Acte de Partage Amiable de Succession
Code civil art. 835 et 887 - Loi n°2006-728 du 23 juin 2006
ACTE DE PARTAGE AMIABLE DE SUCCESSION
Conformément aux articles 835 et 887 du Code civil français
Loi n°2006-728 du 23 juin 2006 portant réforme des successions
Identification de la Succession
SUCCESSION À PARTAGER
[Defunt Partage]
Acte de Notoriété: [Acte Notoriete Ref]
Actif net successoral: [Actif Net Partage]
Cohéritiers Parties au Partage
PARTIES AU PARTAGE AMIABLE
[Heritier1 Partage]
[Heritier2 Partage]
[Autres Heritiers]
Tous les cohéritiers ci-dessus identifiés consentent unanimement au présent partage amiable conformément à l'article 835 du Code civil français, en pleine capacité civile au sens des articles 901 à 904 du même code.
Rapport des Donations
OPÉRATIONS DE RAPPORT (art. 843 à 869 CC)
[Donations Rapportables]
Masse partageable: [Masse Partageable]
Attribution des Lots
COMPOSITION ET ATTRIBUTION DES LOTS
Lot n° 1: [Lot1]
Lot n° 2: [Lot2]
Soultes et compensations: [Soultes]
Les héritiers s'accordent mutuellement la garantie contre l'éviction et les vices cachés prévue à l'article 887 du Code civil français pour les biens composant leurs lots respectifs.
Le présent partage est déclaratif conformément à l'article 883 du Code civil français: chaque héritier est réputé avoir succédé seul au défunt pour les biens composant son lot.
SIGNATURES
Dressé à [Notaire Partage], le [Date Signature Partage]
Signatures des cohéritiers (lu et approuvé):
_________________________________________
Notaire instrumentant (signature et sceau): [Notaire Partage]
Notaire instrumentant
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Acte de Partage Amiable de Succession ?
L'Acte de Partage Amiable de Succession en France est un acte juridique par lequel les cohéritiers se mettent d'accord pour répartir entre eux les biens composant la succession, mettant fin à l'indivision successorale, conformément aux articles 835 à 887 du Code civil français. Cet acte constitue l'aboutissement normal du règlement successoral lorsque tous les héritiers, majeurs et capables, parviennent à un accord amiable sur la répartition des actifs inventoriés, évitant ainsi la procédure de partage judiciaire devant le Tribunal judiciaire qui peut durer plusieurs années.
Le partage amiable en France peut être réalisé sous deux formes selon la nature des biens à partager. Pour les successions comprenant uniquement des biens mobiliers (liquidités, valeurs mobilières, meubles), un acte sous seing privé signé par tous les héritiers suffit formellement. En revanche, l'article 835 du Code civil impose la forme authentique notariale pour tout partage comprenant des biens immobiliers, obligeant les parties à comparaître devant un Notaire. Cette exigence permet l'accomplissement de la publicité foncière obligatoire au Service de la Publicité Foncière (SPF) rattaché à la DGFiP, sans laquelle le transfert de propriété immobilière n'est pas opposable aux tiers.
Le droit au partage est un droit imprescriptible reconnu à chaque cohéritier par l'article 815 du Code civil: nul ne peut être contraint de demeurer dans l'indivision, et le partage peut toujours être provoqué. Seules des conventions expresses d'indivision, temporaires et renouvelables selon l'article 1873-2 du Code civil, peuvent suspendre ce droit pour une durée maximale de cinq ans. Le partage amiable nécessite le consentement unanime de tous les cohéritiers majeurs et capables; en cas de désaccord d'un seul héritier ou en présence d'un héritier mineur ou sous mesure de protection judiciaire, le partage judiciaire prononcé par le Tribunal judiciaire s'impose.
La réforme successorale opérée par la loi n°2006-728 du 23 juin 2006 a simplifié les règles du partage et introduit la donation-partage transgénérationnelle permettant aux grands-parents de partager directement avec leurs petits-enfants, avec le consentement des enfants intermédiaires. Cette réforme a également clarifié le régime du rapport des donations antérieures (articles 843 à 869 du Code civil) et de la réduction des libéralités excessives (articles 920 à 930 du Code civil), deux opérations préalables nécessaires à tout partage juste et équitable entre cohéritiers réservataires.
