Acte de Dévolution Successorale (Ordre des Héritiers)
Code civil français art. 734 à 755 — identification des héritiers et calcul des droits selon l'ordre légal
ACTE DE DÉVOLUTION SUCCESSORALE
Conformément aux articles 734 à 755 du Code civil français — Ordre légal des héritiers
Identification du Défunt et de la Succession
ARTICLE 1 — PERSONNE DU DÉFUNT
Nom et prénoms: [Defunt Nom]
Né(e) le: [Defunt Naissance]
Décédé(e) le: [Defunt Deces]
Dernier domicile: [Defunt Domicile]
Numéro fiscal individuel: [Defunt N I F]
Situation familiale au décès: [Defunt Situation Familiale]
Droits du Conjoint ou Partenaire Survivant
ARTICLE 2 — CONJOINT OU PARTENAIRE SURVIVANT (ART. 756 À 757-3 CC)
Conjoint ou partenaire survivant: [Conjoint Nom]
Droits du conjoint survivant exercés: [Conjoint Droits]
Rappel légal: selon l'article 757 du Code civil français, en présence d'enfants tous communs avec le conjoint survivant, celui-ci peut opter pour le quart de la succession en pleine propriété ou pour l'usufruit de la totalité dans un délai de trois mois à compter du décès (article 758-1 CC). Ce choix est définitif. En présence d'enfants non communs, le conjoint reçoit obligatoirement le quart en pleine propriété selon l'article 757 alinéa 2 du Code civil. Le conjoint survivant marié est exonéré de droits de succession en vertu de l'article 796-0 bis du CGI issu de la loi TEPA n°2007-1223 du 21 août 2007, contrairement au partenaire pacsé qui bénéficie également de cette exonération (art. 796-0 bis CGI), mais pas au concubin.
Ordre des Héritiers Appelés à la Succession
ARTICLE 3 — DÉVOLUTION SUCCESSORALE LÉGALE (ART. 734 À 755 CC)
1er ordre — Descendants:
[Heritiers1er Ordre]
2e ordre — Père, mère, frères et sœurs:
[Heritiers2e Ordre]
3e ordre — Ascendants ordinaires:
[Heritiers3eme Ordre]
4e ordre — Collatéraux ordinaires:
[Heritiers4eme Ordre]
Héritiers ayant renoncé:
[Renonciation]
Calcul des Parts Successorales
ARTICLE 4 — COMPOSITION ET RÉPARTITION DE LA MASSE SUCCESSORALE
Part du conjoint survivant: [Part Conjoint]
Composition et valeur de la masse successorale:
[Masse Sucessorale]
Notaire chargé du règlement: [Notaire Charge]
La déclaration de succession doit être déposée par les héritiers auprès du Service des Impôts des Particuliers (SIP) compétent de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) dans les six mois suivant le décès si celui-ci a eu lieu en France (douze mois si décès à l'étranger), conformément à l'article 641 du Code général des impôts. Le défaut de déclaration dans ce délai entraîne des intérêts de retard calculés au taux de 0,2% par mois selon l'article 1727 du CGI et une majoration de 10% selon l'article 1728 du CGI.
Fait le [Date Acte]
Notaire chargé de la succession: [Notaire Charge]
_________________________________________
Notaire chargé de la succession
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Acte de Dévolution Successorale (Ordre des Héritiers) ?
L'Acte de Dévolution Successorale en France est le document qui identifie les héritiers légaux appelés à recueillir la succession d'un défunt en l'absence de testament, ou pour compléter un testament en désignant les héritiers réservataires, conformément aux articles 734 à 755 du Code civil français organisant l'ordre de dévolution successorale légale. La dévolution successorale légale en France suit une hiérarchie stricte de quatre ordres définis par le Code civil qui exclut chaque ordre suivant dès lors qu'un héritier du premier ordre existe.
Le premier ordre de la dévolution successorale légale selon l'article 734 du Code civil français comprend les descendants: enfants du défunt, puis petits-enfants par représentation si leur parent est prédécédé ou renonçant ou indigne selon les articles 751 à 755 du Code civil. Les enfants héritent par tête (parts égales), et les descendants représentent le groupe le plus prioritaire: leur seule existence exclut totalement les parents, frères, sœurs et tous collatéraux du défunt. La réserve héréditaire des descendants est d'ordre public et ne peut être réduite que par la renonciation anticipée à l'action en réduction (RAAR) prévue aux articles 929 à 930-5 du Code civil depuis la loi n°2006-728 du 23 juin 2006.
