Skip to main content

Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France)

Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France)

Code de procédure civile art. 202 - Sanctions pénales fausse déclaration art. 441-7 Code pénal

ATTESTATION SUR L'HONNEUR

Conformément à l'article 202 du Code de procédure civile et à l'article 441-7 du Code pénal

Identification du Déclarant

JE SOUSSIGNÉ(E)

Nom : [Declarant Nom]

Prénoms : [Declarant Prenoms]

Date et lieu de naissance : [Declarant Naissance]

Nationalité : [Declarant Nationalite]

Numéro fiscal NIF : [Declarant N I F]

Profession : [Declarant Profession]

Domicilié(e) à : [Declarant Adresse]

Déclaration sur l'Honneur

DÉCLARE SUR L'HONNEUR

Type d'attestation : [Type Attestation]

[Contenu Declaration]

La présente attestation est établie à la demande de et pour servir et valoir ce que de droit auprès de :

[Destinataire]

Rappel des Sanctions Pénales

RAPPEL DES SANCTIONS PÉNALES ENCOURUES

J'ai bien noté qu'en application de l'article 441-7 du Code pénal, est puni d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende le fait :

1° D'établir une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts ;

2° De falsifier une attestation ou un certificat originellement sincère ;

3° De faire usage d'une attestation ou d'un certificat inexact ou falsifié.

Ces peines sont portées à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende lorsque l'infraction est commise en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui.

J'ai également pris connaissance des dispositions de l'article 441-1 du Code pénal qui punit le faux et l'usage de faux de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende, ainsi que des sanctions pénales spécifiques applicables à certains domaines (faux en écriture publique article 441-4, déclarations frauduleuses CAF article L114-13 du Code de la Sécurité sociale, fraude fiscale article 1741 du CGI 500 000 € d'amende et 5 ans d'emprisonnement).

Reconnaissance des sanctions : [Confirmation Sanctions]

Engagement de Véracité

ENGAGEMENT DE VÉRACITÉ ET RESPONSABILITÉ

Je certifie sur l'honneur que les informations contenues dans la présente attestation sont exactes et conformes à la réalité. Je m'engage à signaler immédiatement au destinataire tout changement de situation susceptible de modifier la déclaration ci-dessus, et à fournir tous justificatifs complémentaires sur demande.

Je suis conscient(e) que la présente attestation peut être produite en justice conformément à l'article 202 du Code de procédure civile (régime des attestations écrites de témoins) et engage ma responsabilité pénale en cas de fausse déclaration. Je reconnais avoir été informé(e) que l'administration destinataire peut procéder à des vérifications complémentaires auprès des organismes compétents (URSSAF, DGFiP, France Travail, CAF, Banque de France FICP, casier judiciaire) pour confirmer la véracité de la présente attestation.

Signature

Fait pour servir et valoir ce que de droit.

Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature]

Mention manuscrite obligatoire (à recopier intégralement de la main du déclarant) :

«Lu et approuvé - Bon pour attestation sur l'honneur»

_________________________________________________________

_________________________________________________________

Signature manuscrite du déclarant :

_________________________________________

[Declarant Nom] [Declarant Prenoms]

Pièces jointes obligatoires (à adapter selon le type d'attestation) :

- Copie de la carte nationale d'identité française ou du passeport en cours de validité

- Justificatif de domicile de moins de 3 mois (facture EDF/GDF/eau/téléphone, quittance de loyer, avis d'imposition)

- Tout autre justificatif requis par le destinataire

Cette attestation est généralement valable pour les démarches dans un délai raisonnable suivant sa signature (3 mois à 1 an selon le destinataire). Conservez une copie pour vos archives.

Déclarant

________________

Signature

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France) ?

L'attestation sur l'honneur est, en droit français, une déclaration écrite par laquelle une personne certifie sur l'honneur l'exactitude d'un fait sous sa responsabilité, soumise à l'article 202 du Code de procédure civile et sanctionnée par l'article 441-7 du Code pénal en cas de fausse attestation.

L'Attestation sur l'Honneur en France s'inscrit dans la longue tradition juridique française d'admission de la preuve testimoniale écrite. Contrairement au certificat médical délivré par un professionnel de santé, à l'extrait d'état civil délivré par l'officier d'état civil de la mairie, ou au Kbis délivré par le Greffier du Tribunal de commerce, l'Attestation sur l'Honneur ne nécessite aucune intervention d'une autorité publique ou d'un professionnel. Elle est rédigée et signée par le déclarant lui-même, qui engage sa parole et sa responsabilité personnelle. Cette caractéristique en fait un outil souple et accessible, mais qui doit être manié avec précaution en raison des sanctions pénales graves encourues en cas de fausse déclaration.

L'Attestation sur l'Honneur en France remplit plusieurs fonctions juridiques essentielles. Premièrement, elle constitue un moyen de preuve devant les administrations publiques (DGFiP, URSSAF, France Travail anciennement Pôle Emploi renommé par la loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023, CAF Caisse d'Allocations Familiales, CPAM Caisse Primaire d'Assurance Maladie, mairies) pour les démarches courantes (demande de prestations sociales, RSA, APL, bourse étudiante, aide juridictionnelle). Deuxièmement, elle permet de pallier l'absence d'un document officiel manquant ou indisponible (justificatif de domicile en cas d'hébergement à titre gratuit, certificat de célibat pour mariage à l'étranger, attestation de perte de documents administratifs). Troisièmement, elle est exigée par des organismes privés (banques pour l'ouverture de compte, employeurs pour les recrutements, bailleurs pour les locations) dans certaines circonstances spécifiques. Quatrièmement, elle peut être produite en justice comme témoignage écrit conformément à l'article 202 du Code de procédure civile.

