Accord de Participation aux Bénéfices (RSP) — Réserve Spéciale de Participation
ACCORD DE PARTICIPATION AUX BÉNÉFICES
Réserve Spéciale de Participation (RSP)
Établi conformément aux articles L3321-1 à L3326-2 du Code du travail
ENTRE LES SOUSSIGNÉS
L'Employeur :
[Employeur Nom]
SIREN : [Employeur S I R E N]
Siège social : [Employeur Siege]
Représentée par : [Representant Legal]
Les Représentants des salariés :
[Representsalaries]
IL A ÉTÉ CONVENU ET ARRÊTÉ CE QUI SUIT :
Article 1 — Mode de conclusion et champ d'application
Le présent accord est conclu selon le mode suivant : [Mode Conclusion Accord], conformément à l'article L3322-2 du Code du travail.
Périmètre : [Perimetre Accord].
Bénéficiaires : tous les salariés liés à l'entreprise par un contrat de travail, justifiant d'une ancienneté minimale de [Anciennete Minimale].
Premier exercice d'application : [Exercice Application].
Article 2 — Formule de calcul de la Réserve Spéciale de Participation
Formule retenue : [Type Formule].
Formule légale (art. L3324-1 du Code du travail) : RSP = ½ × (Bénéfice net fiscal – 5 % des Capitaux propres) × (Masse salariale brute / Valeur ajoutée).
[Formule Detail]
Article 3 — Répartition entre les salariés
Mode de répartition : [Mode Repartition].
Le plafond individuel est de ¾ du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) en vigueur à la date de répartition (article L3324-5 du Code du travail).
Article 4 — Gestion des droits et blocage
Mode d'affectation des droits : [Mode Affectation].
Délai de choix du salarié : [Delai Choix Salarie] à compter de la notification individuelle des droits.
Notification des droits : [Date Notification Droits].
Les droits sont bloqués pendant 5 ans à compter de la date d'ouverture des droits (art. L3323-5 du Code du travail). Les cas de déblocage anticipé sont ceux listés à l'article R3324-22 du Code du travail (mariage/PACS, naissance 3e enfant, divorce, invalidité, décès, cessation du contrat de travail, surendettement, acquisition résidence principale, création d'entreprise).
Article 5 — Durée, révision et dénonciation
Durée de l'accord : [Duree Accord].
Révision : toute partie signataire peut demander la révision de l'accord dans les conditions prévues par le Code du travail. La demande de révision doit être adressée à toutes les parties signataires.
Dénonciation : l'accord à durée indéterminée peut être dénoncé avec un préavis de 3 mois avant la clôture de l'exercice.
Article 6 — Dépôt et publicité
Le présent accord sera déposé à la Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) dans les 15 jours suivant sa signature (article R3323-2 du Code du travail) et au greffe du Conseil de Prud'hommes compétent. Un exemplaire sera remis à chaque signataire et affiché dans l'entreprise.
Fait à [Lieu Signature].
Pour l'Employeur
________________
Signature
Pour les Représentants des Salariés
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Accord de Participation aux Bénéfices (RSP) — Réserve Spéciale de Participation ?
L'accord de participation aux bénéfices est, en droit français, l'accord qui redistribue aux salariés une part des bénéfices de l'entreprise via la Réserve Spéciale de Participation, régi par les articles L3321-1 à L3326-2 du Code du travail.
La formule légale de calcul de la RSP est fixée à l'article L3324-1 du Code du travail : RSP = ½ × (Bénéfice net – 5 % des capitaux propres) × (Salaires / Valeur ajoutée). Cette formule dérogatoire peut être remplacée par une formule plus favorable négociée dans l'accord d'entreprise, mais ne peut jamais être moins favorable que la formule légale. Le montant maximum par salarié est plafonné à ¾ du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS), soit 35 325 € pour 2026 (PASS 2026 = 47 100 €).