L'Acte de Partage Amiable produit des effets juridiques essentiels. Selon l'article 883 du Code civil, le partage est déclaratif et non translatif: chaque héritier est censé avoir succédé directement au défunt, sans avoir jamais été copropriétaire avec ses cohéritiers. Cette règle a des conséquences fiscales importantes: les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) ne sont pas applicables, et les plus-values réalisées lors d'une cession ultérieure sont calculées à partir de la date du décès du défunt, et non de la date du partage. Toutefois, des soultes (versements compensatoires entre héritiers pour équilibrer les lots inégaux) peuvent générer des droits d'enregistrement au taux de 1,10 % selon l'article 709 du Code général des impôts.
La garantie contre l'éviction et les vices cachés prévue par l'article 887 du Code civil français protège chaque héritier contre les troubles de droit survenant sur le lot qui lui a été attribué du fait de la succession. Si l'un des lots est atteint par une charge réelle non déclarée lors du partage ou par une revendication d'un tiers, les autres cohéritiers garantissent collectivement l'héritier lésé à proportion de leur part successorale. Cette garantie mutuelle est une caractéristique distinctive du partage successoral français, absente des contrats de vente ordinaires.
Quand avez-vous besoin d'un Acte de Partage Amiable de Succession ?
L'Acte de Partage Amiable de Succession en France est nécessaire dès que des cohéritiers souhaitent sortir de l'indivision successorale et attribuer définitivement les biens à chaque héritier. Plusieurs configurations typiques déclenchent sa mise en oeuvre.
Des cohéritiers souhaitant vendre un immeuble appartenant à la succession doivent d'abord procéder au partage amiable de l'immeuble pour l'attribuer définitivement à l'un d'eux ou à tous, avant de procéder à la vente. Sans partage préalable, tous les cohéritiers en indivision doivent signer l'acte de vente conformément à l'article 815-3 du Code civil, ce qui bloque la cession dès que l'un d'eux refuse de coopérer ou est absent. Le partage attributif permet à l'héritier attributaire de l'immeuble de le vendre seul auprès du Service de la Publicité Foncière (SPF).
Des cohéritiers d'une exploitation agricole ou d'une entreprise familiale doivent rapidement clarifier qui reprend l'activité et qui reçoit une compensation financière, pour éviter le blocage de gestion pendant la période d'indivision. L'article 832 du Code civil prévoit le droit au maintien dans l'indivision ou l'attribution préférentielle au profit du conjoint survivant ou de l'héritier qui participe à l'exploitation, permettant d'éviter le morcellement d'une unité économique viables.
Un conjoint survivant souhaitant exercer son droit au maintien dans le logement familial conformément à l'article 764 du Code civil pendant l'année suivant le décès, puis son droit viager au logement selon l'article 764 alinéa 2, doit formaliser ces droits dans un acte de partage amiable définissant la répartition entre le conjoint et les enfants. Sans partage formel, la situation d'indivision peut durer indéfiniment et générer des conflits coûteux.
Des héritiers résidant dans différents pays souhaitant liquider la succession française d'un défunt ayant des biens en France et à l'étranger doivent procéder au partage amiable des actifs français auprès d'un Notaire français. Le Certificat successoral européen délivré par le Notaire conformément au Règlement UE 650/2012 du 4 juillet 2012 facilite la reconnaissance de ce partage dans les autres États membres de l'Union européenne.
Des cohéritiers ayant reçu des donations en avancement de part successorale de leur vivant du défunt doivent intégrer ces donations dans les opérations de rapport selon les articles 843 à 869 du Code civil avant de procéder au partage amiable. Le rapport consiste à replacer fictivement dans la masse successorale les donations reçues pour calculer les parts de chaque héritier et rétablir l'égalité entre cohéritiers. Cette opération complexe de rapport-réduction est réalisée par le Notaire lors de la préparation du projet de partage. Voir aussi l'Inventaire Successoral pour l'évaluation préalable des actifs à partager.
Que faut-il inclure dans votre Acte de Partage Amiable de Succession ?
