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Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial

Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial — France

Code civil art. 1397 + Loi n°2019-222 du 23 mars 2019 — procédure simplifiée sans homologation judiciaire

ACTE NOTARIÉ DE CHANGEMENT DE RÉGIME MATRIMONIAL

Conformément à l'article 1397 du Code civil français modifié par la Loi n°2019-222 du 23 mars 2019

Identification des Époux

L'an [année], le [jour] [mois], en l'étude soussignée:

ONT COMPARU:

PREMIER ÉPOUX:

[Epoux1 Nom]

Né(e) le: [Epoux1 Naissance]

Numéro fiscal individuel: [Epoux1 N I F]

SECOND ÉPOUX:

[Epoux2 Nom]

Né(e) le: [Epoux2 Naissance]

Numéro fiscal individuel: [Epoux2 N I F]

Domicile conjugal: [Adresse Commune]

Article 1 - Situation Matrimoniale Actuelle

ARTICLE 1 — MARIAGE ET RÉGIME ACTUEL

Les comparants déclarent être unis par les liens du mariage depuis le [Date Mariage], célébré à la [Lieu Mariage].

Régime matrimonial actuellement en vigueur: [Regime Actuel]

Notaire du contrat initial (le cas échéant): [Notaire Contrat Initial]

Les comparants déclarent que leur mariage dure depuis plus de deux ans, condition impérative pour procéder à un changement de régime matrimonial selon l'article 1397 du Code civil français.

Article 2 - Nouveau Régime Matrimonial Adopté

ARTICLE 2 — ADOPTION DU NOUVEAU RÉGIME

Par le présent acte, les époux décident d'adopter le régime suivant: [Nouveau Regime]

Clause d'attribution intégrale (si applicable): [Clause Attribution Integrale]

Motifs du changement: [Motivations]

Les époux déclarent que le changement de régime matrimonial est conforme à l'intérêt de la famille et ne vise pas à frauder les droits des créanciers ou des héritiers réservataires.

Article 3 - Sort des Biens

ARTICLE 3 — DÉSIGNATION ET SORT DES BIENS

Biens propres du premier époux ([Epoux1 Nom]): [Biens Propres Epoux1]

Biens propres du second époux ([Epoux2 Nom]): [Biens Propres Epoux2]

Biens communs maintenus ou répartis: [Biens Communs]

Article 4 - Information des Enfants Majeurs et Créanciers

ARTICLE 4 — INFORMATION DES ENFANTS MAJEURS ET CRÉANCIERS

Conformément à l'article 1397 alinéa 2 du Code civil français modifié par la Loi n°2019-222 du 23 mars 2019, les époux déclarent avoir informé leurs enfants majeurs du projet de changement de régime matrimonial au moins un mois avant la signature du présent acte, ou que la notification a été effectuée dans les formes requises.

Les créanciers des époux, dûment informés par la publication légale prévue à l'article 1397 alinéa 4 du Code civil, disposent d'un délai de trois mois à compter de cette information pour former opposition devant le Tribunal judiciaire compétent s'ils estiment que le changement de régime lèse leurs droits.

À défaut d'opposition dans ce délai, le nouveau régime matrimonial sera opposable aux tiers à compter de la mention en marge de l'acte de mariage effectuée par les soins du Notaire.

Article 5 - Formalités de Publicité

ARTICLE 5 — FORMALITÉS OBLIGATOIRES DE PUBLICITÉ

Le Notaire instrumentant procédera aux formalités obligatoires: mention en marge de l'acte de mariage à la mairie du lieu de célébration; publication dans un journal d'annonces légales si l'un des époux exerce une activité commerciale (mention au Registre du Commerce et des Sociétés tenu par le Greffe du Tribunal de commerce compétent, via le Guichet unique INPI).

Le nouveau régime matrimonial prend effet entre époux à la date du présent acte notarié, et est opposable aux tiers à compter de l'accomplissement des formalités de publicité et l'expiration du délai d'opposition de trois mois des créanciers.