L'accord de participation se distingue de l'accord d'intéressement (articles L3311-1 à L3315-5 du Code du travail) en plusieurs points fondamentaux. La participation est obligatoire pour les entreprises de 50 salariés et plus ; l'intéressement est facultatif pour toutes les entreprises. La participation repose sur une formule légale liée au bénéfice fiscal ; l'intéressement est librement négocié en fonction de critères de performance. Les droits à participation sont bloqués 5 ans (sauf déblocage anticipé) ; l'intéressement peut être perçu immédiatement.
La participation est exonérée de cotisations sociales (patronales et salariales) dans la limite du plafond légal, sous réserve que l'accord respecte les conditions de forme et de fond fixées par le décret n°2019-1212 du 21 novembre 2019. Du côté fiscal, les sommes bloquées sont exonérées d'impôt sur le revenu pour le salarié pendant la durée de blocage ; les sommes débloquées anticipativement dans certains cas (mariage, divorce, naissance 3e enfant, chômage, création d'entreprise selon l'article R3324-22 du Code du travail) bénéficient également de l'exonération. L'accord de participation est déposé auprès de la Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) compétente.
Quand avez-vous besoin d'un Accord de Participation aux Bénéfices (RSP) — Réserve Spéciale de Participation ?
L'Accord de Participation aux Bénéfices en France est obligatoire dès que l'entreprise franchit le seuil de 50 salariés pendant au moins 12 mois consécutifs ou non au cours des 3 derniers exercices, conformément à l'article L3321-1 du Code du travail tel que modifié par la loi n°2019-486 du 22 mai 2019 (loi PACTE). L'entreprise dispose alors de 1 an pour conclure l'accord.
Premier cas : la conclusion obligatoire pour les entreprises de 50 salariés et plus. À défaut d'accord volontaire (par voie de convention ou accord collectif, accord avec le Comité Social et Économique — CSE, ratification par les deux tiers des salariés, ou décision unilatérale), l'entreprise est soumise au « régime d'autorité » prévu à l'article L3323-5 du Code du travail : la RSP est calculée selon la formule légale et versée à un fonds de réserve bloqué sans aucun avantage fiscal supplémentaire pour l'employeur.
Deuxième cas : la mise en place volontaire dans les entreprises de moins de 50 salariés. Ces entreprises peuvent conclure un accord de participation sur une base volontaire pour fidéliser leurs collaborateurs et bénéficier des exonérations sociales et fiscales. La loi PACTE a facilité cette démarche en permettant la mise en place par décision unilatérale de l'employeur dans les entreprises de moins de 50 salariés pendant 3 ans.
Troisième cas : la renégociation d'un accord expiré. Les accords de participation conclus pour une durée déterminée doivent être renouvelés ou prorogés avant leur expiration. Un accord de participation peut également être renégocié lors d'un changement structurel (fusion, acquisition, cession d'une branche d'activité) ou lors d'une réforme législative modifiant les avantages sociaux et fiscaux.
Quatrième cas : la mise en conformité avec la loi n°2023-1107 du 29 novembre 2023. Cette loi impose aux entreprises de 11 à 49 salariés qui ont réalisé un bénéfice net fiscal positif au cours des 3 dernières années de partager leur valeur avec les salariés selon l'un des trois dispositifs : participation volontaire, intéressement ou prime de partage de la valeur.
Que faut-il inclure dans votre Accord de Participation aux Bénéfices (RSP) — Réserve Spéciale de Participation ?
L'Accord de Participation aux Bénéfices en France doit contenir un ensemble d'éléments structurants conformes aux articles L3322-2 à L3326-2 du Code du travail et au décret n°2019-1212 du 21 novembre 2019.
Champ d'application : l'accord doit préciser les entreprises et établissements couverts (entreprise unique, groupe, UES — Unité Économique et Sociale), les catégories de salariés bénéficiaires (en principe tous les salariés ayant au moins 3 mois d'ancienneté selon l'article L3342-1 du Code du travail, sauf dérogation conventionnelle ramenant ce seuil à 0), et les exercices auxquels l'accord s'applique.