Le second ordre comprend les ascendants privilégiés (père et mère du défunt) et les collatéraux privilégiés (frères, sœurs et leurs descendants par représentation). En l'absence de descendants, les parents et frères/sœurs sont appelés ensemble: le père et la mère reçoivent chacun un quart de la succession, et le reste revient aux frères et sœurs selon les articles 736 à 738 du Code civil. Si un des parents est prédécédé, sa part est répartie différemment selon les règles de la «fente» successorale entre les branches paternelle et maternelle.
Le troisième ordre comprend les ascendants ordinaires (grands-parents, arrière-grands-parents) autres que le père et la mère, et le quatrième ordre comprend les collatéraux ordinaires (oncles, tantes, cousins germains et parents jusqu'au sixième degré de parenté inclus). Au-delà du sixième degré, la succession est dévolue à l'État français par déshérence selon l'article 539 du Code civil. Le conjoint survivant marié, bien que n'appartenant à aucun de ces quatre ordres d'héritiers, dispose de droits propres garantis par les articles 757 à 757-3 du Code civil qui varient selon les ordres présents et le régime matrimonial.
L'Acte de Dévolution Successorale sert de fondement au règlement de la succession par le Notaire: il permet d'établir l'acte de notoriété successorale délivré par le Notaire instrumentant, qui identifie formellement les héritiers légaux habilités à percevoir les fonds bancaires, à signer les actes de vente immobilière et à recevoir les biens du défunt auprès des tiers (banques, administrations, organismes sociaux). Pour les successions dépassant 5 000 EUR ou comprenant un immeuble, l'intervention notariale est obligatoire selon l'ordonnance n°45-2590 du 2 novembre 1945 relative au statut du notariat. Voir aussi le Testament Authentique pour les successions comportant un testament notarié.
L'Acte de Dévolution Successorale doit être établi après le dépôt de la déclaration de succession auprès du Service des Impôts des Particuliers (SIP) de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) dans les six mois suivant le décès en France (douze mois si décès à l'étranger), conformément à l'article 641 du Code général des impôts. La déclaration de succession établit la base imposable et déclenche le calcul des droits de succession par la DGFiP selon les barèmes progressifs de l'article 777 du CGI, après déduction des abattements personnels de l'article 779 du CGI.
Quand avez-vous besoin d'un Acte de Dévolution Successorale (Ordre des Héritiers) ?
L'Acte de Dévolution Successorale en France est nécessaire dans plusieurs situations où l'identification formelle des héritiers légaux est requise pour débloquer les actifs successoraux ou organiser le partage de la succession.
Au décès d'une personne sans testament, les héritiers légaux doivent être identifiés selon les règles des articles 734 à 755 du Code civil pour pouvoir prétendre aux biens du défunt. Les banques (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, LCL) exigent une attestation de dévolution successorale notariale ou un acte de notoriété pour débloquer les comptes bancaires du défunt. L'acte de dévolution fournit la base documentaire permettant au Notaire de délivrer l'acte de notoriété.
Lorsqu'un patrimoine successoral comprend un bien immobilier (appartement, maison, terrain), le Notaire est obligatoire pour l'établissement de l'acte de partage publié au Service de la Publicité Foncière (SPF) selon le décret n°55-22 du 4 janvier 1955. L'acte de dévolution successorale identifiant les héritiers est la première pièce du dossier notarial, avant la liquidation du régime matrimonial et le partage de la succession.
En présence d'un conjoint survivant, l'acte de dévolution successorale permet de formaliser l'option exercée par le conjoint survivant entre l'usufruit de la totalité (si tous les enfants sont communs) ou le quart en pleine propriété (en présence d'enfants non communs), conformément à l'article 757 du Code civil. Ce choix doit être exercé dans les trois mois du décès selon l'article 758-1 du Code civil et doit être consigné dans un acte pour être opposable aux héritiers.
Dans une succession contentieuse où plusieurs prétendants revendiquent la qualité d'héritier (enfants naturels reconnus ou non, héritiers issus d'un premier mariage ignorés par les membres du second mariage), l'acte de dévolution successorale établi par le Notaire sur la base des actes d'état civil délivrés par les mairies compétentes tranche les prétentions contradictoires. Le Tribunal judiciaire peut être saisi pour statuer sur la dévolution en cas de contestation sérieuse.