FAIT, LU, APPROUVÉ ET SIGNÉ

À [Lieu Acte], le [Date Acte]

Signature du premier époux:

_________________________________________

[Epoux1 Nom] — Lu et approuvé

Signature du second époux:

_________________________________________

[Epoux2 Nom] — Lu et approuvé

Signature et sceau du Notaire instrumentant:

_________________________________________

[Notaire Nom]

Premier époux

________________

Signature

Second époux

________________

Signature

Notaire

________________

Signature

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial ?

L'Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial est, en droit français, un acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial permettant à des époux mariés depuis plus de 2 ans de modifier leur régime patrimonial (communauté légale, séparation de biens, communauté universelle, participation aux acquêts). Il est régi par Code civil français art. 1397 (modifié Loi n°2019-222 du 23 mars 2019).

Avant la réforme introduite par la Loi n°2019-222 du 23 mars 2019, le changement de régime matrimonial en France nécessitait une double intervention: d'abord un acte notarié constatant la convention de changement, puis une homologation judiciaire par le juge aux affaires familiales (JAF) du Tribunal judiciaire territorialement compétent. Cette procédure duale était longue (6 à 18 mois), coûteuse, et systématiquement contestée par les enfants d'une précédente union ou par les créanciers. La Loi n°2019-222, entrée en vigueur le 23 mars 2019 pour les actes signés après cette date, a radicalement simplifié la procédure: le changement de régime matrimonial intervient désormais par simple acte notarié sans homologation judiciaire, sauf opposition des créanciers ou opposition fondée sur l'intérêt de la famille. Cette réforme a considerablement accéléré et démocratisé le recours au changement de régime matrimonial.

L'Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial en France emporte plusieurs effets juridiques distincts selon le moment considéré. Entre les époux, la modification du régime prend effet à la date de signature de l'acte notarié. À l'égard des tiers (créanciers, cocontractants des époux), le changement n'est opposable qu'après l'accomplissement des formalités obligatoires de publicité: mention en marge de l'acte de mariage à la mairie du lieu de célébration, et publication dans un journal d'annonces légales si l'un des époux exerce une activité commerciale avec mention au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) tenu par le Greffe du Tribunal de commerce compétent via le Guichet unique INPI depuis janvier 2023. Les tiers qui contractaient avec les époux avant le changement peuvent invoquer l'ancien régime jusqu'à l'accomplissement de ces formalités.

Le choix du nouveau régime matrimonial détermine les conséquences patrimoniales de la vie conjugale, du divorce, et du décès. La séparation de biens prévue aux articles 1536 à 1543 du Code civil français maintient des patrimoines entièrement séparés: chaque époux reste propriétaire de ses biens propres acquis avant ou après le mariage, sans masse commune à partager en cas de divorce. La communauté universelle prévue à l'article 1526 du Code civil réunit en un seul patrimoine tous les biens présents et à venir des époux, souvent assortie d'une clause d'attribution intégrale au conjoint survivant. La participation aux acquêts des articles 1569 à 1581 du Code civil fonctionne comme une séparation de biens pendant le mariage (chaque époux gère librement ses biens) mais prévoit une liquidation à la dissolution permettant à l'époux qui s'est le moins enrichi de participer aux acquêts de l'autre. Voir aussi le Contrat de Mariage en Séparation de Biens pour les couples souhaitant établir ce régime dès le mariage.

Les motivations légitimes d'un changement de régime matrimonial en France sont variées selon la pratique notariale et la jurisprudence de la première chambre civile de la Cour de cassation. La protection du conjoint survivant en cas de décès constitue la motivation la plus fréquente: le passage à la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale permet au conjoint survivant de recueillir la totalité du patrimoine commun sans droit de succession grâce à l'exonération de l'article 796-0 bis du CGI. La séparation des patrimoines professionnels pour limiter le risque professionnel (profession libérale, artisan, entrepreneur) représente la seconde motivation: le passage à la séparation de biens protège le patrimoine personnel de l'époux non-commerçant contre les créanciers professionnels de son conjoint. La transmission anticipée du patrimoine dans le cadre d'un Pacte Dutreil selon les articles 787 B et 787 C du CGI peut également justifier un changement de régime.

