçu à la fin du bail (art. 1730). Le locataire répond des dégradations survenues pendant sa jouissance, sauf force majeure ou état de vétusté préexistant (art. 1732 Code civil).
Régime fiscal du bail civil : les revenus locatifs issus d'un bail civil sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers (formulaire 2044 de la Direction générale des Finances publiques, DGFiP) pour les bailleurs personnes physiques, ou en BIC (Bénéfices industriels et commerciaux) pour les locations meublées. Le bailleur peut opter pour le régime micro-foncier si ses revenus locatifs annuels n'excèdent pas 15 000 euros (abattement forfaitaire de 30 %). Le loyer du bail civil est exonéré de TVA sauf option expresse du bailleur (CGI art. 260-2°, taux 20 %).
Compétence judiciaire : les litiges nés du bail civil immobilier relèvent de la compétence exclusive du Tribunal judiciaire dans le ressort duquel est situé le bien loué (Code de l'organisation judiciaire art. R211-4). Contrairement aux baux d'habitation et aux baux commerciaux, il n'existe pas de juridiction spécialisée (pas de juge des contentieux de la protection, pas de Tribunal de commerce). La procédure de référé permet d'obtenir des mesures provisoires rapides en cas d'urgence (expulsion, constat de dégradations, désignation d'un expert).
Erreurs courantes à éviter dans votre Bail Civil Immobilier (Hors Statut Commercial)
Plusieurs erreurs fréquentes entachent la rédaction et l'exécution des Baux Civils Immobiliers en France, susceptibles de remettre en cause la qualification du contrat ou d'entraîner des litiges devant le Tribunal judiciaire.
Erreur 1 — Appliquer le régime du bail civil à un bien soumis à un statut spécial : louer un local à un commerçant immatriculé au RCS pour y exercer son activité commerciale en utilisant un simple bail civil constitue une erreur fréquente qui expose à la requalification en bail commercial 3-6-9 par le Tribunal judiciaire. Le statut des baux commerciaux du Code de commerce art. L145-1 à L145-60 est d'ordre public et s'impose dès que les conditions d'application sont réunies (immatriculation du preneur, exploitation d'un fonds de commerce, local commercial). La requalification oblige le bailleur à respecter toutes les protections du statut, y compris le droit au renouvellement et l'indemnité d'éviction.
Erreur 2 — Omettre une description précise du bien loué et de son usage autorisé : un bail civil vague sur la description du bien ou sur l'usage autorisé expose à des litiges sur l'étendue de la jouissance du locataire. Si le bail mentionne seulement « location d'un emplacement de parking » sans préciser qu'un seul véhicule y est autorisé, le locataire peut prétendre y stationner plusieurs véhicules ou y entreposer des marchandises, générant des conflits avec les voisins et le bailleur.
Erreur 3 — Ne pas prévoir de clause de résiliation et de préavis : le Code civil ne prévoit aucun délai légal de préavis pour le bail civil. En l'absence de clause contractuelle, la partie qui souhaite résilier doit obtenir un accord amiable de l'autre partie ou saisir le Tribunal judiciaire pour obtenir la résiliation judiciaire. Une clause de préavis de 1 à 3 mois, notifié par lettre recommandée avec accusé de réception, évite ce risque.
Erreur 4 — Confondre grosses réparations et réparations locatives : l'article 606 du Code civil met les grosses réparations (gros murs, voûtes, rétablissement des poutres et couvertures entières) à la charge du bailleur, tandis que les réparations locatives courantes (entretien des joints, remplacement des ampoules, graissage des gonds) restent à la charge du locataire. Un bail civil qui met toutes les réparations à la charge du locataire est partiellement nul pour les grosses réparations, si le locataire n'a pas expressément accepté cette clause en connaissance de cause. Voir également le Bail Précaire ou Convention d'Occupation Précaire sur forms-legal.com pour les situations d'occupation temporaire avec motif de précarité.
Questions Fréquentes
Le bail civil immobilier régi par les articles 1709 à 1762 du Code civil s'applique à tous les biens immobiliers qui ne sont pas soumis à un statut spécial impératif : garages isolés, box de stationnement, parkings extérieurs, terrains non agricoles (hors statut du fermage de la Loi n°46-682 du 13 avril 1946), caves et celliers, locaux associatifs (associations loi 1901 sans activité commerciale), chambres meublées louées à des entreprises pour hébergement temporaire de salariés, locaux à usage de bureaux pour professions libérales non réglementées. Sont exclus du bail civil : les locaux d'habitation principale (soumis à la Loi n°89-462 du 6 juillet 1989), les locaux commerciaux exploités par un commerçant ou artisan immatriculé au RCS (soumis au statut des baux commerciaux, Code de commerce art. L145-1+), les locaux de professions libérales réglementées (bail professionnel, art. 57A Loi n°86-1290), et les logements de fonction (régis par le Code du travail). Le bail civil offre une liberté contractuelle maximale : durée librement choisie, loyer librement fixé, indexation facultative, charges négociées.
