Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France
PROCÉDURE ANTI-HARCÈLEMENT SEXUEL ET AGISSEMENTS SEXISTES
[Entreprise Nom] — SIREN [Entreprise S I R E N] Siège social : [Entreprise Adresse] Référent harcèlement sexuel désigné par le CSE : [Referent Harcelement Sexuel] Effectif : [Effectif Entreprise]
Procédure établie conformément aux articles L1153-1 à L1153-5 du Code du travail, à l'article L1142-2-1 relatif aux agissements sexistes, à la loi n°2018-771 du 5 septembre 2018 dite loi Avenir professionnel, et à la loi n°2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail.
ARTICLE 1 — DÉFINITIONS LÉGALES
Harcèlement sexuel (art. L1153-1 Code du travail) : [Definition Harcelement Sexuel]
Agissements sexistes (art. L1142-2-1 Code du travail) : [Definition Agissements Sexistes]
Comportements pouvant constituer du harcèlement sexuel ou des agissements sexistes (liste non exhaustive) : [Exemples Faits]
Le harcèlement sexuel se distingue du harcèlement moral en ce qu'il présente une dimension sexuelle ou sexiste. Les deux qualifications peuvent se cumuler lorsque les agissements remplissent simultanément les critères des articles L1152-1 et L1153-1 du Code du travail.
ARTICLE 2 — SIGNALEMENT ET ENQUÊTE
Voies de signalement internes : [Voies Signalement]
Déroulement de l'enquête interne : [Procedure Enquete]
Mesures de protection de la victime et des témoins : [Mesures Protection]
ARTICLE 3 — SANCTIONS
Sanctions disciplinaires : [Sanctions Disciplinaires]
Sanctions pénales (rappel) : [Sanctions Penales]
L'employeur qui, informé d'un harcèlement sexuel, omet de prendre les mesures nécessaires, engage sa responsabilité civile pour violation de l'obligation de sécurité (art. L4121-1 Code du travail) et peut être condamné à verser des dommages et intérêts à la victime indépendamment des poursuites contre l'auteur des faits (Cass. soc. 25 novembre 2015, n°14-24.444).
ARTICLE 4 — AFFICHAGE OBLIGATOIRE ET FORMATION
Contenu et modalités de l'affichage obligatoire : [Affichage Obligatoire]
Actions de formation et de prévention : [Formation Prevention]
SIGNATURE
Fait à [Lieu Etablissement], le [Date Etablissement]. Pour [Entreprise Nom] : [Entreprise Representant]
La présente procédure est affichée dans les locaux de l'entreprise conformément à l'article L1153-5 du Code du travail, intégrée au règlement intérieur ou annexée à celui-ci, et communiquée à l'ensemble des salariés lors de leur intégration.
Le représentant légal ou DRH de l'entreprise
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France ?
La Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes est, en droit français, une procédure anti-harcèlement sexuel. Elle est régie par Code du travail art. L1153-1 à L1153-5 + loi n°2018-771.
La Procédure Anti-Harcèlement Sexuel en France repose sur une double définition légale. Le harcèlement sexuel est défini à l'article L1153-1 du Code du travail comme des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante, ainsi que le fait non répété d'user de pression grave pour obtenir un acte sexuel. Les agissements sexistes sont définis à l'article L1142-2-1 comme tout agissement lié au sexe d'une personne ayant pour objet ou effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant — introduits dans le Code du travail par la loi Rebsamen n°2015-994 du 17 août 2015.
La Procédure Anti-Harcèlement Sexuel se distingue du harcèlement moral (art. L1152-1 Code du travail) par sa dimension spécifiquement sexuelle ou sexiste, bien que les deux puissent se cumuler lorsqu'une personne est simultanément victime d'agissements répétés dégradant ses conditions de travail et d'une dimension sexuelle ou sexiste. La Cour de cassation juge que le harcèlement sexuel constitue systématiquement une faute grave justifiant le licenciement immédiat sans indemnité ni préavis, indépendamment de l'ancienneté du salarié (Cass. soc. 5 mars 2014, n°12-28.272). Le Code pénal punit le harcèlement sexuel de 2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende (art. 222-33), aggravés à 3 ans et 45 000 € en cas d'abus d'autorité.