Lorsque la succession comprend des biens dans plusieurs pays (France et Espagne, France et Belgique, France et Suisse), l'acte de dévolution successorale française doit être coordonné avec les règles de succession étrangères et le Règlement européen 650/2012 du 4 juillet 2012 sur les successions transfrontalières. Le Notaire français peut délivrer un Certificat successoral européen selon l'article 62 du règlement européen, qui identifie les héritiers et leurs droits avec force probante dans tous les États membres de l'Union européenne. Voir aussi l'Acte de Partage entre Conjoint Survivant et Héritiers pour le partage matériel de la succession.
Pour les successions importantes (patrimoine supérieur à 100 000 EUR), les organismes sociaux (Caisse de retraite, mutuelle complémentaire, assurance décès), les employeurs du défunt (solde de tout compte, épargne salariale, participation) et les administrations fiscales (remboursement de trop-perçu d'impôt sur le revenu, régularisation TVA pour entrepreneurs) exigent la présentation de l'acte de dévolution successorale ou de l'acte de notoriété avant tout versement aux héritiers.
Que faut-il inclure dans votre Acte de Dévolution Successorale (Ordre des Héritiers) ?
L'Acte de Dévolution Successorale en France doit contenir des informations précises et vérifiées pour que le Notaire puisse délivrer l'acte de notoriété successorale et procéder au règlement de la succession. Voici les éléments indispensables selon les articles 734 à 757 du Code civil français.
Identification complète du défunt. L'acte doit mentionner les nom, prénoms, date et lieu de naissance, date, heure et lieu de décès, numéro fiscal individuel (NIF à 13 chiffres DGFiP), dernier domicile (for successoral), nationalité et régime matrimonial du défunt. Le Notaire vérifie ces informations sur l'acte de décès (art. 78 Code civil), l'acte de naissance et l'acte de mariage délivrés par les mairies compétentes. Le dernier domicile détermine le Service des Impôts des Particuliers (SIP) de la DGFiP territorialement compétent pour la déclaration de succession.
Droits du conjoint survivant (art. 757 à 757-3 CC). Si le défunt était marié, l'acte doit identifier le conjoint survivant, mentionner le régime matrimonial et l'option exercée (usufruit total ou quart en pleine propriété). Le conjoint survivant marié est exonéré de droits de succession selon l'article 796-0 bis du CGI (loi TEPA n°2007-1223). Le partenaire pacsé survivant bénéficie de la même exonération. Le concubin non pacsé n'a aucun droit légal et est taxé à 60% après abattement de 1 594 EUR.
Liste exhaustive des héritiers légaux. L'acte doit lister tous les héritiers appelés en mentionnant pour chacun: nom, prénoms, date et lieu de naissance, domicile, lien de parenté exact avec le défunt et qualification dans l'ordre de dévolution successorale. Les héritiers ayant renoncé à la succession par déclaration au greffe du Tribunal judiciaire (art. 784 CC) doivent être identifiés. Les héritiers frappés d'indignité successorale (art. 726 à 729 CC) sont exclus par jugement du Tribunal judiciaire. La forms-legal.com plateforme propose des modèles d'acte de dévolution pour les quatre ordres de succession du Code civil français.
Composition et valeur de la masse successorale. L'acte doit établir la composition de la masse successorale nette: actif brut (immeubles, comptes bancaires, valeurs mobilières, assurances-vie intégrées à la succession, autres biens) moins passif successoral (dettes du défunt, frais funéraires déductibles selon art. 775 CGI avec plafond de 1 500 EUR). La valeur de l'actif net sert de base à la déclaration de succession déposée auprès du SIP de la DGFiP dans les 6 mois du décès.
Identification et rôle du Notaire chargé de la succession. Pour les successions comprenant des immeubles ou dépassant 5 000 EUR selon l'ordonnance n°45-2590 du 2 novembre 1945, un Notaire est obligatoire. L'acte doit identifier le Notaire (nom, étude, SIREN, adresse, coordonnées) et sa mission: établissement de l'acte de notoriété, liquidation du régime matrimonial, partage de la succession, publication des actes de partage au SPF. Les honoraires notariaux sont calculés selon le barème du décret n°2020-179 du 28 février 2020.
Comment remplir votre Acte de Dévolution Successorale (Ordre des Héritiers)
Établir un Acte de Dévolution Successorale en France nécessite la collecte préalable de documents d'état civil et la compréhension des règles de l'ordre des héritiers selon les articles 734 à 755 du Code civil français. Voici les étapes pratiques.
