Attestation de Bonne Conduite / Lettre de Référence (France)
Code de procédure civile art. 202 — Code pénal art. 441-7 — Références professionnelles et personnelles
ATTESTATION DE BONNE CONDUITE / LETTRE DE RÉFÉRENCE
Conformément à l'article 202 du Code de procédure civile et à l'article 441-7 du Code pénal
Identification du Signataire
JE SOUSSIGNÉ(E) :
Nom et prénom(s) : [Signataire Nom]
Qualité / titre : [Signataire Qualite]
Organisme / entreprise : [Signataire Organisme]
Adresse : [Signataire Adresse]
Contact : [Signataire Contact]
Attestation de Bonne Conduite
ATTESTE SUR L'HONNEUR CONNAÎTRE :
[Beneficiaire Nom]
En qualité de : [Lien Sig Benef]
Depuis : [Duree Lien]
ET ATTESTE CE QUI SUIT :
[Qualites Attestees]
[Recommandation Finale]
La présente attestation est établie à la demande de l'intéressé(e) pour servir et valoir ce que de droit dans le cadre de : [Contexte Demande]
Sanctions Pénales
Je reconnais avoir été informé(e) qu'en application de l'article 441-7 du Code pénal, est puni d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende le fait d'établir une attestation faisant état de faits matériellement inexacts, ces peines étant portées à 3 ans et 45 000 € si l'attestation est faite en vue de procurer un avantage indu.
Signature
Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature]
Signature du signataire :
_________________________________________
[Signataire Nom], [Signataire Qualite]
[Signataire Organisme]
Si l'attestation est établie dans un cadre professionnel, apposer le cachet ou tampon de l'organisme.
Signataire (auteur de la référence)
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Attestation de Bonne Conduite / Lettre de Référence (France) ?
L'attestation de bonne conduite est, en droit français, la déclaration écrite par laquelle son auteur témoigne du comportement ou des qualités d'une personne, soumise à l'article 202 du Code de procédure civile et aux sanctions de l'article 441-7 du Code pénal en cas de fausse attestation.
L'Attestation de Bonne Conduite en France est encadrée par l'article 202 du Code de procédure civile, qui fixe les conditions de validité des attestations destinées à être produites en justice. Pour les attestations employeur destinées à un recrutement, le Code du travail art. L1211-1 et suivants régit les références professionnelles, en particulier le respect de la vie privée du salarié (loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés — CNIL). L'employeur qui donne une référence ne peut divulguer que des informations en lien avec l'emploi occupé et les qualités professionnelles, non des informations privées (état de santé, vie familiale, convictions politiques ou religieuses).
L'Attestation de Bonne Conduite en France est utilisée dans des contextes très variés. Pour une demande d'emploi, elle renforce le dossier de candidature en confirmant les qualités professionnelles indiquées sur le CV. Pour les demandes de titre de séjour en préfecture (notamment les cartes «vie privée et familiale» art. L423-23 CESEDA et les cartes de résident), certains dossiers incluent des attestations de bonne conduite de l'employeur, du voisinage ou d'associations fréquentées par le demandeur. Pour les procédures judiciaires (libération conditionnelle, sursis avec mise à l'épreuve, réhabilitation judiciaire — Code pénal art. 133-12 à 133-17), des attestations de bonne conduite de l'entourage du prévenu ou condamné constituent des éléments à décharge. Pour l'inscription dans des établissements d'enseignement ou des programmes sélectifs, une lettre de recommandation d'un professeur ou d'un responsable pédagogique est souvent requise.
L'Attestation de Bonne Conduite en France engage la responsabilité pénale et civile de son auteur. Sur le plan pénal, l'article 441-7 du Code pénal punit d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende le fait d'établir une attestation faisant état de faits matériellement inexacts. Si l'attestation est établie pour procurer un avantage indu (obtention frauduleuse d'un emploi, d'un titre de séjour, d'une libération judiciaire), les peines sont portées à 3 ans et 45 000 €. Sur le plan civil, si une attestation mensongère cause un préjudice à un tiers (employeur qui recrute une personne au comportement réellement problématique sur la base d'une fausse attestation), l'auteur peut être tenu responsable sur le fondement de l'article 1240 du Code civil (responsabilité pour faute).
