Demande de Permis d'Aménager
En-tête — Demande de Permis d'Aménager
[Mairie Competente] Service Urbanisme DEMANDE DE PERMIS D'AMÉNAGER (Code de l'urbanisme art. L421-2 ; R441-1 à R441-9) Date de dépôt : [Date Depot P A]
Identité du demandeur
DEMANDEUR : Nom / Dénomination : [Nom Demandeur P A] SIREN : [Siren Demandeur P A] Adresse : [Adresse Demandeur P A] Architecte / Maître d'œuvre : [Architecte D E S A]
Description du terrain
TERRAIN : Adresse : [Adresse Terrain] Surface totale : [Surface Terrain] Zone PLU : [Zone Urbanisme]
Description du projet
TYPE D'AMÉNAGEMENT : [Type Amenagement] Nombre de lots / emplacements : [Nombre Lots] DESCRIPTION DU PROJET : [Description Projet] TRAVAUX D'ACCOMPAGNEMENT : [Travaux Acompagnement]
Engagement du demandeur
Conformément aux articles L421-2 et R441-1 à R441-9 du Code de l'urbanisme, le soussigné demande la délivrance d'un permis d'aménager pour le projet décrit ci-dessus. Le soussigné certifie : 1. Être propriétaire du terrain ou titulaire d'un droit l'habilitant à déposer cette demande (Code urb. R423-1) ; 2. Que les travaux projetés respectent les règles d'urbanisme du Plan Local d'Urbanisme (PLU) ou du Règlement National d'Urbanisme (RNU) applicables à la zone ; 3. Que les informations et documents fournis dans le présent dossier sont exacts et sincères ; 4. Qu'il sera procédé à l'affichage du récépissé de dépôt sur le terrain dès réception et pendant toute la durée des travaux (Code urb. R424-15). Liste des pièces jointes (conformément à l'article R441-1 et suivants du Code de l'urbanisme) : - PA1 : Plan de situation (1/25 000 minimum) - PA2 : Plan de l'état actuel du terrain - PA3 : Plan de l'aménagement projeté - PA4 : Plan en coupe - PA5 : Représentation graphique de l'aménagement dans son environnement - PA6 : Notice descriptive et justificative - PA7 : Programme des travaux de voirie et de raccordement aux réseaux - PA8 : Étude d'impact environnementale (si soumise à évaluation environnementale) Fait à ________________________, le [Date Depot P A] Signature du demandeur ou de son mandataire :
Demandeur / Représentant légal
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Demande de Permis d'Aménager ?
La Demande de Permis d'Aménager en France est l'autorisation administrative par laquelle une personne physique ou morale obtient le droit de réaliser des opérations d'aménagement foncier ou de travaux de grande emprise, en application des articles L421-2 et R441-1 à R441-9 du Code de l'urbanisme.
L'article L421-2 du Code de l'urbanisme définit les opérations soumises à permis d'aménager : les lotissements (divisions foncières aboutissant à la création d'un ou plusieurs lots à bâtir, avec création de voiries ou espaces communs), les terrains de camping et de caravanage de plus de 6 emplacements, les parcs résidentiels de loisirs, les villages de vacances classés, les afouillements (fouilles dans le sol) et exhaussements du sol (surélévations) dont la hauteur dépasse 2 mètres et qui portent sur une superficie supérieure à 100 m², et les opérations de restauration immobilière. Ces opérations sont soumises à permis d'aménager car elles ont des impacts significatifs sur l'aménagement du territoire, les réseaux, la circulation et l'environnement.
Le lotissement est la forme la plus courante d'opération soumise à permis d'aménager. Défini à l'article L442-1 du Code de l'urbanisme, le lotissement est la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet d'en détacher un ou plusieurs lots destinés à être bâtis. La loi ALUR du 24 mars 2014 (loi n°2014-366 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) a simplifié le régime des lotissements et supprimé l'obligation de constituer une association syndicale de lotissement pour les lotissements de moins de 5 lots.
Le permis d'aménager est instruit par les services d'urbanisme de la commune si celle-ci est couverte par un Plan Local d'Urbanisme (PLU) approuvé (Code urb. L422-1) ou par les services de l'État (DDT — Direction Départementale des Territoires) dans les communes sans document d'urbanisme, qui appliquent le Règlement National d'Urbanisme (RNU). Le dossier de demande de permis d'aménager est déposé en mairie et suit le formulaire CERFA 13409, révisé par le décret n°2020-1725 du 29 décembre 2020 relatif au droit des constructions et de l'urbanisme.
