Attestation de Cohabitation Administrative
Code civil art. 515-8 – Décret n°2017-892 du 6 mai 2017 – Justificatif de domicile partagé
En-tête
ATTESTATION DE COHABITATION ADMINISTRATIVE
(Code civil art. 515-8 – Décret n°2017-892 du 6 mai 2017)
À l'attention de : [Organisme Destinataire]
Hébergeant
L'HÉBERGEANT
Je soussigné(e) [Nom Hebergeant], né(e) le [Date Naissance Hebergeant],
Qualité : [Qualite Hebergeant]
Demeurant : [Adresse Logement]
Attestation
ATTESTE
Héberger à mon domicile la personne suivante :
Nom et prénom(s) : [Nom Heberge]
Date de naissance : [Date Naissance Heberge]
Lien : [Lien Heberge]
Adresse commune : [Adresse Logement]
Depuis le : [Date Debut Cohabitation]
Nature de la cohabitation : [Nature Cohabitation]
Je certifie l'exactitude de la présente attestation, établie pour valoir ce que de droit, et avoir été informé(e) que toute fausse déclaration engage ma responsabilité pénale (Code pénal art. 441-7).
Signature
SIGNATURE DE L'HÉBERGEANT
Fait à [Lieu Attestation], le [Date Attestation]
Signature : ____________________________
[Signature Hebergeant]
Pièces jointes recommandées : copie CNI ou passeport de l'hébergeant + justificatif de domicile (quittance loyer, facture énergie, avis d'imposition).
Hébergeant
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Attestation de Cohabitation Administrative ?
L'Attestation de Cohabitation Administrative est, en droit français, une attestation de cohabitation administrative. Il est régi par Code civil art. 515-8 – Décret n°2017-892 du 6 mai 2017.
Les préfectures françaises utilisent l'attestation de cohabitation comme pièce complémentaire pour les demandes de titre de séjour et de carte de résident, notamment dans le cadre du regroupement familial réglementé par le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA art. L423-1 à L423-25). La durée de vie commune exigée pour fonder une demande de titre de séjour sur la base d'une relation avec un ressortissant français ou un résident régulier est généralement de deux ans, parfois portée à trois ans selon les circonstances d'entrée sur le territoire. La CPAM accepte l'attestation de cohabitation pour les demandes d'affiliation en qualité d'ayant droit à l'assurance maladie, sous réserve de justifier d'une vie commune depuis au moins douze mois consécutifs (article L161-14 du Code de la sécurité sociale). Sans cette attestation, la personne hébergée non affiliée à titre personnel doit souscrire une Complémentaire Santé Solidaire (CSS) ou une couverture d'assurance maladie propre.
La Caisse d'Allocations Familiales accepte l'attestation d'hébergement dans le cadre des demandes de RSA, d'APL et d'autres prestations sociales dont le calcul tient compte de la composition du foyer et de la situation d'hébergement. En matière notariale, le notaire peut demander une attestation de cohabitation pour évaluer les droits d'un concubin survivant dans une succession, bien que le concubin sans testament n'ait légalement aucun droit successoral en droit français (Code civil art. 731 à 755). Dans les procédures de divorce contentieux ou de séparation de corps, l'attestation de cohabitation d'un tiers peut être produite pour établir l'existence d'une nouvelle vie commune, avec des implications sur la prestation compensatoire (Code civil art. 270 à 280-2).
Quand avez-vous besoin d'un Attestation de Cohabitation Administrative ?
L'attestation de cohabitation administrative en France est nécessaire dans de nombreuses situations où une personne doit justifier de son domicile alors qu'elle ne dispose pas de titre d'occupation à son nom propre. Lors d'une demande d'affiliation à la CPAM en qualité d'ayant droit d'un assuré principal cohabitant, l'attestation de vie commune depuis 12 mois est exigée par l'article L161-14 du Code de la sécurité sociale. Sans cette attestation, la personne hébergée ne peut pas bénéficier de la couverture maladie de base en tant qu'ayant droit.
Lors d'une demande de titre de séjour ou de renouvellement de carte de résident par un ressortissant étranger vivant en concubinage avec un résident français, la Préfecture exige une attestation de cohabitation récente (moins de 3 mois) accompagnée de justificatifs de domicile commun (factures partagées, relevés bancaires communs, photos). Dans le cadre d'une procédure de naturalisation par décret (CESEDA art. L311-1 à L311-14), la durée de vie commune en France constitue un critère d'appréciation pour l'intégration et l'assimilation du demandeur. Pour les allocations CAF telles que le RSA (Revenu de Solidarité Active, loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008) ou l'APL, la composition du foyer incluant le concubin est déterminante pour le calcul des droits : un hébergement non déclaré peut être assimilé à une fraude aux prestations sociales lors d'un contrôle CAF.
