Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France)
Code civil art. 515-8 — Loi n°99-944 du 15 novembre 1999 (PACS) — Code procédure civile art. 202
ATTESTATION DE COHABITATION / VIE COMMUNE (CONCUBINAGE)
Conformément à l'article 515-8 du Code civil, à la Loi n°99-944 du 15 novembre 1999 et à l'article 202 du Code de procédure civile
Identification des Cohabitants
NOUS SOUSSIGNÉ(E)S :
1er cohabitant :
Nom : [Cohabitant1 Nom]
Prénoms : [Cohabitant1 Prenoms]
Date et lieu de naissance : [Cohabitant1 Naissance]
Nationalité : [Cohabitant1 Nationalite]
2ème cohabitant :
Nom : [Cohabitant2 Nom]
Prénoms : [Cohabitant2 Prenoms]
Date et lieu de naissance : [Cohabitant2 Naissance]
Nationalité : [Cohabitant2 Nationalite]
Déclaration de Cohabitation
DÉCLARONS SUR L'HONNEUR VIVRE EN COMMUN :
Adresse de la résidence commune : [Adresse Commune]
Depuis le : [Date Debut Cohabitation]
Nature du lien : [Nature Lien]
Situation matrimoniale : [Situation Matrimoniale]
Nous déclarons que notre vie commune à l'adresse ci-dessus est stable et continue, au sens de l'article 515-8 du Code civil définissant le concubinage notoire. Nous n'avons contracté ni mariage civil ni Pacte civil de solidarité (PACS enregistré en mairie conformément à la loi n°99-944 du 15 novembre 1999) ensemble.
Témoin éventuel (référence) : [Temoin Nom]
La présente attestation est établie pour servir et valoir ce que de droit auprès de : [Usage Attestation]
Sanctions Pénales et Certification
Nous certifions sur l'honneur l'exactitude des informations ci-dessus. En application de l'article 441-7 du Code pénal, toute fausse attestation est passible d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende, peines portées à 3 ans et 45 000 € en cas de préjudice porté au Trésor public (notamment obtention frauduleuse de prestations sociales, article L114-13 du Code de la Sécurité sociale).
Signatures des Deux Cohabitants
Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature]
Mentions manuscrites à recopier intégralement :
«Lu et approuvé - Bon pour attestation de cohabitation»
Signature du 1er cohabitant :
_________________________________________
[Cohabitant1 Nom] [Cohabitant1 Prenoms]
Signature du 2ème cohabitant :
_________________________________________
[Cohabitant2 Nom] [Cohabitant2 Prenoms]
Pièces justificatives à joindre :
- Copies des pièces d'identité des deux cohabitants
- Justificatifs de domicile au même nom et à la même adresse (factures EDF/GDF/eau/téléphone, quittances de loyer, avis d'imposition) — idéalement au nom des deux cohabitants
- Attestation(s) de témoin(s) tiers si disponibles (formulaire art. 202 CPC)
AVERTISSEMENT : L'attestation de cohabitation ne confère pas les mêmes droits que le mariage ou le PACS. Pour une protection juridique étendue (droits successoraux, régime de protection du logement familial, régime fiscal commun dès signature), considérez l'enregistrement d'un PACS à la mairie (depuis la réforme de la loi n°2016-1547 du 18 novembre 2016) ou le mariage civil.
1er cohabitant
________________
Signature
2ème cohabitant
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France) ?
L'attestation de cohabitation et de concubinage notoire est, en droit français, la déclaration par laquelle deux personnes certifient vivre en union de fait stable et continue, le concubinage étant défini à l'article 515-8 du Code civil.