Formule de calcul de la RSP : l'accord doit préciser s'il applique la formule légale de l'article L3324-1 ou une formule dérogatoire plus favorable. La formule dérogatoire doit être au moins aussi avantageuse que la formule légale pour chaque salarié et chaque exercice. Les règles de répartition entre salariés (proportionnelle aux salaires, égalitaire, ou combinée) doivent être explicitement énoncées.
Modes de gestion des droits : l'accord doit prévoir l'affectation des droits à un Plan d'Épargne Entreprise (PEE) ou Plan d'Épargne pour la Retraite Collectif (PERCOL/PERECO) s'il en existe un, ou à un Compte Courant Bloqué (CCB) rémunéré au taux minimum fixé annuellement par arrêté ministériel. Le salarié doit pouvoir choisir entre les différents supports d'investissement disponibles dans le PEE.
Déblocage anticipé : l'accord doit rappeler les 9 cas de déblocage anticipé listés à l'article R3324-22 du Code du travail (mariage/PACS, naissance ou adoption 3e enfant, divorce avec garde d'enfant, invalidité, décès, cessation du contrat de travail, surendettement, acquisition résidence principale, création d'entreprise).
Information des salariés : l'article L3323-8 du Code du travail impose à l'employeur de remettre à chaque bénéficiaire une fiche distincte du bulletin de salaire indiquant le montant de ses droits, la durée de blocage applicable et les cas de déblocage anticipé. Cette fiche est transmise dans un délai de 15 jours à compter de la date limite de dépôt de la déclaration des résultats de l'exercice.
Les utilisateurs de forms-legal.com accèdent à un modèle d'accord de participation préformaté intégrant les 8 clauses obligatoires définies par le décret n°2019-1212, une formule de RSP conforme à l'article L3324-1, et les dispositions relatives au PEE et au PERCOL issues de la loi PACTE n°2019-486.
Dépôt et opposabilité : l'accord doit être déposé auprès de la DREETS compétente dans les 15 jours de sa conclusion (article R3323-2 du Code du travail). Seuls les accords régulièrement déposés ouvrent droit aux exonérations sociales et fiscales. La DREETS dispose de 4 mois pour notifier son refus ; à défaut, l'accord est réputé conforme. Un exemplaire doit être remis au greffe du Conseil de Prud'hommes du ressort.
Comment remplir votre Accord de Participation aux Bénéfices (RSP) — Réserve Spéciale de Participation
L'Accord de Participation aux Bénéfices en France se négocie et se rédige selon un processus structuré encadré par le Code du travail.
Étape 1 — Identification des parties et du périmètre : indiquer la dénomination sociale de l'entreprise avec son numéro SIREN (9 chiffres), la forme juridique, le siège social, le représentant légal (nom, qualité), et les organisations syndicales représentatives ou le CSE représentant les salariés. Préciser le périmètre (entreprise, groupe, UES) et les exercices couverts.
Étape 2 — Choix de la formule de calcul : sélectionner la formule légale (art. L3324-1 : RSP = ½ × (B – 5%C) × S/VA) ou rédiger une formule dérogatoire plus favorable. Pour la formule légale, définir les sources des données : bénéfice net fiscal (liasse fiscale 2058-A, IS dû), capitaux propres (bilan comptable), masse salariale brute (DADS/DSN), valeur ajoutée (compte de résultat).
Étape 3 — Répartition entre les salariés : choisir le mode de répartition (proportionnelle aux salaires bruts, égalitaire, ou plafonnement à 4 fois le PASS). Indiquer le plafond individuel (¾ PASS = 35 325 € en 2026). Préciser l'ancienneté minimale requise (3 mois par défaut, réductible à 0 par accord).
