Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur
Code de la santé publique art. L1111-4 et L1111-5 ; Code civil art. 371-1 et 372 ; principe du double consentement parental pour les actes non courants
CONSENTEMENT PARENTAL AUX SOINS MÉDICAUX DE MINEUR
Code de la santé publique art. L1111-4 et L1111-5 — Code civil art. 371-1, 372 et 372-2
Identité de l'enfant
ENFANT CONCERNÉ PAR LE PRÉSENT CONSENTEMENT
Nom et prénoms : [Enfant Nom]
Date de naissance : [Enfant Date Naissance]
Adresse : [Enfant Adresse]
Titulaires de l'autorité parentale
TITULAIRES DE L'AUTORITÉ PARENTALE
Premier titulaire :
[Parent1 Nom]
[Parent1 Adresse]
Second titulaire (si applicable) :
[Parent2 Nom]
[Parent2 Adresse]
Soins médicaux consentis
SOINS MÉDICAUX CONSENTIS
Nature des soins : [Nature Soins]
Établissement ou professionnel de santé : [Etablissement Sante]
Période de validité du consentement : [Periode Soins]
Délégation à un tiers
DÉLÉGATION À UN TIERS (si applicable)
Les soussignés, titulaires de l'autorité parentale sur [Enfant Nom], délèguent le pouvoir de consentir aux soins médicaux définis ci-dessus à :
[Tiers Nom]
Téléphone : [Tiers Telephone]
La délégation est valable pendant la période indiquée ci-dessus. Le tiers délégué s'engage à contacter les parents titulaires de l'autorité parentale pour toute décision médicale non urgente importante.
Instructions médicales
INFORMATIONS MÉDICALES CRITIQUES
Allergies et contre-indications : [Allergies]
Traitements en cours : [Traitements En Cours]
SIGNATURES DES TITULAIRES DE L'AUTORITÉ PARENTALE
Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature].
Les soussignés certifient être titulaires de l'autorité parentale sur [Enfant Nom] et consentent librement et en connaissance de cause aux soins médicaux décrits ci-dessus.
[Parent1 Nom] — Signature (précédée de la mention « Lu et approuvé, bon pour consentement parental ») : _________________________
[Parent2 Nom] — Signature : _________________________
Premier titulaire de l'autorité parentale
________________
Signature
Second titulaire de l'autorité parentale
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur ?
Le Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur est, en droit français, un formulaire par lequel les deux parents (ou le titulaire de l'autorité parentale) consentent aux soins médicaux d'un enfant mineur ou délèguent ce consentement à un tiers en cas d'absence. Il est régi par Code de la santé publique art. L1111-4 et L1111-5.
Le consentement parental aux soins médicaux de mineur en France s'inscrit dans le cadre de l'autorité parentale définie par l'article 371-1 du Code civil comme l'ensemble des droits et devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. L'autorité parentale est exercée en commun par les deux parents (article 372 du Code civil) depuis la loi n°2002-305 du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale, sauf décision judiciaire confiant l'exercice exclusif à l'un d'eux. Pour les actes courants, chaque parent est présumé agir avec l'accord de l'autre (présomption de l'article 372-2 du Code civil) ; pour les actes médicaux non urgents et non courants — chirurgie programmée, traitements lourds, actes invasifs — le recueil du double consentement est recommandé.
La réforme de l'article L1111-5 du Code de la santé publique par la loi n°2020-290 du 23 mars 2020 (article 36) a étendu l'accès autonome des mineurs à certains soins (contraception, IVG, traitements liés aux IST) sans accord parental, en coordination avec la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé. En dehors de ces exceptions légales, l'accord des titulaires de l'autorité parentale est requis pour tout acte médical non urgent réalisé sur un mineur.
Le document de consentement parental aux soins médicaux de mineur se distingue des directives anticipées (articles L1111-11 et suivants du Code de la santé publique, réservées aux majeurs) et du consentement éclairé du patient majeur (article L1111-4 alinéa 1). Pour les mineurs, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande dans ses guides de bonnes pratiques que les professionnels de santé recueillent le double consentement des parents pour toute intervention chirurgicale programmée et pour tout traitement susceptible d'avoir des effets irréversibles, même si la présomption de l'article 372-2 du Code civil théoriquement permet à un seul parent d'agir.