La condition de durée de deux ans de mariage préalablement au changement est impérative selon l'article 1397 du Code civil français: des époux mariés depuis moins de deux ans ne peuvent modifier leur régime matrimonial, même d'un commun accord. Ce délai de réflexion protège les époux contre les décisions précipitées et les tiers contre une instabilité patrimoniale trop fréquente. Le délai se compute à partir de la date du mariage civil, indépendamment de la durée d'une éventuelle union libre antérieure. La condition de durée n'est pas requise pour modifier ou compléter le régime au sein de la même famille (par exemple en ajoutant une clause d'attribution intégrale à une communauté universelle déjà en vigueur). Voir également la Convention de Divorce par Consentement Mutuel si les époux envisagent une séparation.

Quand avez-vous besoin d'un Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial ?

L'Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial en France est nécessaire dans plusieurs situations patrimoniales ou familiales où le régime matrimonial actuel ne correspond plus à la situation ou aux objectifs des époux.

Des époux mariés sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts souhaitant protéger le conjoint survivant en cas de décès adoptent la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale. Ce changement de régime permet au conjoint survivant de recueillir la totalité du patrimoine commun sans droits de succession (exonération totale selon l'article 796-0 bis du CGI). Cette stratégie est particulièrement recommandée pour les couples sans enfant ou avec des enfants communs âgés, qui n'ont pas de préoccupation majeure quant à la réserve héréditaire.

Un époux exerçant une activité commerciale risquée (entrepreneur individuel, gérant de SARL, professionnel libéral exposé aux risques de responsabilité civile professionnelle) souhaite protéger le patrimoine familial contre ses créanciers professionnels en passant à la séparation de biens. Sous le régime légal de communauté, les créanciers de l'époux entrepreneur peuvent saisir les biens communs du couple pour recouvrer leurs créances. Sous la séparation de biens des articles 1536 à 1543 du Code civil, seuls les biens propres de l'époux débiteur peuvent être saisis. Ce changement de régime doit intervenir avant que les difficultés financières se manifestent pour éviter le risque de fraude aux créanciers selon l'article L640-1 du Code de commerce.

Des époux en famille recomposée souhaitant protéger les droits successoraux des enfants d'une précédente union peuvent modifier leur régime pour éviter que le patrimoine ne passe entièrement au conjoint survivant au détriment des enfants réservataires. Un passage de la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale à la séparation de biens permet de distinguer les patrimoines et de protéger les enfants de chaque époux. Le changement doit respecter les droits des enfants héritiers réservataires selon les articles 912 à 930 du Code civil.

Des époux héritant d'un immeuble familial ou d'une entreprise familiale sous un régime de communauté peuvent souhaiter que ce bien reste dans leur lignée propre en adoptant la séparation de biens pour qualifier l'héritage de bien propre non partageable en cas de divorce. La séparation de biens garantit que les biens reçus par donation ou succession restent propres à leur bénéficiaire selon l'article 1538 du Code civil.

Des époux séparés de fait depuis de nombreuses années souhaitant clarifier leur situation patrimoniale avant un divorce peuvent formaliser un changement de régime vers la séparation de biens pour faciliter la liquidation future. Cette étape préparatoire simplifie la Convention de Divorce par Consentement Mutuel en réduisant la masse des biens à partager lors de la liquidation du régime matrimonial.

Des époux mariés sous un régime étranger souhaitant adopter un régime matrimonial français lors de leur installation en France utilisent l'acte de changement de régime matrimonial pour se soumettre au droit français conformément au Règlement UE n°2016/1103 du 24 juin 2016 relatif à la compétence, la loi applicable, la reconnaissance et l'exécution des décisions en matière de régimes matrimoniaux.

