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Contrat de Prêt d'Actionnaire (Compte Courant)

Contrat de Prêt d'Actionnaire (Compte Courant)

CONTRAT DE PRÊT D'ACTIONNAIRE (COMPTE COURANT D'ASSOCIÉ)

CONTRAT DE PRÊT D'ACTIONNAIRE (COMPTE COURANT D'ASSOCIÉ) (Conforme aux articles 1892 du Code civil et L225-39 du Code de commerce) Entre : [Preteur Nom] ([Preteur Qualite]) Adresse : [Preteur Adresse] Identifiant fiscal/SIREN : [Preteur Siren Ou N I F] Détenant [Part Detenue Preteur] de la société emprunteuse (ci-après « le Prêteur ») Et : [Societe Denomination] ([Societe Forme Juridique]), SIREN : [Societe Siren] Siège social : [Societe Siege] Représentée par : [Societe Representant] (ci-après « la Société ») Fait à [Lieu Signature Pret], le [Date Signature Pret]

I. OBJET ET MONTANT DU PRÊT

Le Prêteur met à la disposition de la Société la somme de [Montant Pret] € (ci-après « le Prêt »), à titre de prêt d'actionnaire / avance en compte courant d'associé, conformément aux dispositions des articles 1892 et suivants du Code civil. Modalités de versement : [Modalite Versement] Le Prêteur certifie disposer des fonds versés au titre du présent contrat. La Société reconnaît avoir reçu les fonds à bonne date.

II. TAUX D'INTÉRÊT ET REMBOURSEMENT

Taux d'intérêt annuel : [Taux Interet Pret] Les intérêts, s'ils sont stipulés, sont calculés sur la base d'une année civile de 365 jours. Ils seront versés annuellement ou, d'un commun accord, capitalisés dans le compte courant. Durée et modalités de remboursement : [Duree Remboursement] Blocage du compte courant : [Blocage Compte] Durée du blocage : [Duree Blockage] Conformément à l'article L225-39 du Code de commerce, les avances en compte courant consenties par les actionnaires aux sociétés dans lesquelles ils détiennent des participations peuvent faire l'objet d'une procédure simplifiée d'approbation lorsqu'elles sont conclues à des conditions normales de marché.

III. CONFORMITÉ FISCALE ET RÉGLEMENTAIRE

Déclaration DGFiP formulaire 2062 : [Declaration D G Fi P] Conformément à l'article 49 B de l'annexe III du Code général des impôts, toute personne physique qui consent à une autre personne physique ou à une personne morale un prêt d'un montant supérieur à 5 000 € doit le déclarer sur le formulaire 2062 (déclaration de contrat de prêt) dans sa déclaration annuelle de revenus pour l'année au cours de laquelle le contrat est conclu. Les intérêts perçus par le Prêteur personne physique sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % conformément à l'article 200 A du Code général des impôts (12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux CSG/CRDS). Fait à [Lieu Signature Pret], le [Date Signature Pret] Signature du Prêteur : ___________________________ [Preteur Nom] Signature de la Société : ___________________________ [Societe Representant], au nom de [Societe Denomination]

Prêteur (actionnaire ou associé)

________________

Signature

Société (représentant légal)

________________

Signature

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Contrat de Prêt d'Actionnaire (Compte Courant) ?

Le Contrat de Prêt d'Actionnaire (Compte Courant) est, en droit français, un contrat de prêt d'actionnaire (avance en compte courant d'associé). Il est régi par Code civil art. 1892.

En droit français, le compte courant d'associé est une forme spécifique d'avance financière consentie par un associé ou actionnaire à sa société, inscrite dans les comptes de la société en tant que dette au passif (compte 455 « Associés — comptes courants »). Cette avance peut être à titre gratuit (taux zéro) ou rémunérée à un taux d'intérêt défini. La direction générale des finances publiques (DGFiP) publie chaque trimestre le taux d'intérêt maximal autorisé pour les comptes courants d'associés (dit taux du compte courant d'associé ou taux CCa), au-delà duquel les intérêts versés ne sont pas déductibles pour la société.

Le contrat de prêt d'actionnaire en France se distingue de l'apport en capital en ce qu'il ne modifie pas la structure du capital social ni les droits de vote des associés. L'associé prêteur devient un créancier de la société, avec un droit de remboursement prioritaire sur les actionnaires en cas de dissolution ou de liquidation judiciaire, mais subordonné aux créanciers tiers (banques, fournisseurs). La Cour de cassation (com., 12 mai 2004, pourvoi n°02-18.427) a précisé que le compte courant d'associé peut être remboursé à tout moment par la société si aucune clause de blocage n'est prévue, et que la société ne peut s'opposer à ce remboursement sauf à démontrer un abus de droit.

Pour les prêts consentis par une personne physique d'un montant supérieur à 5 000 euros, l'article 49 B de l'annexe III du Code général des impôts impose une déclaration auprès de la Direction générale des finances publiques via le formulaire 2062, à joindre à la déclaration annuelle de revenus du prêteur pour l'année de conclusion du contrat. Cette formalité déclarative est fréquemment omise, exposant le contribuable à des amendes.