Le mouvement #MeToo a transformé la gestion des ressources humaines depuis 2017, avec une augmentation significative des signalements et une sensibilisation accrue des salariés à leurs droits. En France, l'Observatoire des violences sexuelles au travail et le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) publient régulièrement des études sur la prévalence du harcèlement sexuel en entreprise. Le Défenseur des droits est l'autorité administrative indépendante compétente pour recevoir les plaintes relatives aux discriminations et au harcèlement au travail, et peut formuler des recommandations aux entreprises.
L'obligation d'affichage prévue à l'article L1153-5 du Code du travail impose à tout employeur d'afficher dans les locaux les coordonnées du référent harcèlement sexuel, de l'inspection du travail, du médecin du travail, du Défenseur des droits et du Parquet du Tribunal judiciaire compétent. Cette obligation s'applique à toutes les entreprises sans seuil d'effectif minimum. Le non-respect de l'obligation d'affichage constitue une contravention punie par l'article R1153-1 du Code du travail.
Quand avez-vous besoin d'un Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France ?
La Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes en France est nécessaire dans toute entreprise employant des salariés, et s'impose obligatoirement à compter du 1er janvier 2019 pour toutes les entreprises de 250 salariés et plus qui doivent désigner un référent harcèlement sexuel et agissements sexistes par le CSE (art. L1153-5-1 Code du travail, loi n°2018-771 du 5 septembre 2018 — loi Avenir professionnel). Outre cette obligation liée au seuil, la procédure est indispensable dans les situations suivantes.
Lors de l'établissement ou de la révision du règlement intérieur : depuis la loi El Khomri n°2016-1088, l'article L1321-2 alinéa 2 du Code du travail impose que le règlement intérieur rappelle les dispositions légales relatives au harcèlement sexuel et aux agissements sexistes, ainsi que les sanctions disciplinaires applicables. La procédure autonome est le document opérationnel complémentaire qui détaille la mise en œuvre concrète. Lors de la réception d'un signalement de harcèlement sexuel par un salarié, le médecin du travail, un représentant du CSE ou l'inspection du travail : l'absence de procédure formalisée ne dispense pas l'employeur d'agir — elle constitue un facteur aggravant de responsabilité en démontrant un défaut de prévention structurel.
Lors d'une augmentation des signalements informels dans le cadre du baromètre social ou des entretiens annuels, révélant un contexte favorable aux agissements sexistes (secteurs traditionnellement masculins, environnement de travail compétitif). Lors d'une enquête DREETS sur les conditions de travail ou d'une procédure prud'homale ou pénale impliquant une allégation de harcèlement sexuel — la procédure formalisée et son application effective constituent les éléments de preuve centraux de la diligence de l'employeur. Lors de tout changement d'organisation de l'entreprise (fusion, restructuration, nouvelle direction) : chaque nouvelle configuration managériale crée des risques de comportements non conformes qui nécessitent de réactiver la procédure et de former les nouveaux managers.
La procédure doit être révisée systématiquement lors des changements législatifs significatifs (loi Santé au travail n°2021-1018, loi Lanceurs d'alerte n°2022-401, décret n°2022-1284) et après chaque incident traité pour intégrer les leçons apprises et renforcer les points de procédure ayant révélé des faiblesses. La formation du référent harcèlement sexuel est obligatoire (art. L1153-5-1 al. 3 Code du travail) et son renouvellement régulier est recommandé par le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes (HCE).
Que faut-il inclure dans votre Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France ?
La Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes en France doit contenir les éléments suivants.
**Définitions légales précises :** Texte exact de l'article L1153-1 du Code du travail (harcèlement sexuel : propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés, ou acte unique de pression grave pour obtenir un acte sexuel) et de l'article L1142-2-1 (agissements sexistes : tout agissement lié au sexe d'une personne, sans nécessité de répétition). La distinction est essentielle : une blague sexiste unique peut caractériser des agissements sexistes sans constituer pour autant du harcèlement sexuel, mais engage tout de même la responsabilité de l'employeur.