En cas d'urgence vitale, l'article L1111-4 alinéa 7 du Code de la santé publique autorise le médecin à pratiquer les soins indispensables sans recueil préalable du consentement parental si l'état de l'enfant est en danger immédiat. Le Conseil d'État, dans l'arrêt APREI du 22 février 2007, a rappelé l'obligation pour les professionnels de santé d'agir dans l'intérêt supérieur de l'enfant même en l'absence de consentement parental, lorsque le refus de soins mettrait la vie de l'enfant en danger. Voir aussi la demande de tutelle ou délégation d'autorité parentale et le mandat de protection future pour la planification des situations de vulnérabilité à long terme.
Quand avez-vous besoin d'un Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur ?
Le consentement parental aux soins médicaux de mineur en France est nécessaire dans plusieurs situations définies par les articles L1111-4 et L1111-5 du Code de la santé publique et les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS).
L'opération chirurgicale programmée sur un mineur (amygdalectomie, appendicectomie non urgente, chirurgie orthopédique, chirurgie corrective visuelle ou auditive) nécessite le recueil exprès du consentement des deux parents titulaires de l'autorité parentale avant l'intervention. Le chirurgien ou l'anesthésiste remet un formulaire de consentement à signer lors de la consultation préanesthésique. Un parent éloigné ou séparé mais co-titulaire de l'autorité parentale doit également signer ou fournir un consentement écrit. L'absence de signature d'un parent titulaire peut contraindre le chirurgien à reporter l'intervention non urgente.
Les traitements médicamenteux de longue durée (chimiothérapie, immunosuppresseurs, traitements biothérapiques) prescrits pour des maladies chroniques ou cancers pédiatriques nécessitent un consentement parental formalisé à chaque étape thérapeutique significative. L'oncopédiatrie des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) demande systématiquement le double consentement parental au début du protocole thérapeutique et à chaque modification majeure de traitement.
La délégation de consentement à un tiers s'impose lorsque les deux parents sont temporairement absents (voyage professionnel, hospitalisation d'un parent, déplacement à l'étranger) et que l'enfant est confié à un grand-parent, un oncle ou une tante, un enseignant accompagnant un séjour scolaire ou une colonie de vacances. Le formulaire de délégation de consentement permet au tiers désigné de prendre les décisions médicales urgentes non vitales pendant l'absence des parents, sans attendre un retour impossible en urgence.
Les examens diagnostiques invasifs ou potentiellement risqués (ponction lombaire, biopsie, endoscopie, anesthésie générale pour imagerie) réalisés sur un mineur nécessitent un consentement parental écrit. Les services de pédiatrie des établissements de santé publics et privés demandent ce consentement avant toute procédure invasive, conformément aux recommandations de la Société Française de Pédiatrie (SFP).
Les essais cliniques pédiatriques sont soumis à des règles strictes : l'article L1122-2 du Code de la santé publique impose le consentement écrit des deux titulaires de l'autorité parentale et l'information du mineur selon son âge et sa maturité. Le Comité de Protection des Personnes (CPP) vérifie que ces exigences sont respectées avant d'autoriser tout essai clinique pédiatrique.
Les mineurs non accompagnés confiés à une structure d'accueil (EHPAD pédiatrique, foyer d'accueil, famille d'accueil) sans que l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) ait désigné un protecteur légal nécessitent un consentement documenté du ou des parents pour les soins courants. Les structures d'accueil socio-éducatives demandent systématiquement un formulaire de délégation de consentement aux parents à l'entrée du mineur.
Les soins orthodontiques et dentaires lourds (extraction multiple, pose de gouttières orthodontiques, chirurgie buccale maxillo-faciale) sur un mineur nécessitent le consentement parental écrit avant chaque intervention significative. Les chirurgiens-dentistes et orthodontistes font signer un formulaire adapté avant tout traitement lourd sur un patient mineur.
Que faut-il inclure dans votre Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur ?
