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Acte de Partage Amiable d'Immeuble

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Acte de Partage Amiable d'Immeuble ?

L'Acte de Partage Amiable d'Immeuble en Belgique est régi par Code civil belge livre 3 art. 3.64-3.80 (indivision et partage) et règle les droits réels portant sur le bien immobilier conformément au droit belge des biens.

Le principe fondamental du droit belge est que nul n'est contraint de rester dans l'indivision (art. 3.67 Code civil belge), héritant du principe classique de l'article 815 de l'ancien Code civil belge. Tout copropriétaire peut demander le partage à tout moment, même si les autres copropriétaires souhaitent conserver l'indivision. Si le partage amiable est impossible (désaccord entre copropriétaires, présence d'un incapable, indivision volontaire contractuellement maintenue), le partage judiciaire peut être demandé au Tribunal de première instance selon les articles 1207 et suivants du Code judiciaire belge. Le partage judiciaire est plus coûteux et plus long, d'où l'intérêt du partage amiable chaque fois que les parties s'accordent.

L'acte de partage amiable d'immeuble doit impérativement être reçu par un notaire belge inscrit à la Fédération Royale du Notariat belge (FRNB/KFBN), conformément à la Loi du 25 ventôse an XI (16 mars 1803) organique du notariat. La transcription au bureau Sécurité juridique du SPF Finances, imposée par la Loi hypothécaire du 16 décembre 1851, rend le partage opposable aux tiers (créanciers des copropriétaires, acquéreurs ultérieurs). Un acte de partage sous seing privé est inopposable aux tiers et ne peut pas être inscrit au registre de la propriété.

Le partage amiable immobilier en Belgique est soumis aux droits de partage prévus par l'article 109 du Code des droits d'enregistrement, d'hypothèque et de greffe: le taux est de 1 % calculé sur la valeur totale partagée des lots. Si le partage comporte une soulte (paiement compensatoire par l'attributaire d'un lot supérieur à sa quote-part), la soulte est en outre soumise aux droits de vente (12,5 % en Wallonie et à Bruxelles, 12 % en Flandre) sur son montant. Le notaire instrumentant calcule et perçoit ces droits pour le compte du SPF Finances.

Les cas de partage amiable immobilier sont fréquents en Belgique: partage successoral entre héritiers à la suite d'un décès, dissolution d'une copropriété entre cohabitants de fait qui se séparent, partage à l'issue d'un divorce ou d'une séparation de cohabitants légaux (art. 1479 Code civil belge), sortie d'indivision entre partenaires commerciaux ayant investi ensemble dans un immeuble, dissolution d'une ASBL ou d'une fondation dont le patrimoine comprend un immeuble. La Cour d'appel de Liège (arrêt du 22 septembre 2020) a précisé les conditions dans lesquelles l'action en complément de part (art. 3.80 Code civil belge) peut être exercée pour rescision du partage pour lésion de plus d'un quart.

Quand avez-vous besoin d'un Acte de Partage Amiable d'Immeuble ?

Un Acte de Partage Amiable d'Immeuble est requis en Belgique dès lors que plusieurs personnes sont propriétaires en indivision d'un bien immobilier et souhaitent sortir de cette indivision par accord amiable.

Partage successoral entre héritiers lors d'un décès: au décès d'un propriétaire belge, ses héritiers (enfants, conjoint survivant, autres héritiers selon le livre 4 du Code civil belge réformé par la Loi du 31 juillet 2017) deviennent copropriétaires indivis de son immeuble. La déclaration de succession doit être déposée au SPF Finances dans les 4 à 5 mois selon la Région (4 mois en Belgique, 5 mois si le défunt était domicilié à l'étranger). Après paiement des droits de succession régionalisés, les héritiers peuvent procéder au partage amiable devant notaire.