Un Acte de Partage Amiable de Succession français valide et opposable doit comporter plusieurs éléments essentiels, définis par les articles 835 à 887 du Code civil et la pratique notariale depuis la réforme de 2006.
Identification des parties et consentement unanime. L'acte doit identifier chaque cohéritier par ses nom, prénom, date de naissance, adresse et part successorale en fraction selon l'Acte de Notoriété préalablement dressé. Tous les cohéritiers doivent consentir expressément au partage: l'article 835 du Code civil exige l'unanimité de tous les indivisaires capables pour le partage amiable. En présence d'un héritier mineur ou sous mesure de protection judiciaire (tutelle, curatelle renforcée), l'accord du juge des tutelles du Tribunal judiciaire est requis selon l'article 389-5 du Code civil.
Description et évaluation des biens attribués. Chaque lot attribué doit être décrit avec précision: pour les immeubles, références cadastrales (commune, section, numéro de parcelle, superficie), désignation par acte authentique et valeur vénale; pour les valeurs mobilières, nature des titres, ISIN, quantité et valeur au jour du partage; pour les meubles précieux, description par un commissaire-priseur judiciaire et valeur expertisée. La loi Toubon n°94-665 du 4 août 1994 impose la rédaction en français pour tout acte signé en France.
Masse partageable et rapport des donations. L'acte doit faire apparaître clairement la masse partageable — actif brut successoral moins le passif déductible selon les articles 768 à 773 du Code civil — et les opérations de rapport des donations en avancement de part successorale selon les articles 843 à 869 du Code civil. Chaque donation rapportable est ajoutée fictivement à la masse, les parts recalculées, et l'héritier donataire reçoit un lot diminué du montant rapporté. Cette opération garantit l'égalité entre cohéritiers préservant le respect de la réserve héréditaire selon l'article 913 du Code civil.
Soultes et compensations financières. Lorsque les lots ne peuvent pas être constitués en valeur parfaitement égale — notamment pour les immeubles qui ne se divisent pas commodément — le partage prévoit des soultes compensatoires versées par l'héritier ayant reçu un lot plus important aux héritiers attributaires de lots moins importants. Les soultes sont soumises aux droits d'enregistrement au taux de 1,10 % selon l'article 709 du Code général des impôts, mais uniquement sur le montant des soultes et non sur la valeur totale des biens partagés selon la jurisprudence de la première chambre civile de la Cour de cassation.
Clause de garantie contre l'éviction. L'article 887 du Code civil impose à chaque héritier de garantir ses cohéritiers des troubles et évictions qui leur surviendraient du chef de la succession. Cette garantie mutuelle doit être rappelée dans l'acte et son étendue précisée: garantie sur les actifs immobiliers (inscriptions hypothécaires antérieures non révélées, servitudes cachées), sur les valeurs mobilières (charges réelles sur les titres), et sur les meubles (revendications de tiers). Les modèles disponibles sur forms-legal.com incluent des clauses de garantie réciproque conformes à l'article 887 du Code civil et adaptées aux différentes catégories de biens successoraux.
Publicité foncière pour les immeubles. Pour tout partage comportant des immeubles, l'acte notarié authentique doit être publié au Service de la Publicité Foncière (SPF) compétent rattaché à la DGFiP selon l'article 28 du décret n°55-22 du 4 janvier 1955 sur la publicité foncière. Cette formalité, accomplie par le Notaire, entraîne le paiement d'un droit de partage de 1,10 % sur l'actif net partagé selon l'article 746 du Code général des impôts. L'opposabilité du partage aux tiers (autres créanciers, futurs acquéreurs) est subordonnée à l'accomplissement de cette formalité. Voir aussi l'Acceptation de Succession Pure et Simple pour les héritiers ayant préalablement accepté la succession avant le partage.
Comment remplir votre Acte de Partage Amiable de Succession
L'Acte de Partage Amiable de Succession en France est dressé par un Notaire pour les successions comportant des immeubles. Voici les étapes clés de sa préparation.