Pour un enfant mineur hébergé chez un parent sans bail à son nom, l'attestation parentale de domicile permet la scolarisation, l'obtention d'une CNI ou d'un passeport mineur, et l'inscription dans les services publics locaux (bibliothèque, centres de loisirs). Dans les procédures de succession notariale, le notaire peut demander une attestation de cohabitation pour déterminer les droits du concubin survivant et établir la composition exacte du foyer du défunt au moment du décès. Pour les démarches consulaires et les demandes de regroupement familial de ressortissants étrangers, l'attestation de cohabitation vient compléter l'ensemble documentaire requis par les ambassades et consulats français à l'étranger. Pour les étudiants hébergés chez leurs parents ou chez un tiers durant leurs études supérieures, l'attestation de cohabitation peut être demandée par les CROUS (Centres Régionaux des Œuvres Universitaires et Scolaires) pour les bourses sur critères sociaux et par les établissements d'enseignement supérieur pour la délivrance de la carte d'étudiant à la nouvelle adresse. Dans le cadre de l'accès au Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) ou au Congé de Reclassement pour les salariés licenciés économiques, France Travail peut demander une attestation de cohabitation comme justificatif de situation de logement influençant l'accès à certaines aides spécifiques.
Que faut-il inclure dans votre Attestation de Cohabitation Administrative ?
L'attestation de cohabitation administrative en France doit comporter plusieurs éléments essentiels pour être acceptée par les organismes destinataires français. L'identité complète de l'hébergeant est fondamentale : nom de naissance, prénoms, date de naissance et qualité d'occupation du logement (propriétaire, locataire, lui-même hébergé) doivent figurer clairement. L'hébergeant doit joindre impérativement une copie de son titre d'occupation (bail signé depuis moins d'un an, dernière quittance de loyer, ou acte de propriété/attestation notariée) car sans ce justificatif, l'administration ne peut vérifier que l'hébergeant est bien titulaire du droit d'occupation du logement concerné.
L'identité complète de la personne hébergée est tout aussi indispensable : nom de naissance, prénoms complets et date de naissance permettent à l'organisme destinataire d'identifier précisément le dossier à créer ou à mettre à jour dans ses systèmes. L'adresse du logement partagé doit correspondre exactement à celle des justificatifs de domicile de l'hébergeant — facture EDF ou GDF des trois derniers mois, quittance de loyer du mois précédent, ou avis d'imposition de l'année écoulée. Une différence de graphie aussi minime que l'absence d'un numéro d'appartement ou l'abréviation d'un type de voie peut entraîner un refus de l'attestation par certains organismes dont les systèmes effectuent une comparaison automatique des adresses.
La date de début de cohabitation est un élément critique requis par la CPAM pour vérifier le respect du délai de 12 mois de vie commune (art. L161-14 CSS) et par les préfectures pour évaluer l'ancienneté et la stabilité de la relation de cohabitation. La nature de la cohabitation — permanente et effective ou temporaire — influe directement sur la recevabilité de l'attestation : une cohabitation temporaire n'ouvre pas les droits dérivés à l'assurance maladie et peut être insuffisante pour une demande de titre de séjour. L'indication de l'organisme destinataire en tête de l'attestation est recommandée pour personnaliser le document et démontrer que l'attestation a été établie spécifiquement pour la démarche concernée, et non produite comme document générique réutilisable.