L'instruction du permis d'aménager implique la consultation de nombreux services : la Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF) pour les projets en zone agricole ou naturelle, l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) pour les projets situés dans le périmètre d'un monument historique ou dans un site classé, les services de l'eau et de l'assainissement, les gestionnaires de réseaux (ENEDIS, GRTgaz, France Télécom), et la Mission Régionale d'Autorité environnementale (MRAe) pour les projets soumis à évaluation environnementale. Le délai d'instruction est de 3 mois pour les permis d'aménager courants (Code urb. R423-24), porté à 4 ou 5 mois selon les consultations obligatoires.
Le Permis d'Aménager est un acte distinct du Permis de Construire (Code urb. L421-1) qui porte sur les constructions à proprement parler. Une opération de lotissement peut nécessiter à la fois un Permis d'Aménager (pour la division foncière et la viabilisation) et des Permis de Construire ultérieurs pour chaque lot (déposés par les acquéreurs). La Cour administrative d'appel de Marseille et le Conseil d'État ont rendu d'importantes décisions sur la légalité des permis d'aménager et les conditions d'ouverture du recours pour excès de pouvoir (CE, 23 mai 2012, n°352648 sur les conditions de recevabilité des recours contre les permis d'aménager).
Quand avez-vous besoin d'un Demande de Permis d'Aménager ?
La Demande de Permis d'Aménager en France est obligatoire dans toutes les situations prévues par l'article L421-2 du Code de l'urbanisme, et notamment dans les cas suivants.
Lorsqu'un propriétaire ou un promoteur immobilier souhaite diviser une parcelle en plusieurs lots constructibles avec création de voiries et réseaux communs, le permis d'aménager est obligatoire (Code urb. L421-2 al. 1er et L442-1). Sans voiries ni espaces communs, la division peut être réalisée par déclaration préalable (Code urb. L441-1). La distinction entre lotissement soumis à permis d'aménager et lotissement soumis à déclaration préalable dépend de la création ou non de voiries, d'espaces communs et de la taille de l'opération.
Pour la création ou l'extension d'un terrain de camping et caravanage accueillant plus de 6 emplacements, le permis d'aménager est requis (Code urb. L421-2). En deçà de 6 emplacements, une déclaration préalable suffit. La Direction Départementale des Territoires (DDT) et la Préfecture instruisent ces dossiers en lien avec les règles d'accessibilité, d'assainissement et de sécurité incendie.
Les travaux d'affouillement ou d'exhaussement du sol dépassant 2 mètres de hauteur sur plus de 100 m² (Code urb. L421-2) nécessitent un permis d'aménager. Ces travaux concernent notamment les terrassements importants (remblais, déblais) pour la création de parkings, de bassins de rétention ou de plateformes industrielles. Dans certains cas, ces travaux peuvent également nécessiter une déclaration au titre de la loi sur l'eau si des seuils de la nomenclature eau sont atteints.
Le permis d'aménager est également requis pour les opérations de restauration immobilière avec travaux ayant pour objet la remise en état, la modernisation ou la démolition d'immeubles à usage d'habitation, dès lors que ces travaux sont subordonnés à une déclaration d'utilité publique (Code urb. L421-2 al. 6). Les opérations de rénovation urbaine dans le cadre de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) nécessitent souvent un permis d'aménager pour les opérations de restructuration foncière.
En zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), aujourd'hui remplacées par les Aires de Mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP) et les Sites Patrimoniaux Remarquables (SPR, loi n°2016-925 du 7 juillet 2016), tout permis d'aménager est soumis à l'avis conforme de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF). Cet avis conforme peut retarder l'instruction et impose le respect des prescriptions patrimoniales et paysagères définies dans le plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine (PVAP).
Que faut-il inclure dans votre Demande de Permis d'Aménager ?
La Demande de Permis d'Aménager en France doit comporter un dossier complet dont les pièces sont définies aux articles R441-1 à R441-9 du Code de l'urbanisme, répartis selon la nature de l'opération.