Le consentement parental aux soins médicaux de mineur en France doit contenir les éléments essentiels pour être valable et exploitable par les professionnels de santé en cas de besoin. Une rédaction incomplète peut conduire le médecin à différer les soins ou à refuser la délégation.
Identification précise de l'enfant mineur. Nom, prénoms, date de naissance (JJ/MM/AAAA), numéro de Sécurité sociale (NIR INSEE) ou numéro de carte vitale du parent, adresse de résidence habituelle. L'identification précise de l'enfant est indispensable pour que le professionnel de santé puisse vérifier la concordance avec son dossier médical.
Identification des titulaires de l'autorité parentale. Pour chaque parent : nom, prénoms, date de naissance, adresse, qualité (père, mère, tuteur légal désigné par le juge des tutelles en application de l'article 390 du Code civil, parent adoptif). Si un seul parent exerce l'autorité parentale par décision judiciaire, joindre la copie du jugement du Tribunal judiciaire ou du Tribunal de la famille. Si les deux parents exercent conjointement l'autorité parentale (situation normale en vertu de l'article 372 du Code civil), le double consentement est matérialisé par les deux signatures.
Nature précise des soins consentis. Description précise et compréhensible des soins médicaux consentis : type d'acte (chirurgie, anesthésie générale, chimiothérapie, biopsie, imagerie sous sédation, orthodontie lourde, vaccination hors calendrier), organe ou partie du corps concerné, établissement de santé ou professionnel de santé concerné, date prévue si connue. Le consentement doit être spécifique : un consentement général et non délimité peut être contesté par un parent en cas de désaccord ultérieur.
Délégation de consentement à un tiers (si applicable). Nom, prénoms, date de naissance, adresse et lien avec l'enfant du tiers à qui la délégation est accordée. Étendue de la délégation : soins courants seulement (vaccins du calendrier, traitements antibiotiques, sutures d'urgence mineures) ou extension aux actes non urgents mais médicalement nécessaires. Période de délégation : dates de début et de fin. Le tiers délégué est responsable des décisions prises dans le cadre de la délégation.
Limitations et instructions particulières. Instructions particulières des parents sur les traitements à exclure (refus de certains médicaments pour raisons religieuses ou médicales, allergie connue, traitements déjà essayés sans succès), sur l'établissement de santé à privilégier (médecin traitant désigné par la CPAM, pédiatre de référence), sur les personnes à informer en cas d'intervention d'urgence (numéros de téléphone directs des parents et de personnes de confiance joignables à tout moment).
Contacts d'urgence des parents. Numéros de téléphone portable joignables 24h/24, adresse e-mail, et le cas échéant, numéro de téléphone d'une personne de confiance joignable si les parents sont injoignables. En cas de délégation à un tiers pendant un voyage à l'étranger, le numéro de téléphone international des parents (indicatif pays + numéro).
Signature des deux titulaires de l'autorité parentale. Signature manuscrite de chaque parent titulaire, précédée de la mention manuscrite Lu et approuvé, bon pour consentement parental. Date et lieu de signature. Le modèle de consentement parental proposé par forms-legal.com est conforme aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de la Société Française de Pédiatrie (SFP) pour la formalisation du consentement parental en milieu médical.
Information sur les droits du mineur. Rappel que l'article L1111-4 alinéa 5 du Code de la santé publique prévoit que le médecin doit s'efforcer d'obtenir le consentement du mineur apte à comprendre selon son âge et sa maturité, et qu'en cas de refus du mineur capable de discernement, le médecin peut en tenir compte. L'avis du mineur doit être recueilli et pris en considération, même s'il n'est pas décisif pour les soins non facultatifs.
Comment remplir votre Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur
Remplir le consentement parental aux soins médicaux de mineur en France nécessite une attention particulière à la précision des informations pour que le document soit opposable aux professionnels de santé. Suivez les étapes ci-dessous.
Étape 1 — Identifier l'enfant et le contexte médical. Commencez par renseigner les informations d'identité complètes de l'enfant mineur : nom et prénoms exacts tels qu'ils figurent sur le livret de famille ou l'acte de naissance, date de naissance (JJ/MM/AAAA), adresse de résidence habituelle. Si l'enfant a une carte vitale en propre (mineur de plus de 16 ans ayant ouvert ses droits), notez son numéro NIR INSEE à 13 chiffres. Identifiez clairement le type de soins médicaux concernés : s'agit-il d'une opération chirurgicale, d'un traitement médicamenteux, d'un examen invasif, ou d'une délégation générale de soins courants ?