Étape 1 — Réunir tous les cohéritiers autour d'un projet commun. Organisez une réunion préalable entre tous les cohéritiers pour discuter de la répartition souhaitée des biens. Un accord de principe sur les grandes lignes du partage avant la saisine du Notaire accélère considérablement la procédure et réduit les honoraires notariaux. En cas de désaccord persistant sur certains biens, identifiez les points de convergence (biens pouvant être attribués sans discussion) et concentrez les négociations sur les biens litigieux.
Étape 2 — Mandater le Notaire coordonnateur. Choisissez un Notaire via notaires.fr parmi les Notaires ayant une expérience en règlement de successions complexes. Si les héritiers résident dans des villes différentes, un Notaire coordonnateur peut travailler avec des Notaires correspondants dans d'autres villes. Le Notaire coordonnateur réunit toutes les pièces, prépare le projet de partage et le soumet à l'approbation de tous les cohéritiers avant la signature.
Étape 3 — Rassembler les pièces nécessaires. Préparez: l'Acte de Notoriété établissant la qualité et la part de chaque héritier, l'Inventaire Successoral évaluant l'actif et le passif, les titres de propriété des immeubles, les relevés de compte et portefeuilles au jour du décès, et les actes de donation antérieurs du défunt pour calculer le rapport.
Étape 4 — Intégrer les opérations de rapport et réduction. Le Notaire effectue les calculs de rapport des donations antérieures reçues par chaque héritier selon les articles 843 à 869 du Code civil et vérifie que les lots respectent la réserve héréditaire des enfants selon l'article 913 du Code civil. Ces opérations préalables au partage proprement dit peuvent nécessiter plusieurs échanges avec le Notaire et les conseils (avocats, experts-comptables) des héritiers.
Étape 5 — Valider le projet de partage et signer l'acte. Une fois le projet validé par tous les cohéritiers, la signature de l'acte notarié intervient en présence de tous les héritiers ou de leurs représentants munis de procurations authentifiées. Le Notaire procède ensuite aux formalités de publicité foncière auprès du Service de la Publicité Foncière (SPF) pour les immeubles et aux notifications aux tiers concernés (banques, sociétés, administrations).
Exigences juridiques pour Acte de Partage Amiable de Succession
L'Acte de Partage Amiable de Succession en France est régi par les articles 835 à 887 du Code civil et les dispositions fiscales des articles 709 et 746 du Code général des impôts.
Consentement unanime obligatoire. L'article 835 du Code civil exige le consentement de tous les indivisaires majeurs et capables pour le partage amiable. En présence d'un héritier mineur, d'un héritier sous tutelle ou curatelle renforcée, ou d'un héritier absent dont la représentation est incertaine, le partage amiable est impossible et le partage judiciaire devant le Tribunal judiciaire s'impose.
Forme notariale obligatoire pour les immeubles. L'article 835 alinéa 2 du Code civil impose la forme authentique notariale pour tout partage comprenant des biens immobiliers. Cette exigence permet la publication au Service de la Publicité Foncière (SPF) selon l'article 28 du décret n°55-22 du 4 janvier 1955. Pour les successions ne comportant que des biens mobiliers (liquidités, valeurs mobilières), un acte sous seing privé signé par tous les cohéritiers est formellement suffisant selon l'article 835 alinéa 1.
Droit de partage (fiscalité). Le droit de partage de 1,10 % est dû sur l'actif net partagé selon l'article 746 du Code général des impôts. Ce droit frappe le partage lui-même, indépendamment des droits de succession déjà payés lors de la Déclaration de succession. Les soultes versées entre héritiers supportent également le droit de partage de 1,10 % selon l'article 709 du CGI.
Garantie d'éviction réciproque. L'article 887 du Code civil impose à chaque héritier de garantir ses cohéritiers des troubles d'éviction et des vices cachés affectant les biens reçus dans leur lot. Cette garantie dure cinq ans à compter du partage pour les vices cachés selon la jurisprudence de la Cour de cassation, et dix ans pour les troubles d'éviction.
Effet déclaratif du partage. L'article 883 du Code civil français précise que le partage est déclaratif: chaque héritier est censé avoir succédé seul au défunt pour les biens composant son lot. Cette règle emporte des conséquences fiscales importantes sur le calcul des plus-values immobilières en cas de vente ultérieure: le prix de revient est celui retenu au jour du décès, et non celui du partage.