Le formulaire CERFA 13409 (mis à jour par le décret n°2020-1725 du 29 décembre 2020) est le formulaire officiel de demande de permis d'aménager, disponible sur service-public.fr. Remplir ce formulaire avec précision (identité du demandeur, adresse et surface du terrain, nature et superficie de l'opération, référence cadastrale) est la première étape. L'identité du demandeur doit inclure, pour les personnes morales, la dénomination sociale, la forme juridique (SARL, SAS, SCI, etc.), le numéro SIREN et la qualité du représentant légal. Joignez l'extrait Kbis et, si l'immeuble est en copropriété, l'autorisation du syndic.
Les pièces graphiques sont au cœur du dossier : le plan de situation (PA1) au 1/25 000 minimum situant le terrain dans son contexte communal et par rapport aux principaux éléments topographiques et administratifs ; le plan de l'état actuel du terrain (PA2) à une échelle adaptée montrant la topographie, la végétation, les constructions existantes et les réseaux ; le plan de l'aménagement projeté (PA3) montrant les lots, voiries, espaces communs, réseaux, plantations, et tout aménagement prévu. Le plan en coupe (PA4) illustre les modifications topographiques importantes et les niveaux. La représentation graphique de l'aménagement dans son environnement (PA5) permet à l'instructeur d'apprécier l'insertion paysagère du projet.
La notice descriptive et justificative (PA6) est une pièce essentielle : elle décrit la composition générale du projet (nombre de lots, surfaces, équipements), les partis d'aménagement retenus et leur justification au regard des règles d'urbanisme, les dispositions prévues pour la gestion des eaux pluviales, la desserte des lots en réseaux et la gestion des espaces communs. Pour les lotissements, la notice doit décrire les règles qui s'appliqueront aux constructions futures (ces règles sont soit celles du PLU, soit des règles spécifiques approuvées dans le règlement du lotissement). Les modèles de demande de permis d'aménager disponibles sur forms-legal.com couvrent les pièces requises par les articles R441-1 à R441-9 du Code de l'urbanisme et incluent une liste de contrôle des pièces à joindre.
En cas de besoin d'évaluation environnementale (projets de plus de 40 000 m² de surface de plancher dans les zones U et AU, ou projets en zones A et N), une étude d'impact environnementale (EIE) est requise conformément à l'article R122-2 du Code de l'environnement et à l'annexe au tableau annexé à l'article R122-2 (rubrique 39). La Mission Régionale d'Autorité Environnementale (MRAe) rend un avis consultatif sur les projets soumis à évaluation environnementale, rendu public et pris en compte lors de l'instruction du permis d'aménager. Pour les projets de lotissement importants générant des rejets d'eaux pluviales, une Déclaration au Titre de la Loi sur l'Eau (Code env. R214-32) peut être requise simultanément avec le permis d'aménager.
Les Orientations d'Aménagement et de Programmation (OAP) inscrites dans le PLU constituent des prescriptions obligatoires que le projet de lotissement doit respecter (Code urb. L151-6 et L151-7) : elles peuvent imposer des cheminements piétons, des mixités fonctionnelles, des principes de gestion des eaux pluviales ou des exigences de composition urbaine. La pièce PA6 doit démontrer la compatibilité du projet avec les OAP applicables. Pour les projets en zone de tiers recours (Code urb. L600-1 à L600-5), les recours des tiers contre le permis d'aménager peuvent être formés devant le Tribunal Administratif dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage sur le terrain (Code urb. R600-2) — l'affichage régulier du récépissé sur le terrain est donc fondamental pour sécuriser la date de départ du recours.
Comment remplir votre Demande de Permis d'Aménager
La Demande de Permis d'Aménager en France se prépare et se dépose à la mairie ou à la DDT selon les étapes suivantes.
Étape 1 — Vérifier les règles d'urbanisme applicables : consultez le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de la commune sur le Géoportail de l'Urbanisme (gpu.fr) ou en mairie. Vérifiez la zone d'urbanisme (U, AU, A, N), les règles de constructibilité (hauteur, recul, emprise au sol, COS), et les éventuels Orientations d'Aménagement et de Programmation (OAP) qui s'imposent à l'opération. Renseignez-vous sur l'existence d'un Site Patrimonial Remarquable (SPR) ou d'un périmètre de protection des monuments historiques qui impliquerait l'avis conforme de l'Architecte des Bâtiments de France.
Étape 2 — Préparer le dossier avec un professionnel : le permis d'aménager nécessite des compétences techniques en urbanisme, topographie et architecture. Faites appel à un géomètre-expert pour le plan de bornage et les plans topographiques, à un architecte inscrit à l'Ordre des Architectes pour la conception et la représentation graphique du projet, et éventuellement à un bureau d'études spécialisé pour l'étude hydraulique (gestion des eaux pluviales) et l'étude d'impact si requise.