L'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France se distingue de l'acte de mariage civil et du Pacte civil de solidarité (PACS). Le mariage civil, célébré devant l'officier d'état civil à la mairie, confère de plein droit le statut d'époux avec des droits successoraux automatiques, une présomption de paternité, et un régime matrimonial. Le PACS, enregistré à la mairie depuis la loi n°2016-1547 du 18 novembre 2016 (auparavant au tribunal judiciaire), confère certains droits sociaux et fiscaux mais sans droits successoraux automatiques. Le concubinage notoire, reconnu par l'article 515-8, ne crée aucun droit successoral automatique, aucune présomption de paternité automatique, et ne bénéficie que de droits sociaux limités. C'est pourquoi l'Attestation de Cohabitation est nécessaire pour faire valoir les droits attachés à cette situation de fait.
L'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France ouvre droit à plusieurs avantages sociaux et professionnels. Sur le plan social, la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) peut affilier un concubin comme ayant-droit à l'Assurance Maladie si celui-ci n'a pas ses propres droits ouverts, sous conditions de ressources et de vie commune (art. L161-14 du Code de la Sécurité sociale). La CAF peut attribuer certaines prestations familiales aux couples en concubinage notoire. Sur le plan professionnel, le Code du travail prévoit des congés pour événements familiaux pouvant bénéficier aux concubins : l'article R3142-2 du Code du travail accorde 4 jours pour le mariage ou le PACS, et des dispositions conventionnelles dans de nombreuses conventions collectives prévoient des jours de congé pour le décès du concubin.
La preuve du concubinage notoire en France repose sur l'accumulation de plusieurs indices de vie commune, car il n'existe aucun registre officiel du concubinage (contrairement au PACS enregistré en mairie). Les indices admis par les juridictions françaises comprennent les justificatifs de domicile au même nom et à la même adresse (factures EDF/GDF/eau/téléphone, quittances de loyer, avis d'imposition), les Attestations de Cohabitation établies par les deux partenaires et des témoins tiers, les contrats bancaires communs (compte joint, assurance commune), les actes notariés mentionnant la situation de concubinage, et les courriers officiels adressés aux deux personnes à la même adresse. La valeur probante de l'Attestation de Cohabitation est d'autant plus forte qu'elle est signée par les deux cohabitants et accompagnée de justificatifs.
L'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France engage la responsabilité pénale des signataires en cas de fausse déclaration. L'article 441-7 du Code pénal punit d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende toute fausse attestation sur l'honneur, peines portées à 3 ans et 45 000 € si la fausse attestation est faite pour obtenir frauduleusement des prestations sociales (art. L114-13 du Code de la Sécurité sociale). La CPAM et la CAF peuvent détecter les fraudes en croisant les informations déclarées avec les fichiers fiscaux (DGFiP) et sociaux (URSSAF).
Formes-legal.com propose un modèle d'Attestation de Cohabitation conforme à l'article 515-8 du Code civil et à la Loi n°99-944, incluant l'identification des deux cohabitants, les conditions de la vie commune et le rappel des sanctions pénales, téléchargeable gratuitement en PDF ou Word.
Quand avez-vous besoin d'un Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France) ?
L'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France est nécessaire dans de nombreuses situations où la vie commune doit être prouvée sans mariage ni PACS.
L'affiliation à l'Assurance Maladie comme ayant-droit d'un concubin est la situation la plus fréquente nécessitant l'Attestation de Cohabitation en France. La CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) peut ouvrir les droits à l'Assurance Maladie d'une personne en qualité d'«ayant-droit» d'un assuré principal sous conditions. Pour les concubins, l'article L161-14 du Code de la Sécurité sociale prévoit la possibilité d'affilier le concubin à charge comme ayant-droit. La CPAM demande une attestation de vie commune, les justificatifs de domicile au même nom et à la même adresse (factures EDF, quittances de loyer), et une preuve que le concubin vit effectivement aux frais de l'assuré principal.
Les congés pour décès d'un proche dans le cadre professionnel sont une situation où l'Attestation de Cohabitation est nécessaire. L'article R3142-2 du Code du travail prévoit des congés pour événements familiaux mais ne mentionne pas le décès du concubin. Cependant, de nombreuses conventions collectives (notamment les conventions collectives de la métallurgie, des banques, des assurances, de la grande distribution) prévoient des jours de congé pour le décès du concubin notoire, sous condition de production d'une attestation de vie commune. Sans attestation, l'employeur peut refuser le congé ou demander sa justification a posteriori.
