Attestation de Demandeur d'Asile (ADA)
CESEDA art. L531-30 à L531-39 — Décret 2015-1166 du 21 sept. 2015 — Préfecture — OFII
ATTESTATION DE DEMANDEUR D'ASILE (ADA)
Conformément aux articles L531-30 à L531-39 du CESEDA et au décret n°2015-1166 du 21 septembre 2015
Préfecture — OFII (Office Français de l'Immigration et de l'Intégration) — ofpra.gouv.fr
Identité du Demandeur d'Asile
INFORMATIONS D'IDENTITÉ
Nom de naissance (ou alias) : [Nom Naissance]
Prénoms : [Prenoms]
Date de naissance : [Date Naissance]
Pays de nationalité : [Pays Nationalite]
Numéro de dossier OFPRA : [Numero Dossier O F P R A]
Attestation ADA
ATTESTATION DE DEMANDE D'ASILE EN COURS
Date de délivrance : [Date Delivrance]
Date d'expiration : [Date Expiration]
Type de procédure : [Type Procedure]
Préfecture de délivrance : [Prefecture Delivrance]
Droits et Obligations
DROITS OUVERTS PAR L'ATTESTATION ADA
Allocation ADA (OFII) : [Allocation A D A]
Autorisation de travail : [Autorisation Travail]
L'attestation ADA ouvre droit à : aide médicale d'État (AME) ou protection universelle maladie (PUMa) dès 3 mois de résidence, aide juridictionnelle pour recours CNDA (barème spécifique), accès aux structures d'accueil CADA/HUDA gérées par des associations agréées, aide au retour volontaire (ARV) de l'OFII si retour choisi, Allocation pour Demandeurs d'Asile (ADA) sur carte prépayée OFII, protection contre l'éloignement pendant la procédure en cours.
OBLIGATIONS DU DEMANDEUR D'ASILE
1. Se présenter aux convocations OFPRA et Préfecture
2. Signaler tout changement d'adresse dans les 5 jours ouvrés (art. L531-22 CESEDA)
3. Ne pas quitter le territoire français sans accord préfectoral
4. Coopérer à l'examen de la demande d'asile (fournir documents, récit de persécutions)
5. Respecter les règles de l'hébergement CADA/HUDA si hébergé
Déclaration du Demandeur
DÉCLARATION SUR L'HONNEUR
Je soussigné(e) [Nom Naissance] [Prenoms], actuellement hébergé(e) à [Adresse Actuelle], déclare avoir pris connaissance de mes droits et obligations en tant que demandeur d'asile en France, tels qu'ils découlent des articles L531-30 à L531-39 CESEDA et du décret n°2015-1166 du 21 septembre 2015. Je m'engage à me conformer à ces obligations pour toute la durée de l'examen de ma demande d'asile par l'OFPRA et, le cas échéant, par la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA).
Le [Date Demande]
Signature : _________________________________________
[Nom Naissance] [Prenoms]
Demandeur d'asile
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Attestation de Demandeur d'Asile (ADA) ?
L'attestation de demandeur d'asile est, en droit français, le document délivré par la préfecture qui autorise l'étranger à se maintenir sur le territoire pendant l'examen de sa demande, régie par les articles L531-30 à L531-39 du CESEDA.
L'Attestation de Demandeur d'Asile en France est délivrée lors de l'enregistrement de la demande d'asile au Guichet Unique pour Demandeurs d'Asile (GUDA), géré conjointement par les services préfectoraux et l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII). L'attestation initiale est valable 1 mois (art. L531-32 CESEDA). Elle est renouvelée pour 3 mois lors du premier renouvellement, puis pour 6 mois lors des renouvellements suivants, tant que la demande est en cours d'instruction à l'OFPRA ou fait l'objet d'un recours devant la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA). L'attestation comporte la mention de la procédure applicable (procédure normale, procédure accélérée, ou procédure Dublin III) et le numéro de dossier OFPRA une fois transmis.