Étape 4 — Mode de gestion des droits : indiquer si les droits sont affectés au PEE (Plan d'Épargne Entreprise), au PERCOL (Plan d'Épargne Retraite Collectif) ou à un CCB. Préciser les FCPE (Fonds Communs de Placement d'Entreprise) ou SICAV disponibles, et les délais de choix du salarié (en principe 15 jours à compter de la notification des droits).
Étape 5 — Durée, révision et dénonciation : préciser la durée de l'accord (durée déterminée ou indéterminée), le délai de préavis pour révision ou dénonciation (en principe 3 mois avant le terme de l'exercice), et les modalités de reconduction tacite.
Exigences juridiques pour Accord de Participation aux Bénéfices (RSP) — Réserve Spéciale de Participation
L'Accord de Participation aux Bénéfices en France est soumis à un cadre réglementaire dense issu du Code du travail, du Code général des impôts et du Code de la sécurité sociale.
Obligation pour les 50 salariés et plus : l'article L3321-1 du Code du travail impose la participation à toutes les entreprises qui ont employé au moins 50 salariés pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 derniers exercices. Le dépassement du seuil est apprécié au niveau de l'entreprise, et non de l'établissement. Le délai pour conclure l'accord est de 12 mois à compter du premier exercice au titre duquel l'obligation s'applique.
Modes de conclusion de l'accord : l'article L3322-2 du Code du travail liste les modes de conclusion valides — convention ou accord collectif de travail, accord avec le CSE ou, à défaut, les délégués du personnel, ratification à la majorité des 2/3 des salariés d'un projet soumis conjointement par l'employeur et un salarié mandaté, ou décision unilatérale de l'employeur en l'absence de délégués syndicaux ou de CSE.
Exonérations sociales et fiscales : les sommes attribuées au titre de la participation sont exonérées de cotisations sociales (patronales et salariales) dans la limite de ¾ du PASS (article L3322-3 du Code du travail et art. L242-1 du Code de la sécurité sociale). Côté IS, le forfait social (contribution patronale) est fixé à 20 % pour les entreprises de 250 salariés et plus, et supprimé pour les entreprises de moins de 50 salariés (loi PACTE n°2019-486 art. 155). Pour l'IR salarié : exonération des droits bloqués 5 ans (article 163 bis AA du CGI).
Dépôt obligatoire : l'accord doit être déposé à la DREETS compétente dans les 15 jours de sa signature (article R3323-2 du Code du travail) et au greffe du Conseil de Prud'hommes. À défaut de dépôt valide, l'accord ne bénéficie pas des exonérations légales.
Délai de blocage et déblocage : les droits à participation sont bloqués 5 ans à compter de la date d'ouverture des droits (article L3323-5). Les 9 cas de déblocage anticipé sont listés à l'article R3324-22 du Code du travail. Pour les sommes affectées au PERCOL, le blocage est jusqu'à la retraite (sauf cas spécifiques : acquisition résidence principale, fin de droits chômage, invalidité, décès).
Erreurs courantes à éviter dans votre Accord de Participation aux Bénéfices (RSP) — Réserve Spéciale de Participation
L'Accord de Participation aux Bénéfices génère en France de nombreuses erreurs pratiques qui exposent l'entreprise à des redressements URSSAF, à la perte des exonérations fiscales ou à des litiges prud'homaux.
Erreur n°1 — Ne pas conclure l'accord dans le délai légal. Toute entreprise qui franchit le seuil de 50 salariés et ne conclut pas d'accord dans les 12 mois suivants est soumise au régime d'autorité (article L3323-5 du Code du travail) : l'URSSAF peut redresser les cotisations sociales sur les sommes de la RSP calculée selon la formule légale, sans que l'employeur puisse bénéficier du forfait social réduit. Ce redressement est fréquent lors des contrôles URSSAF quinquennaux.