Le prêt d'actionnaire (ou avance en compte courant d'associé) se présente sous deux formes contractuelles selon la nature des parties. Le compte courant d'associé (CCA) est le mécanisme par lequel un associé ou actionnaire met temporairement des fonds à la disposition de la société dont il détient des parts, sous forme d'avances remboursables. Il constitue une alternative souple au capital social, notamment en phase de démarrage ou de trésorerie tendue. La convention de prêt d'actionnaire au sens strict désigne les avances formalisées par un contrat de prêt avec des conditions financières précisément définies (taux, durée, garanties).

Le Code civil français soumet le contrat de prêt d'actionnaire à l'article 1892 (contrat de prêt à la consommation — mutuum), qui implique le transfert de propriété des fonds prêtés avec obligation de restitution. Le prêt d'actionnaire se distingue ainsi de la convention de trésorerie intra-groupe (article L511-7 3° du CMF) réservée aux groupes de sociétés liées, et des obligations émises par la société (articles L228-38 et suivants du Code de commerce) destinées à des porteurs non associés.

Sur le plan fiscal, les intérêts versés par la société à ses actionnaires-prêteurs sont déductibles du résultat imposable (article 39 I 3° du CGI) dans la limite du taux plafonné publié trimestriellement par le BOFIP (Bulletin officiel des finances publiques — BOFiP-IS-BASE-40-10 section 3, « Intérêts versés aux associés »). Pour 2024, ce taux plafond était calculé à partir du taux moyen pratiqué par les établissements bancaires pour les prêts à taux variable aux entreprises. Le dépassement de ce plafond entraîne la réintégration des intérêts excédentaires dans le résultat imposable de la société emprunteuse.

L'abandon de créance partiel ou total consenti par le prêteur à la société (transformation de l'avance en quasi-fonds propres) est traité fiscalement conformément à l'article 216 A du CGI : il n'est pas imposable pour la société bénéficiaire dans la limite des pertes fiscales disponibles, et constitue une perte déductible pour le prêteur personne morale dans la limite du résultat fiscal de l'exercice. Sur forms-legal.com, ce modèle couvre les deux variantes du prêt d'actionnaire : compte courant à vue (remboursable sur demande) et prêt à terme (maturité fixe avec amortissement).

Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Prêt d'Actionnaire (Compte Courant) ?

Le contrat de prêt d'actionnaire en France est utile dans de nombreuses situations de financement d'une société par ses propres associés.

Une SARL ou une SAS en phase de démarrage dont les besoins de trésorerie dépassent les apports initiaux au capital peut recevoir des avances en compte courant de ses associés fondateurs. Ces avances, formalisées par un contrat de prêt d'actionnaire conforme à l'article 1892 du Code civil, permettent de financer les premières dépenses d'exploitation sans avoir à procéder à une augmentation de capital (plus lourde juridiquement et fiscalement).

Lors d'une période de tension de trésorerie temporaire (saisonnalité, retard de paiement clients, investissement ponctuel), un actionnaire peut soutenir sa société par une avance en compte courant remboursable à court terme. Ce mécanisme est plus rapide et moins coûteux qu'un découvert bancaire, et la société n'a pas à fournir de garanties à son actionnaire contrairement aux exigences bancaires.

Dans le cadre d'un LBO (leveraged buy-out) ou d'une reprise d'entreprise, les investisseurs (fonds de private equity, management) peuvent apporter une partie du financement sous forme de comptes courants bloqués pour une durée déterminée (2 à 5 ans), assimilés à des quasi-fonds propres par les banques pour le calcul du ratio de solvabilité. Ces comptes courants bloqués sont formalisés par un contrat de prêt d'actionnaire avec clause de blocage selon l'article L225-39 du Code de commerce.

Quand un actionnaire personne physique souhaite déclarer ses revenus de prêt à la DGFiP en bonne et due forme, le contrat de prêt d'actionnaire formalise la relation de créance, permettant au prêteur de déclarer correctement les intérêts perçus (formulaire 2042 rubrique revenus de capitaux mobiliers) et d'éviter toute requalification en revenus dissimulés par l'administration fiscale.

Le contrat de prêt d'actionnaire est recommandé dans plusieurs situations typiques. En phase de démarrage (création d'entreprise) : les fondateurs d'une startup ou d'une PME apportent des fonds à la société sous forme de compte courant d'associé plutôt qu'en capital pour maintenir la flexibilité de récupération des fonds prêtés. Les apports en compte courant ne sont pas soumis aux formalités de capital (pas d'augmentation de capital, pas de formalités d'enregistrement) et peuvent être remboursés à tout moment sans réduction de capital.

En phase de crise de liquidité : lorsqu'une société connaît des difficultés de trésorerie temporaires (retards de paiement de clients importants, saisonnalité marquée de l'activité), un actionnaire de référence peut consentir une avance en compte courant pour éviter le recours à un découvert bancaire coûteux ou un retard de paiement fournisseurs. Cette avance, si elle est consentie à titre gratuit (sans intérêt), doit néanmoins être formalisée par un contrat pour éviter la requalification en apport définitif ou en libéralité.