Formes-legal.com met à disposition un modèle d'Attestation de Bonne Conduite structuré conforme à l'article 202 du Code de procédure civile, couvrant les quatre composantes essentielles : identification du signataire, identification du bénéficiaire, contenu factuel de la référence, et engagement de sincérité. Ce modèle peut être utilisé dans tous les contextes professionnels, personnels ou judiciaires nécessitant une attestation de bonne conduite en France, à télécharger gratuitement en PDF ou Word.
En termes de preuve judiciaire, la valeur de l'Attestation de Bonne Conduite varie selon la qualité et la crédibilité du signataire. Une attestation d'un directeur des ressources humaines d'une grande entreprise (attestant de 5 ans de travail exemplaire) a davantage de poids qu'une attestation d'un voisin inconnu. Les juridictions françaises (Tribunal correctionnel, Cour d'assises, Cour d'appel) apprécient librement la valeur probante des attestations produites, conformément au principe de liberté de preuve en matière civile et à l'intime conviction du juge pénal.
Quand avez-vous besoin d'un Attestation de Bonne Conduite / Lettre de Référence (France) ?
L'Attestation de Bonne Conduite en France est nécessaire dans de nombreuses situations où la moralité, le sérieux ou les qualités d'une personne doivent être prouvés par des témoignages tiers.
La demande de titre de séjour ou de carte de résident en préfecture est l'un des usages fréquents de l'Attestation de Bonne Conduite en France. Pour les dossiers de naturalisation (art. L21-26 Code de la nationalité française — décret n°93-1362 du 30 décembre 1993), les candidats à la nationalité française doivent prouver leur assimilation à la communauté française, notamment par des attestations de bonne conduite d'employeurs, de responsables associatifs et de voisins. Le Ministère de l'Intérieur appréciera d'autant plus ces attestations qu'elles sont récentes et signées par des personnes dont l'identité et la qualité sont vérifiables.
La procédure pénale judiciaire est un contexte majeur pour l'Attestation de Bonne Conduite en France. Dans le cadre d'une procédure correctionnelle ou d'assises, l'avocat de la défense peut produire des attestations de bonne conduite pour atténuer la peine prononcée (art. 132-20 Code pénal). Pour les demandes de libération conditionnelle (art. 729 Code de procédure pénale), de sursis probatoire (art. 132-40 CP) ou de réhabilitation judiciaire (art. 133-12 à 133-17 CP), des attestations de l'employeur, de la famille et de l'entourage du condamné constituent des pièces importantes du dossier présenté au juge d'application des peines ou au Tribunal correctionnel.
Le recrutement professionnel est le contexte le plus courant de la lettre de référence en France. Bien que les «références employeur» ne soient pas légalement obligatoires (contrairement au certificat de travail art. L1237-19 Code du travail, qui lui est obligatoire à la fin de tout contrat), les employeurs peuvent librement demander des références et les candidats peuvent spontanément les fournir. La lettre de référence permet à l'employeur de vérifier les informations du CV et d'évaluer les qualités professionnelles du candidat au-delà des documents officiels.
L'inscription dans certains établissements d'enseignement supérieur, grandes écoles et programmes sélectifs nécessite des lettres de recommandation. L'Attestation de Bonne Conduite d'un professeur ou d'un directeur pédagogique est demandée par Sciences Po Paris, HEC, l'École Polytechnique, ainsi que par les universités étrangères acceptant des étudiants français dans le cadre du programme Erasmus+ (règlement UE n°1288/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013).