Erreur n°2 — Appliquer une formule dérogatoire moins favorable que la formule légale. L'article L3324-1 du Code du travail interdit formellement toute formule dérogatoire qui aboutirait, pour un exercice donné, à une RSP inférieure à celle calculée selon la formule légale. L'inspection du travail (DREETS) peut rejeter l'accord lors du dépôt si la formule est manifestement défavorable aux salariés.
Erreur n°3 — Omettre l'information individuelle des salariés. L'article L3323-8 du Code du travail impose la remise d'une fiche individuelle distincte du bulletin de salaire. L'absence de cette fiche expose l'employeur à une contravention de 4e classe et peut faire courir le délai de prescription des droits à participation à compter non pas de la date limite légale mais de la date de remise effective de la fiche.
Erreur n°4 — Ne pas déposer l'accord à la DREETS. Un accord de participation non déposé dans les 15 jours de sa signature ne bénéficie d'aucune exonération sociale ou fiscale (article R3323-2 du Code du travail). L'employeur ne peut pas régulariser rétroactivement un dépôt tardif pour les exercices déjà clos.
Erreur n°5 — Confondre participation et intéressement. La participation est obligatoire et repose sur une formule légale liée au bénéfice fiscal ; l'intéressement (articles L3311-1 à L3315-5 du Code du travail) est facultatif et repose sur des critères de performance librement choisis. Cumuler les deux dispositifs est possible et recommandé, mais chacun doit faire l'objet d'un accord distinct respectant ses propres règles de forme et de dépôt. Voir aussi l'Accord d'Intéressement Collectif disponible sur forms-legal.com.
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Forms Legal. (2026). Accord de Participation aux Bénéfices (RSP) — Réserve Spéciale de Participation (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/employment/hr-forms/accord-participation-benefices
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}Questions Fréquentes
La participation aux bénéfices est obligatoire en France pour toutes les entreprises ayant employé au moins 50 salariés pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 derniers exercices, en application de l'article L3321-1 du Code du travail. L'entreprise dispose de 12 mois pour conclure l'accord à compter du premier exercice concerné. En l'absence d'accord, elle est soumise au régime d'autorité prévu à l'article L3323-5 : la RSP est calculée selon la formule légale et versée dans un fonds bloqué, mais sans les avantages fiscaux liés au dépôt volontaire. La loi PACTE n°2019-486 du 22 mai 2019 a supprimé le forfait social (20 %) pour les entreprises de moins de 50 salariés qui concluent volontairement un accord de participation, rendant ce dispositif financièrement attractif même sans obligation légale.
La formule légale de calcul de la RSP est fixée à l'article L3324-1 du Code du travail : RSP = ½ × (Bénéfice net fiscal – 5 % des Capitaux propres) × (Salaires bruts / Valeur ajoutée). Le bénéfice net fiscal correspond au résultat imposable à l'IS figurant sur la déclaration 2058-A. Les capitaux propres sont ceux figurant au bilan de clôture de l'exercice. La masse salariale brute est celle déclarée à l'URSSAF via la DSN. La valeur ajoutée est définie à l'article D3324-5 du Code du travail (valeur ajoutée = charges de personnel + impôts et taxes + dotations aux amortissements + résultat courant avant impôts). Les entreprises peuvent substituer une formule dérogatoire plus favorable négociée dans l'accord, à condition qu'elle soit au moins aussi avantageuse que la formule légale pour chaque exercice.
Les droits à participation sont bloqués pendant 5 ans à compter de la date d'ouverture des droits (premier jour du 4e mois suivant la clôture de l'exercice au titre duquel la participation est calculée), conformément à l'article L3323-5 du Code du travail. L'article R3324-22 du Code du travail prévoit 9 cas de déblocage anticipé permettant au salarié de percevoir ses droits avant l'expiration du délai : mariage ou PACS, naissance ou adoption du 3e enfant, divorce avec attribution de la garde d'au moins un enfant, invalidité (salarié ou conjoint), décès (salarié ou conjoint), cessation du contrat de travail (démission, licenciement, rupture conventionnelle), création d'entreprise, acquisition ou agrandissement de la résidence principale, situation de surendettement. Le salarié doit formuler sa demande de déblocage anticipé dans les 6 mois suivant l'événement déclencheur (sauf en cas de rupture du contrat de travail ou de décès, sans délai).