Erreurs courantes à éviter dans votre Acte de Partage Amiable de Succession
La réalisation d'un Partage Amiable de Succession en France expose à plusieurs erreurs fréquentes qui peuvent invalider l'acte ou engendrer des redressements fiscaux.
Omettre des héritiers ou des biens dans le partage. Un partage oubliant un héritier (héritier naturel non reconnu, héritier d'un cohéritier prédécédé par représentation, légataire testamentaire découvert tardivement) peut être annulé par le Tribunal judiciaire à la demande de l'héritier oublié selon l'article 887 du Code civil. Un partage omettant des actifs successoraux (compte bancaire non déclaré, bien à l'étranger) est partiel et expose les héritiers à un redressement fiscal de la DGFiP. Solution: vérifiez l'exhaustivité de l'Acte de Notoriété et de l'Inventaire Successoral avant de dresser le partage.
Ne pas intégrer le rapport des donations antérieures. Des donations en avancement de part successorale reçues du vivant du défunt doivent être rapportées fictivement à la masse successorale selon les articles 843 à 869 du Code civil avant le partage, pour rétablir l'égalité entre cohéritiers réservataires. L'omission de ce rapport crée un déséquilibre entre héritiers et expose l'acte à l'action en réduction des libéralités excessives devant le Tribunal judiciaire. Solution: rassemblez tous les actes de donation consentis par le défunt et présentez-les au Notaire.
Sous-évaluer les actifs pour réduire le droit de partage. La DGFiP dispose d'outils de contrôle des évaluations successorales (DVF pour les immeubles, cotations officielles pour les valeurs mobilières). Une évaluation manifestement sous-estimée pour réduire le droit de partage de 1,10 % peut déclencher un redressement avec rappel de droits et pénalités de 40 %. Solution: utilisez des évaluations indépendantes et documentées pour chaque catégorie de biens.
Procéder à un partage verbal ou sans acte pour les immeubles. Un partage verbal ou formalisé par un simple échange de mails n'a aucune valeur juridique pour les biens immobiliers selon l'article 835 du Code civil, et ne permet pas la publication au Service de la Publicité Foncière (SPF). Sans publicité foncière, le transfert de propriété n'est pas opposable aux tiers, exposant l'héritier attributaire à une saisie ou une hypothèque par les créanciers de la succession. Solution: formalisez toujours le partage d'immeubles par acte notarié et procédez sans délai à la publicité foncière.
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}Questions Fréquentes
Les frais d'un Acte de Partage Amiable de Succession en France comprennent plusieurs composantes réglementées. Le droit de partage fiscal est de 1,10 % de l'actif net partagé selon l'article 746 du Code général des impôts (CGI), perçu par la DGFiP; pour une succession de 500 000 EUR, ce droit représente 5 500 EUR. Les émoluments notariaux sont calculés selon le tarif du décret n°2020-179 du 28 février 2020, sur la base de l'actif brut partagé; ils sont dégressifs et représentent généralement entre 0,5% et 1,5% de la valeur des biens pour les actes courants. La publicité foncière au Service de la Publicité Foncière (SPF) engendre des frais supplémentaires pour les immeubles. Les soultes versées entre héritiers supportent également un droit d'enregistrement de 1,10 % selon l'article 709 du CGI. Au total, pour une succession immobilière de 500 000 EUR avec deux héritiers, les frais totaux (droits de partage + émoluments notariaux + publicité foncière) se situent généralement entre 7 000 et 15 000 EUR.
Si un cohéritier refuse de signer le Partage Amiable, la procédure de partage judiciaire prévue aux articles 840 à 887 du Code civil français s'impose. Tout héritier peut alors assigner les autres cohéritiers devant le Tribunal judiciaire territorialement compétent (celui du lieu d'ouverture de la succession, c'est-à-dire le dernier domicile du défunt). Le juge désigne un Notaire commis pour dresser le projet de partage, puis un notaire liquidateur si nécessaire. La procédure judiciaire est longue — en moyenne douze à dix-huit mois devant les tribunaux surchargés — et coûteuse: les frais d'avocat et de Notaire commis s'ajoutent aux droits de partage de 1,10 % qui restent dus dans tous les cas. L'article 815 du Code civil français garantit à tout héritier le droit de provoquer le partage, de sorte que le refus d'un cohéritier retarde mais ne peut pas empêcher définitivement la liquidation de l'indivision.