Dissolution d'une copropriété entre cohabitants de fait séparés: deux personnes non mariées ayant acheté ensemble un appartement ou une maison et se séparant doivent sortir de leur indivision. En l'absence de règles légales protectrices entre cohabitants de fait (contrairement aux époux et cohabitants légaux), le partage amiable est la solution privilégiée pour éviter le partage judiciaire. L'un des copartenaires peut racheter la quote-part de l'autre (partage avec soulte), ou les deux peuvent vendre le bien à un tiers et partager le produit.

Partage lors d'un divorce par consentement mutuel: lors d'un divorce par consentement mutuel (art. 229 Code civil belge), l'acte notarié réglant les effets du divorce comprend généralement le partage des biens immobiliers communs ou indivis. Le notaire instrumentant du divorce ou un notaire distinct peut recevoir l'acte de partage simultanément à la convention de divorce, soumis au droit de partage de 1 % et aux droits de vente sur la soulte éventuelle.

Dissolution d'une copropriété issue d'une donation: des parents qui ont donné un immeuble conjointement à plusieurs enfants peuvent souhaiter, après la donation, que les enfants sortent de leur indivision. Le partage amiable entre les donataires-enfants est possible sans l'intervention des parents (la donation est irrévocable), sous réserve du rapport des donations rapportables si un partage successoral général doit intervenir ultérieurement.

Sortie d'indivision entre associés d'un investissement immobilier: deux ou plusieurs personnes qui ont investi ensemble dans un immeuble de rapport (appartements, bureaux, entrepôts) et souhaitent mettre fin à leur association peuvent procéder au partage amiable du bien, soit en attribuant l'immeuble à l'un des associés avec soulte, soit en divisant physiquement l'immeuble en plusieurs lots (subdivision cadastrale préalable auprès de l'Administration générale de la Documentation patrimoniale du SPF Finances).

Réunification ou subdivision après partage: après un partage amiable, un copropriétaire peut souhaiter réunifier plusieurs lots attribués à lui ou à d'autres membres de la famille, ou au contraire subdiviser un lot reçu en plusieurs unités distinctes (création d'appartements par division d'une grande maison). Ces opérations cadastrales requièrent l'intervention d'un géomètre-expert agréé et une modification au bureau Sécurité juridique du SPF Finances.

Que faut-il inclure dans votre Acte de Partage Amiable d'Immeuble ?

L'Acte de Partage Amiable d'Immeuble conforme au droit belge doit intégrer les éléments essentiels définis par le livre 3 du Code civil belge (Biens), la Loi hypothécaire du 16 décembre 1851 et le Code des droits d'enregistrement. Le modèle disponible sur forms-legal.com sert de guide préparatoire; l'acte définitif doit être reçu par un notaire belge de la FRNB/KFBN.

Identification complète de tous les copropriétaires / cohéritiers: mentionner le nom, prénom, date et lieu de naissance, domicile, numéro de registre national à 13 chiffres (eID belge), état civil et régime matrimonial de chaque copropriétaire ou cohéritier. Pour les personnes morales (SRL, SA, ASBL selon le CSA 2019): dénomination sociale, siège social, numéro BCE à 10 chiffres, nom et qualité du représentant légal. Pour les mineurs ou personnes protégées: identité des représentants légaux et mention des autorisations requises (Juge de paix, art. 378 et 499/7 Code civil belge).

Description précise de l'immeuble à partager: désignation cadastrale complète (commune cadastrale, division, section, parcelle, identifiant cadastral à 9 chiffres de l'Administration générale de la Documentation patrimoniale du SPF Finances), adresse, composition et superficie. Pour un immeuble comprenant plusieurs appartements ou unités, la description de l'acte de base et du règlement de copropriété selon la Loi du 18 juin 2018 (art. 577-3 à 577-14 Code civil) est requise si le partage porte sur une copropriété forcée.

Valeur vénale de l'immeuble et des lots: indiquer la valeur vénale totale de l'immeuble telle que déterminée par les parties (avec ou sans expertise préalable d'un expert IPI) et la valeur de chaque lot attribué. La valeur vénale sert de base au calcul du droit de partage de 1 % (art. 109 Code des droits d'enregistrement). Une sous-évaluation peut être remise en cause par le SPF Finances dans le cadre de son contrôle fiscal.