L'Attestation de Demandeur d'Asile en France ouvre accès à un ensemble de droits essentiels pendant la procédure d'asile. L'Allocation pour Demandeurs d'Asile (ADA) est versée par l'OFII sur une carte de paiement prépayée depuis le décret n°2015-1166 du 21 septembre 2015 qui a remplacé l'ancien système de l'Aide Matérielle (AM) versée par les associations. Le montant de l'ADA en 2025 est de 6,80 €/jour pour un adulte isolé, auquel s'ajoute une majoration de 3,40 €/jour pour un adulte accompagné et 1,70 €/enfant. En cas d'hébergement dans un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) ou en Hébergement d'Urgence pour Demandeurs d'Asile (HUDA), le montant de l'ADA est réduit (généralement de moitié) car l'hébergement est pris en charge. L'OFII gère environ 100 000 places d'hébergement dédiées aux demandeurs d'asile à travers le Dispositif National d'Accueil (DNA).
L'Attestation de Demandeur d'Asile en France ne vaut pas autorisation de travail pendant les 6 premiers mois de procédure. Après 6 mois de dépôt de la demande sans décision de l'OFPRA, le demandeur peut solliciter une autorisation de travail auprès de la DREETS (Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités) conformément à l'article L554-1 CESEDA. Cette disposition est conforme à l'article 15 de la directive 2013/33/UE qui impose aux États membres de donner accès au marché du travail dans les 9 mois suivant le dépôt de la demande d'asile au plus tard (la France étant plus favorable avec un délai de 6 mois).
L'attestation perd sa validité et ne peut plus être renouvelée dans plusieurs cas : rejet définitif de la demande d'asile après épuisement de toutes les voies de recours (OFPRA + CNDA + Conseil d'État), retrait du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire par l'OFPRA (art. L511-7 CESEDA), et refus délibéré du demandeur de se soumettre aux obligations découlant de l'ADA. Dans ces situations, la Préfecture peut notifier une obligation de quitter le territoire français (OQTF, art. L611-1 CESEDA).
Quand avez-vous besoin d'un Attestation de Demandeur d'Asile (ADA) ?
L'Attestation de Demandeur d'Asile (ADA) en France est délivrée automatiquement lors de l'enregistrement de la demande d'asile au GUDA et doit être renouvelée régulièrement.
Tout demandeur d'asile enregistré au GUDA reçoit automatiquement l'attestation ADA initiale valable 1 mois. Sans cette attestation, le demandeur d'asile ne dispose d'aucun document justifiant de son droit provisoire au séjour sur le territoire français. L'attestation est indispensable pour ouvrir des droits à l'hébergement (CADA/HUDA), à l'ADA, à la protection universelle maladie (PUMa), et à l'aide juridictionnelle.
Le renouvellement de l'attestation doit être demandé avant son expiration. Si le demandeur oublie de la renouveler ou ne se présente pas aux convocations de la Préfecture pour le renouvellement, il peut se retrouver sans document valide. Dans ce cas, une demande de rétablissement de l'attestation auprès de la Préfecture est nécessaire, mais la rupture dans la continuité de la procédure peut affecter certains droits.
Le demandeur d'asile ayant subi un rejet par l'OFPRA doit savoir que son attestation reste valable pendant toute la durée du recours devant la CNDA. Après le rejet OFPRA, l'attestation est renouvelée pour la durée de l'instruction du recours CNDA. Elle ne peut plus être renouvelée après la décision définitive négative de la CNDA, sauf si un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État est déposé (mais ce recours n'est pas suspensif contrairement au recours CNDA).
Un demandeur d'asile souhaitant exercer une activité salariée après 6 mois de procédure doit présenter son attestation ADA en cours de validité à la DREETS pour obtenir l'autorisation de travail. L'employeur qui embauche un demandeur d'asile après 6 mois doit vérifier que l'attestation ADA est valide et demander une autorisation de travail auprès de la DREETS.
Que faut-il inclure dans votre Attestation de Demandeur d'Asile (ADA) ?
L'Attestation de Demandeur d'Asile (ADA) en France comporte des éléments essentiels et ouvre des droits spécifiques pendant la procédure d'asile.
Mentions obligatoires de l'attestation ADA. Conformément au décret n°2015-1166 du 21 septembre 2015, l'attestation ADA doit mentionner : l'identité du demandeur (nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité), la date de délivrance et la date d'expiration, le type de procédure applicable (normale, accélérée, ou Dublin), les droits ouverts (autorisation de séjour provisoire, ADA, hébergement), et les obligations du demandeur. L'attestation comporte également le numéro de dossier OFPRA attribué après transmission du dossier par la Préfecture.