Les demandes d'allocations logement auprès de la CAF (APL, ALS, ALF) sont une situation où la CAF peut demander la liste des personnes vivant au même domicile. Si deux concubins cohabitent, la CAF calcule les aides en tenant compte des ressources du foyer (Art. R351-5 du Code de la construction et de l'habitation). L'Attestation de Cohabitation signée par les deux partenaires permet à la CAF d'évaluer correctement la situation et d'éviter les fraudes aux allocations (fausse déclaration de célibat pour bénéficier d'aides calculées sur les ressources d'une seule personne).
Les demandes de prêt bancaire en co-emprunteurs ou les dossiers d'assurance-vie avec désignation du concubin comme bénéficiaire nécessitent souvent la production d'une attestation de concubinage. Les établissements bancaires (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Caisse d'Épargne) peuvent demander une attestation de cohabitation pour les demandes de prêt immobilier en co-emprunteurs non mariés et non pacsés, afin d'évaluer le risque de séparation du couple. Pour les contrats d'assurance-vie avec désignation nominative du concubin (art. L132-9 du Code des assurances), l'attestation peut servir à préciser le lien entre le souscripteur et le bénéficiaire désigné.
Les démarches pour un titre de séjour «vie privée et familiale» auprès des préfectures pour les ressortissants étrangers vivant en concubinage avec un ressortissant français ou étranger en situation régulière peuvent nécessiter l'Attestation de Cohabitation. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH — arrêt Berrehab c. Pays-Bas, 21 juin 1988) a reconnu que la vie familiale au sens de l'article 8 de la Convention EDH peut inclure une relation stable et durable de concubinage, même sans mariage. La préfecture prend en compte la vie commune de fait dans l'évaluation des dossiers de regroupement familial.
Les procédures civiles de divorce ou de séparation avec enfants communs peuvent nécessiter la preuve d'une cohabitation antérieure pour la fixation du droit de garde des enfants ou de la pension alimentaire. Le Tribunal judiciaire (JAF — Juge aux Affaires Familiales) peut être saisi pour statuer sur les droits parentaux des couples en concubinage séparés, sur la base des articles 374 et suivants du Code civil relatifs à l'autorité parentale.
Que faut-il inclure dans votre Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France) ?
L'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France doit comporter des éléments précis pour être recevable par les administrations et les tribunaux.
L'identification complète des deux cohabitants est le premier élément fondamental, incluant les nom de naissance et nom d'usage, tous les prénoms dans l'ordre de l'état civil, la date et le lieu de naissance, et la nationalité de chacun des cohabitants. L'identification des deux partenaires renforce considérablement la valeur probante de l'attestation par rapport à une déclaration établie par un seul des deux cohabitants. La nationalité est particulièrement importante pour les démarches en préfecture où l'attestation est produite dans le cadre d'une demande de titre de séjour fondée sur la vie familiale.
L'adresse précise de la résidence commune est le deuxième élément clé. L'attestation doit mentionner l'adresse exacte de la résidence partagée — numéro, rue, appartement, code postal, commune. Cette adresse doit correspondre à celle figurant sur les justificatifs de domicile joints (factures EDF, GDF, eau, téléphone, quittances de loyer). La cohérence entre l'attestation et les justificatifs de domicile est déterminante pour la valeur probante du document.
La date de début de cohabitation est le troisième élément important. Plus la durée de la vie commune est longue, plus l'attestation est probante. L'article 515-8 du Code civil exige une vie commune «présentant un caractère de stabilité et de continuité». Une cohabitation de quelques semaines ne répondrait pas à ce critère. La CPAM et certaines conventions collectives peuvent exiger une durée minimale de cohabitation (souvent 1 an) pour ouvrir les droits attachés au concubinage.
