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Acte de Partage d'Immeuble

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Acte de Partage d'Immeuble ?

L'Acte de Partage d'Immeuble en Belgique est régi par Code civil belge livre 3 (Biens) et organise les droits et obligations des parties sur le bien immobilier concerné en Belgique.

L'indivision immobilière en droit belge est une situation fréquente et temporaire: plusieurs personnes sont propriétaires ensemble d'un même bien immobilier sans qu'il soit matériellement divisé, chacune détenant une quote-part abstraite. L'indivision peut résulter d'une succession (le de cujus décède et ses héritiers deviennent co-indivisaires du patrimoine immobilier), d'un achat commun (époux, partenaires, amis acquérant ensemble un bien), d'un divorce ou d'une séparation (bien commun à liquider), d'une liquidation sociétaire (société dissoute détenant des actifs immobiliers), ou d'une donation ou d'un legs à plusieurs bénéficiaires.

L'article 815 de l'ancien Code civil belge pose le principe fondamental selon lequel nul ne peut être contraint de demeurer dans l'indivision. Ce principe permet à chaque co-indivisaire de provoquer le partage à tout moment, même si les autres co-indivisaires s'y opposent, par voie amiable (acte notarié) ou judiciaire (action en licitation devant le Tribunal de première instance, Code judiciaire art. 1207). La convention d'indivision peut différer le partage pour une période maximale de 5 ans renouvelable, mais ne peut jamais l'interdire définitivement.

L'Acte de Partage d'Immeuble notarié belge remplit plusieurs fonctions essentielles. Premièrement, il met fin à l'indivision en attribuant à chaque co-indivisaire soit un lot distinct (partage en nature), soit la totalité du bien à l'un d'eux avec paiement d'une soulte aux autres (partage avec soulte), soit le produit de la vente à l'amiable du bien entre tous (licitation amiable). Deuxièmement, il détermine avec précision les droits de chaque co-indivisaire sur le bien partagé, en tenant compte de la valeur respective des parts et des soultes éventuelles. Troisièmement, il permet la transcription au bureau Sécurité juridique du SPF Finances qui rend le partage opposable aux tiers et sécurise définitivement les droits du bénéficiaire. Quatrièmement, il permet le calcul et la perception par le notaire du droit de partage (1 % sur la valeur totale du bien partagé) dû au SPF Finances.

La forme authentique notariale est obligatoire pour l'acte de partage portant sur un bien immobilier: seul le notaire belge agréé par la Fédération Royale du Notariat belge (FRNB / KFBN) peut recevoir cet acte et le faire transcrire au bureau Sécurité juridique du SPF Finances. Sans transcription, le partage n'est pas opposable aux tiers et les droits attribués restent vulnérables.

Quand avez-vous besoin d'un Acte de Partage d'Immeuble ?

Un Acte de Partage d'Immeuble est nécessaire dans toutes les situations où des co-indivisaires souhaitent mettre fin à une indivision immobilière de manière définitive et opposable aux tiers.

Partage successoral après décès: la situation la plus fréquente. Après le décès d'un propriétaire, ses héritiers (enfants, conjoint survivant, autres héritiers légaux ou testamentaires) deviennent co-indivisaires de l'immeuble dans des proportions définies par la loi ou le testament. L'acte de partage notarié permet d'attribuer définitivement l'immeuble à l'un des héritiers (avec soulte aux autres) ou de le diviser en lots distincts. Ce partage intervient après le dépôt de la déclaration de succession et le règlement des droits de succession régionaux au SPF Finances.

Partage lors de la liquidation du régime matrimonial: lors d'un divorce ou d'une séparation entre époux, les biens immobiliers acquis en communauté ou en indivision doivent être partagés. Le notaire liquide le régime matrimonial et procède au partage de l'immeuble commun dans l'acte de liquidation-partage. Le partage de la résidence principale peut bénéficier d'un régime fiscal particulier selon la Région. L'accord des deux ex-époux sur les modalités du partage permet un partage amiable notarié; en cas de désaccord, la procédure judiciaire de liquidation-partage est plus complexe et longue.

Partage d'une indivision conventionnelle: lorsque des personnes (amis, membres de la famille, partenaires d'affaires) ont acquis ensemble un bien immobilier sans convention particulière ou avec une convention d'indivision arrivée à expiration, chacun peut demander le partage amiable notarié si tous sont d'accord sur les modalités, ou engager une action judiciaire en licitation si le désaccord persiste.

Partage lors de la dissolution d'une société: lors de la dissolution et de la liquidation d'une SRL, SA, ASBL ou société civile possédant des actifs immobiliers, les associés ou membres peuvent procéder au partage en nature des actifs immobiliers entre eux plutôt que de les céder à des tiers. L'acte de partage notarié permet cette distribution en nature avec enregistrement et transcription.

Partage de biens indivis entre héritiers réservataires: lorsque le défunt a légué l'immeuble à un bénéficiaire testamentaire en méconnaissance de la réserve héréditaire des héritiers réservataires (enfants, conjoint survivant), le partage intervient après règlement des droits des réservataires conformément au Code civil belge livre 4 (Successions, réforme 2018).