**Référent harcèlement sexuel :** Désignation obligatoire par le CSE pour les entreprises de 250 salariés et plus (art. L1153-5-1 Code du travail, depuis le 1er janvier 2019). Ses coordonnées doivent être accessibles à tous les salariés (affichage dans les locaux, intranet, règlement intérieur). Formation obligatoire financée par l'employeur dans les 6 mois suivant la désignation (art. L1153-5-1 al. 3). Rôle : information et orientation des victimes, pas de pouvoir disciplinaire ni d'enquête — ce rôle appartient à la DRH et à la Direction.
**Voies de signalement internes :** Référent harcèlement sexuel désigné par le CSE ; DRH ou directeur opérationnel ; médecin du travail ou SPST ; CSE (droit d'alerte collectif art. L2312-59 Code du travail) ; canal d'alerte confidentiel (obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés depuis le décret n°2022-1284 du 3 octobre 2022 pris en application de la loi Lanceurs d'alerte n°2022-401 du 21 mars 2022), permettant des signalements anonymes ou non.
**Voies de recours externes :** Inspection du travail (DREETS — direction régionale compétente) ; Défenseur des droits (saisine gratuite : 0 800 009 111 ou defenseurdroids.fr) ; Parquet du Tribunal judiciaire compétent géographiquement (art. 222-33 Code pénal) ; Conseil de prud'hommes pour l'action civile en réparation du préjudice subi.
**Procédure d'enquête interne :** Déclenchement dans les 5 jours ouvrables après réception d'un signalement formalisé ; désignation d'un binôme enquêteur indépendant des parties ; entretiens séparés, confidentiels et documentés par écrit avec la victime, la personne mise en cause (respect impératif du contradictoire — Cass. soc. 21 juin 2006, n°05-43.914) et les témoins éventuels ; rapport motivé dans les 30 jours. Mesures conservatoires pendant l'enquête : séparation physique immédiate des parties (changement d'équipe, de bureau ou de télétravail) à la demande ou avec l'accord de la victime, sans lui imposer un changement de poste non voulu.
**Affichage obligatoire (art. L1153-5 Code du travail) :** Obligation légale pour tout employeur, sans condition d'effectif minimum, d'afficher dans les locaux les coordonnées du référent harcèlement sexuel, de l'inspection du travail (DREETS), du médecin du travail (SPST), du Défenseur des droits et du Parquet du Tribunal judiciaire compétent. Non-respect : contravention pénale (art. R1153-1 Code du travail — 1 500 € par lieu de travail).
**Protection des victimes et témoins (art. L1153-3 et L1153-4 Code du travail) :** Nullité absolue de plein droit de tout licenciement, rétrogradation, mutation forcée ou sanction prise à l'encontre d'un salarié ayant subi ou signalé de bonne foi des faits de harcèlement sexuel. Droit au juge des référés pour annulation immédiate de la mesure illégale et réintégration si nécessaire.
**Sanctions disciplinaires et pénales :** Licenciement pour faute grave sans indemnité ni préavis, systématiquement retenu par la Chambre sociale de la Cour de cassation pour le harcèlement sexuel avéré (Cass. soc. 5 mars 2014, n°12-28.272). Sanctions pénales : art. 222-33 Code pénal — 2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende ; aggravé à 3 ans et 45 000 € si abus d'autorité, pluralité de victimes, victime mineure ou vulnérable, ou harcèlement via les réseaux numériques. forms-legal.com propose ce modèle de procédure complet conforme aux dernières évolutions de la loi Avenir professionnel 2018 et de la loi Santé au travail 2021.
Comment remplir votre Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France
Pour élaborer et déployer une Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes en France, suivez ces étapes.
**Étape 1 — Désignation du référent :** Pour les entreprises de 250 salariés et plus, organisez la désignation du référent harcèlement sexuel et agissements sexistes par le CSE conformément à l'article L1153-5-1 du Code du travail. La désignation se fait par vote lors d'une réunion du CSE, documentée dans le procès-verbal. Prévoyez le financement de sa formation obligatoire dans les 6 mois suivant sa désignation (art. L1153-5-1 al. 3 — formation prise en charge par l'employeur). Publiez ses coordonnées dans tous les locaux et sur l'intranet. Prévoir son remplacement en cas de fin de mandat pour assurer la continuité.
