Contrat de société (Québec)
Province de Québec — C.c.Q. arts. 2188-2235
Province de Québec
Contrat de société en nom collectif (S.E.N.C.) conclu le [Date de l'accord], régi par le Code civil du Québec (arts. 2188-2235). La société est enregistrée auprès du Registraire des entreprises du Québec conformément à la Loi sur la publicité légale des entreprises (RLRQ c. P-44.1).
1. SOCIÉTÉ ET ASSOCIÉS
Nom de la société : [Nom de la société]. Siège principal : [Siège principal]. Objet social : [Objet social]
Associé 1 : [Nom associé 1], domicilié au [Adresse associé 1], quote-part : [Quote-part associé 1].
Associé 2 : [Nom associé 2], domicilié au [Adresse associé 2], quote-part : [Quote-part associé 2].
2. APPORTS EN CAPITAL
Apport de l'Associé 1 : [Apport associé 1]
Apport de l'Associé 2 : [Apport associé 2]
Appels de capital : [Appels de capital]
Conformément à l'article 2221 C.c.Q., les associés sont solidairement responsables des obligations de la société contractées dans le cours de ses activités. Les créanciers doivent d'abord poursuivre la société avant de poursuivre les associés individuellement.
3. GESTION ET RÉMUNÉRATION
Gestion quotidienne : [Gestion quotidienne]
Rémunération : [Rémunération associés]
4. RETRAIT ET DISSOLUTION
Préavis de retrait volontaire : [Préavis retrait]. Méthode d'évaluation de la quote-part : [Évaluation parts].
Non-concurrence post-retrait : [Non-concurrence post-retrait]
En cas de décès, de faillite ou d'incapacité d'un associé, la société se poursuit avec les associés restants, sauf décision unanime contraire. La dissolution est enregistrée auprès du Registraire des entreprises dans les 30 jours conformément à la Loi sur la publicité légale des entreprises.
5. DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Bonne foi : art. 1375 C.c.Q. Loi applicable : Province de Québec. Règlement des litiges : médiation, puis arbitrage (C.p.c., RLRQ c. C-25.01). Intégralité : Le présent contrat de société remplace toutes les ententes antérieures.
6. SIGNATURES
EN FOI DE QUOI, les Associés ont signé le présent contrat de société le [Date de l'accord].
Associé 1
[Nom associé 1]
Signature
Date: ________________
Associé 2
[Nom associé 2]
Signature
Date: ________________
Qu'est-ce qu'un Contrat de société (Québec) ?
Le contrat de société au Québec est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes conviennent de mettre en commun des biens, des connaissances ou des activités en vue de partager les bénéfices qui en résultent. Il est régi par les articles 2186 à 2235 du Code civil du Québec et porte le plus souvent sur une société en nom collectif (S.E.N.C.).
L'article 2186 C.c.Q. définit le contrat de société comme celui par lequel les parties conviennent, dans un esprit de collaboration, d'exercer une activité, d'y contribuer par la mise en commun de biens, de connaissances ou d'activités et de partager entre elles les bénéfices. La société en nom collectif doit être immatriculée au registre des entreprises tenu par le Registraire des entreprises du Québec (REQ). Dans une telle société, les associés sont, après discussion des biens de la société, tenus solidairement ou conjointement des dettes sociales, selon que ces dettes ont été ou non contractées pour le service ou l'exploitation d'une entreprise (art. 2221 C.c.Q.).
Le contrat précise les apports de chaque associé, le partage des bénéfices et des pertes, les modalités de gestion et de prise de décision, les pouvoirs des associés à l'égard des tiers, les conditions d'admission et de retrait d'un associé, ainsi que les règles de dissolution et de liquidation (art. 2230 et suivants C.c.Q.). À défaut de stipulation, le Code civil prévoit des règles supplétives, par exemple le partage des bénéfices et des pertes en proportion des apports. Un contrat de société bien rédigé prévient les différends en encadrant clairement les droits et obligations des associés et le sort de la société en cas de mésentente ou de départ d'un associé.
Quand avez-vous besoin d'un Contrat de société (Québec) ?
Un(e) Contrat de société est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les opérations commerciales, la gouvernance d'entreprise et les transactions commerciales. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans un contexte commercial, vous pourriez avoir besoin d'un(e) Contrat de société lors de l'établissement de nouvelles relations commerciales, de la formalisation d'arrangements existants qui étaient auparavant informels, de l'expansion de vos opérations commerciales, ou de la restructuration d'ententes existantes. Les entreprises immatriculées auprès du REQ devraient s'assurer qu'une documentation appropriée est maintenue pour toutes les transactions commerciales significatives. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Contrat de société lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Contrat de société avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Contrat de société (Québec) ?