Étape 1 — Collecter les actes d'état civil du défunt. Obtenez l'acte de décès à la mairie du lieu de décès (gratuit, art. 78 CC), l'acte de naissance à la mairie du lieu de naissance (extrait plurilingue si décès à l'étranger), et l'acte de mariage si le défunt était marié. Vérifiez le régime matrimonial sur le livret de famille ou l'acte de mariage (mention du contrat de mariage notarié le cas échéant).
Étape 2 — Identifier les héritiers du premier ordre (descendants). Listez les enfants du défunt avec leurs actes de naissance. Si un enfant est prédécédé, identifiez ses propres enfants (petits-enfants du défunt) qui héritent par représentation selon l'article 751 du Code civil. Si un enfant a renoncé à la succession, il doit avoir signé une déclaration de renonciation au greffe du Tribunal judiciaire compétent (art. 784 CC).
Étape 3 — Vérifier l'existence du second ordre si pas de descendants. En l'absence de descendants, identifiez les parents du défunt (acte de mariage des parents), les frères et sœurs et leurs descendants par représentation. Vérifiez l'état civil de chaque héritier potentiel.
Étape 4 — Déterminer les droits du conjoint survivant. Si le défunt était marié, identifiez le régime matrimonial et calculez les droits du conjoint: usufruit total (tous enfants communs) ou quart en pleine propriété obligatoire (enfants non communs). Le conjoint doit exercer son option dans les 3 mois du décès (art. 758-1 CC). Documentez l'option exercée.
Étape 5 — Estimer la masse successorale. Faites l'inventaire des actifs (immeubles avec valeur DGFiP, comptes bancaires, titres, assurances-vie non hors succession) et du passif (dettes, prêts en cours, frais funéraires). Calculez l'actif net successoral.
Étape 6 — Remettre le dossier au Notaire. Transmettez tous les documents au Notaire chargé de la succession pour qu'il établisse l'acte de notoriété successorale officiel et procède à la liquidation selon les règles du Code civil. La déclaration de succession doit être déposée au SIP de la DGFiP dans les 6 mois du décès (art. 641 CGI).
Exigences juridiques pour Acte de Dévolution Successorale (Ordre des Héritiers)
L'Acte de Dévolution Successorale en France est soumis aux règles du Code civil français (art. 720 à 810) et du Code général des impôts pour la fiscalité successorale.
Obligation de déclaration de succession. La déclaration de succession (formulaire n°2705-SD) doit être déposée auprès du SIP compétent de la DGFiP dans les 6 mois du décès en France (12 mois si décès à l'étranger) selon l'article 641 du CGI. La déclaration identifie les héritiers, les biens composant la succession et la valeur nette. Le défaut de déclaration entraîne intérêts de retard (0,2%/mois art. 1727 CGI) et majorations (10% art. 1728 CGI).
Intervention notariale obligatoire. Pour les successions comprenant un immeuble ou dépassant 5 000 EUR, l'intervention d'un Notaire est obligatoire selon l'ordonnance n°45-2590 du 2 novembre 1945. Le Notaire dresse l'acte de notoriété successorale, identifie les héritiers sur présentation des actes d'état civil, liquide le régime matrimonial et établit l'acte de partage publié au SPF pour les immeubles.
Droits de succession. Les droits de succession sont calculés sur la valeur nette des biens reçus après abattements personnels (art. 779 CGI): 100 000 EUR par enfant, 15 932 EUR pour frère/sœur, exonération totale pour conjoint marié ou partenaire pacsé (art. 796-0 bis CGI issu de la loi TEPA n°2007-1223 du 21 août 2007). Le barème progressif de l'article 777 du CGI s'applique de 5% à 45% en ligne directe.
Droits de partage. Le partage judiciaire ou amiable est soumis au droit de partage de 2,5% sur la valeur nette de l'actif successoral partagé selon l'article 746 du CGI (réduit à 1,8% pour les partages de sociétés). Ce droit est liquidé par le Notaire lors de l'enregistrement de l'acte de partage auprès du SIE de la DGFiP.
Renonciations et acceptations. Les héritiers peuvent accepter la succession purement et simplement (article 783 CC), accepter à concurrence de l'actif net (article 787 CC) ou renoncer (article 784 CC). La renonciation doit être déclarée au greffe du Tribunal judiciaire compétent dans un délai de 10 ans à compter du décès. L'héritier renonçant est réputé n'avoir jamais été héritier et ses propres enfants peuvent venir à la succession par représentation (art. 754 CC).