**Étape 2 — Mise en place du dispositif d'alerte :** Pour les entreprises de plus de 50 salariés, créez un canal d'alerte interne conforme au décret n°2022-1284 du 3 octobre 2022 (loi Lanceurs d'alerte n°2022-401 du 21 mars 2022). Ce canal doit garantir la confidentialité de l'identité du signalant (accès restreint aux personnes habilitées), permettre des signalements anonymes, et assurer une réponse dans les 7 jours ouvrables confirmant la réception du signalement. Des solutions logicielles conformes existent (BKMS, Ethicontrol, WhistleB) — l'ANSSI recommande de les héberger en dehors de l'intranet principal.
**Étape 3 — Rédaction et intégration au règlement intérieur :** Rédigez la procédure en y intégrant les définitions légales exactes des articles L1153-1 et L1142-2-1 du Code du travail. Insérez les mentions obligatoires dans le règlement intérieur (art. L1321-2 al. 2) avec renvoi à la procédure autonome pour les modalités opérationnelles. Respectez la procédure légale de consultation du CSE et de dépôt à la DREETS et au greffe du Conseil de prud'hommes (art. L1321-4 et R1321-1 Code du travail).
**Étape 4 — Affichage obligatoire :** Affichez dans tous les locaux et lieux de travail (y compris les sites secondaires, les entrepôts, les chantiers) les coordonnées du référent, de l'inspection du travail (DREETS), du médecin du travail (SPST), du Défenseur des droits (0 800 009 111) et du Parquet du Tribunal judiciaire (obligation légale art. L1153-5 — amende de 1 500 € par site non conforme). Vérifiez la conformité de l'affichage lors de chaque changement de référent, de SPST ou de coordonnées DREETS.
**Étape 5 — Formation et sensibilisation :** Formez le référent harcèlement sexuel avec un prestataire spécialisé. Déployez un programme de sensibilisation de l'ensemble des managers (3 heures minimum) et des salariés (1 heure). Intégrez un module sur le harcèlement sexuel et les agissements sexistes dans le parcours d'intégration des nouveaux salariés. L'ANDRH et les OPCO proposent des catalogues de formations adaptées, finançables au titre du plan de développement des compétences.
Exigences juridiques pour Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France
Les exigences légales relatives à la Procédure Anti-Harcèlement Sexuel en France sont encadrées par de nombreux textes.
**Code du travail :** Article L1142-2-1 — interdiction des agissements sexistes ; L1153-1 — définition légale du harcèlement sexuel ; L1153-2 — interdiction de sanctionner ou discriminer en raison d'un refus face au harcèlement sexuel ; L1153-3 — interdiction de sanctionner le salarié qui signale de bonne foi ; L1153-4 — nullité de plein droit des mesures prises en violation de L1153-2 et L1153-3 ; L1153-5 — obligation d'affichage des voies de recours et coordonnées des autorités ; L1153-5-1 — désignation obligatoire d'un référent par le CSE pour les 250 salariés et plus.
**Loi n°2018-771 du 5 septembre 2018 (loi Avenir professionnel) :** A créé le référent harcèlement sexuel du CSE et a intégré les agissements sexistes dans les obligations de prévention de l'employeur. A renforcé la définition de l'article L1153-1 pour inclure les propos et comportements à connotation sexiste (pas seulement sexuelle).
**Loi n°2021-1018 du 2 août 2021 (loi Santé au travail) :** A renforcé la définition de l'article L1153-1 et a précisé les obligations de formation du référent harcèlement sexuel.
**Code pénal :** Article 222-33 — harcèlement sexuel puni de 2 ans et 30 000 € ; aggravé à 3 ans et 45 000 € si abus d'autorité, si plusieurs victimes, si victime mineure ou en état de vulnérabilité, ou si harcèlement facilité par les réseaux numériques.
**Sanctions pour défaut d'affichage :** L'article R1153-1 du Code du travail punit le défaut d'affichage des mentions légales d'une contravention de 1 500 € par lieu de travail concerné. La responsabilité pénale de l'employeur peut également être engagée pour mise en danger de la vie d'autrui (art. 223-1 Code pénal) si l'absence de mesures préventives a contribué à un acte de violence.