L'attestation doit être signée personnellement par l'hébergeant et non par la personne hébergée, car c'est l'hébergeant qui prend la responsabilité juridique de la déclaration. Une attestation non datée ou datée de plus de 3 mois sera systématiquement refusée par la CPAM, la CAF et la plupart des préfectures qui exigent une attestation récente garantissant l'actualité de la situation. Sur forms-legal.com, le formulaire d'attestation de cohabitation guide l'hébergeant pour inclure tous les éléments obligatoires selon l'organisme destinataire sélectionné, réduisant ainsi les allers-retours et les demandes de pièces complémentaires coûteuses en temps. Certaines préfectures exigent également la légalisation de signature par la mairie, bien que cette pratique tende à disparaître avec la dématérialisation administrative prévue par la circulaire du Premier ministre du 26 juillet 2011. La langue de rédaction de l'attestation doit obligatoirement être le français pour les démarches auprès des administrations et organismes français, conformément à la loi Toubon n°94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française, applicable dans les services publics, les documents officiels et les relations avec les administrations de l'État. Une attestation rédigée en langue étrangère sera systématiquement rejetée sans traduction certifiée par un traducteur assermenté auprès de la Cour d'appel compétente. Le nombre de pages de l'attestation n'est pas réglementé : une attestation d'une page suffit généralement si tous les éléments requis sont présents. Pour les procédures préfectorales d'immigration complexes, une attestation plus détaillée peut être requise, incluant une description de la situation de logement (type de logement, superficie, nombre de pièces) pour vérifier la conformité aux normes minimales de décence (décret n°2002-120 du 30 janvier 2002).
Comment remplir votre Attestation de Cohabitation Administrative
Pour rédiger une attestation de cohabitation administrative valide en France, suivez ces étapes méthodiques. Étape 1 — L'hébergeant rédige l'attestation sur papier libre ou utilise le modèle de forms-legal.com. L'attestation doit comporter obligatoirement les mentions suivantes : « Je soussigné(e) [prénom nom], né(e) le [date JJ/MM/AAAA], demeurant [adresse complète avec code postal], en qualité de [propriétaire/locataire], atteste sur l'honneur héberger à mon domicile [prénom nom de la personne hébergée], né(e) le [date], depuis le [date de début de cohabitation]. »
Étape 2 — Joignez impérativement les pièces complémentaires : une photocopie recto-verso de votre carte nationale d'identité biométrique ou de votre passeport en cours de validité, et un justificatif de domicile récent à votre nom (facture EDF, GDF ou eau des 3 derniers mois, quittance de loyer du mois précédent, ou avis d'imposition de l'année écoulée). Pour la CPAM, un justificatif de domicile de moins de 3 mois est impérativement requis. Pour les préfectures, certains documents complémentaires prouvant la vie commune effective peuvent être demandés (relevés bancaires communs, photos, correspondances).
Étape 3 — Datez et signez l'attestation de manière manuscrite. La signature doit être celle de l'hébergeant uniquement — une attestation signée par la personne hébergée n'a aucune valeur probante. Étape 4 — Vérifiez si l'organisme destinataire exige une légalisation de signature en mairie (apposition du cachet officiel de la mairie après vérification de l'identité du signataire). Cette formalité n'est plus obligatoire pour la plupart des organismes français depuis la circulaire du 26 juillet 2011 du Premier ministre sur la simplification des démarches administratives, mais certaines préfectures l'exigent encore pour les titres de séjour. Étape 5 — Certains organismes acceptent les documents numérisés transmis par voie électronique via leur espace personnel en ligne (ameli.fr, caf.fr). D'autres — notamment les préfectures pour les titres de séjour — exigent un original avec signature manuscrite à déposer en dossier physique lors du rendez-vous. Vérifiez le mode de dépôt accepté auprès de l'organisme destinataire avant de préparer le dossier. Étape 6 — Pour les organismes acceptant les documents numériques, numérisez l'attestation et les pièces complémentaires au format PDF ou JPEG en résolution suffisante (300 dpi minimum) pour garantir la lisibilité des textes et signatures. Les documents trop compressés ou flous peuvent être refusés par les systèmes de dépôt en ligne de la CPAM (ameli.fr) ou de la CAF (caf.fr). Étape 7 — Dans le cas d'une attestation pour une demande de titre de séjour à la Préfecture, vérifiez sur le portail officiel de la préfecture de votre département si un rendez-vous physique est requis ou si la demande peut être déposée en ligne via le portail ANEF (Administration Numérique pour les Étrangers en France, anef.interieur.gouv.fr) pour les procédures dématérialisées depuis 2022.
Exigences juridiques pour Attestation de Cohabitation Administrative
L'attestation de cohabitation administrative en France est encadrée par plusieurs textes de référence qui fondent sa valeur juridique et administrative. L'article 515-8 du Code civil définit le concubinage comme une union de fait caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité entre deux personnes de sexe différent ou de même sexe. Cet article ne crée pas d'obligations légales entre concubins mais fonde la reconnaissance administrative de leur relation à des fins précises. Le décret n°2017-892 du 6 mai 2017 portant diverses mesures de modernisation et de simplification de la procédure civile facilite les déclarations de domicile partagé dans les procédures civiles simplifiées.