La nature du lien (concubinage notoire ou simple cohabitation) est le quatrième élément à préciser. L'attestation doit distinguer le concubinage notoire au sens de l'article 515-8 du Code civil (couple vivant en couple de manière stable) d'une simple cohabitation sans lien sentimental (colocation, hébergement familial). Cette distinction conditionne les droits ouverts : seul le concubinage notoire ouvre les droits de l'ayant-droit CPAM, les congés conventionnels pour décès du partenaire, et la qualité de «concubin notoire» pour les désignations en assurance-vie.
Les justificatifs de domicile communs joints à l'attestation constituent le cinquième élément déterminant. L'attestation est d'autant plus probante qu'elle est accompagnée de justificatifs montrant que les deux cohabitants sont domiciliés à la même adresse : factures EDF, GDF, eau, téléphone ou internet au nom des deux cohabitants, quittances de loyer mentionnant les deux noms, avis d'imposition commun (en cas de foyer fiscal commun), ou copie d'un compte bancaire joint.
La mention des témoins tiers est le sixième élément qui peut renforcer la valeur probante. Un voisin, le propriétaire du logement ou une connaissance commune peut établir sa propre attestation de témoin (conforme à l'art. 202 du Code de procédure civile) certifiant avoir connaissance de la vie commune. Les attestations de témoins tiers sont particulièrement importantes pour les procédures judiciaires (JAF, CPAM contentieux) où la preuve de la vie commune doit être étayée.
Formes-legal.com propose un modèle d'Attestation de Cohabitation signé par les deux partenaires, conforme à l'article 515-8 du Code civil et à la Loi n°99-944, avec les mentions légales et l'avertissement sur les droits limités du concubinage par rapport au mariage et au PACS.
Comment remplir votre Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France)
Remplir l'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France correctement maximise sa valeur probante pour les démarches administratives.
Étape 1 : Identification du premier cohabitant. Saisir le nom de naissance en majuscules, le nom d'usage si différent, tous les prénoms dans l'ordre de l'état civil, la date de naissance au format DD/MM/AAAA, le lieu de naissance avec département (ou pays), et la nationalité actuelle. Vérifier que ces informations correspondent exactement à la carte nationale d'identité ou au titre de séjour.
Étape 2 : Identification du second cohabitant. Remplir les mêmes informations pour le second cohabitant. Si l'un des deux est ressortissant étranger, sa nationalité doit être celle mentionnée sur son titre de séjour ou son passeport en cours de validité.
Étape 3 : Adresse de la résidence commune. Saisir l'adresse exacte de la résidence partagée — numéro, rue, bâtiment/appartement si applicable, code postal et commune. Cette adresse doit être la même pour les deux cohabitants. Pour les logements avec plusieurs appartements dans le même immeuble, préciser le numéro d'appartement.
Étape 4 : Date de début et nature du lien. Indiquer la date à partir de laquelle les deux personnes cohabitent à cette adresse. Sélectionner la nature du lien (concubinage notoire ou cohabitation simple). Sélectionner la situation matrimoniale des deux partenaires (célibataires, divorcés, veufs) pour informer l'administration des éventuels liens matrimoniaux antérieurs.
Étape 5 : Usage et témoin éventuel. Préciser l'organisme destinataire (CPAM, employeur, CAF, banque, préfecture). Si un témoin tiers est disponible, indiquer son nom — il devra établir sa propre attestation de témoin sur l'honneur (modèle article 202 CPC).
Étape 6 : Signature des deux cohabitants. Idéalement, les deux cohabitants signent le même document avec la mention manuscrite «Lu et approuvé - Bon pour attestation de cohabitation». Si un seul signe, l'attestation reste valable mais a moins de poids.
Étape 7 : Pièces jointes. Joindre les copies des pièces d'identité des deux cohabitants et au moins un justificatif de domicile au nom des deux à la même adresse (idéalement une facture ou quittance avec les deux noms).
Exigences juridiques pour Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France)
L'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France s'inscrit dans le cadre légal défini par l'article 515-8 du Code civil et la loi n°99-944 du 15 novembre 1999.