Erreurs courantes à éviter dans votre Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France
Les erreurs les plus fréquentes lors de la mise en place d'une Procédure Anti-Harcèlement Sexuel en France.
**Erreur 1 — Confondre harcèlement sexuel et agissements sexistes :** Le harcèlement sexuel exige en général la répétition (sauf acte unique constitutif par pression grave). Les agissements sexistes peuvent être constitués par un acte unique. Une blague sexiste, un commentaire sur l'apparence physique ou un questionnement sur la maternité lors d'un entretien d'embauche peut caractériser des agissements sexistes sans répétition.
**Erreur 2 — Ne pas désigner le référent CSE obligatoire :** Les entreprises de 250 salariés et plus qui n'ont pas désigné de référent harcèlement sexuel par le CSE sont en infraction avec l'article L1153-5-1 du Code du travail depuis le 1er janvier 2019. L'absence de référent est un manquement à l'obligation de prévention pouvant être retenu contre l'employeur en cas de litige.
**Erreur 3 — Défaut d'affichage :** L'obligation d'affichage de l'article L1153-5 s'applique à toutes les entreprises sans seuil d'effectif. Son non-respect est une contravention pénale et un élément de preuve du défaut de prévention en cas de litige.
**Erreur 4 — Tarder à enquêter :** Chaque jour d'inaction après un signalement de harcèlement sexuel augmente la responsabilité de l'employeur. La Cour de cassation sanctionne sévèrement l'employeur qui n'a pas réagi promptement à un signalement crédible (Cass. soc. 25 novembre 2015, n°14-24.444).
**Erreur 5 — Procédure discriminatoire à l'égard de la victime :** Appliquer des mesures défavorables à la victime présumée sous prétexte de protéger l'auteur présumé ou d'éviter les tensions (mutation forcée de la victime, mise à l'écart) constitue une violation des articles L1153-3 et L1153-4 du Code du travail entraînant la nullité de la mesure et des dommages et intérêts.
Citer cette page
Référencez ce modèle gratuit dans un article, un programme de cours ou une note de recherche :
Forms Legal. (2026). Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/hr-forms/procedure-anti-harcelement-sexuel
"Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/employment/hr-forms/procedure-anti-harcelement-sexuel.
@misc{formslegal-procedure-anti-harcelement-sexuel,
author = {{Forms Legal}},
title = {Procédure Anti-Harcèlement Sexuel et Agissements Sexistes France (France)},
year = {2026},
howpublished = {\url{https://forms-legal.com/fr/france/employment/hr-forms/procedure-anti-harcelement-sexuel}},
note = {Free legal document template}
}Questions Fréquentes
Le harcèlement sexuel (art. L1153-1 Code du travail) se caractérise par des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante, ou par un acte unique de pression grave pour obtenir un acte sexuel. Les agissements sexistes (art. L1142-2-1 Code du travail, introduit par la loi Rebsamen n°2015-994 du 17 août 2015) désignent tout agissement lié au sexe d'une personne ayant pour objet ou effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile ou humiliant, sans nécessité de répétition ni de connotation sexuelle explicite. En pratique : une blague sexiste, une remarque sur les aptitudes professionnelles des femmes, un commentaire dégradant sur la grossesse constituent des agissements sexistes même s'ils sont isolés, tandis que des propositions sexuelles répétées constituent du harcèlement sexuel.
Le référent harcèlement sexuel et agissements sexistes est désigné par le Comité Social et Économique (CSE) parmi ses membres, dans les entreprises de 250 salariés et plus (art. L1153-5-1 Code du travail, loi Avenir professionnel n°2018-771 du 5 septembre 2018). Sa désignation est obligatoire depuis le 1er janvier 2019. Son rôle est d'informer et d'orienter les salariés victimes ou témoins de harcèlement sexuel vers les voies de recours internes et externes appropriées. Il n'a pas de pouvoir disciplinaire — c'est la Direction/DRH qui engage la procédure disciplinaire après enquête. Le référent doit recevoir une formation obligatoire (art. L1153-5-1 al. 3), dont le contenu couvre la définition légale du harcèlement sexuel, les techniques d'écoute et d'orientation des victimes, et la connaissance des voies de recours. L'entreprise doit afficher les coordonnées du référent dans les locaux et dans le règlement intérieur.