Étape 2 — Renseigner les titulaires de l'autorité parentale. Indiquez vos coordonnées complètes en qualité de père, mère ou tuteur légal : nom, prénoms, date de naissance, adresse, numéro de téléphone portable joignable à tout moment. Si vous êtes tuteur légal désigné par le juge des tutelles du Tribunal judiciaire (situation d'enfant orphelin ou enfant dont les parents sont déchus de leur autorité parentale), mentionnez la référence du jugement du Tribunal judiciaire qui vous a désigné. Si vous exercez seul l'autorité parentale par décision judiciaire, joignez la copie du jugement.
Étape 3 — Décrire précisément les soins consentis. La description des soins doit être suffisamment précise pour que le professionnel de santé puisse identifier sans ambiguïté l'acte autorisé. Mentionnez : le type d'intervention (amygdalectomie, appendicectomie, pose d'implant cochléaire, chimiothérapie protocole XXX), le nom de l'établissement (CHU de Paris - hôpital Necker, Clinique des Enfants, etc.), le nom du médecin ou chirurgien responsable si connu, la date prévue si programmée. Évitez les formulations vagues comme soins nécessaires qui peuvent être contestées.
Étape 4 — Définir la délégation à un tiers (si applicable). Si vous déléguez le consentement à une autre personne pendant votre absence, renseignez soigneusement ses coordonnées complètes et précisez l'étendue de la délégation. Distinguez : soins urgents seulement (hémorragie, fièvre élevée, fracture, maladie infectieuse aiguë) des soins programmés non urgents. Précisez la durée de la délégation avec des dates précises (du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA). La délégation de consentement ne décharge pas les parents de leur responsabilité légale en tant que titulaires de l'autorité parentale.
Étape 5 — Indiquer les instructions médicales particulières. Mentionnez les allergies connues de l'enfant aux médicaments (antibiotiques, anesthésiques, anti-inflammatoires) ou aux produits de contraste radiologiques. Indiquez les traitements médicamenteux en cours (molécule, posologie, prescripteur). Si l'enfant a un groupe sanguin connu, mentionnez-le pour les interventions chirurgicales. Indiquez tout refus de soins spécifique fondé sur des convictions médicales documentées ou religieuses.
Étape 6 — Renseigner les contacts d'urgence. Indiquez vos numéros de téléphone portable (et l'indicatif international si vous êtes à l'étranger), votre adresse e-mail, et le numéro d'une personne de confiance joignable si vous êtes temporairement injoignable. En cas de délégation à un tiers, indiquez également ses coordonnées joignables 24h/24.
Étape 7 — Signer le document. Les deux parents co-titulaires de l'autorité parentale doivent signer le document, précédé de la mention manuscrite Lu et approuvé, bon pour consentement parental. Indiquez la date et le lieu de signature. Conservez un exemplaire original et remettez les autres originaux au tiers délégué et à l'établissement de santé. Pour les interventions chirurgicales, le formulaire de consentement spécifique à l'intervention sera fourni par l'établissement de santé et remplace ou complète le présent document.
Exigences juridiques pour Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur
Le consentement parental aux soins médicaux de mineur en France est encadré par le Code de la santé publique et le Code civil. Les exigences légales conditionnent la validité et l'opposabilité du consentement aux professionnels de santé.
Double consentement parental pour les actes non courants. En application des articles L1111-4 du Code de la santé publique et 372 et 372-2 du Code civil, l'autorité parentale est en principe exercée en commun par les deux parents. Pour les actes médicaux non courants (chirurgie programmée, traitements lourds, essais cliniques), le recueil du double consentement parental est recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS) et requis par certains établissements de santé. Pour les actes courants, la présomption de l'article 372-2 du Code civil permet à un seul parent d'agir.