Définition légale du concubinage (art. 515-8 Code civil). La Loi n°99-944 du 15 novembre 1999 a introduit l'article 515-8 dans le Code civil, qui définit le concubinage comme une union de fait caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité entre deux personnes qui vivent en couple. Cette définition est neutre quant au sexe (applicable aux couples hétérosexuels et homosexuels depuis la loi Taubira n°2013-404 du 17 mai 2013 pour le mariage, bien que l'article 515-8 ait été applicable aux couples homosexuels dès 1999). Le concubinage est une union de fait, non formalisée juridiquement, ce qui le distingue du PACS (enregistré en mairie) et du mariage (acte authentique devant l'officier d'état civil).
Droits limités du concubinage en France. Le concubinage notoire n'emporte aucun droit successoral automatique (contrairement au mariage où le conjoint survivant hérite de plein droit, ou au PACS avec testament). Sans testament explicite, le concubin survivant n'hérite de rien au décès de son partenaire (art. 734 et suivants du Code civil). Le concubinage n'emporte pas non plus de régime commun des biens acquis (contrairement à la communauté réduite aux acquêts du mariage). Chaque concubin est propriétaire de ses biens propres. Les biens acquis ensemble sont en indivision (art. 815 et suivants du Code civil), avec les risques de litige que cela implique en cas de séparation.
Conditions de validité de l'attestation (art. 202 CPC). Pour que l'Attestation de Cohabitation soit recevable comme preuve, notamment devant les juridictions (CPAM contentieux, JAF, Cour d'appel), elle doit être conforme à l'article 202 du Code de procédure civile : rédigée, datée et signée, identité complète des signataires, absence de lien de parenté ou d'alliance avec les parties en cas de litige, et connaissance des sanctions pénales encourues. La pièce d'identité des deux signataires doit être jointe.
Sanctions pour fausse déclaration. Une Attestation de Cohabitation établie alors qu'aucune vie commune réelle n'existe (fausse déclaration de concubinage pour obtenir frauduleusement des droits CPAM ou des allocations CAF) constitue un faux en écriture privée (art. 441-7 Code pénal : 1 an / 15 000 €, voire 3 ans / 45 000 € pour fraude aux prestations — art. L114-13 CSS) et une escroquerie à la CPAM ou à la CAF (art. 313-1 Code pénal : jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende si les manœuvres frauduleuses sont caractérisées et répétées).
Erreurs courantes à éviter dans votre Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France)
Plusieurs erreurs fréquentes compromettent la valeur de l'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France.
Ne pas faire signer les deux partenaires est l'erreur la plus courante réduisant la valeur probante. Une attestation signée par un seul des deux cohabitants est moins convaincante qu'une attestation cosignée. La CPAM et certains employeurs peuvent exiger la signature des deux. Si une seule signature est possible (partenaire à l'étranger, refus de signer), il est préférable de compléter l'attestation individuelle par des justificatifs de domicile communs et des attestations de témoins tiers.
Ne pas joindre de justificatifs de domicile communs affaiblit considérablement l'attestation. L'attestation seule, sans justificatif prouvant la résidence commune (facture EDF/GDF/eau/téléphone au nom des deux, quittance de loyer, avis d'imposition commun), peut être refusée par la CPAM ou les employeurs. Toujours joindre au moins un justificatif mentionnant les deux noms à la même adresse.
Déclarer une cohabitation alors qu'en réalité les deux personnes n'habitent pas ensemble (pour bénéficier frauduleusement de droits sociaux) constitue une fraude grave. La CPAM et la CAF peuvent effectuer des vérifications sur site ou demander des justificatifs supplémentaires. En cas de fraude avérée, les prestations versées indûment sont remboursées et des poursuites pénales peuvent être engagées (art. L114-13 CSS + art. 313-1 Code pénal).