La demande de logement social HLM ou de logement étudiant (résidences CROUS) peut nécessiter des attestations de bonne conduite du propriétaire ou bailleur précédent, notamment dans les cas où le dossier locatif est jugé insuffisant sur le plan de la solvabilité. Les commissions d'attribution HLM prennent en compte les attestations de bonne tenue des précédents logements lors de l'attribution des logements sociaux.
Les procédures d'adoption (nationale ou internationale) menées devant le Tribunal judiciaire ou les autorités centrales d'adoption nécessitent des enquêtes sociales et des attestations de bonne conduite de l'entourage des futurs parents adoptifs. L'arrêté du 23 octobre 2006 relatif à l'agrément en vue d'adoption précise les documents requis, dont des attestations de moralité.
Que faut-il inclure dans votre Attestation de Bonne Conduite / Lettre de Référence (France) ?
L'Attestation de Bonne Conduite en France doit contenir des éléments précis pour être crédible et recevable dans les procédures administratives ou judiciaires.
L'identification complète et vérifiable du signataire est le premier élément fondamental. L'attestation doit mentionner les nom et prénom(s) complets du signataire, son titre et sa qualité (directeur des ressources humaines, professeur certifié, président d'association), le nom et l'adresse de l'organisme ou entreprise, et des coordonnées de contact permettant une vérification éventuelle (téléphone professionnel, email). Une attestation d'un signataire non identifiable ou dont les coordonnées sont inexactes a une valeur probante quasi nulle devant les administrations et les tribunaux.
L'identification précise du bénéficiaire de la référence constitue le deuxième élément indispensable. L'attestation doit mentionner le nom complet du bénéficiaire, la nature et la durée de la relation entre le signataire et le bénéficiaire (5 ans de relation employeur/salarié, 3 ans de cohabitation dans le même immeuble). Plus la durée de la relation est longue, plus l'attestation est crédible, car elle démontre une connaissance approfondie et non anecdotique de la personne.
Le contenu factuel et précis de l'attestation est le troisième élément clé. L'attestation doit décrire des qualités concrètes et observées (ponctualité, rigueur professionnelle, respect des collègues et clients, absence de mesure disciplinaire, capacités de gestion ou de leadership) plutôt que des superlatifs généraux ("excellent", "remarquable", "parfait"). Des exemples précis (gestion d'une équipe de 8 personnes, résultats de vente supérieurs de 20% aux objectifs) renforcent la crédibilité. La CNIL et le Code du travail imposent de ne mentionner que des éléments en lien avec l'emploi ou la mission exercée, non des informations privées.
La mention des sanctions pénales et l'engagement de sincérité constituent le quatrième élément requis. Conformément à l'article 202 du Code de procédure civile, l'attestation doit mentionner que l'auteur a connaissance des sanctions pénales encourues en cas de fausse attestation (art. 441-7 Code pénal). Cette mention renforce la valeur probante du document et informe le destinataire de la responsabilité personnelle du signataire.
La signature, la date et le contexte d'utilisation sont le cinquième élément. La signature manuscrite du signataire, accompagnée de son cachet professionnel si disponible (tampon de société, cachet de l'établissement scolaire), renforce l'authenticité. La date doit être récente (moins de 3 mois pour la plupart des usages). Préciser le contexte d'utilisation (candidature à un emploi, dossier judiciaire, demande de naturalisation) personnalise l'attestation et en augmente la valeur.
Formes-legal.com propose un modèle d'Attestation de Bonne Conduite en 5 sections structurées, couvrant tous ces éléments, avec des suggestions de formulations adaptées aux différents contextes (professionnel, judiciaire, scolaire, associatif). Le modèle inclut les mentions légales requises par l'article 202 du Code de procédure civile et le rappel des sanctions de l'article 441-7 du Code pénal.
Comment remplir votre Attestation de Bonne Conduite / Lettre de Référence (France)
Remplir l'Attestation de Bonne Conduite en France correctement permet de maximiser sa valeur probante dans les procédures administratives et judiciaires.