Un(e) Contrat de société bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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Forms Legal. (2026). Contrat de société (Québec) (Québec) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/quebec/business/partnerships/contrat-societe-quebec
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}Questions Fréquentes
Le droit civil québécois reconnaît trois grands types de sociétés régis par le Code civil du Québec (C.c.Q.) : (1) La société en nom collectif (SENC) — régie par les arts. 2188-2235 C.c.Q., c'est la forme la plus courante pour les activités professionnelles et commerciales. Tous les associés ont une responsabilité personnelle illimitée pour les dettes de la société. La SENC doit être immatriculée au Registraire des entreprises en vertu de la Loi sur la publicité légale des entreprises (RLRQ c. P-44.1). (2) La société en commandite — régie par les arts. 2236-2249 C.c.Q., elle comprend au moins un associé commandité à responsabilité illimitée et un ou plusieurs commanditaires dont la responsabilité est limitée à leur apport. (3) La société en participation — régie par les arts. 2250-2266 C.c.Q., arrangement informel non immatriculé où les associés traitent avec les tiers en leur nom personnel. Les sociétés de professionnels (avocats, comptables, ingénieurs) peuvent également s'organiser en sociétés à responsabilité limitée (SRL) en vertu de leur législation professionnelle particulière. Le choix entre ces formes influe sur la responsabilité, la fiscalité, les obligations d'immatriculation et la souplesse opérationnelle.
En vertu des arts. 2201-2204 C.c.Q., les associés d'une société en nom collectif (SENC) se partagent les bénéfices et les pertes dans les proportions prévues par le contrat de société. Si le contrat est muet à ce sujet, les bénéfices et les pertes sont partagés également, indépendamment de la valeur relative de l'apport de chaque associé. Les associés peuvent également recevoir un salaire ou des honoraires de gestion pour leurs services à la société, traités comme des charges d'exploitation avant la répartition des bénéfices. Sur le plan fiscal, une SENC est une entité transparente — elle produit une déclaration de renseignements (T5013/RL-15) mais ne paie pas d'impôt sur le revenu; chaque associé inclut sa quote-part du revenu de la société dans sa déclaration personnelle ou corporative et est imposé à son taux applicable. Le contrat de société devrait préciser : (1) la proportion de partage des bénéfices et des pertes; (2) si les associés reçoivent des salaires ou des honoraires de gestion; (3) quand et comment les bénéfices sont distribués; (4) comment les pertes sont financées; et (5) comment le ratio de partage évolue si l'apport ou l'engagement d'un associé change.
La responsabilité est le risque le plus important d'une société en nom collectif au Québec. En vertu de l'art. 2221 C.c.Q., les associés d'une SENC sont solidairement responsables des obligations contractées par la société dans le cours de ses activités. Cela signifie qu'un créancier de la société peut poursuivre n'importe quel associé individuellement pour la totalité des dettes de la société — le créancier n'est pas tenu de diviser sa réclamation entre tous les associés. Un associé est personnellement responsable même des obligations contractées par ses coassociés à son insu, dans la mesure où ces obligations ont été souscrites dans le cours normal des affaires de la société. La seule limite est qu'en vertu de l'art. 2221 C.c.Q., le créancier doit d'abord épuiser les biens de la société avant de poursuivre un associé personnellement. Cette exposition à une responsabilité illimitée rend l'assurance responsabilité civile indispensable pour les SENC québécoises. Pour les sociétés de professionnels (avocats, notaires, comptables), la législation professionnelle particulière peut prévoir des sociétés à responsabilité limitée (SRL) qui plafonnent la responsabilité personnelle des associés pour les fautes et omissions de leurs collègues.
Une société en nom collectif au Québec peut être dissoute de plusieurs façons en vertu des arts. 2229-2235 C.c.Q. : (1) par le consentement de tous les associés; (2) à l'expiration du terme prévu au contrat de société; (3) à la réalisation de l'objet pour lequel la société a été constituée; (4) par jugement du tribunal, à la demande de tout associé ayant une cause juste et suffisante; (5) par le décès, la faillite ou la perte de la capacité juridique d'un associé, sauf disposition contraire du contrat prévoyant la continuation. Le contrat de société devrait inclure des dispositions spécifiques sur : (1) si les associés restants peuvent continuer la société après le départ d'un associé; (2) la méthode d'évaluation pour le rachat de la participation de l'associé sortant (valeur comptable, valeur comptable ajustée ou évaluation indépendante); (3) le délai de préavis requis pour un retrait volontaire; (4) les obligations de non-concurrence après le retrait; et (5) le processus de liquidation si la société est dissoute, incluant la priorité de paiement aux créanciers avant la distribution aux associés. La dissolution doit être déposée au Registraire des entreprises dans les 30 jours suivant sa survenance. Le défaut de mettre à jour l'immatriculation peut entraîner la responsabilité des associés pour les obligations postérieures à la dissolution.
A Partnership Agreement (Quebec) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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