Confondre le concubinage notoire avec le PACS est une erreur fréquente. Ces deux statuts sont distincts et ouvrent des droits différents. Le PACS, enregistré en mairie, est un acte juridique formel créant des obligations et des droits légaux (IR commun dès l'année du PACS, protection de certains droits sociaux). Le concubinage notoire est une union de fait sans formalité qui crée des droits limités et dont la preuve doit être apportée à chaque démarche. Pour une protection juridique plus complète, sans contracter de mariage, il est recommandé d'enregistrer un PACS en mairie (procédure simple, gratuite, avec formulaire Cerfa 15726 disponible sur service-public.fr).
Sources et Citations
Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement.
- art. 202 CPCBR official
Citer cette page
Référencez ce modèle gratuit dans un article, un programme de cours ou une note de recherche :
Forms Legal. (2026). Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France) (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/personal/legal-declarations/attestation-cohabitation-concubinage
"Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France) (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/personal/legal-declarations/attestation-cohabitation-concubinage.
@misc{formslegal-attestation-cohabitation-concubinage,
author = {{Forms Legal}},
title = {Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France) (France)},
year = {2026},
howpublished = {\url{https://forms-legal.com/fr/france/personal/legal-declarations/attestation-cohabitation-concubinage}},
note = {Free legal document template}
}Questions Fréquentes
En France, ces trois formes de vie commune sont distinctes par leur formalisme et les droits qu'elles confèrent. Le mariage civil, célébré devant l'officier d'état civil en mairie, confère les droits les plus étendus : droits successoraux automatiques (conjoint survivant hérite), régime matrimonial légal (communauté réduite aux acquêts par défaut), protection du logement familial (art. 215 Code civil), présomption de paternité pour les enfants nés pendant le mariage. Le PACS (Pacte civil de solidarité — loi n°99-944 du 15 novembre 1999), enregistré en mairie, confère des droits intermédiaires : IR commun dès l'année du PACS, certains droits sociaux, mais aucun droit successoral automatique (nécessite un testament), régime de séparation des patrimoines par défaut depuis 2007. Le concubinage notoire (art. 515-8 Code civil), aucune formalité, droits très limités : quelques droits sociaux (CPAM ayant-droit, congés conventionnels), aucun droit successoral automatique, aucun régime commun des biens. L'Attestation de Cohabitation est l'outil pour faire valoir les droits attachés au concubinage notoire.
Non. En France, le concubinage notoire, même de longue durée, n'ouvre aucun droit successoral automatique au concubin survivant. Contrairement au mariage (où le conjoint survivant hérite de plein droit selon les articles 757 et suivants du Code civil) ou au PACS avec testament désignant le partenaire (exonération totale des droits de succession depuis 2007 — CGI art. 796-0 bis), le concubin survivant ne peut hériter qu'en vertu d'un testament explicitement rédigé par le défunt. Sans testament, le concubin survivant n'hérite de rien et peut même être expulsé du logement commun si celui-ci était au nom du défunt uniquement. De plus, si le concubin survivant hérite via testament, il est soumis aux droits de succession les plus élevés : 60% de la valeur des biens hérités sans abattement (CGI art. 777 et 788). Pour protéger son partenaire, la rédaction d'un testament authentique (devant notaire, art. 971 Code civil) ou olographe (entièrement manuscrit, daté et signé, art. 970 Code civil) est indispensable.
En France, l'affiliation d'un concubin comme ayant-droit à l'Assurance Maladie est possible sous certaines conditions. L'article L161-14 du Code de la Sécurité sociale permet à toute personne vivant «maritalement» (en concubinage notoire) avec un assuré de bénéficier des prestations en nature de l'Assurance Maladie si elle ne peut pas bénéficier à titre personnel de la couverture maladie. Depuis la mise en place de la Protection Universelle Maladie (PUMA — loi n°2015-1702 du 21 décembre 2015, applicable depuis 2016), toute personne résidant en France de manière stable et régulière dispose d'un droit propre à la prise en charge de ses frais de santé, indépendamment de sa situation personnelle (emploi, inactivité, concubinage). En pratique, la PUMA a réduit le nombre de personnes affiliées comme ayant-droit de leur conjoint ou concubin. La CPAM peut tout de même demander une attestation de cohabitation et de concubinage notoire pour vérifier la situation du demandeur.
