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Bail Parking et Emplacement de Stationnement

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Bail Parking et Emplacement de Stationnement ?

Le Bail Parking et Emplacement de Stationnement en Belgique est régi par Code civil belge livre 5 (obligations, 1/1/2023) et organise les droits et obligations des parties sur le bien immobilier concerné en Belgique.

La distinction entre un bail de parking indépendant et un bail de parking accessoire à un bail de logement est importante en droit belge. Lorsque le parking est loué séparément du logement (contrat distinct, loyer distinct), il est soumis au droit commun. Lorsqu'il est loué conjointement avec un logement dans le même acte, certains juges de paix, notamment en Région wallonne et à Bruxelles, ont appliqué le régime protecteur du bail d'habitation à l'ensemble du contrat. Pour éviter cette incertitude, il est conseillé de conclure le bail de parking dans un document séparé.

Le marché de la location de parkings en Belgique est dynamique, notamment dans les grandes agglomérations où l'offre de stationnement est limitée et où les zones de stationnement payant (zones bleues, zones rouges) se sont étendues dans les centre-villes. Des plateformes en ligne comme Parking.be, Parkings.be, et des applications mobiles permettent aujourd'hui la mise en relation entre propriétaires et locataires de parkings, créant un marché secondaire informel que les propriétaires souhaitent souvent sécuriser par un contrat écrit.

Les types de biens visés par le bail de parking sont variés : l'emplacement extérieur non couvert dans un parking de surface ; l'emplacement intérieur dans un parking souterrain sécurisé (accès par badge ou télécommande) ; le box fermé individuel avec porte motorisée ; le garage indépendant attaché à une maison unifamiliale ; et, plus rarement, le hangar ou l'abri pour véhicules de loisirs (caravane, camping-car, bateau). Chaque type d'emplacement présente des caractéristiques spécifiques qui doivent être décrites dans le bail.

Du point de vue fiscal, les loyers perçus pour un emplacement de parking sont imposables dans l'impôt des personnes physiques (IPP) du bailleur au titre de revenus immobiliers, conformément aux articles 7 à 16 du Code des impôts sur les revenus 1992 (CIR92). La base imposable est le revenu cadastral indexé de l'emplacement, majoré des revenus locatifs réels si ces derniers dépassent la valeur locative normale du bien. Pour les revenus de parking locatifs inférieurs au revenu cadastral indexé, la base imposable reste le revenu cadastral indexé. En matière de TVA, la location d'emplacements de parking est en principe soumise à la TVA au taux de 21 % si le bailleur est assujetti à la TVA, conformément à l'article 18, §1er, al. 2, 14° du Code TVA. Les propriétaires particuliers non assujettis à la TVA ne facturent pas de TVA sur le loyer.

En matière de copropriété, la grande majorité des emplacements de parking sont situés dans des bâtiments soumis à la Loi du 18 juin 2018 sur la copropriété (art. 3.69 et s. CC belge livre 3, applicable depuis le 1er janvier 2019). Le règlement d'ordre intérieur (ROI) de la copropriété contient généralement des dispositions sur l'utilisation des emplacements de parking (limitation à un véhicule par emplacement, interdiction de stockage, heures d'accès), que le locataire est tenu de respecter.

Quand avez-vous besoin d'un Bail Parking et Emplacement de Stationnement ?

La conclusion d'un bail de parking écrit est utile dans plusieurs situations, même si la location orale est techniquement valide en droit belge commun.

Première situation — Location d'un parking à un particulier : le propriétaire d'un emplacement de parking dans une résidence bruxelloise ou wallonne souhaite louer son emplacement à un particulier voisin ou tiers. Le bail écrit protège les deux parties en fixant la durée, le loyer, les conditions de résiliation et les responsabilités en matière d'entretien.

Deuxième situation — Location d'un garage indépendant : le propriétaire d'une maison avec garage souhaite louer ce dernier à un locataire qui n'occupe pas la maison. Le bail de garage est distinct du bail de logement et doit être formalisé séparément pour éviter toute confusion entre les deux contrats.

Troisième situation — Abonnement mensuel résilier pour un parking souterrain privé : le gestionnaire professionnel d'un parking souterrain (QPark, Indigo, Interparking, parking de copropriété géré par un syndic) souhaite formaliser les conditions d'abonnement mensuel des usagers. Un contrat écrit standard simplifie la gestion administrative et précise les conditions de résiliation.