Le régime juridique de l'Attestation sur l'Honneur en France est encadré par plusieurs dispositions essentielles. L'article 202 du Code de procédure civile fixe les conditions de validité des attestations destinées à être produites en justice : mention de l'identité complète du déclarant (nom, prénoms, date et lieu de naissance, profession, domicile), mention de l'absence de lien de parenté ou d'alliance avec les parties au procès et de l'absence d'intérêt personnel à l'affaire, indication que l'attestation est destinée à être produite en justice et que son auteur a connaissance des sanctions pénales encourues en cas de fausse attestation, écriture, datation et signature de la main de l'auteur. La pièce d'identité du déclarant doit être jointe à l'attestation pour vérification.

L'article 441-7 du Code pénal constitue le pivot du régime répressif de la fausse attestation. Ce texte punit d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende le fait d'établir une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts, de falsifier une attestation ou un certificat originellement sincère, ou de faire usage d'une attestation ou d'un certificat inexact ou falsifié. Les peines sont portées à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende lorsque l'infraction est commise en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui (par exemple obtention frauduleuse de prestations sociales, fraude fiscale, escroquerie). Ces peines peuvent se cumuler avec d'autres infractions (faux et usage de faux article 441-1 Code pénal, escroquerie article 313-1 Code pénal, fraude fiscale article 1741 du CGI).

L'Attestation sur l'Honneur en France est utilisée dans un éventail très large de situations pratiques : attestation de non-emploi auprès de France Travail pour l'inscription comme demandeur d'emploi, attestation de non-perception de ressources pour les demandes de RSA auprès de la CAF, attestation d'hébergement à titre gratuit chez un tiers pour justifier d'un domicile sans bail à son nom, attestation de célibat pour mariage à l'étranger devant un consulat français ou un état civil étranger, attestation de vie commune pour la reconnaissance d'un concubinage notoire ou d'un PACS (Pacte civil de solidarité loi n°99-944 du 15 novembre 1999), attestation de perte de justificatifs administratifs (carte nationale d'identité, passeport, permis de conduire) en préalable à la demande de duplicata, attestation de non-condamnation pénale pour la création de société (Guichet unique INPI) ou l'exercice de professions réglementées (avocat CNB, expert-comptable Ordre, agent immobilier carte T), attestation de domicile fiscal pour les démarches DGFiP, attestation pour achat de véhicule entre particuliers (formulaire Cerfa 15776), attestation d'exercice de l'autorité parentale pour les démarches scolaires ou médicales d'un enfant mineur, attestation de qualité d'héritier ou de bénéficiaire successoral en attente de l'acte de notoriété notarié.

Quand avez-vous besoin d'un Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France) ?

L'Attestation sur l'Honneur en France est requise dans de très nombreuses situations administratives, sociales, fiscales, bancaires et judiciaires. Plusieurs configurations typiques justifient l'établissement d'une telle attestation, qui peut être exigée par les administrations, les organismes sociaux, les banques, les employeurs, les bailleurs, ou être nécessaire pour des démarches personnelles spécifiques.

Un demandeur d'emploi s'inscrivant auprès de France Travail (anciennement Pôle Emploi, renommé par la loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 dite Plein emploi entrée en vigueur le 1er janvier 2024) doit fournir une attestation sur l'honneur de non-emploi et de recherche active d'emploi pour ouvrir ses droits à l'allocation chômage ARE (Allocation de Retour à l'Emploi). Cette attestation accompagne la demande d'allocation et engage le demandeur sur la véracité de sa situation. France Travail peut procéder à des vérifications auprès des employeurs précédents et de l'URSSAF pour confirmer la cessation effective d'activité. En cas de fausse déclaration, le demandeur s'expose aux sanctions pénales de l'article 441-7 du Code pénal et au remboursement des prestations indûment perçues avec majorations (article L552-5 Code de la sécurité sociale).

Une personne demandant le Revenu de Solidarité Active (RSA) auprès de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA) doit fournir une attestation sur l'honneur de ses ressources actuelles et de sa situation familiale conformément aux articles L262-1 et suivants du Code de l'action sociale et des familles. Cette attestation permet à la CAF de calculer le montant du RSA (RSA forfaitaire 635,71 € pour une personne seule en 2026) en complément des justificatifs officiels (bulletins de paie, attestations Pôle Emploi/France Travail, avis d'imposition DGFiP). En cas de fausse déclaration ou de dissimulation de ressources, l'article L114-13 du Code de la Sécurité sociale punit d'une amende de 5 000 € et de la suspension des prestations pour 6 mois renouvelables, en plus des sanctions pénales de l'article 441-7 Code pénal.