Erreurs courantes à éviter dans votre Acte de Dévolution Successorale (Ordre des Héritiers)
L'établissement d'un Acte de Dévolution Successorale en France réserve des pièges que les familles traversant un deuil identifient parfois trop tard. Voici les erreurs les plus fréquentes.
Omettre un héritier ou ignorer un enfant naturel reconnu. Les héritiers légaux comprennent tous les enfants reconnus du défunt, qu'ils soient issus du mariage, d'une relation antérieure ou d'une adoption plénière. Omettre un enfant naturel reconnu dans la déclaration de succession constitue une fraude fiscale et expose les héritiers à des redressements avec pénalités. Solution: consultez systématiquement le livret de famille et les actes de reconnaissance de paternité ou de maternité conservés à la mairie.
Ignorer les droits du conjoint survivant. Les familles oublient parfois que le conjoint survivant a des droits successoraux propres garantis par les articles 757 à 757-3 du Code civil, distincts des droits du régime matrimonial. En présence d'enfants communs, le conjoint peut opter pour l'usufruit total dans les 3 mois du décès. Cette option irréversible peut avoir des conséquences fiscales importantes car l'usufruit du conjoint (exonéré de droits) grève la nue-propriété des enfants (taxés à 5% à 45% selon leur âge et la valeur). Solution: exercez l'option du conjoint survivant en pleine conscience des conséquences fiscales, après consultation notariale.
Ne pas déposer la déclaration de succession dans les 6 mois. Le délai de 6 mois du décès est impératif (art. 641 CGI). Passé ce délai, des intérêts de retard courent automatiquement à 0,2%/mois et des majorations de 10% sont appliquées par la DGFiP. Pour les successions importantes, l'accumulation des pénalités peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros. Solution: mandatez le Notaire dès le décès pour préparer la déclaration de succession en priorité, même si le partage des biens n'est pas finalisé à cette date.
Erreur sur l'identification des biens hors succession. Les contrats d'assurance-vie avec clause bénéficiaire désignée (articles L132-12 et L132-13 du Code des assurances) sont hors succession et ne doivent pas figurer dans la déclaration de succession (sauf pour les primes manifestement exagérées selon la jurisprudence de la Cour de cassation). La confusion entre actif successoral et actif hors succession fausse le calcul des parts et des droits de succession. Solution: distinguez systématiquement les biens propres (soumis à succession) des biens hors succession (assurance-vie, droits liés à la personne) avec le Notaire.
Sources et Citations
Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement.
- art. 784 CCBR official
- art. 78 CCBR official
- art. 754 CCBR official
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L'acte de notoriété successorale est l'acte notarié officiel délivré par le Notaire qui identifie formellement les héritiers d'un défunt et leurs droits sur la succession, conformément aux articles 730-1 à 730-5 du Code civil français. L'acte de dévolution successorale est le document préparatoire qui liste les héritiers selon l'ordre légal des articles 734 à 755 du Code civil et sert de base documentaire au Notaire pour établir l'acte de notoriété. En pratique, le Notaire dresse l'acte de notoriété sur présentation des actes d'état civil (acte de décès, actes de naissance des héritiers, acte de mariage du défunt) et de l'attestation de dévolution successorale. L'acte de notoriété a force probante vis-à-vis des banques, administrations et tiers: il suffit de présenter une expédition de l'acte de notoriété pour que la banque du défunt libère les fonds aux héritiers identifiés. Pour les petites successions ne comprenant pas d'immeuble et inférieures à 5 000 EUR, les héritiers peuvent utiliser une simple attestation sur l'honneur selon l'article 857 du Code civil, sans passer par le Notaire.
Le délai légal incompressible pour régler une succession en France est de 6 mois à compter du décès, qui est la date limite pour déposer la déclaration de succession auprès du Service des Impôts des Particuliers (SIP) de la DGFiP et acquitter les droits de succession conformément à l'article 641 du Code général des impôts. Pour les successions complexes comprenant des immeubles, des actifs professionnels ou des héritiers en désaccord, le règlement complet prend généralement de 6 mois à 2 ans. Pour une succession simple sans immeuble et sans conflit entre héritiers, le Notaire peut établir l'acte de notoriété et clôturer la succession en 2 à 3 mois. En cas de dettes successorales importantes, les héritiers peuvent demander un délai de paiement à la DGFiP (art. 1717 du CGI): la DGFiP accorde généralement un étalement sur 3 ans avec intérêts. Pour les successions comprenant une entreprise avec Pacte Dutreil (articles 787 B et 787 C CGI), un paiement différé de 3 ans puis fractionné sur 7 ans est possible.