Quatrième situation — Location d'un emplacement pour véhicule de loisirs : le propriétaire d'un espace couvert ou non souhaite louer son espace de stockage pour une caravane, un camping-car ou un bateau pendant la saison hivernale. La durée saisonnière et les responsabilités en matière de sécurité doivent être clairement définies.

Cinquième situation — Location dans le cadre d'un parc d'entreprises : une entreprise loue un lot d'emplacements de parking dans le parking souterrain d'un parc d'entreprises pour ses employés. Le bail collectif de parking doit préciser le nombre d'emplacements, leur localisation, les conditions d'accès et les modalités de résiliation.

Sixième situation — Vente immobilière avec bail de parking préexistant : lors de la vente d'un immeuble comportant des emplacements de parking loués, l'acquéreur doit reprendre les baux de parking en cours (si ceux-ci sont enregistrés, conformément au principe d'opposabilité). Le bail de parking écrit et enregistré protège le locataire en cas de changement de propriétaire.

Que faut-il inclure dans votre Bail Parking et Emplacement de Stationnement ?

Un bail de parking complet et juridiquement solide en Belgique doit comporter les éléments suivants.

Premier élément — Identification précise de l'emplacement : le bail doit mentionner l'adresse exacte du parking, le numéro de l'emplacement ou du box (tel qu'il figure sur le plan de l'immeuble ou du parking), l'étage ou le niveau (pour les parkings souterrains), et la désignation cadastrale si disponible. Pour les parkings en copropriété, la référence au lot de copropriété (numéro de lot dans l'acte de base de la copropriété) est recommandée.

Deuxième élément — Type d'emplacement et équipements : le bail doit préciser le type d'emplacement (extérieur, couvert, intérieur souterrain, box fermé avec porte motorisée ou manuelle), les dimensions (longueur × largeur), les équipements inclus (éclairage individuel, prise de courant, système de sécurité, caméras, accès par badge ou télécommande), et les limitations éventuelles (hauteur maximale du véhicule pour les parkings à hauteur limitée).

Troisième élément — Loyer et modalités de paiement : le montant du loyer mensuel en euros (format belge : virgule décimale, ex. : 125,00 €), la date mensuelle de paiement (1er du mois ou autre), l'IBAN du propriétaire pour les virements SEPA, et la clause d'indexation annuelle (généralement à l'indice santé Statbel, à la date anniversaire du bail).

Quatrième élément — Durée et conditions de résiliation : durée initiale du bail (déterminée ou indéterminée), date de prise d'effet, conditions de renouvellement automatique, délai de préavis pour la résiliation par l'une ou l'autre partie. Pour les baux à durée déterminée, indiquer la date de fin exacte. Pour les baux à durée indéterminée, le préavis d'un mois est le standard pour les baux de parking.

Cinquième élément — Règlement de copropriété et restrictions : si l'emplacement est situé dans une copropriété, le bail doit renvoyer expressément au règlement d'ordre intérieur (ROI) de la copropriété, dont le bailleur remet une copie au locataire lors de la signature. Les restrictions spécifiques au parking (une seule voiture par emplacement, interdiction de stockage, heures d'accès) doivent être listées. Sur forms-legal.com, le modèle de bail de parking inclut une clause type sur le règlement de copropriété conforme à la Loi du 18 juin 2018 sur la copropriété.

Sixième élément — Assurance et responsabilité : le bail doit préciser si le locataire est tenu de souscrire une assurance tous risques pour son véhicule garé dans l'emplacement, ou si l'assurance du parking (copropriété ou gestionnaire) couvre les dommages. En général, l'assurance de l'immeuble ne couvre pas les dommages causés aux véhicules garés (notamment le vol), et le locataire doit s'assurer en conséquence via son assurance omnium.

Septième élément — Interdictions spécifiques : le bail doit interdire expressément le stockage de matières inflammables ou dangereuses dans l'emplacement (conformément aux règlements communaux et aux conditions d'assurance), le lavage de voitures dans l'emplacement (risque de dégâts des eaux pour les parkings souterrains), la sous-location sans autorisation, et l'utilisation de l'emplacement à des fins autres que le stationnement de véhicules.

Huitième élément — État des lieux d'entrée : même pour un emplacement de parking, un état des lieux d'entrée documentant l'état de la surface, de la porte (box), des équipements et des accès est recommandé. Cela évite des litiges au moment de la restitution sur les dégradations imputables au locataire.