Exceptions légales au consentement parental (article L1111-5 du Code de la santé publique). Le législateur a prévu des dérogations importantes au principe du consentement parental pour protéger l'autonomie et la confidentialité des mineurs dans des domaines sensibles. La contraception médicale et les contraceptifs d'urgence peuvent être prescrits à un mineur sans consentement parental depuis la loi n°2001-588 du 4 juillet 2001. L'interruption volontaire de grossesse (IVG) peut être réalisée sur une mineure sans accord parental si elle refuse l'intervention de ses parents, à condition qu'elle soit accompagnée d'un adulte majeur de son choix (article L2212-7 du Code de la santé publique modifié). Les traitements relatifs aux infections sexuellement transmissibles (IST) et au VIH peuvent être dispensés sans accord parental. En cas de refus de soins par les parents qui met en danger la santé ou la vie de l'enfant, le médecin peut saisir le Procureur de la République ou le Juge des enfants du Tribunal judiciaire (article 375-1 du Code civil).
Respect de l'opinion du mineur. L'article L1111-4 alinéa 5 du Code de la santé publique prévoit que le médecin doit s'efforcer d'obtenir le consentement du mineur apte à exprimer sa volonté selon son âge et sa maturité. La Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989, ratifiée par la France, impose à l'article 12 que l'opinion de l'enfant soit entendue dans toute procédure le concernant. Pour les adolescents, le refus d'un traitement peut être pris en compte par le médecin et conduire à une médiation.
Responsabilité médicale. Le médecin qui réalise un acte médical sur un mineur sans consentement parental (hors urgence vitale ou exceptions légales) engage sa responsabilité civile (Code civil articles 1240-1241) et déontologique (article R4127-42 du Code de la santé publique). L'Ordre national des médecins peut être saisi par les parents pour manquement aux règles déontologiques.
Erreurs courantes à éviter dans votre Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur
Le consentement parental aux soins médicaux de mineur en France donne lieu à des erreurs qui peuvent conduire le professionnel de santé à différer les soins ou à refuser la délégation invoquée.
Erreur 1 — Signer le consentement d'un seul parent sans mentionner la situation de l'autorité parentale. Pour les actes non courants, le consentement d'un seul parent sans mention de l'exercice exclusif de l'autorité parentale peut conduire le chirurgien ou l'anesthésiste à demander la signature de l'autre parent. Si un seul parent exerce l'autorité parentale par décision judiciaire, la copie du jugement du Tribunal judiciaire doit être jointe au formulaire pour éviter tout blocage.
Erreur 2 — Rédiger un consentement trop vague pour une délégation à un tiers. Un consentement libellé soins que le médecin jugera nécessaires est juridiquement insuffisant pour autoriser un tiers à consentir à une opération chirurgicale programmée. La délégation de consentement pour les actes importants doit préciser la nature de l'intervention, l'établissement et le chirurgien, et être accompagnée d'un moyen de joindre les parents pour validation téléphonique.
Erreur 3 — Ne pas préciser les allergies et contre-indications médicales. L'absence de mention des allergies médicamenteuses connues (pénicilline, sulfamides, anti-inflammatoires non stéroïdiens, latex) dans le formulaire de consentement peut exposer l'enfant à un risque thérapeutique grave. Les informations médicales critiques doivent figurer en tête du formulaire de manière bien visible.
Erreur 4 — Confondre délégation de consentement et délégation d'autorité parentale judiciaire. La délégation de consentement écrite par les parents est un acte privé qui délègue ponctuellement la décision médicale à un tiers pour une période déterminée. Elle n'emporte aucun transfert de l'autorité parentale au sens des articles 377 et suivants du Code civil, lequel ne peut résulter que d'une décision judiciaire du Tribunal judiciaire. La délégation de consentement médicale ne permet pas au tiers de prendre des décisions éducatives, scolaires ou patrimoniales concernant l'enfant.
Erreur 5 — Omettre les contacts joignables 24h/24 pendant la délégation. Si les parents sont à l'étranger ou injoignables pendant la période de délégation et qu'une décision médicale urgente s'impose, l'absence de coordonnées joignables peut conduire le médecin à agir en urgence sans accord parental ou à reporter une intervention non vitale. Indiquez systématiquement un numéro de téléphone international et une adresse e-mail d'urgence.