Étape 1 : Identification du signataire. Indiquer le nom complet (en majuscules pour le nom de famille), le titre ou la qualité (Directeur des Ressources Humaines, Professeur certifié, Président d'association), le nom complet de l'entreprise ou organisme avec SIREN si applicable (ex : Société RENAULT SA SIREN 775 671 464), l'adresse professionnelle et les coordonnées de contact (téléphone direct et email professionnel). Ces informations permettront au destinataire de l'attestation de vérifier son authenticité.
Étape 2 : Nature du lien. Sélectionner la nature de la relation (employeur/salarié, supérieur hiérarchique, professeur/élève, responsable associatif, voisinage) et indiquer la durée de la relation (depuis combien de temps le signataire connaît le bénéficiaire). Une relation longue et professionnelle est plus probante. Indiquer «depuis 3 ans» ou «depuis janvier 2022» est plus crédible que «depuis peu».
Étape 3 : Identification du bénéficiaire. Saisir le nom complet du bénéficiaire tel qu'il figure sur sa pièce d'identité. Ne pas indiquer d'informations personnelles non demandées (numéro de sécurité sociale, adresse personnelle).
Étape 4 : Contenu de la référence (qualités attestées). Rédiger le contenu en restant factuel et précis. Préférer : «N'a fait l'objet d'aucune mesure disciplinaire pendant 4 ans» à «Excellent comportement». Citer des réalisations concrètes : «A géré le recrutement de 12 personnes», «A obtenu une moyenne générale de 17/20 sur 2 ans». Respecter la règle CNIL : mentionner uniquement des éléments en lien avec les qualités professionnelles ou civiques attestées, non des éléments de vie privée.
Étape 5 : Recommandation finale et contexte. Sélectionner la formule de recommandation (sans réserve, ou attestation de bonne conduite observée sans recommandation générale). Préciser le contexte de la demande (candidature à un emploi chez X, dossier de naturalisation, procédure judiciaire).
Étape 6 : Signature et cachet. Dater du jour de la signature. Apposer la mention manuscrite «Lu et approuvé». Signer et apposer le cachet ou tampon de l'organisme si disponible. Pour une attestation établie dans un cadre professionnel, le cachet officiel augmente significativement la valeur probante.
Exigences juridiques pour Attestation de Bonne Conduite / Lettre de Référence (France)
L'Attestation de Bonne Conduite en France est encadrée par plusieurs dispositifs légaux qu'il convient de respecter.
Exigences de l'article 202 du Code de procédure civile. Pour les attestations destinées à être produites en justice, l'article 202 CPC impose que l'attestation soit rédigée, datée et signée, mentionne l'identité complète du signataire, précise l'absence de lien de parenté ou d'alliance avec les parties si produite dans un litige, et que l'auteur ait connaissance des sanctions pénales encourues. La Cour de cassation a précisé que l'omission de certaines mentions peut être rectifiée si les parties ne s'y opposent pas (Cass. Civ. 2, 20 oct. 2005, n°03-20.725).
Cadre RGPD et CNIL pour les références professionnelles. Lorsqu'une Attestation de Bonne Conduite est établie dans un cadre professionnel (référence employeur), le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD — Règlement UE n°2016/679 du 27 avril 2016) et la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 (loi Informatique et Libertés modifiée) s'appliquent. L'employeur ne peut divulguer dans une référence que des données à caractère personnel en lien avec l'activité professionnelle du salarié. La divulgation d'informations sur l'état de santé, les convictions religieuses ou politiques, la vie familiale ou la situation financière personnelle est interdite par l'article 6 du RGPD sauf consentement explicite de l'intéressé.
La responsabilité civile de l'auteur (art. 1240 Code civil). Si une Attestation de Bonne Conduite mensongère cause un préjudice à un tiers (employeur trompé qui recrute une personne dangereuse, administration qui accorde un titre de séjour sur la base de fausses qualités), l'auteur engage sa responsabilité civile sur le fondement de l'article 1240 du Code civil (anciennement art. 1382). Cette responsabilité peut conduire à une obligation d'indemnisation si le lien de causalité entre la fausse attestation et le préjudice subi est établi.