Une personne hébergée à titre gratuit chez un tiers (parent, ami, conjoint non marié) sans bail à son nom doit produire deux documents complémentaires : une attestation d'hébergement sur l'honneur établie par l'hébergeur (déclarant accueillir la personne à son domicile avec mention du nom, prénoms, date de naissance de l'hébergé et de la date de début d'hébergement), et l'attestation sur l'honneur d'hébergement signée par l'hébergé. Ces attestations sont requises pour de nombreuses démarches : ouverture de compte bancaire (banques exigeant un justificatif de domicile), inscription sur les listes électorales (article L11 du Code électoral), demande de prestations sociales CAF/RSA/APL, démarches DGFiP, démarches consulaires (passeport, visa). Elles sont accompagnées de la pièce d'identité de l'hébergeur, d'un justificatif de domicile de l'hébergeur (facture EDF/GDF/eau/téléphone < 3 mois), et de la pièce d'identité de l'hébergé.

Un ressortissant français souhaitant se marier à l'étranger ou un ressortissant étranger souhaitant se marier en France après précédent mariage à l'étranger doit fournir une attestation sur l'honneur de célibat (ou de non-remariage en cas de divorce antérieur) accompagnée des justificatifs officiels (extrait d'acte de naissance avec mentions marginales pour le célibat, jugement de divorce traduit et apostillé pour le divorce, acte de décès du conjoint pour le veuvage). Cette attestation est requise par les autorités consulaires françaises à l'étranger, les mairies françaises, et les autorités étrangères pour la célébration du mariage civil. Le consulat français du pays de mariage délivre le certificat de capacité à mariage (CCAM) après vérification.

Une personne ayant perdu un document administratif (carte nationale d'identité, passeport, permis de conduire, carte vitale) doit établir une attestation sur l'honneur de perte avant de demander un duplicata. Pour la carte nationale d'identité française perdue, l'attestation est remise à la mairie ou à la préfecture/sous-préfecture avec le formulaire de demande de duplicata (CERFA 12100 pour CNI, CERFA 12101 pour passeport). Pour le permis de conduire perdu, la déclaration de perte est faite en ligne sur ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés ants.gouv.fr) ou en préfecture. Pour la carte grise perdue, l'attestation est faite sur le site SIV (Système d'Immatriculation des Véhicules) avant la demande de duplicata. Pour les vols, une plainte préalable auprès des forces de l'ordre (Gendarmerie, Police nationale) est requise.

Un entrepreneur créant une société (SARL, SAS, SA, SCI) via le Guichet unique INPI (formalites.entreprises.gouv.fr depuis janvier 2023) doit fournir une attestation sur l'honneur de non-condamnation pénale pour les dirigeants (gérant, président, directeur général, administrateurs). Cette attestation, requise par l'article L123-9 et suivants du Code de commerce, certifie que le dirigeant n'a fait l'objet d'aucune condamnation pénale incompatible avec l'exercice d'une fonction de direction d'entreprise commerciale (notamment condamnations pour banqueroute, escroquerie, abus de confiance, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, blanchiment, fraude fiscale). Cette attestation est jointe au dossier d'immatriculation au RCS du Greffe du Tribunal de commerce compétent.

Un particulier achetant un véhicule d'occasion entre particuliers doit obtenir du vendeur une attestation sur l'honneur (formulaire CERFA 15776 - Déclaration de cession d'un véhicule) attestant de l'identité du vendeur, des caractéristiques du véhicule (immatriculation, marque, modèle, numéro de série VIN), du kilométrage exact, et de l'absence de gage ou d'opposition au transfert (vérifiable sur le site Histovec.interieur.gouv.fr). Cette déclaration est obligatoire pour le transfert de la carte grise auprès de l'ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) dans les 15 jours de la vente conformément à l'article R322-4 du Code de la route. Une fausse déclaration sur le kilométrage ou l'état du véhicule expose le vendeur à des sanctions civiles (annulation de la vente pour vice caché article 1641 CC) et pénales (article 441-7 Code pénal).

Une personne sollicitant une prestation sociale, une bourse étudiante (CROUS), une aide financière (Fonds de solidarité pour le logement FSL, aide juridictionnelle pour accès à la justice), ou un prêt étudiant peut être tenue de fournir une attestation sur l'honneur de ressources, de situation familiale, ou de domicile. Ces attestations complètent les justificatifs officiels (avis d'imposition DGFiP, fiches de paie, attestation CAF, certificat de scolarité) et engagent la responsabilité du déclarant. Les organismes peuvent procéder à des vérifications croisées avec la DGFiP, l'URSSAF, la CAF, et France Travail pour confirmer la véracité de la déclaration.

Que faut-il inclure dans votre Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France) ?

Une Attestation sur l'Honneur efficace et juridiquement valable en France exige le respect rigoureux de plusieurs éléments essentiels définis par l'article 202 du Code de procédure civile (pour les attestations destinées à la justice), par la pratique administrative française, et par les exigences du destinataire (administration, organisme social, banque). Voici les composantes indispensables que le déclarant doit intégrer dans l'attestation pour garantir sa force probante et son acceptation par le destinataire.