Non, le partenaire pacsé n'est pas héritier légal en France selon l'article 515-6 du Code civil français: le PACS ne crée aucun droit successoral légal, contrairement au mariage. Sans testament, le partenaire pacsé n'hérite absolument de rien à la mort de son partenaire, quelle que soit la durée du PACS ou la contribution apportée au patrimoine commun. Pour protéger un partenaire pacsé, un testament instituant un legs universel ou particulier est indispensable. Cependant, du point de vue fiscal, le partenaire pacsé survivant bénéficie depuis la loi TEPA n°2007-1223 du 21 août 2007 de la même exonération totale de droits de succession que le conjoint marié (article 796-0 bis du CGI), à condition de bénéficier d'un legs ou d'une donation. Sans legs ni donation, cette exonération est sans objet. Le PACS confère également un droit de jouissance temporaire sur le logement principal pendant 1 an selon l'article 515-6 du Code civil, mais ce droit de jouissance n'équivaut pas à un droit successoral et ne porte pas sur la propriété du bien.
Les droits de succession entre frères et sœurs en France sont calculés selon les barèmes de l'article 777 du Code général des impôts après déduction de l'abattement personnel de 15 932 EUR prévu à l'article 779-III du CGI. Le taux d'imposition est de 35% jusqu'à 24 430 EUR de part nette taxable et de 45% au-delà de 24 430 EUR. Ces taux sont nettement plus élevés qu'en ligne directe (5% à 45% pour les enfants). Une exonération totale s'applique si le frère ou la sœur survivant(e) était célibataire, veuf ou veuf, divorcé ou séparé de corps, et domicilié(e) avec le défunt pendant les 5 années précédant le décès selon l'article 796-0 ter du CGI. Cette exonération vise à protéger les proches ayant partagé le quotidien du défunt. La déclaration de succession doit être déposée auprès du SIP compétent de la DGFiP dans les 6 mois du décès (art. 641 CGI). Les frères et sœurs héritent du deuxième ordre en l'absence de descendants selon les articles 737 à 738 du Code civil.
La représentation successorale en France est le mécanisme juridique défini par les articles 751 à 755 du Code civil français qui permet aux descendants d'un héritier prédécédé, renonçant ou indigne de venir à la succession à sa place et de recueillir la part qui lui aurait été dévolue s'il avait été vivant ou habile à succéder. La représentation s'applique en ligne directe descendante (enfants représentent leur parent prédécédé) et en ligne collatérale limitée aux enfants des frères et sœurs du défunt selon l'article 752-2 du Code civil. Par exemple, si un enfant du défunt est prédécédé, ses propres enfants (petits-enfants du défunt) viennent à la succession par représentation et partagent la part que leur parent aurait reçue, entre eux par parts égales selon l'article 752-1 du Code civil. La représentation s'applique sans limitation de degré en ligne directe descendante (arrière-petits-enfants représentent leurs arrière-grands-parents). Elle ne s'applique pas en ligne directe ascendante (les parents ne représentent pas leurs enfants prédécédés).
Oui, l'État français peut hériter d'une succession en France par le mécanisme de la déshérence prévu à l'article 539 du Code civil français. La déshérence se produit lorsqu'une succession est vacante, c'est-à-dire qu'il n'existe pas d'héritier connu jusqu'au sixième degré de parenté inclus, ou que tous les héritiers connus ont renoncé à la succession. Dans ce cas, la succession est dévolue à l'État français qui prend les biens en charge par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) via l'administration des Domaines. L'État peut également recueillir une succession lorsque tous les héritiers légaux sont frappés d'indignité successorale (article 726 CC) et qu'aucun testament n'a été rédigé. Pour éviter la déshérence et attribuer ses biens à des tiers ou à des associations selon ses volontés, le testateur doit rédiger un testament avec Legs Universel ou Legs Particulier avant son décès. En pratique, la déshérence est rare car les familles françaises ont généralement des collatéraux jusqu'au sixième degré et les Notaires font des recherches généalogiques approfondies avant de conclure à la vacance de la succession.
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