Oui, un Acte de Partage Amiable de Succession peut être contesté après sa signature en France, mais dans des conditions strictes et limitées. L'article 887 du Code civil français prévoit la nullité du partage pour violence, dol ou erreur sur la valeur des biens portant préjudice de plus d'un quart à l'héritier lésé (lésion d'un quart). L'action en nullité pour lésion se prescrit par deux ans à compter du partage selon l'article 889 du Code civil. La lésion est prouvée par une expertise judiciaire qui compare la valeur des lots au moment du partage. En cas de lésion avérée, le tribunal peut ordonner un supplément de part ou une indemnité compensatrice, mais rarement l'annulation totale du partage. La rescision pour lésion est une action personnelle qui ne peut pas être exercée par les créanciers des héritiers au lieu et place de ceux-ci. Un partage entaché de fraude, d'erreur sur la substance ou de violence peut également être annulé selon les règles générales des vices du consentement des articles 1130 à 1144 du Code civil français.
Oui, pour les successions ne comportant que des biens mobiliers — liquidités bancaires, valeurs mobilières, mobilier ordinaire — un Partage Amiable peut être réalisé par un simple acte sous seing privé signé par tous les cohéritiers majeurs et capables selon l'article 835 alinéa 1 du Code civil. Cet acte n'a pas à être enregistré, mais il est prudent de le soumettre à la formalité d'enregistrement auprès du Service de l'Enregistrement de la DGFiP pour lui conférer date certaine opposable aux tiers et déclencher le délai de prescription fiscale. En revanche, dès que la succession comprend un seul bien immobilier — appartement, maison, terrain, parts de SCI — le partage doit obligatoirement être dressé par acte authentique notarié selon l'article 835 alinéa 2 du Code civil, sous peine d'inopposabilité aux tiers. En pratique, même pour les successions entièrement mobilières, faire intervenir un Notaire est fortement recommandé pour sécuriser les opérations de rapport et garantir l'égalité entre cohéritiers.
La durée d'un Partage Amiable de Succession en France varie considérablement selon la complexité du patrimoine et le degré d'accord entre héritiers. Pour une succession simple comportant peu de biens et des héritiers en accord total, le partage amiable peut être réalisé en deux à quatre mois incluant la préparation de l'inventaire, la rédaction du projet de partage, la consultation de tous les héritiers et la signature de l'acte notarié. Pour une succession comportant des actifs complexes — entreprises, portefeuilles immobiliers, actifs à l'étranger, héritiers résidant dans plusieurs pays — la durée peut s'étendre de six à dix-huit mois. La phase la plus longue est généralement la réunion de toutes les pièces justificatives, notamment les évaluations immobilières et les états détaillés des valeurs mobilières. La publication au Service de la Publicité Foncière (SPF) pour les immeubles prend ensuite de deux à six semaines supplémentaires. Le partage judiciaire, engagé en cas de désaccord, dure en moyenne douze à vingt-quatre mois devant les tribunaux.
Les dettes du défunt doivent être traitées préalablement ou conjointement au Partage Amiable de Succession. Selon l'article 870 du Code civil français, les cohéritiers contribuent aux dettes de la succession en proportion de leur part héréditaire. L'acte de partage peut prévoir une répartition différente des dettes entre les héritiers par accord amiable, mais cette répartition interne n'est pas opposable aux créanciers de la succession qui peuvent toujours poursuivre n'importe quel héritier pour la totalité de la dette. Pour clarifier la situation avec les créanciers, chaque héritier peut notifier aux créanciers principaux (banques, DGFiP, URSSAF) sa part successorale selon l'Acte de Notoriété. En cas de passif important, l'option d'acceptation à concurrence de l'actif net (article 788 du Code civil) doit être choisie avant le partage, permettant à chaque héritier de limiter sa responsabilité personnelle à la valeur des actifs reçus dans son lot successoral, protégeant ainsi son patrimoine personnel des dettes du défunt.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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