Que faut-il inclure dans votre Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial ?

Un Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial valable en France doit réunir plusieurs éléments substantiels et formels définis par l'article 1397 du Code civil français et les règles notariales applicables aux actes authentiques modificatifs du statut patrimonial des époux.

Identification précise des époux. L'acte doit comporter les nom, prénoms, date et lieu de naissance, domicile conjugal, et numéro fiscal individuel (NIF à 13 chiffres) de chaque époux. Le Notaire vérifie l'identité des parties par production de la carte nationale d'identité ou du passeport en cours de validité, et s'assure que les deux époux comparaissent personnellement et consentent librement au changement sans contrainte.

Mention du mariage et de sa durée depuis plus de deux ans. L'acte doit mentionner la date et le lieu du mariage civil, ainsi que la durée écoulée depuis le mariage pour justifier que la condition de l'article 1397 du Code civil est remplie (plus de deux ans). Le Notaire vérifie ces informations sur le livret de famille ou l'extrait d'acte de mariage.

Désignation précise du régime actuel et du nouveau régime adopté. L'acte doit identifier sans ambiguïté le régime matrimonial actuellement en vigueur (communauté légale, séparation de biens, communauté universelle, participation aux acquêts) et le nouveau régime que les époux entendent adopter, avec mention des articles du Code civil français applicables. Pour une communauté universelle avec clause d'attribution intégrale, la clause elle-même doit être rédigée précisément par le Notaire selon les articles 1526 et suivants du Code civil.

Mentions des motifs légitimes du changement. Le Notaire doit mentionner dans l'acte les motifs légitimes invoqués par les époux pour justifier le changement: protection du conjoint survivant, séparation des risques professionnels, adaptation à une situation familiale nouvelle (mariage tardif, famille recomposée, héritage reçu). Ces motifs ne sont pas soumis à contrôle judiciaire depuis la Loi n°2019-222 mais doivent figurer dans l'acte pour que le Notaire remplisse son obligation de conseil.

Désignation et sort des biens lors du changement. L'acte doit préciser le sort des biens existants lors du changement de régime: quels biens restent propres à chaque époux, quels biens entrent ou sortent de la masse commune, et comment sont traités les biens acquis en commun sous l'ancien régime. Pour un passage à la séparation de biens, les biens communs actuels doivent être répertoriés et leur attribution précisée (à l'époux 1, à l'époux 2, ou maintenus en indivision). La forms-legal.com plateforme propose des listes types de biens pour faciliter cette identification.

Information des enfants majeurs et notification aux créanciers. L'article 1397 alinéa 2 du Code civil modifié par la Loi n°2019-222 impose l'information préalable des enfants majeurs des époux du projet de changement, au moins un mois avant la signature de l'acte notarié. Cette information peut être donnée par lettre recommandée avec accusé de réception. Les créanciers des époux disposent d'un délai de trois mois pour former opposition au changement de régime devant le Tribunal judiciaire s'ils estiment que le changement lèse leurs droits. Le Notaire publie une information aux créanciers selon les modalités prévues par le décret n°2011-1702 du 30 novembre 2011.

Formalités obligatoires de publicité pour opposabilité aux tiers. Le changement de régime matrimonial n'est opposable aux tiers qu'après l'accomplissement des formalités de publicité: mention en marge de l'acte de mariage à la mairie du lieu de célébration du mariage, envoyée par le Notaire dans le mois suivant l'acte; publication dans un journal d'annonces légales si l'un des époux exerce une activité commerciale; mention au RCS via le Guichet unique INPI pour les commerçants et dirigeants de sociétés. Sans ces formalités, les tiers de bonne foi peuvent continuer à invoquer l'ancien régime pour protéger leurs droits selon l'article 1397 alinéa 4 du Code civil.