Étape 3 — Constituer le dossier CERFA 13409 : téléchargez le formulaire CERFA 13409 sur service-public.fr et complétez-le avec les informations demandées. Rassemblez toutes les pièces requises (PA1 à PA8 selon le type d'opération) et vérifiez qu'elles sont à jour et à la bonne échelle.
Étape 4 — Déposer le dossier en mairie : déposez 4 exemplaires du dossier complet (ou le nombre demandé par la mairie) au service urbanisme de la commune. Un numéro d'enregistrement vous sera remis. Affichez le récépissé de dépôt sur le terrain dès réception (Code urb. R424-15) — cet affichage marque le point de départ du délai de recours des tiers.
Étape 5 — Instruction et décision : le délai d'instruction est de 3 mois pour les permis d'aménager courants (Code urb. R423-24). À l'issue de l'instruction, le Maire délivre le permis d'aménager par arrêté ou notifie un refus motivé. En cas de refus, un recours gracieux puis un recours contentieux devant le Tribunal Administratif sont possibles dans les délais légaux (2 mois pour le recours gracieux, 2 mois pour le recours contentieux à compter de la notification ou de la décision implicite de rejet).
Exigences juridiques pour Demande de Permis d'Aménager
La Demande de Permis d'Aménager en France est encadrée par les dispositions du Code de l'urbanisme issues de la réforme des autorisations d'urbanisme opérée par l'ordonnance n°2005-1527 du 8 décembre 2005 et son décret d'application n°2007-18 du 5 janvier 2007, entrés en vigueur le 1er octobre 2007.
L'article L421-2 du Code de l'urbanisme définit les opérations soumises à permis d'aménager. L'article L422-1 détermine la compétence des autorités chargées de délivrer les permis d'aménager (Maire au nom de la commune si PLU approuvé, Préfet via la DDT dans les communes sans document d'urbanisme). Les articles R441-1 à R441-9 du Code de l'urbanisme fixent le contenu du dossier de demande de permis d'aménager selon le type d'opération. L'article R423-1 du Code de l'urbanisme précise les conditions de qualité du demandeur (propriétaire ou titulaire d'un droit). L'article R423-24 fixe le délai d'instruction à 3 mois pour les permis d'aménager ordinaires.
La loi ALUR du 24 mars 2014 (n°2014-366 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) a modifié en profondeur le régime des lotissements : suppression de la possibilité de créer des règles spécifiques au lotissement après 10 ans, encadrement renforcé des divisions foncières, renforcement des règles de cohérence entre PLU et opérations de lotissement. La loi ELAN du 23 novembre 2018 (n°2018-1021 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) a simplifié certaines procédures de permis d'aménager, notamment pour les opérations de grande ampleur.
L'article L430-1 du Code de l'urbanisme impose le recours à un architecte pour les demandes de permis d'aménager concernant des lotissements dont les lots sont destinés à l'implantation de constructions soumises à permis de construire et ayant une superficie inférieure à un seuil fixé par décret. Le décret n°2020-1725 du 29 décembre 2020 a modifié plusieurs aspects procéduraux des autorisations d'urbanisme, avec effet au 1er janvier 2022. La directive européenne 2014/52/UE relative à l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement est transposée en droit français par le décret n°2016-519 du 28 avril 2016 dans les dispositions relatives à l'évaluation environnementale des projets d'urbanisme (Code env. R122-2).
Erreurs courantes à éviter dans votre Demande de Permis d'Aménager
Plusieurs erreurs fréquentes fragilisent une Demande de Permis d'Aménager en France et peuvent entraîner son rejet ou des recours contentieux ultérieurs.
Première erreur : confondre permis d'aménager et déclaration préalable. Une division foncière sans création de voiries ni espaces communs, même avec plusieurs lots, peut ne nécessiter qu'une déclaration préalable (Code urb. L441-1 et R441-5). En revanche, dès la création d'une seule voie d'accès commune ou d'un espace vert partagé, le permis d'aménager devient obligatoire. Cette confusion est fréquente et peut conduire à réaliser des travaux sans le bon titre, exposant l'opérateur à une mise en demeure préfectorale.