Allocation pour Demandeurs d'Asile (ADA) — montants 2025. L'ADA est versée mensuellement par l'OFII sur une carte de paiement prépayée (type Carte Bleue Visa). Les montants journaliers en 2025 sont : 6,80 € pour un adulte non hébergé, 3,40 €/jour pour les adultes accompagnants, et 1,70 €/jour par enfant mineur. En cas d'hébergement CADA ou HUDA, l'ADA est réduite (généralement 3,40 €/jour pour un adulte hébergé). L'OFII peut suspendre ou supprimer l'ADA en cas de manquements graves aux obligations (non-présentation aux convocations OFPRA, abandon de l'hébergement proposé, demande manifestement frauduleuse).
Accès aux soins — PUMa et aide médicale. Les demandeurs d'asile bénéficient de la protection universelle maladie (PUMa, art. L160-1 du Code de la Sécurité sociale) après 3 mois de résidence stable et régulière en France. L'affiliation à l'assurance maladie donne accès aux soins de santé dans les mêmes conditions que les assurés sociaux ordinaires, avec prise en charge selon les règles habituelles de la Sécurité sociale. Pendant les 3 premiers mois, les soins urgents sont couverts par l'Aide Médicale de l'État (AME). Sur forms-legal.com, les formulaires d'asile et d'attestation de demandeur d'asile vous facilitent les démarches.
Aide juridictionnelle pour les recours CNDA. Les demandeurs d'asile dont la demande est rejetée par l'OFPRA et qui souhaitent former un recours devant la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA) bénéficient de l'aide juridictionnelle de droit (sans condition de ressources) pour financer les honoraires d'avocat, sauf en procédure Dublin et à la frontière. La CNDA dispose d'une liste d'avocats spécialisés en droit d'asile. L'aide juridictionnelle est accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de la CNDA sur simple demande accompagnée de l'attestation ADA en cours de validité.
Comment remplir votre Attestation de Demandeur d'Asile (ADA)
L'Attestation de Demandeur d'Asile (ADA) en France est délivrée automatiquement lors du dépôt de la demande d'asile au GUDA.
Étape 1 — Présentation au GUDA et enregistrement. Rendez-vous au Guichet Unique pour Demandeurs d'Asile (GUDA) compétent. Lors de l'enregistrement, vos données personnelles sont saisies dans le système AGDREF (Application de Gestion des Dossiers des Ressortissants Étrangers en France), vos empreintes digitales sont relevées (Eurodac), et votre photo est prise. L'attestation ADA initiale (valable 1 mois) vous est remise à l'issue de cet enregistrement.
Étape 2 — Ouverture des droits à l'ADA et à l'hébergement. Dans les jours suivant l'enregistrement au GUDA, l'OFII vous contacte pour vous orienter vers une place d'hébergement (CADA si disponible, HUDA si CADA complet) et ouvrir vos droits à l'ADA (envoi de la carte de paiement prépayée). Le montant de l'ADA est calculé selon votre composition familiale.
Étape 3 — Renouvellement mensuel puis trimestriel/semestriel. Présentez-vous à la Préfecture avant la date d'expiration de votre attestation pour le renouvellement. La convocation vous est envoyée par courrier ou par message sur votre espace ANEF. Pour le premier renouvellement : 3 mois. Pour les suivants : 6 mois. Apportez votre passeport ou document d'identité, l'attestation à renouveler, et votre justificatif d'hébergement actuel.
Étape 4 — Signalement de tout changement d'adresse. Toute modification d'adresse ou d'hébergement doit être signalée par lettre recommandée avec accusé de réception à la Préfecture ET à l'OFPRA dans les 5 jours ouvrés (art. L531-22 CESEDA). Conservez les accusés de réception de vos courriers comme preuves du respect de cette obligation.
Étape 5 — Gestion de la fin de l'attestation. En cas de décision positive de l'OFPRA ou de la CNDA, la Préfecture délivre un titre de séjour réfugié (10 ans) ou protection subsidiaire (4 ans) en remplacement de l'attestation. En cas de décision négative définitive, préparez-vous à rencontrer un avocat pour évaluer les possibilités de recours ou de régularisation pour d'autres motifs (liens personnels, santé, protection de l'enfance).