Conseil fiscal préalable obligatoire du Notaire. Le Notaire a l'obligation légale d'informer les époux des conséquences fiscales du changement de régime matrimonial: implications en matière d'impôt sur le revenu (quotient familial, imposition commune), impact sur les droits de donation entre époux, conséquences sur les plus-values immobilières en cas de cession ultérieure des biens réaffectés, et implications en matière de droits de succession selon le nouveau régime. Ce conseil fait partie de la mission du Notaire et sa responsabilité civile professionnelle peut être engagée en cas de défaut de conseil selon la jurisprudence de la première chambre civile de la Cour de cassation.

Comment remplir votre Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial

Modifier son régime matrimonial en France est une démarche entièrement conduite par un Notaire depuis la simplification apportée par la Loi n°2019-222 du 23 mars 2019. Voici la procédure complète et les informations à préparer.

Étape 1 — Vérifier les conditions préalables. Assurez-vous que votre mariage date d'au moins deux ans (condition de l'article 1397 du Code civil) et que vous et votre époux êtes en accord sur le changement souhaité. Identifiez le régime actuellement en vigueur: si vous n'avez pas signé de contrat de mariage avant ou lors du mariage, vous êtes sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts depuis le mariage. Réfléchissez au régime que vous souhaitez adopter et consultez votre Notaire pour évaluer les avantages et inconvénients de chaque option selon votre situation patrimoniale.

Étape 2 — Réunir les documents d'identité et d'état civil. Pour chaque époux: carte nationale d'identité ou passeport en cours de validité, extrait d'acte de mariage récent (demandé à la mairie du lieu de mariage ou via service-public.fr), livret de famille, dernier avis d'imposition portant le numéro fiscal individuel (NIF à 13 chiffres), et copie du contrat de mariage initial si vous en avez signé un.

Étape 3 — Établir l'inventaire des biens. Préparez un inventaire complet de votre patrimoine: biens immobiliers (titre de propriété, acte d'acquisition, référence cadastrale, estimation de valeur vénale actuelle), biens mobiliers de valeur (véhicules avec certificat d'immatriculation, objets d'art, bijoux), comptes bancaires et épargne (IBAN, soldes approximatifs), assurances-vie (numéro de contrat, assureur, valeur de rachat), parts ou actions de sociétés (SIREN, valorisation). Cette liste permettra au Notaire de préciser le sort de chaque bien lors du changement de régime.

Étape 4 — Choisir le Notaire et prendre rendez-vous. Sélectionnez un Notaire spécialisé en droit patrimonial et familial. Le tarif du changement de régime matrimonial comprend les honoraires notariaux (généralement 600 à 2 000 EUR HT selon la complexité) et les frais de publicité légale. Lors du premier rendez-vous de consultation, le Notaire analysera votre situation et vous conseillera sur le régime le plus adapté, ses implications fiscales, et les protections à prévoir pour vos enfants.

Étape 5 — Informer les enfants majeurs un mois avant la signature. L'article 1397 alinéa 2 du Code civil imposant d'informer les enfants majeurs au moins un mois avant la signature, le Notaire prépare généralement des lettres recommandées avec accusé de réception à adresser aux enfants majeurs des deux époux (qu'ils soient issus du mariage ou de unions précédentes). Ces lettres informent les enfants du projet de changement, du régime actuel, du nouveau régime envisagé, et de leur droit de s'opposer si le changement lèse leurs intérêts.

Étape 6 — Signature de l'acte notarié. Lors du rendez-vous de signature, les deux époux comparaissent personnellement devant le Notaire. Le Notaire procède à la lecture intégrale de l'acte, s'assure que les parties comprennent les dispositions et y consentent librement, et procède à la signature. L'acte est conservé en minute dans le minutier du Notaire, et chaque époux reçoit une expédition.