L'article L161-14 du Code de la sécurité sociale pose la condition de 12 mois de vie commune ininterrompue pour l'attribution de la qualité d'ayant droit à l'assurance maladie pour un concubin, au sens de l'article 515-8 du Code civil. La fraude à l'attestation constitue un délit pénal : l'article 441-7 du Code pénal punit d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende le fait de produire un certificat ou attestation fausse pour remettre à une autorité publique. L'article 441-8 du Code pénal aggrave les peines à 2 ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende si la fausse attestation a permis d'obtenir un avantage indu (prestations sociales, titre de séjour frauduleux).
Le RGPD (Règlement UE 2016/679) et la Loi Informatique et Libertés n°78-17 du 6 janvier 1978 s'appliquent au traitement des données personnelles contenues dans l'attestation par les organismes destinataires. Les données d'état civil (nom, prénoms, date de naissance) et les données de domicile sont des données personnelles au sens de l'article 4 du RGPD, dont le traitement doit respecter les principes de minimisation, de limitation des finalités et de conservation limitée. La CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, créée par la loi n°78-17) est l'autorité de contrôle compétente pour superviser le traitement de ces données par les organismes publics et privés français.
Erreurs courantes à éviter dans votre Attestation de Cohabitation Administrative
Plusieurs erreurs fréquentes font rejeter ou invalider les attestations de cohabitation administrative en France. La première erreur est que l'attestation est signée par la personne hébergée et non par l'hébergeant : l'attestation doit émaner de l'hébergeant car c'est lui qui prend la responsabilité de la déclaration. La deuxième erreur est l'absence de pièces justificatives de l'hébergeant : sans copie d'identité et sans justificatif de domicile à son nom, l'attestation ne prouve pas que l'hébergeant est bien titulaire du logement. La troisième erreur concerne les attestations de cohabitation trop anciennes : la CPAM, la CAF et les préfectures exigent généralement une attestation datant de moins de 3 mois. La quatrième erreur est de ne pas mentionner la date de début de cohabitation, information critique pour les droits CPAM (délai 12 mois) et les critères préfectoraux. La cinquième erreur est de confondre attestation de cohabitation et attestation sur l'honneur de domicile : ces deux documents ont des objets distincts — l'attestation d'hébergement prouve qu'une personne réside chez une autre, tandis que l'attestation sur l'honneur de domicile certifie une adresse personnelle. La sixième erreur est de produire une attestation de cohabitation pour un logement dont l'hébergeant n'est ni propriétaire ni locataire à son nom propre : dans ce cas, il faut une chaîne d'attestations montrant que l'hébergeant est lui-même hébergé. La septième erreur est de ne pas vérifier les exigences spécifiques de l'organisme destinataire : chaque préfecture, chaque CPAM et chaque CAF peut avoir des formulaires ou exigences propres disponibles sur leurs sites respectifs.
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Forms Legal. (2026). Attestation de Cohabitation Administrative (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/government/declarations/demande-cohabitation-administrative
"Attestation de Cohabitation Administrative (France)." Forms Legal, 2026, https://forms-legal.com/fr/france/government/declarations/demande-cohabitation-administrative.
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}Questions Fréquentes
Pour la CPAM, l'attestation de cohabitation (hébergement à titre gratuit) est acceptée mais doit être accompagnée d'un justificatif de domicile au nom de l'hébergeant de moins de 3 mois (facture EDF/GDF, quittance de loyer) et d'une copie de la pièce d'identité de l'hébergeant. Pour l'affiliation en qualité d'ayant droit à l'assurance maladie, l'article L161-14 du Code de la sécurité sociale exige de plus la preuve d'une vie commune depuis au moins 12 mois. Une attestation de cohabitation récente seule, sans justificatifs complémentaires, sera insuffisante pour obtenir les droits dérivés santé.
La légalisation de signature par la mairie (apposition du cachet officiel après vérification de l'identité du signataire) n'est légalement requise que dans des cas spécifiques. En pratique, la plupart des organismes français (CPAM, CAF, France Travail) n'exigent plus cette formalité depuis la circulaire du 26 juillet 2011 du Premier ministre sur la simplification administrative. Les préfectures peuvent encore l'exiger pour certaines procédures d'immigration. Vérifiez sur le portail officiel de la préfecture concernée ou en la contactant directement. À l'étranger, un acte légalisé ou apostillé selon la Convention de La Haye du 5 octobre 1961 peut être requis.