Partage avec présence d'un mineur ou d'un incapable: lorsque l'un des co-indivisaires est un mineur non émancipé ou un majeur sous administration provisoire, le partage nécessite l'autorisation préalable du Juge de paix territorialement compétent (tribunal de la résidence de l'incapable). Le notaire vérifie que cette autorisation a été obtenue avant de procéder à l'acte de partage.

Que faut-il inclure dans votre Acte de Partage d'Immeuble ?

L'Acte de Partage d'Immeuble belge doit contenir des éléments essentiels déterminés par le Code civil belge et la pratique notariale. Le modèle disponible sur forms-legal.com aide à préparer les informations nécessaires pour la rédaction notariale définitive.

Identification exhaustive des co-indivisaires: pour chaque co-indivisaire, mention du nom complet, prénoms, date et lieu de naissance, profession, domicile, numéro de registre national, état civil et régime matrimonial (avec concours du conjoint si immeuble commun, art. 224 ancien Code civil), capacité juridique (vérification des éventuelles mesures de protection au Juge de paix). Pour les personnes morales (SRL, ASBL), mention de la dénomination sociale, BCE, siège, représentant légal avec pouvoirs justifiés.

Origine de l'indivision: mention précise de la cause et de l'origine de l'indivision (acte d'acquisition commun avec référence notariale, succession avec renvoi à la déclaration de succession et droits de succession réglés au SPF Finances, donation, liquidation matrimoniale, dissolution de société). Cette origine est vérifiée par le notaire par les recherches préalables au bureau Sécurité juridique du SPF Finances.

Description précise du bien indivis: adresse complète, désignation cadastrale exhaustive (commune cadastrale, division, section, parcelle, identifiant cadastral à 9 chiffres obtenu auprès de l'Administration générale de la Documentation patrimoniale du SPF Finances), superficie totale du terrain selon cadastre, superficie habitable selon PEB, description complète des locaux et dépendances.

Évaluation et valeur du bien: montant de la valeur vénale convenue entre co-indivisaires (ou fixée par expertise judiciaire en cas de désaccord), justification de cette valeur par référence aux transactions comparables ou au rapport d'expertise, quote-part de chaque co-indivisaire dans la valeur totale.

Modalités du partage: description précise du mode de partage retenu (partage en nature avec attribution de lots distincts, partage avec attribution de l'ensemble à un co-indivisaire avec soulte versée aux autres, ou licitation amiable avec partage du produit). Pour le partage avec soulte: montant de la soulte, identité du débiteur et du créancier, mode et délai de paiement.

Droits de partage: calcul et mention du droit de partage (1 % de la valeur totale du bien partagé) dû au SPF Finances, perçu par le notaire et versé au bureau Sécurité juridique dans les 15 jours. Répartition du droit de partage entre co-indivisaires.

Searches notariales: résultats des recherches préalables du notaire (hypothèques inscrites au bureau Sécurité juridique devant être levées avant ou simultanément au partage, résultats urbanistiques, attestation du sol). Voir aussi les modèles Acte de Licitation Immobilière et Compromis de Vente sur forms-legal.com pour les procédures alternatives de sortie d'indivision.

Transcription: engagement du notaire de procéder à la transcription au bureau Sécurité juridique du SPF Finances dans les 15 jours de la signature, pour rendre le partage opposable aux tiers (Loi hypothécaire de 1851). Frais notariaux selon le tarif AR du 16 décembre 1950.

Comment remplir votre Acte de Partage d'Immeuble

Préparer un Acte de Partage d'Immeuble en Belgique requiert une coordination préalable entre tous les co-indivisaires et le notaire instrumentant.

Étape 1 — Identifier tous les co-indivisaires: dressez la liste exhaustive de tous les co-indivisaires avec leurs données d'état civil (nom, prénoms, date et lieu de naissance, domicile, numéro de registre national). Pour une succession, identifiez tous les héritiers légaux et testamentaires. Pour une indivision contractuelle, vérifiez que tous les co-indivisaires signataires de l'acte d'acquisition originaire sont bien identifiés. Vérifiez l'éventuelle existence de tuteurs ou administrateurs provisoires pour les co-indivisaires incapables (mineur, majeur protégé).

Étape 2 — Rassembler les documents justificatifs de l'origine de l'indivision: pour une succession, collectez la déclaration de succession et la preuve du paiement des droits de succession régionaux auprès du SPF Finances; pour une indivision contractuelle, rassemblez l'acte d'acquisition originaire avec références de transcription; pour une indivision matrimoniale, collectez l'acte de mariage et le contrat de mariage éventuel.

Étape 3 — Faire évaluer le bien: si tous les co-indivisaires s'accordent sur la valeur vénale, notez la valeur convenue et sa justification (comparaison avec des ventes récentes dans la même commune, estimation notariale ou d'un agent immobilier IPI). En cas de désaccord sur la valeur, le notaire peut recommander l'intervention d'un expert immobilier agréé ou saisir le Tribunal de première instance pour désignation d'un expert judiciaire.