Citer cette page
Référencez ce modèle gratuit dans un article, un programme de cours ou une note de recherche :
Forms Legal. (2026). Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/personal/consent/consentement-soins-medicaux-mineur
"Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/personal/consent/consentement-soins-medicaux-mineur.
@misc{formslegal-consentement-soins-medicaux-mineur,
author = {{Forms Legal}},
title = {Consentement Parental aux Soins Médicaux de Mineur (France)},
year = {2026},
howpublished = {\url{https://forms-legal.com/fr/france/personal/consent/consentement-soins-medicaux-mineur}},
note = {Free legal document template}
}Questions Fréquentes
En France, l'autorité parentale est exercée en commun par les deux parents en vertu de l'article 372 du Code civil, et pour les actes non courants — chirurgie programmée, traitements médicamenteux lourds, procédures invasives — le double consentement parental est recommandé par la Haute Autorité de Santé (HAS) et exigé par de nombreux établissements de santé. Pour les actes médicaux courants (vaccins du calendrier vaccinal, traitements antibiotiques standard pour infections bénignes, sutures simples), la présomption de l'article 372-2 du Code civil permet à un seul parent d'agir, l'autre étant présumé d'accord. Lorsqu'un seul parent exerce l'autorité parentale exclusive par décision judiciaire du Tribunal judiciaire ou du Tribunal de la famille, son seul consentement suffit pour tous les actes médicaux, à condition de présenter la copie du jugement au professionnel de santé. En cas de désaccord entre les deux parents sur un soin médical non urgent, le Juge aux affaires familiales du Tribunal judiciaire peut être saisi en référé (procédure d'urgence) pour trancher. Pour les urgences vitales, l'article L1111-4 alinéa 7 du Code de la santé publique autorise le médecin à pratiquer sans consentement parental préalable.
Un grand-parent ne dispose pas légalement de l'autorité parentale en France et ne peut donc pas consentir aux soins médicaux de son petit-enfant sauf si les titulaires de l'autorité parentale lui ont formellement délégué ce droit par écrit, ou s'il a été désigné tuteur légal par le juge des tutelles du Tribunal judiciaire. La délégation écrite de consentement par les deux parents (ou le parent titulaire de l'autorité parentale exclusive) est le mécanisme légal qui permet à un grand-parent ou tout autre tiers de prendre les décisions médicales courantes pendant l'absence des parents. Ce document doit préciser l'identité de l'enfant, la nature des soins autorisés, la période de délégation, et les coordonnées joignables des parents. Sans cette délégation formalisée, le professionnel de santé devra contacter les parents titulaires pour obtenir le consentement, sauf en cas d'urgence vitale où l'article L1111-4 alinéa 7 du Code de la santé publique autorise l'acte médical immédiat. La tutelle légale confiée à un grand-parent par décision judiciaire lui confère l'autorité parentale complète, sans nécessité de délégation ponctuelle.
Le droit français reconnaît à l'article L1111-4 alinéa 5 du Code de la santé publique que le médecin doit s'efforcer d'obtenir le consentement du mineur apte à comprendre, et que dans des situations graves, le refus persistant d'un mineur capable de discernement peut être pris en compte. Cependant, ce droit au refus n'est pas absolu et doit être pondéré avec l'intérêt supérieur de l'enfant. Pour les traitements médicalement nécessaires dont l'absence mettrait en danger la santé ou la vie de l'enfant, les parents peuvent imposer les soins malgré le refus du mineur, et le professionnel de santé peut passer outre le refus de soins d'un mineur en danger. À l'inverse, des dérogations légales au consentement parental protègent l'autonomie des mineurs dans des domaines sensibles : l'article L1111-5 du Code de la santé publique permet aux mineurs d'accéder sans accord parental à la contraception, à l'IVG (si accompagnés d'un adulte de leur choix), et aux soins liés aux infections sexuellement transmissibles. La Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989, ratifiée par la France, impose à son article 12 que l'opinion de l'enfant soit entendue dans toute procédure le concernant, y compris médicale.