La loi ne fixe pas de durée de validité légale pour une attestation de cohabitation sur papier libre. En pratique, les organismes français considèrent une attestation valable 3 mois à compter de sa date de rédaction. Au-delà de 3 mois, une nouvelle attestation doit être produite car la situation peut avoir évolué. Pour les procédures longues comme une demande de naturalisation ou un dossier de regroupement familial, des attestations actualisées peuvent être demandées à chaque étape de la procédure. Il est recommandé de dater l'attestation du jour de sa remise à l'organisme, pas d'une date antérieure.
Oui, le titulaire du bail peut attester héberger son concubin même si ce dernier ne figure pas sur le bail. L'attestation de cohabitation est précisément conçue pour cette situation. Le titulaire du bail rédige l'attestation sur papier libre en sa qualité de locataire (mentionner « locataire principal »), joint une copie du bail ou d'une quittance de loyer récente à son nom, et signe l'attestation. Le propriétaire bailleur ne doit pas être mis en copie et n'a pas à consentir à cette attestation — la sous-location à titre gratuit d'une pièce du logement à un membre de la famille ou au concubin est généralement autorisée sauf clause contraire du bail. Une modification du bail pour y ajouter le nom du concubin peut nécessiter l'accord du bailleur selon les termes du bail initial (loi n°89-462 du 6 juillet 1989 art. 8).
Non, l'attestation de cohabitation seule ne suffit pas pour un titre de séjour. Pour une demande de carte de séjour « vie privée et familiale » sur la base de l'article L423-1 du CESEDA (Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), la Préfecture exige un dossier complet comprenant : l'attestation de cohabitation, une déclaration de concubinage notoire signée par les deux partenaires, des preuves de vie commune (photos, correspondances, justificatifs de dépenses communes), des justificatifs de domicile partagés (factures communes), ainsi que la preuve d'une vie commune depuis au moins 2 ans sur le territoire français ou depuis au moins 3 ans si la personne est entrée en France irrégulièrement. Les exigences précises varient selon la préfecture ; consultez le portail de la préfecture de votre département.
Oui, un même hébergeant peut signer des attestations de cohabitation pour plusieurs personnes hébergées sous son toit. Chaque attestation est individuelle et nominative. En pratique, les organismes peuvent s'interroger sur la capacité du logement à accueillir plusieurs personnes : une attestation pour 5 personnes dans un studio de 20 m² sera plus difficile à accepter. La loi n°98-657 du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions crée l'obligation pour le préfet de proposer un hébergement décent, mais n'impose pas de limite légale au nombre de personnes hébergées dans un logement privé (sauf règlement de copropriété ou arrêté municipal). Pour les dossiers CAF et CPAM, l'hébergement de plusieurs personnes peut influencer le calcul des droits selon la composition du foyer déclaré.
Non. Une attestation de cohabitation doit émaner de la personne qui héberge, pas de la personne hébergée. La personne qui souhaite justifier de son adresse chez un tiers ne peut pas s'auto-certifier. En revanche, dans le cas où vous vivez seul dans un logement dont vous êtes propriétaire ou locataire, vous pouvez établir une attestation sur l'honneur de domicile (ou déclaration de résidence) en votre propre nom, accompagnée de vos justificatifs de domicile (factures, bail, titre de propriété). Ce document distinct de l'attestation de cohabitation peut être accepté par certains organismes pour justifier votre propre adresse.
Une fausse attestation de cohabitation administrative engage la responsabilité pénale de son auteur. L'article 441-7 du Code pénal punit d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende « le fait de produire un certificat ou une attestation fausse, soit pour tromper un particulier, soit pour remettre à une autorité publique ». Si la fausse attestation a permis d'obtenir des prestations sociales indues (allocations CAF, droits CPAM), l'article 441-8 aggrave les peines (2 ans et 30 000 €). De plus, les organismes sociaux peuvent réclamer le remboursement intégral des prestations indûment versées depuis la date de la fausse déclaration, majorées d'une pénalité administrative (loi n°2015-994 du 17 août 2015 art. 109). Sur le plan civil, la victime d'une fausse attestation peut engager une action en dommages et intérêts.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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