Identification complète du déclarant. L'attestation doit comporter les coordonnées exhaustives du déclarant conformément à l'article 202 du Code de procédure civile : nom de naissance (en majuscules) et nom marital ou d'usage si applicable, prénoms dans l'ordre de l'état civil, date et lieu de naissance (commune et département, ou pays pour les personnes nées à l'étranger), nationalité actuelle, numéro fiscal NIF à 13 chiffres (optionnel selon le destinataire mais utile pour les démarches DGFiP), profession actuelle (ou statut : retraité, étudiant, demandeur d'emploi, sans profession), et adresse complète de domicile actuel justifiée par facture EDF/GDF/eau/téléphone de moins de 3 mois. Cette identification précise permet l'authentification du déclarant et la vérification éventuelle de l'attestation par le destinataire.

Formulation explicite «JE DÉCLARE SUR L'HONNEUR». L'attestation doit comporter explicitement la formule sacramentelle «Je déclare sur l'honneur» ou «J'atteste sur l'honneur» qui qualifie juridiquement l'acte et engage la responsabilité du déclarant. Cette formulation n'est pas exigée par un texte légal précis mais constitue la pratique constante admise par les administrations françaises et la jurisprudence. Elle distingue l'attestation sur l'honneur d'une simple déclaration ou affirmation, et renforce sa valeur probante. La formulation peut être complétée par des précisions sur la nature de la déclaration (par exemple «Je déclare sur l'honneur être célibataire, n'avoir jamais été marié(e), et ne pas être engagé(e) dans un PACS»).

Contenu précis et factuel de la déclaration. L'attestation doit décrire de manière précise, factuelle et circonstanciée les faits ou situations attestés. Évitez les formulations vagues, ambiguës, ou subjectives qui pourraient affaiblir la force probante de l'attestation. Soyez factuel et précis, citez les dates exactes (au format DD/MM/AAAA), les noms et coordonnées des personnes mentionnées, les références utiles (numéros de dossier, identifiants, adresses cadastrales). Exemple précis : «Je déclare sur l'honneur être sans emploi depuis le 15/03/2026, ne percevoir aucune rémunération d'activité, et être inscrit(e) comme demandeur d'emploi auprès de France Travail (anciennement Pôle Emploi) depuis cette date sous le numéro d'identifiant [numéro]». Vous trouverez sur forms-legal.com des modèles structurés selon le type d'attestation.

Mention du destinataire de l'attestation. L'attestation doit mentionner explicitement le destinataire auprès duquel elle est produite : nom et adresse de l'administration (par exemple «France Travail, Agence de Paris 4e arrondissement, 12 rue Saint-Antoine, 75004 Paris»), de l'organisme social (CAF, MSA, CPAM, URSSAF), de la banque (BNP Paribas Agence Paris Bastille), de l'employeur (Société ABC SARL, SIREN 123 456 789), de la mairie ou préfecture, du tribunal compétent, du notaire ou avocat. Cette mention précise délimite la portée de l'attestation à un usage spécifique et permet au destinataire d'identifier l'objet de la démarche.

Rappel obligatoire des sanctions pénales (article 441-7 Code pénal). L'attestation doit comporter un rappel exprès des sanctions pénales encourues en cas de fausse déclaration, conformément à l'article 441-7 du Code pénal. Le déclarant doit reconnaître avoir été informé des peines encourues : un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende pour l'établissement d'une attestation faisant état de faits matériellement inexacts ; trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende lorsque l'infraction est commise en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui. Ce rappel renforce la solennité de l'engagement et conditionne la valeur probante de l'attestation auprès du destinataire. Les sanctions peuvent se cumuler avec d'autres infractions (faux et usage de faux article 441-1 Code pénal, escroquerie article 313-1 Code pénal, fraude fiscale article 1741 CGI 500 000 € amende + 5 ans prison).

Mention de l'absence de lien et d'intérêt (attestations en justice). Pour les attestations destinées à être produites en justice conformément à l'article 202 du Code de procédure civile, l'attestation doit mentionner expressément l'absence de lien de parenté ou d'alliance entre le déclarant et les parties au procès (sauf si le lien existe et doit être révélé), et l'absence d'intérêt personnel direct ou indirect dans l'issue du litige. Ces mentions permettent au juge d'apprécier la valeur probante du témoignage écrit. Pour les attestations administratives courantes (France Travail, CAF, banques), ces mentions ne sont pas exigées.

Mention manuscrite et écriture personnelle. Conformément à l'article 202 du Code de procédure civile pour les attestations en justice, l'attestation doit être écrite, datée et signée de la main de son auteur. Pour les attestations administratives courantes, la dactylographie est admise mais la signature doit rester manuscrite. Une mention manuscrite finale est recommandée pour renforcer la valeur probante : «Lu et approuvé - Bon pour attestation sur l'honneur» suivi de la signature manuscrite, le tout intégralement écrit de la main du déclarant. Pour les attestations électroniques, utiliser une signature électronique qualifiée eIDAS conforme au Règlement européen 910/2014.

Date et lieu de signature. L'attestation doit comporter la date complète de signature (jour, mois, année au format DD/MM/AAAA) et le lieu de signature (ville). La date détermine la validité temporelle de l'attestation (généralement 3 mois à 1 an selon le destinataire et le type d'attestation) et constitue le point de départ de la prescription pénale en cas de fausse déclaration (6 ans en matière correctionnelle conformément à l'article 8 du Code de procédure pénale modifié par la loi n°2017-242 du 27 février 2017). Le lieu détermine le tribunal compétent en cas de poursuites pénales (Tribunal correctionnel du lieu de commission ou du domicile de l'auteur).