Exigences juridiques pour Attestation de Demandeur d'Asile (ADA)
L'Attestation de Demandeur d'Asile en France est régie par des dispositions légales et réglementaires précises.
Base légale de l'attestation ADA. Les articles L531-30 à L531-39 du CESEDA constituent le cadre légal principal de l'attestation ADA. L'article L531-30 dispose que l'étranger dont la demande d'asile a été enregistrée a le droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la notification de la décision de l'OFPRA ou, en cas de recours devant la CNDA, jusqu'à la décision de cette juridiction. Le décret n°2015-1166 du 21 septembre 2015 précise les modalités de délivrance et de renouvellement de l'attestation.
Droits ouverts par l'attestation ADA (art. L531-35 CESEDA). L'attestation ADA ouvre droit à : l'aide au logement dans le DNA (Dispositif National d'Accueil), l'Allocation pour Demandeurs d'Asile (ADA), la protection universelle maladie (PUMa) après 3 mois, l'aide juridictionnelle pour les recours CNDA, l'accès à la formation linguistique et civique dans le cadre du CIR, et l'autorisation de travail après 6 mois si la demande est pendante.
Obligations du demandeur (art. L531-22 CESEDA). Le demandeur d'asile est tenu de : signaler tout changement d'adresse dans les 5 jours ouvrés, répondre aux convocations OFPRA et préfectorales, coopérer à l'examen de sa demande, respecter les règles de fonctionnement de l'hébergement, ne pas quitter le territoire français sans autorisation préfectorale. Le non-respect de ces obligations peut entraîner la suspension de l'ADA, la résiliation du contrat d'hébergement, et éventuellement le classement sans suite de la demande d'asile (art. L531-26 CESEDA).
Erreurs courantes à éviter dans votre Attestation de Demandeur d'Asile (ADA)
L'Attestation de Demandeur d'Asile (ADA) en France fait l'objet d'erreurs évitables ayant des conséquences importantes sur les droits du demandeur.
Oubli de renouvellement de l'attestation avant expiration. La cause de problème la plus fréquente est le renouvellement tardif de l'attestation. Sans attestation valide, le demandeur perd temporairement le bénéfice de l'ADA, peut voir son hébergement remis en cause, et se retrouve sans document prouvant son droit au séjour provisoire. Solution : noter la date d'expiration de l'attestation dès réception et contacter la Préfecture ou l'OFII 2 à 3 semaines avant l'expiration pour prendre rendez-vous de renouvellement.
Non-signalement du changement d'adresse. Beaucoup de demandeurs d'asile changent de lieu d'hébergement (changement de CADA, hébergement chez un tiers, déménagement vers une autre ville) sans signaler ce changement à la Préfecture et à l'OFPRA dans les 5 jours ouvrés requis. Cette omission provoque des convocations OFPRA non reçues, des attestations non renouvelées faute d'adresse valide, et éventuellement le classement sans suite de la demande. Solution : signaler SYSTÉMATIQUEMENT et par lettre recommandée tout changement d'adresse dans les 5 jours ouvrés.
Confusion entre attestation ADA et titre de séjour définitif. Certains demandeurs croient que l'attestation ADA les autorise à travailler librement ou à voyager hors de France. Ce n'est pas le cas : l'attestation n'est qu'un document provisoire ne donnant pas les mêmes droits qu'un titre de séjour ordinaire. Le droit au travail n'est accordé qu'après 6 mois de procédure via une autorisation de travail DREETS distincte. Les voyages hors de France sont déconseillés car ils peuvent être interprétés comme un abandon de la demande d'asile.
Méconnaissance des droits ouverts. De nombreux demandeurs d'asile ne connaissent pas l'ensemble des droits auxquels leur attestation ADA leur donne accès, notamment l'aide juridictionnelle pour les recours CNDA (de droit), l'accès à la PUMa après 3 mois, et l'autorisation de travail après 6 mois. Solution : contacter une association agréée (La Cimade, Forum Réfugiés, France Terre d'Asile) dès l'obtention de l'attestation pour obtenir une information exhaustive sur les droits et obligations.
Sources et Citations
Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement.