Le bail civil des articles 1709 à 1762 du Code civil s'applique couramment aux garages isolés (non accessoires d'un logement principal), boxes de stationnement, parkings extérieurs et emplacements de stationnement. Ces biens ne relèvent ni de la Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les baux d'habitation (qui s'applique uniquement aux logements destinés à l'habitation principale), ni du statut des baux commerciaux (Code de commerce art. L145-1+), ni du régime des baux professionnels (art. 57A Loi n°86-1290). La durée du bail civil pour un garage est librement fixée par les parties : durée déterminée (1, 2, 3 ans avec renouvellement tacite) ou durée indéterminée (résiliable à tout moment avec le préavis conventionnel). Le loyer est librement négocié, sans plafonnement ni indexation obligatoire sur un indice légal. Toutefois, si le garage est loué accessoirement à un logement principal soumis à la Loi n°89-462, le régime du bail d'habitation peut s'étendre au garage selon la jurisprudence du Tribunal judiciaire.
Dans un bail civil régi par les articles 1709 à 1762 du Code civil, le bailleur est soumis aux obligations générales du louage de choses définies aux articles 1719 à 1727 du Code civil. Ces obligations comprennent : la délivrance du bien en bon état d'usage à la date de prise d'effet (art. 1720 Code civil) ; la jouissance paisible du bien pendant toute la durée du bail, sans trouble de son fait ni du fait de tiers (art. 1719 al. 3) ; la garantie des vices cachés rendant le bien impropre à l'usage pour lequel il a été loué (art. 1721 Code civil) ; et les grosses réparations au sens de l'article 606 du Code civil (gros murs, voûtes, rétablissement des poutres et couvertures entières, des digues et murs de soutènement et de clôture). Contrairement au bailleur d'un logement soumis à la Loi n°89-462 du 6 juillet 1989, le bailleur d'un bail civil n'est pas soumis aux obligations spéciales de décence du décret n°2002-120 du 30 janvier 2002, ni aux obligations d'information précontractuelle des articles 3 et suivants de la Loi du 6 juillet 1989.
La résiliation d'un bail civil immobilier en France est soumise aux règles des articles 1728 à 1736 du Code civil, qui organisent les modalités de rupture du contrat de louage de choses. Si le bail est conclu pour une durée déterminée (1 an, 3 ans, etc.), il prend fin à l'expiration du terme convenu, sans qu'il soit besoin d'un congé ou d'un préavis légal obligatoire, sauf clause contraire. En l'absence de congé, le bail se renouvelle tacitement pour une durée identique (art. 1738 Code civil). Si le bail est conclu pour une durée indéterminée, chacune des parties peut y mettre fin en respectant le préavis conventionnel fixé dans le contrat. L'article 1736 du Code civil ne prévoit aucun délai légal de préavis obligatoire pour le bail civil, contrairement au bail d'habitation (1 ou 3 mois selon la zone géographique, Loi n°89-462 art. 15) et au bail commercial (6 mois par acte de commissaire de justice, Code com. art. L145-9). La résiliation anticipée amiable par consentement mutuel est possible à tout moment, avec remboursement du solde du loyer et restitution du dépôt de garantie.
Le bail civil immobilier régi par les articles 1709 à 1762 du Code civil n'impose pas légalement un état des lieux d'entrée et de sortie, contrairement au bail d'habitation pour lequel l'état des lieux est obligatoire (Loi n°89-462 du 6 juillet 1989, art. 3-2) et au bail commercial (pratique professionnelle constante, recommandée mais non imposée par le Code de commerce). Cependant, l'établissement d'un état des lieux contradictoire à l'entrée et à la sortie est fortement recommandé pour tout bail civil, car l'article 1731 du Code civil dispose que si aucun état des lieux n'a été dressé, le locataire est présumé avoir reçu les locaux dans un bon état de réparations locatives, et doit les rendre dans cet état, sauf la preuve contraire. En pratique, l'absence d'état des lieux d'entrée rend très difficile pour le bailleur d'établir que des dégradations ont été causées par le locataire pendant la durée du bail. Un état des lieux réalisé par les deux parties ou par un commissaire de justice (anciennement huissier) constitue la preuve la plus fiable de l'état initial du bien loué.
L'enregistrement d'un bail civil immobilier auprès du Service des impôts des entreprises (SIE) compétent n'est pas obligatoire en droit français pour les baux de courte durée (inférieurs à 12 ans). L'enregistrement est en revanche fortement recommandé pour conférer date certaine opposable aux tiers, notamment l'acquereur de l'immeuble en cas de vente, en application de l'article 1377 du Code civil. Sans enregistrement, le bail n'est opposable qu'entre les parties et ne l'est pas à l'acquereur de l'immeuble qui en ignorerait l'existence. Pour les baux d'une durée dépassant 12 ans, l'enregistrement est obligatoire selon l'article 28 du décret n°55-22 du 4 janvier 1955 sur la publicité foncière. Le droit d'enregistrement applicable est un droit fixe de 25 euros pour les baux ordinaires (CGI art. 739) ou un droit proportionnel de 0,5 % du total des loyers pour les baux emphytéotiques ou de longue durée. Les revenus locatifs issus du bail civil doivent être déclarés par le bailleur dans la catégorie des revenus fonciers (formulaire 2044 de la Direction générale des Finances publiques, DGFiP).
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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