L'article 222-33 du Code pénal punit le harcèlement sexuel de 2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende. Ces peines sont aggravées à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende dans plusieurs circonstances : lorsque les faits sont commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions (supérieur hiérarchique, client, prestataire en position de pouvoir) ; lorsque les faits sont commis par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteurs ou de complices ; lorsque la victime est mineure de 15 ans ou en état de vulnérabilité ; lorsque les faits sont commis par l'utilisation d'un service de communication au public en ligne (réseaux sociaux, messageries). Les peines complémentaires peuvent inclure l'interdiction d'exercer une activité professionnelle en lien avec les faits et l'inscription au fichier des antécédents judiciaires (TAJ).
Oui, dans un cas spécifique prévu par l'article L1153-1 du Code du travail : le fait, même non répété, d'user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d'obtenir un acte de nature sexuelle. Il s'agit du cas dit de harcèlement par assimilation — une tentative de chantage sexuel, même unique, constitue du harcèlement sexuel. En dehors de ce cas, les propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste doivent être répétés pour caractériser le harcèlement sexuel. En revanche, les agissements sexistes (art. L1142-2-1 Code du travail) peuvent être constitués par un acte unique sans répétition. La victime d'un acte unique grave d'agression sexuelle (attouchement, geste déplacé) peut invoquer les qualifications pénales d'agression sexuelle (art. 222-22 Code pénal) ou de violence, qui ne nécessitent pas de répétition.
Dès qu'un employeur est informé d'un cas de harcèlement sexuel, même oralement et de manière informelle, il doit réagir. L'inaction constitue un manquement à l'obligation de sécurité (art. L4121-1 Code du travail) pouvant engager sa responsabilité civile. Les étapes à suivre sont : (1) Écouter la victime et la recevoir dans un cadre confidentiel ; (2) Lui rappeler ses droits et les voies de recours disponibles ; (3) Lui remettre les coordonnées du référent harcèlement sexuel ; (4) Déclencher l'enquête interne dans les 5 jours ouvrables — indépendamment du souhait de la victime de déposer une plainte pénale ; (5) Prendre des mesures conservatoires pour protéger la victime pendant l'enquête (séparation des parties, télétravail si souhaité par la victime). Le signalement oral doit être formalisé par écrit au plus vite pour constituer le dossier d'enquête.
Oui. Le harcèlement sexuel au sens de l'article L1153-1 du Code du travail et de l'article 222-33 du Code pénal n'est pas limité aux relations hétérosexuelles. La loi protège toute personne contre des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés, quelle que soit l'identité de genre ou l'orientation sexuelle de l'auteur ou de la victime. Le harcèlement sexuel entre personnes de même sexe est pleinement reconnu en droit français. De même, les agissements sexistes (art. L1142-2-1) peuvent cibler une personne en raison de son genre (sexe, identité de genre, orientation sexuelle) indépendamment du genre de l'auteur. La discrimination fondée sur l'orientation sexuelle est expressément interdite par l'article L1132-1 du Code du travail et punie par l'article 225-1 du Code pénal.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
Une erreur ? Signalez-le-nousDocuments Connexes
Vous pourriez également trouver ces documents utiles :
Procédure Anti-Harcèlement Moral Entreprise France
Modèle de procédure anti-harcèlement moral conforme aux art. L1152-1 à L1152-6 du Code du travail. Définition légale, signalement, enquête interne, mesures conservatoires, protection victimes et témoins.
Règlement Intérieur d'Entreprise (50+ salariés) France
Modèle de Règlement Intérieur obligatoire pour les entreprises de 50 salariés et plus, conforme aux articles L1321-1 à L1321-6 du Code du travail. Intègre discipline, hygiène et sécurité, procédures disciplinaires, RGPD, harcèlement moral et sexuel, égalité professionnelle.
Charte Diversité, Égalité et Lutte Contre les Discriminations France
Modèle de charte diversité conforme à l'art. L1132-1 du Code du travail (25 critères) et loi n°2008-496. Égalité femmes-hommes, OETH handicap, Index Égalité, formation anti-discrimination, Défenseur des droits.