Deuxième erreur : négliger la conformité au PLU avant de déposer le dossier. Un projet de lotissement en zone N (naturelle) d'un PLU est en principe inconstructible sauf exceptions strictement limitées (constructions nécessaires à l'exploitation forestière, constructions à usage d'habitation annexes à des constructions existantes dans des zones délimitées). Un dossier déposé sans vérification préalable des règles de la zone est voué au refus.
Troisième erreur : sous-estimer l'importance de la gestion des eaux pluviales. La prise en compte des eaux pluviales dans les lotissements est une exigence croissante des instructeurs depuis la loi ALUR de 2014. Un projet sans bassin de rétention ou sans dispositif de gestion des eaux pluviales (noues, tranchées drainantes, toitures végétalisées) sera souvent rejeté ou assorti de prescriptions importantes, notamment en zones urbaines denses. Dans certains cas, une Déclaration au Titre de la Loi sur l'Eau est requise simultanément.
Quatrième erreur : ne pas afficher le récépissé de dépôt sur le terrain. L'affichage du récépissé sur le terrain (Code urb. R424-15) dès son obtention est obligatoire et marque le point de départ du délai de recours des tiers (2 mois). Un défaut d'affichage peut permettre à des tiers de contester le permis d'aménager bien après sa délivrance, ce qui représente un risque juridique significatif pour le pétitionnaire.
Cinquième erreur : oublier les consultations obligatoires. Les projets situés à proximité de monuments historiques, en Site Patrimonial Remarquable, en périmètre Natura 2000 ou en zone inondable soumettent le permis d'aménager à des avis obligatoires (ABF, DREAL, DDT, gestionnaire de cours d'eau) dont les délais peuvent allonger significativement l'instruction. Anticiper ces consultations permet de préparer un projet conforme dès le départ et d'éviter les demandes de pièces complémentaires.
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Forms Legal. (2026). Demande de Permis d'Aménager (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/government/declarations/demande-permis-amenager-lotissement-urbanisme
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Le permis d'aménager (Code urb. L421-2) autorise les opérations qui modifient l'usage des sols et créent des équipements communs : lotissements (division foncière avec voiries communes), terrains de camping, afouillements et exhaussements importants. Il précède les constructions et crée les conditions de constructibilité des lots. Le permis de construire (Code urb. L421-1) autorise l'édification de bâtiments nouveaux ou la modification d'immeubles existants. Les deux autorisations ne portent pas sur le même objet : le permis d'aménager crée le cadre foncier et les équipements, le permis de construire autorise les bâtiments eux-mêmes. Dans un lotissement, les acquéreurs de lots doivent déposer leur propre permis de construire pour édifier leur maison, une fois le permis d'aménager obtenu et les travaux de viabilisation réalisés. Ces deux autorisations sont délivrées par le Maire au nom de la commune (ou le Préfet via la DDT en absence de PLU) en application du Code de l'urbanisme.
Le délai de droit commun d'instruction d'un permis d'aménager est de 3 mois à compter de la réception du dossier complet en mairie (Code urb. R423-24). Ce délai peut être porté à 4 mois lorsque le projet est soumis à l'avis de commissions spéciales (Commission Nationale des Sites, Architecte des Bâtiments de France, Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers — CDPENAF). Il est porté à 5 mois pour les projets soumis à évaluation environnementale (délai d'instruction allongé pour permettre la consultation du public et l'examen de l'avis de la MRAe). Lorsque le dossier est incomplet, la mairie notifie dans un délai d'un mois une demande de pièces complémentaires qui suspend le délai d'instruction jusqu'à réception des pièces manquantes. En cas de silence du Maire à l'expiration du délai d'instruction, une décision de non-opposition tacite est réputée acquise, sauf pour les projets soumis à des avis obligatoires des services de l'État (Code urb. R424-1).
Un refus de permis d'aménager peut être contesté par deux voies. Premièrement, le recours gracieux devant le Maire (ou le Préfet pour les communes sans PLU) dans un délai de 2 mois à compter de la notification du refus : le demandeur sollicite le réexamen du dossier en présentant ses observations. Le Maire dispose de 2 mois pour répondre ; le silence vaut rejet implicite. Deuxièmement, le recours contentieux devant le Tribunal Administratif compétent dans un délai de 2 mois à compter de la notification du refus ou de la décision implicite de rejet du recours gracieux. Le Tribunal Administratif peut annuler le refus s'il est entaché d'illégalité (motivation insuffisante, méconnaissance des règles de fond, vice de procédure) et enjoindre au Maire de délivrer le permis d'aménager. L'appel devant la Cour Administrative d'Appel et le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État sont également possibles si le litige porte sur des questions de droit importantes.