Étape 7 — Formalités de publicité post-signature. Le Notaire procède dans le mois suivant la signature à la mention en marge de l'acte de mariage à la mairie du lieu de célébration et, si applicable, à la publication au Journal officiel ou dans un journal d'annonces légales et à la mention au RCS via le Guichet unique INPI. Les créanciers disposent de trois mois à compter de cette information pour former opposition. À l'expiration de ce délai sans opposition, le nouveau régime est pleinement opposable aux tiers.

Étape 8 — Adapter les documents patrimoniaux au nouveau régime. Après le changement de régime, mettez à jour les documents patrimoniaux affectés: polices d'assurance-vie (bénéficiaires désignés), mandats de protection future, testaments existants, et statuts de sociétés si votre conjoint en est associé. Informez votre conseiller bancaire et votre comptable du changement de régime pour adapter les déclarations fiscales annuelles.

Erreurs courantes à éviter dans votre Acte Notarié de Changement de Régime Matrimonial

Le Changement de Régime Matrimonial en France est une procédure encadrée par un Notaire, mais plusieurs erreurs fréquentes peuvent compromettre son efficacité ou générer des conflits familiaux ou fiscaux.

Ne pas informer les enfants majeurs un mois avant la signature. L'omission de l'information préalable des enfants majeurs exigée par l'article 1397 alinéa 2 du Code civil constitue un vice de procédure susceptible de permettre aux enfants de contester le changement de régime devant le Tribunal judiciaire. Certains Notaires ont instrumenté des actes sans respecter ce délai, exposant les époux à une contestation ultérieure. Solution: exigez du Notaire la preuve de l'envoi des lettres recommandées avec accusé de réception à tous les enfants majeurs au moins 30 jours avant la date de signature prévue, en incluant les enfants issus de précédentes unions.

Negliger les implications fiscales du changement pour les plus-values immobilières. Le passage d'un régime de communauté à la séparation de biens entraîne une liquidation de la communauté avec attribution des biens à l'un ou l'autre époux. Cette attribution peut constituer une mutation taxable si elle ne se fait pas à valeur identique: un époux recevant des biens d'une valeur supérieure à sa quote-part paie des droits de partage au taux de 2,5 % selon l'article 746 du CGI. Solution: vérifiez avec le Notaire que la répartition des biens lors du changement de régime n'entraîne pas de soulte et ses implications fiscales, et évaluez l'impact sur les futures plus-values immobilières en cas de revente des biens réaffectés.

Choisir la communauté universelle sans mesurer les risques en famille recomposée. La communauté universelle avec clause d'attribution intégrale est idéale pour les couples sans enfant souhaitant protéger le conjoint survivant, mais peut s'avérer désastreuse en famille recomposée: le conjoint survivant recueillant la totalité du patrimoine commun prive les enfants d'un premier lit de leur réserve héréditaire, les exposant à exercer l'action en réduction devant le Tribunal judiciaire après le décès. Solution: consultez votre Notaire sur les alternatives (séparation de biens avec testament ciblé, donation au dernier vivant selon les articles 1091 à 1100 du Code civil) si vous avez des enfants de précédentes unions.

Effectuer le changement de régime trop tard face aux créanciers professionnels. Le changement de régime vers la séparation de biens pour protéger le patrimoine familial contre les créanciers professionnels est inopposable si les difficultés financières étaient déjà apparentes au moment du changement. Les créanciers peuvent alors exercer l'action paulienne de l'article 1341-2 du Code civil dans un délai de 5 ans. Solution: le changement de régime protecteur doit intervenir en amont de toute difficulté financière prévisible, idéalement dès la création d'une activité risquée.

Oublier de mettre à jour les testaments et mandats de protection future. Un changement de régime matrimonial modifie les droits successoraux des époux et peut rendre caduc ou inadapté un testament olographe ou authentique antérieur. Solution: consultez systématiquement votre Notaire pour mettre à jour vos dispositions testamentaires et votre Mandat de Protection Future après tout changement de régime matrimonial, afin d'assurer la cohérence de votre planification patrimoniale globale.

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Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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