La protection du salarié demandant une référence. Le salarié qui demande une attestation de bonne conduite ou une lettre de référence à son ancien employeur ne peut être contraint à accepter une référence négative ou déformée. Si l'employeur refuse de délivrer une référence, il ne peut être contraint légalement. Si l'attestation est mensongère ou diffamatoire, le salarié peut agir en diffamation (loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse) ou en dommages-intérêts (art. 1240 Code civil).
Erreurs courantes à éviter dans votre Attestation de Bonne Conduite / Lettre de Référence (France)
Plusieurs erreurs fréquentes compromettent la valeur de l'Attestation de Bonne Conduite en France.
Utiliser des superlatifs vagues sans faits concrets est l'erreur rédactionnelle la plus courante. Une attestation qui se contente de déclarer «M. X est une personne excellente, sérieuse et responsable» sans aucun fait concret a une valeur probante très faible. Les administrations et les juges français accordent davantage de poids aux attestations qui citent des faits précis et vérifiables (durée de la relation, absence de mesures disciplinaires, réalisations concrètes).
Divulguer des informations privées dans une référence professionnelle expose l'auteur à des sanctions RGPD. Mentionner dans une attestation professionnelle l'état de santé du bénéficiaire, sa situation familiale, ses convictions religieuses ou politiques, sans son accord explicite, constitue une violation du RGPD susceptible d'une amende de la CNIL pouvant atteindre 20 millions d'euros ou 4% du chiffre d'affaires mondial (art. 83 RGPD). Respecter strictement la règle : référence professionnelle = informations professionnelles uniquement.
Oublier de mentionner la durée et la nature précise de la relation avec le bénéficiaire prive l'attestation d'une partie de sa valeur. Une attestation signée d'un «ancien supérieur hiérarchique» sans préciser depuis quand ni dans quel cadre est moins convaincante qu'une attestation précisant «directeur technique de M. X pendant 4 ans (janvier 2020 - décembre 2023) dans le cadre d'un CDI chez la société Y (SIREN 123456789)».
Ne pas fournir de coordonnées vérifiables est une erreur fréquente. Les administrations et les tribunaux peuvent souhaiter contacter l'auteur pour vérifier l'attestation. Une attestation sans numéro de téléphone ni email professionnel actif est suspecte. Toujours indiquer des coordonnées à jour permettant une prise de contact rapide.
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}Questions Fréquentes
En France, l'employeur n'est pas légalement obligé de fournir une attestation de bonne conduite ou une lettre de référence à la fin d'un contrat de travail. Le Code du travail impose uniquement la délivrance du certificat de travail (art. L1237-19), du solde de tout compte (art. L1237-20) et de l'attestation Pôle Emploi (maintenant France Travail) devenue attestation de fin de contrat. La lettre de référence ou l'attestation de bonne conduite est un document facultatif que l'employeur peut, mais n'est pas obligé d'établir. En pratique, la grande majorité des employeurs français fournissent spontanément une lettre de référence sur demande du salarié, sauf en cas de licenciement pour faute grave ou lourde. Si l'employeur refuse, le salarié ne peut l'y contraindre légalement mais peut solliciter une attestation de ses collègues ou responsables directs.
L'Attestation de Bonne Conduite en France est effectivement utilisée dans les procédures pénales. Conformément à l'article 202 du Code de procédure civile (applicable par analogie en procédure pénale pour les attestations écrites), les attestations de bonne conduite produites par la défense sont recevables devant le Tribunal correctionnel, la Cour d'appel et la Cour d'assises. Elles sont prises en compte dans l'appréciation de la personnalité du prévenu et peuvent atténuer la peine prononcée. Pour les demandes de libération conditionnelle (art. 729 du Code de procédure pénale), de sursis probatoire (art. 132-40 Code pénal) ou de réhabilitation judiciaire (art. 133-12 Code pénal), des attestations d'employeurs, d'associations et de membres de la famille constituent des éléments essentiels du dossier. La valeur accordée à ces attestations relève de l'intime conviction du juge pénal, mais les attestations d'employeurs et de responsables d'associations reconnues ont généralement plus de poids que celles de simples connaissances.