Le recours à un architecte inscrit à l'Ordre des Architectes est obligatoire pour les permis d'aménager de lotissements lorsque les conditions définies par l'article L431-1 du Code de l'urbanisme sont remplies. En pratique, l'architecte est obligatoire lorsque le lotissement comporte des constructions dont la surface de plancher dépasse 150 m² (seuil abaissé de 170 m² à 150 m² par le décret n°2014-253 du 27 février 2014). Pour les lotissements ne comportant que des lots à bâtir sans construction incluse dans la demande de permis d'aménager, le géomètre-expert ou le maître d'œuvre en urbanisme peut suffire pour la réalisation des plans. Cependant, la complexité technique des dossiers de permis d'aménager (plans de masse, notice justificative, gestion des eaux pluviales, conformité au PLU) rend le recours à des professionnels de l'urbanisme et de l'architecture fortement recommandé dans tous les cas.
La création d'un lotissement en zone agricole (zone A du PLU) est très fortement encadrée en France. En principe, les zones agricoles sont protégées de l'urbanisation : seuls sont autorisés les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole, à des équipements collectifs ou à des services publics, et les extensions de constructions existantes sous conditions. La création d'un lotissement d'habitation est donc en principe impossible en zone A. Toute dérogation est soumise à l'avis de la Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF), qui examine l'impact du projet sur le potentiel agricole local (Code urb. L153-11 et L112-1-1). La loi n°2023-630 du 20 juillet 2023 visant à faciliter la mise en oeuvre des objectifs de sobriété foncière a encore renforcé les contraintes en zone agricole et forestière. Pour les projets en zone A, le dialogue préalable avec le Maire, la DDT et la CDPENAF est indispensable avant toute démarche de permis d'aménager.
La gestion des eaux pluviales est un volet obligatoire du dossier de permis d'aménager. Depuis la loi ALUR du 24 mars 2014 et les règlements des PLU de plus en plus prescriptifs sur ce sujet, les projets de lotissement doivent prévoir des dispositifs de gestion des eaux pluviales à la parcelle (article R111-8 du Code de l'urbanisme : le pétitionnaire doit réaliser les aménagements permettant d'assurer l'écoulement des eaux pluviales sans aggraver la situation en aval). Les solutions techniques courantes sont les bassins de rétention (dimensionnés pour une pluie centennale), les noues paysagères, les tranchées drainantes, les revêtements perméables. Si la surface imperméabilisée ou collectée dépasse les seuils de la rubrique 2.1.5.0 de la nomenclature eau (1 ha), une Déclaration au Titre de la Loi sur l'Eau (Code env. R214-32) est requise simultanément avec le permis d'aménager. Les services de la DDT et du SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours) sont consultés sur la conformité des réseaux d'eaux pluviales lors de l'instruction du permis d'aménager.
Le permis d'aménager a une durée de validité de 3 ans à compter de sa délivrance (Code urb. R424-17). Les travaux doivent être commencés dans ce délai de 3 ans, sous peine de caducité du permis. La caducité intervient également si les travaux sont interrompus pendant plus d'un an après leur commencement. Le délai de 3 ans peut être prorogé deux fois d'un an chacune sur demande déposée en mairie 2 mois avant l'expiration du permis (Code urb. R424-21). La prorogation est accordée si les règles d'urbanisme applicables n'ont pas évolué défavorablement entre la délivrance du permis et la demande de prorogation. Une fois les travaux achevés, le titulaire du permis d'aménager doit déposer une déclaration d'achèvement des travaux en mairie (DAACT, Code urb. R462-1), qui déclenche le délai de 3 mois dans lequel la mairie peut effectuer un récolement des travaux (vérification de la conformité des travaux avec le permis accordé, Code urb. L462-2).
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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Modèle de déclaration loi sur l'eau en France pour les opérations soumises au régime de déclaration. Fondé sur les articles L214-1 à L214-6 et R214-32 du Code de l'environnement (nomenclature eau). Prélèvements, rejets, travaux en cours d'eau, zones humides.
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Modèle de déclaration ICPE auprès de la Préfecture en France pour les installations soumises au régime de déclaration. Fondé sur les articles L511-1 à L514-20 et R512-47 du Code de l'environnement. Obtenir le récépissé préfectoral obligatoire avant mise en service.