Quotes-parts initiales des copropriétaires: préciser les quotes-parts respectives en indivision (issues du titre de propriété, du jugement ou de la déclaration de succession) et la répartition des lots de partage. Si la répartition des lots s'écarte des quotes-parts initiales, une soulte compensatrice est requise.

Soulte compensatrice (le cas échéant): montant de la soulte en euros (chiffres et lettres), identité du débiteur et du créancier de la soulte, modalités de paiement (comptant, virement bancaire, financement par prêt hypothécaire). Rappel fiscal: la soulte est soumise aux droits de vente (12,5 % ou 12 % selon la Région) en plus du droit de partage de 1 %. Le notaire perçoit ces droits lors de la signature.

Mentions successorales (si partage successoral): référence à la déclaration de succession déposée au SPF Finances, preuve du paiement des droits de succession régionalisés, référence aux réserves héréditaires et à leur respect (livre 4 Code civil belge, art. 4.152). Si une donation rapportable doit être intégrée dans la masse successorale partagée (art. 4.88 Code civil belge), le notaire en tient compte dans le calcul des lots.

Mentions environnementales et urbanistiques: certificat PEB, attestation de conformité électrique, attestation du sol selon la Région, renseignements urbanistiques communaux. Ces éléments s'imposent pour tout acte translatif de droits réels immobiliers en Belgique. Voir également les modèles d'Acte de Vente Immobilière Authentique et de Cession d'Usufruit Immobilier sur forms-legal.com pour les opérations connexes au partage.

Transcription au bureau Sécurité juridique: le notaire s'engage à transcrire l'acte de partage au bureau Sécurité juridique du SPF Finances dans les 15 jours, conformément à la Loi hypothécaire du 16 décembre 1851, rendant le partage opposable aux tiers et aux créanciers des anciens copropriétaires.

Comment remplir votre Acte de Partage Amiable d'Immeuble

Préparer un Acte de Partage Amiable d'Immeuble en Belgique exige la réunion de plusieurs documents et la coordination avec le notaire instrumentant. Voici la marche à suivre.

Étape 1 — Rassembler les documents préalables: réunissez les titres de propriété de l'immeuble indivis (acte authentique d'acquisition, déclaration de succession, acte de donation), les dernières matrices cadastrales du SPF Finances, les éventuelles hypothèques inscrites au bureau Sécurité juridique, et si immeuble en copropriété: règlement de copropriété, acte de base, état des charges.

Étape 2 — Identifier tous les copropriétaires / cohéritiers: listez chaque indivisaire avec ses coordonnées complètes (nom, prénom, adresse, registre national ou BCE, état civil). Pour les mineurs ou personnes sous protection: identifiez les représentants légaux et les autorisations du Juge de paix requises. Le notaire vérifiera la capacité de chaque partie.

Étape 3 — Faire évaluer l'immeuble: mandatez un expert immobilier agréé IPI (Institut Professionnel des Agents Immobiliers) pour évaluer la valeur vénale de l'immeuble et des lots à créer. Cette évaluation sert de base au calcul du droit de partage (1 % sur la valeur totale, art. 109 Code des droits d'enregistrement) et à la soulte éventuelle.

Étape 4 — Convenir de la répartition des lots: chaque indivisaire choisit ou négocie le lot qui lui sera attribué. Si les lots sont d'une valeur inégale par rapport aux quotes-parts, calculez la soulte compensatrice due par l'attributaire du lot supérieur aux autres. Formalisez cet accord préalablement à la signature notariale.

Étape 5 — Vérifier l'existence de dettes hypothécaires ou de saisies: informez le notaire de l'existence de prêts hypothécaires (BNP Paribas Fortis, ING Belgique, KBC, Belfius) ou de saisies-arrêts sur les quotes-parts des copropriétaires. Le notaire procèdera aux recherches au bureau Sécurité juridique et aux registres des saisies pour identifier les éventuels obstacles au partage.