- ADAUS – Cornell LII
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Forms Legal. (2026). Attestation de Demandeur d'Asile (ADA) (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/government/declarations/attestation-demandeur-asile
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}Questions Fréquentes
L'attestation de demandeur d'asile (ADA) en France est délivrée avec une validité progressive. L'attestation initiale, délivrée lors de l'enregistrement de la demande au Guichet Unique pour Demandeurs d'Asile (GUDA), est valable 1 mois. Le premier renouvellement porte la durée à 3 mois. Les renouvellements suivants sont accordés pour 6 mois chacun, tant que la demande est en cours d'examen à l'OFPRA ou fait l'objet d'un recours devant la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA). L'attestation est renouvelée par la Préfecture sur présentation du récépissé de la demande en cours d'instruction. En cas de décision définitive positive, l'attestation est remplacée par un titre de séjour réfugié (10 ans) ou protection subsidiaire (4 ans). En cas de décision définitive négative après épuisement des recours, l'attestation n'est plus renouvelée.
L'Allocation pour Demandeurs d'Asile (ADA) est versée par l'OFII (Office Français de l'Immigration et de l'Intégration) sur une carte de paiement prépayée. Les montants journaliers en 2025 sont les suivants : 6,80 € pour un adulte demandeur d'asile non hébergé dans le Dispositif National d'Accueil (DNA) ; 3,40 €/jour pour chaque adulte accompagnant (conjoint, etc.) ; 1,70 €/jour par enfant mineur présent dans le foyer. Ces montants sont réduits de moitié environ en cas d'hébergement dans un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) ou en Hébergement d'Urgence pour Demandeurs d'Asile (HUDA), car le logement est pris en charge. L'ADA peut être suspendue ou supprimée par l'OFII en cas de manquements graves aux obligations du demandeur d'asile.
Non, les voyages hors de France sont fortement déconseillés pour les demandeurs d'asile titulaires de l'attestation ADA, et potentiellement très problématiques. L'attestation ADA n'est pas un document de voyage et ne confère pas de droit de réentrée en France. Un départ à l'étranger peut être interprété par l'OFPRA et la Préfecture comme un abandon volontaire de la demande d'asile, entraînant le classement sans suite de la demande. De plus, l'absence prolongée de France peut amener la Préfecture à ne pas renouveler l'attestation. En cas d'urgence absolue nécessitant un déplacement à l'étranger (décès d'un proche, soins médicaux urgents), il est impératif de consulter préalablement un avocat spécialisé en droit d'asile et d'informer l'OFPRA par écrit avant le départ.
L'hébergement des demandeurs d'asile en France est géré par le Dispositif National d'Accueil (DNA), coordonné par l'OFII. Lors de l'enregistrement au GUDA, l'OFII propose au demandeur une orientation vers une place d'hébergement dans le département ou dans une autre région. Les principales structures d'hébergement sont les Centres d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA), gérés par des associations agréées (Forum Réfugiés, France Terre d'Asile, Coallia, ADOMA, etc.), et les Hébergements d'Urgence pour Demandeurs d'Asile (HUDA). Le refus de la proposition d'hébergement CADA peut entraîner la suppression de l'ADA. Si aucune place n'est disponible, le demandeur est placé sur liste d'attente et peut contacter le 115 (numéro d'urgence sociale) pour un hébergement d'urgence en attendant une place en CADA.
Oui, l'inscription scolaire des enfants de demandeurs d'asile ne nécessite pas de titre de séjour régulier et est un droit fondamental garanti par l'article L131-1 du Code de l'éducation (obligation scolaire pour tous les enfants résidant en France, sans condition de nationalité ou de régularité du séjour). L'attestation de demandeur d'asile des parents suffit pour inscrire les enfants dans l'école du secteur de résidence. Les mairies sont tenues d'inscrire les enfants de demandeurs d'asile dans les écoles primaires (maternelle et élémentaire) et les rectorats assurent l'inscription dans les collèges et lycées. Les enfants nouvellement arrivés en France (EANA — Élèves Allophones Nouvellement Arrivés) bénéficient d'un accueil spécifique et de cours de français langue seconde (FLS) dans le cadre des Unités Pédagogiques pour Élèves Allophones Arrivants (UPE2A).
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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