En cas de désaccord entre les deux parents co-titulaires de l'autorité parentale sur un soin médical non urgent en France, l'article 373-2-6 du Code civil prévoit la saisine du Juge aux affaires familiales (JAF) du Tribunal judiciaire en référé (procédure d'urgence) pour trancher le désaccord dans l'intérêt de l'enfant. Le juge peut autoriser un parent à consentir seul à un soin médical spécifique, ou désigner un expert médical pour éclairer la décision. Le délai de la procédure en référé est généralement de quelques jours à quelques semaines selon l'urgence. Pour les soins urgents, l'article L1111-4 alinéa 7 du Code de la santé publique autorise le médecin à pratiquer sans délai en cas de danger immédiat pour la vie de l'enfant, indépendamment du désaccord parental. Pour les situations de désaccord persistant sur des traitements médicaux de longue durée (chimiothérapie, chirurgie reconstructrice), le Défenseur des droits peut être saisi par l'un des parents ou par le mineur pour faciliter la résolution amiable du conflit dans l'intérêt supérieur de l'enfant.
En France, pour les vaccinations inscrites au calendrier vaccinal en vigueur publié par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) et obligatoires pour les enfants nés après le 1er janvier 2018 (loi n°2017-1836 du 30 décembre 2017 qui a étendu les vaccinations obligatoires de 3 à 11), le consentement parental est présumé dans le cadre de la présomption de l'article 372-2 du Code civil pour les actes courants. Les vaccinations obligatoires (DTP - diphtérie, tétanos, poliomyélite - plus 8 vaccins supplémentaires) peuvent en principe être réalisées sur présentation de l'enfant par un seul parent en milieu médical habituel. Pour les vaccinations facultatives et hors calendrier (vaccins du voyageur, certains vaccins contre les infections à papillomavirus humain - HPV -, vaccins expérimentaux dans le cadre d'essais cliniques), le double consentement parental écrit est recommandé. Dans les centres de vaccination, les équipes soignantes demandent généralement un consentement écrit pour toute vaccination, qu'il s'agisse de vaccins obligatoires ou recommandés, afin de disposer d'une traçabilité en cas de réaction vaccinale. Les vaccinations réalisées dans le cadre scolaire par la Santé Scolaire (Éducation nationale) sont soumises au consentement parental formalisé par un coupon-réponse joint à la convocation envoyée aux parents.
La délégation de consentement médical à un tiers n'est pas soumise à la forme notariée en France : un document écrit, signé par les deux parents titulaires de l'autorité parentale (ou le parent exerçant seul l'autorité parentale), est suffisant pour permettre à un grand-parent, oncle, tante ou autre personne de confiance de consentir aux soins médicaux courants de l'enfant pendant l'absence des parents. Ce document privé n'est pas soumis à la forme authentique notariée ; il n'est pas non plus enregistré à la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). La délégation de consentement médical est un acte privé distinct de la délégation d'autorité parentale prévue par les articles 377 et suivants du Code civil, laquelle nécessite une décision judiciaire du Tribunal judiciaire. La délégation de consentement médicale se limite aux décisions médicales spécifiques pendant une période déterminée et ne confère pas l'autorité parentale globale. Les professionnels de santé, notamment dans les établissements hospitaliers publics et cliniques privées, reconnaissent la délégation de consentement médicale privée à condition qu'elle soit suffisamment précise et que les parents restent joignables pour confirmer les décisions importantes.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
Une erreur ? Signalez-le-nousDocuments Connexes
Vous pourriez également trouver ces documents utiles :
Demande de Tutelle ou Délégation d'Autorité Parentale (Mineur)
Requête en ouverture de tutelle de mineur ou en délégation d'autorité parentale adressée au juge aux affaires familiales (JAF) du tribunal judiciaire. Ce modèle guide les parents, proches ou tiers demandeurs dans la constitution d'un dossier conforme aux articles 390 à 393 et 373-3 du Code civil.
Déclaration de Don d'Organes / Inscription Registre National
Document par lequel une personne exprime sa volonté de donner ses organes et tissus après son décès, ou au contraire fait valoir son opposition au don, conformément aux articles L1232-1 à L1232-6 du Code de la santé publique et au principe du consentement présumé instauré par la loi n°2017-301 du 9 mars 2017.