Étape 6 — Déclaration de succession (si partage successoral): assurez-vous que la déclaration de succession a bien été déposée au SPF Finances dans les délais légaux (4 mois du décès ou 5 mois si décès à l'étranger) et que les droits de succession ont été payés ou garantis. Le notaire instrumentant du partage successoral vérifie cette formalité.

Étape 7 — Rassembler les annexes: certificat PEB (10 ans), attestation de conformité électrique (25 ans), attestation du sol (Décret Sols wallon, OVAM-Bodemattest flamand, certificat sol bruxellois), renseignements urbanistiques communaux. Sans ces documents, le notaire ne peut pas procéder à la signature de l'acte de partage.

Étape 8 — Signature et transcription: signature en l'étude notariale. Le notaire perçoit le droit de partage de 1 % et les droits de vente sur la soulte éventuelle, puis procède à la transcription au bureau Sécurité juridique du SPF Finances dans les 15 jours.

Erreurs courantes à éviter dans votre Acte de Partage Amiable d'Immeuble

Plusieurs erreurs courantes compromettent la validité ou l'efficacité des actes de partage amiable immobilier en Belgique. Les connaître préserve cohéritiers et copropriétaires.

Erreur 1 — Procéder au partage sans acquitter les droits de succession: dans un partage successoral, les droits de succession régionalisés doivent être payés ou garantis avant que le notaire puisse procéder au partage immobilier. Un partage réalisé sans paiement préalable des droits de succession expose les héritiers à des amendes et intérêts de retard du SPF Finances. La solution consiste à déposer la déclaration de succession dans les délais légaux (4 mois du décès) et à régler les droits avant la signature de l'acte de partage.

Erreur 2 — Sous-évaluer délibérément les lots pour réduire les droits de partage: fixer une valeur des lots manifestement inférieure à la valeur vénale réelle expose les parties à un redressement fiscal du SPF Finances sur la base de l'article 344 §1 du CIR/WIB (théorie de l'acte anormal) et à des amendes pour insuffisance de droits d'enregistrement. La solution consiste à faire établir une expertise immobilière indépendante par un expert agréé IPI avant la signature, et à mentionner la valeur réelle dans l'acte.

Erreur 3 — Oublier de vérifier les hypothèques et saisies sur les quotes-parts: si l'un des copropriétaires a grevé sa quote-part d'une hypothèque (en garantie d'un prêt personnel) ou fait l'objet d'une saisie-arrêt, le partage sans purge de ces charges peut invalider la répartition ou bloquer la transcription au bureau Sécurité juridique. Le notaire doit systématiquement effectuer les recherches hypothécaires et consulter les registres des saisies avant la signature.

Erreur 4 — Procéder au partage en présence d'un incapable sans autorisation du Juge de paix: un partage réalisé sans l'autorisation requise du Juge de paix pour un copropriétaire mineur ou sous mesure de protection est annulable à la demande de la personne protégée ou de ses représentants (art. 378 et 499/7 Code civil belge). La solution consiste à vérifier dès le début si l'un des indivisaires est mineur ou sous mesure de protection et à entamer les démarches d'autorisation judiciaire en temps utile.

Erreur 5 — Confondre partage amiable et simple accord verbal de gestion de l'indivision: un accord verbal entre copropriétaires sur la gestion de leur bien indivis (qui habitera le bien, qui percevra les loyers) n'est pas un acte de partage. Seul un acte authentique notarié de partage met fin à l'indivision et confère à chaque attributaire une propriété exclusive et opposable aux tiers. Un accord informel peut être remis en cause à tout moment par l'un des copropriétaires qui peut demander le partage judiciaire (art. 3.67 Code civil belge — nul ne peut être contraint à rester dans l'indivision).

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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