Signature manuscrite et joindre la pièce d'identité. L'attestation doit obligatoirement être signée manuscritement par le déclarant. Pour les attestations administratives, la signature dactylographiée ou électronique non qualifiée n'est généralement pas acceptée. Pour les attestations en justice conformément à l'article 202 CPC, la signature manuscrite est obligatoire. La pièce d'identité du déclarant (copie recto-verso de la carte nationale d'identité française ou du passeport en cours de validité) DOIT être jointe à l'attestation pour permettre la vérification de l'identité par le destinataire. Pour certaines attestations spécifiques, des justificatifs complémentaires sont requis (justificatif de domicile, attestation employeur, avis d'imposition DGFiP).

Pièces jointes obligatoires et conservation d'une copie. Selon le type d'attestation et les exigences du destinataire, des pièces justificatives complémentaires doivent être jointes : copie de la pièce d'identité (CNI ou passeport en cours de validité), justificatif de domicile < 3 mois (facture EDF/GDF/eau/téléphone, quittance de loyer, avis d'imposition), avis d'imposition DGFiP pour les déclarations de ressources, bulletins de paie pour les attestations professionnelles, attestation France Travail pour les déclarations de chômage, jugement de divorce pour les attestations de célibat. Conservez systématiquement une copie de l'attestation signée et des pièces jointes pour vos archives, ainsi que les justificatifs de la situation déclarée pendant au moins 5 ans (durée de la prescription civile article 2224 CC) pour pouvoir répondre à d'éventuelles vérifications ultérieures par les organismes destinataires. Pour comparaison, consulter également la Déclaration sur l'Honneur et la Déclaration de Revenus 2042.

Comment remplir votre Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France)

Préparer une Attestation sur l'Honneur efficace en France implique une démarche structurée pour garantir sa validité juridique, son acceptation par le destinataire, et éviter les sanctions pénales en cas d'erreur ou de fausse déclaration. Suivez ces étapes méthodiques pour produire une attestation conforme aux exigences de l'article 202 du Code de procédure civile et de la pratique administrative française.

Étape 1 - Identifier précisément le destinataire et l'objet de l'attestation. Avant de rédiger l'attestation, identifiez précisément le destinataire (France Travail, CAF, banque, mairie, tribunal, notaire, employeur) et l'objet précis de la déclaration. Renseignez-vous sur les exigences spécifiques du destinataire : certaines administrations fournissent des modèles d'attestation pré-établis (formulaires CERFA téléchargeables sur service-public.fr ou impots.gouv.fr), d'autres acceptent les attestations libres. Vérifiez si des justificatifs complémentaires sont requis (pièce d'identité, justificatif de domicile, avis d'imposition DGFiP, bulletins de paie). Cette préparation préalable évite les rejets de l'attestation pour non-conformité.

Étape 2 - Renseigner l'identification complète du déclarant. Renseignez les coordonnées exhaustives du déclarant en tête de l'attestation : nom de naissance (en majuscules) et nom marital ou d'usage si applicable (par exemple «MARTIN née DUPONT»), prénoms dans l'ordre de l'état civil (par exemple «Marie, Sophie, Catherine»), date et lieu de naissance (au format DD/MM/AAAA + commune + département, ou pays pour les personnes nées à l'étranger), nationalité actuelle, numéro fiscal NIF à 13 chiffres délivré par la DGFiP (optionnel mais utile), profession actuelle ou statut (retraité, étudiant, demandeur d'emploi, sans profession), et adresse complète de domicile actuel (numéro, rue, code postal, commune).

Étape 3 - Utiliser la formule sacramentelle «JE DÉCLARE SUR L'HONNEUR». Commencez la partie déclarative par la formule sacramentelle en caractères gras : «JE DÉCLARE SUR L'HONNEUR» ou «J'ATTESTE SUR L'HONNEUR». Cette formulation, bien que non exigée par un texte légal précis, constitue la pratique constante admise par les administrations françaises et la jurisprudence. Elle qualifie juridiquement l'acte, distingue l'attestation sur l'honneur d'une simple déclaration ou affirmation, et engage la responsabilité du déclarant.

Étape 4 - Rédiger précisément le contenu de la déclaration. Rédigez le contenu de la déclaration de manière précise, factuelle, circonstanciée et exempte de toute ambiguïté ou subjectivité. Soyez factuel et précis, citez les dates exactes (au format DD/MM/AAAA), les noms et coordonnées des personnes mentionnées, les références utiles (numéros de dossier, identifiants, adresses cadastrales). Évitez les formulations vagues («depuis longtemps», «de temps en temps», «occasionnellement») qui affaiblissent la force probante. Privilégiez les formulations précises («depuis le 15/03/2026», «à compter du 1er janvier 2026», «pour la période du 01/01/2026 au 31/12/2026»). Pour les déclarations complexes, structurez en paragraphes numérotés ou en points clairs.