Les sommes versées au titre de la participation aux bénéfices bénéficient d'exonérations substantielles en France. Du côté du salarié : les droits bloqués 5 ans sont exonérés d'impôt sur le revenu (article 163 bis AA du CGI) ; seule la CSG (9,20 %) et la CRDS (0,50 %) sont prélevées, sur une assiette de 98,25 % des sommes. Du côté de l'employeur : les sommes versées sont déductibles de la base IS ou IR et sont exonérées de cotisations sociales patronales dans la limite de ¾ du PASS (35 325 € en 2026). Le forfait social (contribution patronale) est fixé à 20 % pour les entreprises de 250 salariés et plus, à 16 % pour les sommes affectées au PERCOL, et est supprimé pour les entreprises de moins de 50 salariés depuis la loi PACTE n°2019-486. En cas de déblocage anticipé dans un cas légalement prévu, le salarié conserve l'exonération d'IR.
Dans les entreprises sans délégué syndical représentatif, l'accord de participation peut être conclu selon les modalités prévues à l'article L3322-2 du Code du travail. Quatre voies alternatives existent : un accord avec le Comité Social et Économique (CSE) signé par les membres titulaires représentant la majorité des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles ; une ratification par les deux tiers des salariés d'un projet proposé conjointement par l'employeur et un ou plusieurs membres du CSE ; une décision unilatérale de l'employeur (uniquement pour les entreprises de moins de 50 salariés, autorisée pour 3 ans par la loi PACTE) ; enfin, l'adhésion à un accord de branche étendu couvrant les entreprises non dotées de délégués syndicaux. Dans tous les cas, l'accord doit être déposé à la DREETS dans les 15 jours suivant sa conclusion pour ouvrir droit aux exonérations sociales et fiscales (article R3323-2 du Code du travail).
La participation et l'intéressement sont deux dispositifs distincts d'épargne salariale en France. La participation (articles L3321-1 à L3326-2 du Code du travail) est obligatoire pour les entreprises de 50 salariés et plus ; elle repose sur une formule légale liée au bénéfice fiscal de l'entreprise ; les droits sont bloqués 5 ans. L'intéressement (articles L3311-1 à L3315-5 du Code du travail) est facultatif pour toutes les entreprises depuis la loi PACTE ; il repose sur des critères de performance librement choisis (résultats financiers, objectifs de production, indicateurs qualitatifs) ; le salarié peut le percevoir immédiatement ou l'affecter à un PEE ou PERCOL. Le cumul des deux dispositifs est autorisé et même recommandé pour maximiser les avantages fiscaux et fidéliser les collaborateurs. Le Modèle d'Accord d'Intéressement Collectif disponible sur forms-legal.com complète le présent accord de participation.
Une entreprise de 50 salariés et plus qui n'a pas conclu d'accord de participation dans le délai légal de 12 mois est soumise au régime dit « d'autorité » prévu à l'article L3323-5 du Code du travail. Dans ce régime, la RSP est calculée selon la formule légale de l'article L3324-1 et affectée à un fonds de réserve géré par la Caisse des dépôts et consignations. L'entreprise perd le bénéfice des exonérations fiscales supplémentaires (déductibilité IS renforcée) et du forfait social réduit applicables aux accords volontaires régulièrement déposés. De plus, l'URSSAF peut redresser les cotisations sociales sur les sommes de la RSP non distribuées dans les délais légaux, avec application de majorations de retard (article L243-7-1 du Code de la sécurité sociale). La direction régionale du travail (DREETS) peut également mettre en demeure l'employeur de régulariser sa situation.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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