Comment remplir votre Bail Parking et Emplacement de Stationnement

Remplir un bail de parking ou d'emplacement de stationnement en Belgique est simple si les étapes suivantes sont respectées.

Étape 1 — Identifier l'emplacement avec précision : avant de remplir le formulaire, noter le numéro exact de l'emplacement (indiqué sur le sol de l'emplacement ou sur le plan du parking), le niveau (sous-sol 1, 2, etc.), et les caractéristiques dimensionnelles (longueur × largeur selon les marquages au sol). Pour les box fermés, noter les dimensions de la porte et le type de commande (manuel, télécommande, badge).

Étape 2 — Renseigner les données d'identité : pour le propriétaire et le locataire, indiquer nom, prénom, adresse complète (rue, numéro, code postal, commune) et numéro de registre national (11 chiffres, format JJ.MM.AA-XXX.YY). Pour les personnes morales (société, syndic de copropriété), indiquer la dénomination sociale et le numéro BCE à 10 chiffres.

Étape 3 — Fixer le loyer mensuel : indiquer le montant en euros avec deux décimales (ex. : 125,00 €), la date de paiement mensuelle (ex. : 1er de chaque mois), et l'IBAN du propriétaire pour le virement SEPA (format belge : BE + 14 chiffres). Si la TVA est applicable (bailleur assujetti), préciser le prix HTVA et le taux de TVA applicable (21 %).

Étape 4 — Définir la durée et le préavis : indiquer la date de début (format JJ/MM/AAAA), la durée initiale en mois ou en années, et le délai de préavis pour la résiliation (recommandé : un mois). Si le bail est à durée indéterminée, préciser les conditions de résiliation à tout moment.

Étape 5 — Joindre le règlement de copropriété si applicable : si l'emplacement est dans une copropriété, remettre au locataire une copie du règlement d'ordre intérieur (ROI) lors de la signature. Faire signer au locataire un récépissé de remise du ROI.

Étape 6 — Signer et conserver : le bail doit être signé par les deux parties en deux exemplaires originaux. Pour les baux d'une durée supérieure à un an, enregistrer au bureau Sécurité juridique du SPF Finances dans les deux mois.

Erreurs courantes à éviter dans votre Bail Parking et Emplacement de Stationnement

Plusieurs erreurs courantes dans les baux de parking belges créent des litiges ou laissent les parties sans protection.

Erreur 1 — Location orale sans contrat écrit : la location d'un emplacement de parking sans contrat écrit expose propriétaire et locataire à des litiges sur le montant du loyer, la durée et les conditions de résiliation. En cas de litige, la preuve du contrat oral est difficile à apporter devant le Juge de paix.

Erreur 2 — Non-identification de l'emplacement par son numéro : indiquer 'un emplacement dans le parking de la résidence X' sans mentionner le numéro exact peut créer des conflits si plusieurs emplacements sont disponibles. Le numéro d'emplacement doit figurer dans le bail.

Erreur 3 — Omission du règlement de copropriété : ne pas remettre une copie du ROI au locataire d'un parking en copropriété prive ce dernier de la connaissance des règles qu'il doit respecter. En cas de violation du ROI par le locataire, le bailleur pourrait être jugé coresponsable si le ROI n'a pas été communiqué.

Erreur 4 — Pas de clause sur les heures d'accès : pour les parkings souterrains d'immeubles résidentiels ou de bureaux, les heures d'accès peuvent être limitées. L'absence de clause sur ce point peut créer des conflits si le locataire souhaite accéder à son emplacement en dehors des heures normales.

Erreur 5 — Absence de clause sur les véhicules autorisés : certains propriétaires souhaitent limiter l'emplacement à un véhicule particulier (voiture standard, motorisée). Sans clause, le locataire peut théoriquement y garer un véhicule utilitaire léger ou un deux-roues, ce qui peut créer des problèmes dans les parkings à hauteur limitée.

Erreur 6 — Confondre le bail de parking avec un contrat de gardiennage : le bail de parking transfère la détention de l'emplacement au locataire mais ne rend pas le bailleur gardien du véhicule. Le bailleur n'est pas responsable des dommages causés au véhicule garé (vol, rayures, dégâts des eaux) sauf faute prouvée à sa charge.

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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