Étape 5 - Mentionner le destinataire de l'attestation. Mentionnez explicitement le destinataire auprès duquel l'attestation est produite avec ses coordonnées complètes : nom et adresse de l'administration (par exemple «France Travail, Agence de Paris 4e arrondissement, 12 rue Saint-Antoine, 75004 Paris»), nom de l'organisme social (CAF, MSA, CPAM, URSSAF), nom de la banque et de l'agence (BNP Paribas Agence Paris Bastille), nom et SIREN de l'employeur, mairie ou préfecture, juridiction (Tribunal judiciaire de Paris), notaire ou avocat. La formulation type est : «La présente attestation est établie à la demande de et pour servir et valoir ce que de droit auprès de [destinataire]».

Étape 6 - Inclure le rappel obligatoire des sanctions pénales. Insérez OBLIGATOIREMENT un paragraphe rappelant les sanctions pénales encourues en cas de fausse déclaration, conformément à l'article 441-7 du Code pénal. Formulation type : «J'ai bien noté qu'en application de l'article 441-7 du Code pénal, est puni d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende le fait d'établir une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts, de falsifier une attestation, ou de faire usage d'une attestation inexacte. Ces peines sont portées à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende lorsque l'infraction est commise en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui». Ce rappel renforce la solennité de l'engagement et conditionne la valeur probante de l'attestation.

Étape 7 - Pour les attestations en justice, ajouter les mentions de l'article 202 CPC. Pour les attestations destinées à être produites en justice conformément à l'article 202 du Code de procédure civile, ajouter expressément : la mention de l'absence de lien de parenté ou d'alliance entre le déclarant et les parties au procès (sauf si le lien existe et doit être révélé) ; la mention de l'absence d'intérêt personnel direct ou indirect dans l'issue du litige ; la mention indiquant que l'attestation est destinée à être produite en justice et que son auteur a connaissance des sanctions pénales encourues en cas de fausse attestation. Ces mentions permettent au juge d'apprécier la valeur probante du témoignage écrit conformément aux articles 202 et 203 du CPC.

Étape 8 - Indiquer la date et le lieu de signature. Apposer la date complète de signature (jour, mois, année au format DD/MM/AAAA) et le lieu de signature (ville). Formulation type : «Fait à Paris, le 25 mai 2026». La date détermine la validité temporelle de l'attestation (généralement 3 mois à 1 an selon le destinataire) et constitue le point de départ de la prescription pénale en cas de fausse déclaration (6 ans en matière correctionnelle article 8 CPP). Le lieu détermine le tribunal compétent en cas de poursuites pénales.

Étape 9 - Apposer la signature manuscrite. Signez MANUSCRITEMENT l'attestation à l'encre indélébile (stylo bleu ou noir, pas de stylo effaçable ou de crayon). Une signature dactylographiée, scannée, ou électronique non qualifiée n'est généralement pas acceptée pour les attestations sur l'honneur. Pour les attestations électroniques (rares mais possibles), utilisez une signature électronique qualifiée eIDAS conforme au Règlement européen 910/2014 (DocuSign Premium, Universign Qualified, Yousign Qualified). Une mention manuscrite finale recommandée est : «Lu et approuvé - Bon pour attestation sur l'honneur» suivi de la signature manuscrite, le tout intégralement écrit de la main du déclarant.

Étape 10 - Joindre les pièces obligatoires et conserver une copie. Joignez OBLIGATOIREMENT à l'attestation : copie de la pièce d'identité du déclarant (carte nationale d'identité française ou passeport en cours de validité, recto-verso) ; copie d'un justificatif de domicile de moins de 3 mois (facture EDF/GDF/eau/téléphone, quittance de loyer, avis d'imposition DGFiP) ; tout autre justificatif requis par le destinataire selon le type d'attestation (avis d'imposition pour ressources, bulletins de paie pour emploi, attestation France Travail pour chômage, jugement de divorce pour célibat). Conservez SYSTÉMATIQUEMENT une copie de l'attestation signée et des pièces jointes pour vos archives, ainsi que les justificatifs de la situation déclarée pendant au moins 5 ans (durée de prescription civile article 2224 CC) pour pouvoir répondre à d'éventuelles vérifications ultérieures par les organismes destinataires.

Erreurs courantes à éviter dans votre Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France)

L'Attestation sur l'Honneur en France présente des risques juridiques et pénaux importants pour les déclarants qui négligent les règles essentielles du Code de procédure civile, du Code pénal, et de la pratique administrative. Voici les erreurs les plus fréquentes observées dans la pratique et les solutions pour les éviter, sachant que les sanctions de l'article 441-7 du Code pénal peuvent atteindre 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende.

Établir une attestation contenant des faits inexacts. C'est l'erreur la plus grave et la plus dangereuse. Beaucoup de personnes établissent des attestations sur l'honneur contenant des faits qu'elles savent inexacts (attestation de non-emploi alors qu'on exerce une activité non déclarée, attestation d'hébergement chez un tiers qu'on ne connaît pas réellement, attestation de célibat alors qu'on est marié à l'étranger, attestation de ressources minorant les revenus réels) pour obtenir indûment des prestations sociales, des aides financières, ou des avantages. Cette pratique constitue une infraction pénale réprimée par l'article 441-7 du Code pénal (1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende, portés à 3 ans et 45 000 € si l'attestation est faite en vue de procurer un avantage indu ou de porter préjudice au Trésor public). Solution : Ne JAMAIS établir une attestation sur l'honneur contenant des faits dont vous savez qu'ils sont inexacts. Si vous avez un doute sur la véracité d'un fait, abstenez-vous d'attester ou nuancez votre déclaration en précisant l'incertitude. Les administrations disposent de moyens de vérification croisée importants (DGFiP, URSSAF, CAF, France Travail, Banque de France FICP) qui détectent rapidement les fausses déclarations.