Étape 4 — Choisir les modalités du partage: décidez en commun des modalités du partage. Partage en nature si le bien peut être divisé en lots distincts de valeur équivalente (terrain à bâtir divisible, immeuble à appartements avec acte de base). Partage avec soulte si un co-indivisaire reprend l'ensemble du bien (cas le plus fréquent pour une résidence familiale): fixez le montant de la soulte, l'identité du débiteur et du créancier, et le mode de paiement (comptant à la signature, par virement bancaire, par prêt hypothécaire). Licitation amiable si aucun des co-indivisaires ne souhaite conserver le bien: organisez la vente à un tiers avec partage du produit.

Étape 5 — Préparer le décompte des soultes et charges: calculez le montant précis de la soulte due par l'attributaire aux autres co-indivisaires. Tenez compte de la valeur du bien, des quote-parts de chaque co-indivisaire, et des charges éventuellement avancées par l'un d'eux (frais de conservation, taxes, hypothèques). Le notaire établit un décompte précis avant la séance de signature.

Étape 6 — Organiser la mainlevée des hypothèques: si le bien est grevé d'hypothèques inscrites au profit de banques créancières (BNP Paribas Fortis, ING Belgique, KBC, Belfius), le notaire organise leur mainlevée simultanée, soit sur le prix de vente (licitation), soit par paiement direct du créancier par l'attributaire de l'immeuble. Ces hypothèques doivent être levées avant ou simultanément au partage.

Étape 7 — Calculer les droits de partage: le droit de partage belge est de 1 % de la valeur totale du bien partagé (taux fédéral, Code des droits d'enregistrement). Le notaire calcule ce droit, le perçoit et le verse au bureau Sécurité juridique du SPF Finances dans les 15 jours de la signature.

Étape 8 — Signer l'acte et procéder à la transcription: une fois l'acte signé par tous les co-indivisaires devant le notaire, celui-ci procède à l'enregistrement et à la transcription au bureau Sécurité juridique du SPF Finances dans les 15 jours. La transcription rend le partage opposable aux tiers et sécurise définitivement les droits des bénéficiaires.

Erreurs courantes à éviter dans votre Acte de Partage d'Immeuble

Les erreurs dans la procédure de partage d'un immeuble en Belgique peuvent entraîner des litiges devant le Tribunal de première instance ou des difficultés fiscales avec le SPF Finances.

Erreur 1 — Partager sans l'accord de tous les co-indivisaires: un partage amiable notarié requiert l'accord et la signature de l'ensemble des co-indivisaires. L'absence d'un seul co-indivisaire invalide le partage amiable et oblige à engager la procédure judiciaire de licitation devant le Tribunal de première instance. La solution: identifier et contacter tous les co-indivisaires, y compris ceux de nationalité étrangère ou résidant à l'étranger (qui peuvent se faire représenter par procuration devant un notaire belge).

Erreur 2 — Sous-évaluer le bien pour réduire les droits de partage: déclarer dans l'acte de partage une valeur inférieure à la valeur vénale réelle pour réduire l'assiette du droit de partage (1 %) expose les parties à un redressement par le SPF Finances sur 7 ans avec paiement des droits complémentaires et amendes. La solution: déclarer la valeur vénale réelle, corroborée si possible par une estimation notariale ou d'agent immobilier IPI agréé.

Erreur 3 — Procéder au partage sans lever les hypothèques préalablement: si le bien est grevé d'hypothèques inscrites au profit de créanciers du défunt ou d'un co-indivisaire, ces hypothèques grèvent toujours le bien après le partage et peuvent être opposées à l'attributaire par les créanciers. La solution: demander au notaire de vérifier les inscriptions hypothécaires au bureau Sécurité juridique et d'organiser la mainlevée de toutes les hypothèques simultanément à l'acte de partage.

Erreur 4 — Oublier de demander l'autorisation du Juge de paix pour un co-indivisaire incapable: si l'un des co-indivisaires est un mineur ou un majeur protégé, procéder au partage sans autorisation judiciaire préalable du Juge de paix rend le partage annulable à la demande de l'incapable ou de son représentant légal. La solution: vérifier systématiquement la capacité juridique de tous les co-indivisaires et solliciter l'autorisation du Juge de paix dès que l'un d'eux est mineur ou protégé.

Erreur 5 — Partage sans règlement préalable des droits de succession: dans le cas d'un partage successoral, le notaire doit vérifier que la déclaration de succession a été déposée et que les droits de succession régionaux ont été payés au SPF Finances avant de procéder au partage. Un partage successoral sans règlement préalable des droits de succession expose à des pénalités fiscales. La solution: coordonner avec le notaire le dépôt de la déclaration de succession et le paiement des droits avant la signature de l'acte de partage.

Erreur 6 — Partage injuste générant une action en lésion: si la valeur attribuée à l'un des co-indivisaires dans l'acte de partage est inférieure de plus du quart à ses droits légaux, il peut exercer une action en rescision pour lésion (art. 887 ancien Code civil belge) dans les 2 ans. Cette action peut conduire à l'annulation du partage. La solution: faire évaluer le bien de manière objective et équitable, avec recours à un expert immobilier agréé en cas de désaccord entre co-indivisaires sur la valeur.

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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