L'Attestation de Cohabitation et de Concubinage Notoire en France n'a pas de durée de validité légale fixe. En pratique, les administrations appliquent des règles variables. La CPAM accepte généralement les attestations de moins de 6 mois à 1 an pour l'affiliation comme ayant-droit. Les employeurs pour les congés pour décès du partenaire acceptent généralement une attestation de moins de 3 mois (l'attestation devant être contemporaine du décès). Les banques pour les prêts immobiliers co-emprunteurs acceptent les attestations de moins de 3 mois. La CAF pour les allocations logement peut demander des attestations récentes (moins de 3 mois). Passé ces délais, une nouvelle attestation doit être établie. Il est recommandé de renouveler l'Attestation de Cohabitation chaque année ou à chaque changement de situation (déménagement, changement de partenaire), et de conserver un exemplaire daté dans ses archives personnelles.
L'Attestation de Cohabitation est un document prouvant la vie commune, non un contrat créant des obligations entre les partenaires. Par conséquent, contrairement au divorce (procédure judiciaire ou notariale) ou à la dissolution du PACS (déclaration en mairie), la rupture d'un concubinage ne nécessite aucune procédure formelle. Les concubins peuvent simplement cesser de vivre ensemble sans aucune formalité. Cependant, la rupture du concubinage peut générer des litiges sur plusieurs points. Le partage des biens acquis en indivision (art. 815 Code civil) nécessite un accord amiable ou une intervention judiciaire. Les enfants communs restent sous autorité parentale conjointe (art. 374 Code civil), avec fixation de la résidence et de la pension alimentaire par le JAF si litige. Un concubinage de longue durée suivi d'une rupture brutale peut ouvrir droit à des dommages-intérêts sur le fondement de l'article 1240 du Code civil si la rupture est abusive (Cass. Civ. 1, 2 décembre 1997 — rupture après 8 ans de vie commune avec enfant commun).
En France, un ressortissant étranger vivant en concubinage notoire avec un ressortissant français peut, sous certaines conditions, obtenir une carte de séjour temporaire ou une carte de résident. L'article L423-23 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) prévoit la délivrance d'une carte de séjour «vie privée et familiale» pour le concubin d'un ressortissant français sous conditions : vie commune stable et continue d'au moins un an, absence de menace à l'ordre public, ressources suffisantes. La preuve du concubinage notoire est apportée par l'Attestation de Cohabitation accompagnée de justificatifs de domicile communs sur au moins 12 mois, d'attestations de témoins, et de tout autre document établissant la réalité de la vie commune. La Préfecture de police de Paris (PPP) examine chaque dossier individuellement. Une attestation sur l'honneur seule, sans justificatifs solides de la durée et de la réalité de la vie commune, est insuffisante pour une demande de titre de séjour.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
Une erreur ? Signalez-le-nousDocuments Connexes
Vous pourriez également trouver ces documents utiles :
Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France)
Attestation sur l'Honneur en France conforme à l'article 202 du Code de procédure civile. Déclaration formelle d'une personne attestant de faits sous sa responsabilité personnelle, avec rappel des sanctions pénales en cas de fausse déclaration prévues à l'article 441-7 du Code pénal (1 an emprisonnement et 15 000 € amende, portés à 3 ans et 45 000 €).
Attestation d'Hébergement à Titre Gratuit (France)
Attestation d'hébergement à titre gratuit en France, conforme au Décret n°2000-1277 et au Code pénal art. 441-7. Document permettant à l'hébergeur de certifier qu'il accueille gratuitement une personne à son domicile, pour les démarches en préfecture (titre de séjour), CAF (APL/RSA), CPAM et mairies.
Attestation de Domicile par un Tiers (France)
Attestation de domicile par un tiers en France, conforme à l'article 202 du Code de procédure civile et à la Loi n°2017-1339. Document utilisé pour prouver la résidence principale d'une personne hébergée chez un tiers auprès des préfectures, CAF, CPAM et mairies.