Négliger l'identification complète du déclarant. Beaucoup d'attestations sont rejetées par les administrations en raison d'une identification incomplète du déclarant (oubli du nom de naissance, prénoms incomplets, date ou lieu de naissance imprécis, adresse incomplète). Cette incomplétude empêche l'authentification du déclarant et la vérification de l'attestation par le destinataire. Solution : renseigner SYSTÉMATIQUEMENT et COMPLÈTEMENT en tête de l'attestation : nom de naissance en majuscules et nom marital ou d'usage si applicable, prénoms dans l'ordre de l'état civil, date et lieu de naissance au format DD/MM/AAAA + commune + département, nationalité, numéro fiscal NIF, profession, adresse complète. Joindre OBLIGATOIREMENT une copie recto-verso de la pièce d'identité (carte nationale d'identité française ou passeport en cours de validité) pour permettre la vérification par le destinataire.

Oublier la mention obligatoire des sanctions pénales. Beaucoup d'attestations omettent le rappel obligatoire des sanctions pénales encourues en cas de fausse déclaration, ce qui peut affaiblir leur force probante et leur acceptation par certains destinataires. Solution : intégrer SYSTÉMATIQUEMENT un paragraphe rappelant l'article 441-7 du Code pénal et les peines encourues (1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende, portés à 3 ans et 45 000 € si l'attestation est faite en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui). Cette mention renforce la solennité de l'engagement et conditionne la valeur probante de l'attestation. Pour les attestations en justice conformément à l'article 202 du Code de procédure civile, cette mention est strictement obligatoire avec en plus l'indication que l'attestation est destinée à être produite en justice.

Rédiger des formulations vagues ou ambiguës. Beaucoup d'attestations contiennent des formulations vagues («depuis longtemps», «de temps en temps», «occasionnellement», «environ») qui affaiblissent leur force probante et peuvent être contestées par le destinataire. Cette imprécision peut conduire au rejet de l'attestation ou à des demandes de précisions supplémentaires retardant la démarche. Solution : rédiger SYSTÉMATIQUEMENT des formulations précises, factuelles et circonstanciées avec dates exactes (au format DD/MM/AAAA), noms et coordonnées complets des personnes mentionnées, références utiles (numéros de dossier, identifiants, adresses cadastrales). Privilégier les formulations précises («depuis le 15/03/2026», «à compter du 1er janvier 2026», «pour la période du 01/01/2026 au 31/12/2026») aux formulations vagues.

Signer l'attestation par voie électronique non qualifiée. Beaucoup de personnes signent les attestations sur l'honneur par scan, signature électronique simple (clic d'acceptation), ou signature au stylet sur tablette grand public, ce qui n'a pas la même valeur probante que la signature manuscrite originale ou la signature électronique qualifiée eIDAS. Ces formes simplifiées peuvent être rejetées par les administrations qui exigent généralement une signature manuscrite originale pour les attestations sur l'honneur. Solution : signer SYSTÉMATIQUEMENT MANUSCRITEMENT l'attestation à l'encre indélébile (stylo bleu ou noir, pas de stylo effaçable ou de crayon). Une mention manuscrite finale recommandée est : «Lu et approuvé - Bon pour attestation sur l'honneur» suivi de la signature manuscrite, le tout intégralement écrit de la main du déclarant. Pour les attestations électroniques (rares mais possibles), utiliser une signature électronique qualifiée eIDAS conforme au Règlement européen 910/2014.

Oublier de joindre la pièce d'identité et les justificatifs. Beaucoup d'attestations sont rejetées par les administrations en raison de l'absence de pièce d'identité jointe ou de justificatifs complémentaires requis. La pièce d'identité du déclarant (copie recto-verso de la carte nationale d'identité française ou du passeport en cours de validité) est OBLIGATOIRE pour permettre la vérification de l'identité par le destinataire. Selon le type d'attestation, des justificatifs complémentaires sont également requis (justificatif de domicile, avis d'imposition, bulletins de paie). Solution : joindre SYSTÉMATIQUEMENT à l'attestation : copie recto-verso de la pièce d'identité en cours de validité ; copie d'un justificatif de domicile de moins de 3 mois (facture EDF/GDF/eau/téléphone, quittance de loyer, avis d'imposition DGFiP) ; tout autre justificatif requis par le destinataire selon le type d'attestation.

Négliger de mentionner le destinataire et l'usage prévu. Beaucoup d'attestations sont rédigées de manière générique sans mention du destinataire spécifique et de l'usage prévu, ce qui peut être interprété comme une attestation «multi-usage» dont la valeur probante est diminuée. Solution : mentionner EXPLICITEMENT le destinataire de l'attestation avec ses coordonnées complètes (nom et adresse de l'administration, de l'organisme social, de la banque, de l'employeur, de la mairie ou préfecture, du tribunal). Formulation type : «La présente attestation est établie à la demande de et pour servir et valoir ce que de droit auprès de [destinataire]». Cette mention délimite la portée de l'attestation à un usage spécifique et facilite son traitement par le destinataire.