Oui, et c'est même fortement recommandé. En France, nul n'est légalement contraint de fournir une Attestation de Bonne Conduite. Signer une attestation pour une personne que l'on connaît insuffisamment ou dont on ne peut vérifier les informations avec certitude expose le signataire à de graves risques pénaux (art. 441-7 Code pénal : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende) et civils (art. 1240 Code civil : indemnisation du préjudice causé). La règle d'or est de ne jamais attester de qualités que l'on n'a pas personnellement observées sur une durée suffisante. Si l'on est sollicité pour une attestation destinée à une procédure judiciaire (libération conditionnelle, naturalisation) pour une personne que l'on ne connaît pas vraiment, il est préférable de décliner poliment. Une attestation vague ou forcée est moins utile qu'une attestation sincère d'une personne qui connaît véritablement le bénéficiaire.
L'Attestation de Bonne Conduite en France est un document privé rédigé par un tiers qui témoigne des qualités morales et civiques d'une personne, tandis que le Bulletin n°3 du casier judiciaire (extrait B3) est un document officiel délivré par le Casier judiciaire national (service rattaché au Ministère de la Justice, situé à Nantes) qui mentionne ou non les condamnations pénales. Le B3 mentionne uniquement les condamnations à une peine d'emprisonnement supérieure à 2 ans sans sursis, les condamnations à une peine d'emprisonnement ferme de 6 mois ou plus, et les interdictions de droits. Toute personne peut demander son B3 en ligne via le site du Casier Judiciaire National (cjn.justice.fr). L'absence de mention au B3 signifie uniquement l'absence de condamnations graves, non l'absence de toute condamnation (contrairement au B1 accessible uniquement aux autorités judiciaires). L'Attestation de Bonne Conduite complète le B3 en attestant positivement des qualités de la personne.
L'Attestation de Bonne Conduite française est reconnue dans les pays membres de l'Union Européenne, mais avec des niveaux de valeur variable selon les systèmes juridiques nationaux. Dans les pays de droit civil continental (Allemagne, Belgique, Italie, Espagne), les attestations sur l'honneur sont généralement acceptées avec une valeur probante comparable à leur équivalent national. Cependant, pour les procédures officielles (demandes de résidence, naturalisation, procédures judiciaires), une apostille peut être nécessaire pour authentifier la signature française. L'apostille est délivrée par le Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères (MEAE) à Nantes, conformément à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961. Pour les pays non signataires de la Convention de La Haye, une légalisation consulaire (visa de l'ambassade ou du consulat du pays destinataire) est nécessaire. Dans les pays de common law (Irlande, Chypre, Malte), le concept d'attestation sur l'honneur privée est moins courant et une traduction certifiée en anglais peut être demandée.
Pour un dossier de naturalisation française (décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, titre II), aucun nombre minimum d'attestations de bonne conduite n'est légalement imposé. Cependant, la circulaire du Ministère de l'Intérieur relative à la naturalisation recommande de joindre des attestations de différentes provenances : employeur actuel ou récent, responsables associatifs, voisins de longue date. La pratique administrative courante consiste à joindre 3 à 5 attestations provenant de personnes de statuts différents (employeur, association culturelle ou sportive, voisinage). Les attestations de personnalités locales (élus, directeurs d'établissements publics, présidents d'associations reconnues d'utilité publique) ont plus de poids que les attestations de simples particuliers. Le dossier de naturalisation est instruit par la préfecture de résidence du demandeur, qui transmet au Ministère de l'Intérieur pour décision. Le délai moyen de traitement est de 18 mois à 2 ans.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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