Établir une attestation pour le compte d'autrui (faux pour autrui). L'établissement d'une attestation pour le compte d'une autre personne (en imitant sa signature ou en falsifiant son identité) constitue le délit de faux et usage de faux puni par l'article 441-1 du Code pénal (3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende) en plus de l'article 441-7 (sanctions de la fausse attestation). Cette infraction est particulièrement grave car elle implique une intention frauduleuse caractérisée et porte atteinte à l'identité d'autrui. Solution : NE JAMAIS établir une attestation pour le compte d'une autre personne sans son consentement explicite et sa signature personnelle. Si vous souhaitez que quelqu'un atteste d'un fait pour vous, demandez-lui de rédiger et signer lui-même son attestation avec sa propre identité et sa propre signature.

Ignorer l'obligation de signalement des changements de situation. Le déclarant a l'obligation morale et parfois légale de signaler au destinataire tout changement de situation susceptible de modifier l'attestation initiale (par exemple obtention d'un emploi après une attestation de non-emploi auprès de France Travail, déménagement après une attestation d'hébergement, perception de revenus après une attestation de non-perception de ressources). Le défaut de signalement peut entraîner la requalification en fausse attestation par dissimulation et l'application des sanctions de l'article 441-7 Code pénal et de l'article L114-13 CSS pour les prestations sociales. Solution : signaler IMMÉDIATEMENT par lettre recommandée avec accusé de réception tout changement de situation au destinataire de l'attestation initiale. Conserver une copie de la lettre de signalement comme preuve de bonne foi. Pour les attestations devant les organismes sociaux, utiliser les téléservices dédiés (espace personnel France Travail, Mon Espace CAF, Mes Comptes URSSAF) qui permettent une mise à jour rapide et tracée.

Négliger la conservation des preuves. Beaucoup de déclarants ne conservent ni copie de l'attestation signée ni les justificatifs de la situation déclarée, ce qui les expose en cas de vérification ultérieure par l'administration ou de poursuites pénales. Solution : conserver SYSTÉMATIQUEMENT pendant au moins 5 ans (durée de prescription civile article 2224 CC, et 6 ans pour la prescription pénale en matière correctionnelle article 8 CPP) : copie de l'attestation signée avec date et lieu ; copies de toutes les pièces jointes (pièce d'identité, justificatif de domicile, autres) ; justificatifs de la situation déclarée (fiches de paie, attestations France Travail, avis d'imposition DGFiP, attestations CAF, certificats médicaux) ; correspondances avec le destinataire (lettres RAR, emails, courriels confirmés).

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement.

  1. eIDASEU official

Citer cette page

Référencez ce modèle gratuit dans un article, un programme de cours ou une note de recherche :

APA

Forms Legal. (2026). Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France) (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/personal/legal-declarations/attestation-honneur

MLA

"Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France) (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/personal/legal-declarations/attestation-honneur.

BibTeX
@misc{formslegal-attestation-honneur,
  author       = {{Forms Legal}},
  title        = {Attestation sur l'Honneur (Modèle Universel - France) (France)},
  year         = {2026},
  howpublished = {\url{https://forms-legal.com/fr/france/personal/legal-declarations/attestation-honneur}},
  note         = {Free legal document template}
}

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

Une erreur ? Signalez-le-nous

Documents Connexes

Vous pourriez également trouver ces documents utiles :

Déclaration de Don d'Organes / Inscription Registre National

Document par lequel une personne exprime sa volonté de donner ses organes et tissus après son décès, ou au contraire fait valoir son opposition au don, conformément aux articles L1232-1 à L1232-6 du Code de la santé publique et au principe du consentement présumé instauré par la loi n°2017-301 du 9 mars 2017.

Acte de Rectification d'Erreur Matérielle d'État Civil

Requête adressée au procureur de la République ou au juge du Tribunal judiciaire pour la rectification d'une erreur matérielle sur un acte d'état civil (acte de naissance, de mariage, de décès), en application des articles 99 du Code civil et 1046 du Code de procédure civile.

Attestation de Bonne Conduite / Lettre de Référence (France)

Attestation de bonne conduite et lettre de référence en France, conforme à l'article 202 du Code de procédure civile. Document attestant du sérieux, de la moralité et des qualités d'une personne, utilisé pour une embauche, une démarche judiciaire, un titre de séjour ou un logement social.

Attestation de Cohabitation / Concubinage Notoire (France)

Attestation de cohabitation et de concubinage notoire en France, conforme à l'article 515-8 du Code civil (Loi n°99-944 du 15 novembre 1999). Prouve la vie commune stable pour les démarches CPAM, employeur (congés), CAF (APL) et banque.

Attestation de Domicile par un Tiers (France)

Attestation de domicile par un tiers en France, conforme à l'article 202 du Code de procédure civile et à la Loi n°2017-1339. Document utilisé pour prouver la résidence principale d'une personne hébergée chez un tiers auprès des préfectures, CAF, CPAM et mairies.