Dans le cadre d'un pacte d'actionnaires prévoyant un compte courant bloqué : certains pactes d'actionnaires imposent aux actionnaires fondateurs de maintenir un compte courant bloqué en garantie de leurs engagements (clause de maintien de fonds propres, clause anti-dilution). Ce compte courant bloqué figure dans le bilan de la société comme quasi-fonds propres (assimilé à des capitaux propres pour le calcul des ratios bancaires) et améliore la solvabilité apparente de la société vis-à-vis de ses prêteurs et fournisseurs.

Que faut-il inclure dans votre Contrat de Prêt d'Actionnaire (Compte Courant) ?

Le contrat de prêt d'actionnaire en France doit contenir plusieurs éléments essentiels pour être valide juridiquement et conforme aux exigences fiscales de la Direction générale des finances publiques.

L'identification des parties : nom ou dénomination sociale du prêteur (actionnaire ou associé), adresse ou siège social, numéro fiscal individuel (NIF) pour les personnes physiques ou SIREN pour les sociétés, et pourcentage du capital détenu dans la société emprunteuse. Cette information justifie la qualité de l'actionnaire et peut être utile en cas de contrôle ACPR sur le monopole bancaire (les avances entre personnes liées par une participation capitalistique bénéficient de la dérogation bancaire de l'art. L511-7 3° CMF).

Le montant et les modalités de versement : montant exact en euros (en chiffres et, de préférence, en lettres pour éviter toute ambiguïté), date de versement ou calendrier de versements échelonnés, et mode de paiement (virement bancaire identifié par numéro de virement). Pour les prêts supérieurs à 5 000 euros consentis par une personne physique, la déclaration sur le formulaire DGFiP 2062 est obligatoire en application de l'article 49 B de l'annexe III du CGI.

Le taux d'intérêt et la limite de déductibilité : le taux d'intérêt stipulé doit être inférieur au taux de l'usure publié trimestriellement par la Banque de France conformément à la loi n°80-3 du 4 janvier 1980 sur les intérêts légaux. Pour que les intérêts soient déductibles par la société emprunteuse, ils ne doivent pas dépasser le taux maximal des comptes courants d'associés fixé par l'article 39-1-3° du CGI et publié au BOFIP (Bulletin officiel des finances publiques) chaque trimestre.

Les conditions de remboursement et le blocage éventuel : le contrat doit préciser si le compte courant est remboursable à tout moment sur demande du prêteur (préavis raisonnable), ou bloqué pour une durée déterminée. La clause de blocage est importante pour les actionnaires qui souhaitent que leur avance soit assimilée à des quasi-fonds propres. Le modèle disponible sur forms-legal.com intègre les clauses types reconnues par la jurisprudence de la chambre commerciale de la Cour de cassation.

Le taux d'intérêt est l'élément le plus sensible du contrat de prêt d'actionnaire. Le taux doit être inférieur au taux de l'usure (taux effectif global maximum — TEGM) publié trimestriellement par la Banque de France conformément aux articles L313-5 et L313-6 du Code de la consommation (pour les prêts aux personnes physiques) ou aux articles L314-6 et L314-9 du Code de la consommation (pour les prêts aux professionnels). Pour les prêts d'actionnaires, le taux applicable est généralement le TEGM des prêts aux PME de la Banque de France, qui dépasse rarement 6-8 % en environnement de taux normaux.

Le taux maximum déductible fiscalement pour la société emprunteuse est défini à l'article 39 I 3° du CGI : il correspond au taux de rendement annuel moyen des actifs obligataires des entreprises (TMRBAO), publié au BOFiP au 1er janvier de chaque exercice. En 2024, ce taux était de 4,07 %. Les intérêts excédant ce taux ne sont pas déductibles du résultat de la société emprunteuse et doivent être réintégrés dans la liasse fiscale (formulaire 2058-A de la déclaration IS).

La clause de blocage (covenant de non-retrait) est un élément stratégique du contrat. Le compte courant bloqué (CCA bloqué) est celui dont le prêteur s'est contractuellement engagé à ne pas demander le remboursement pendant une durée déterminée (généralement 24 à 60 mois). Ce blocage renforce la qualité du bilan aux yeux des banques (le CCA bloqué est parfois assimilé à des fonds propres pour le calcul des covenants bancaires) et protège la société contre un retrait de fonds en période de fragilité financière.

La déclaration DGFiP (formulaire 2062 « Déclaration de contrat de prêt ») est obligatoire pour toute personne physique qui consent à une autre personne un prêt d'un montant supérieur à 5 000 €, conformément à l'article 49 B de l'annexe III du CGI. Cette déclaration doit être jointe à la déclaration de revenus de l'année au cours de laquelle le contrat est conclu. L'absence de déclaration expose le prêteur à une amende de 150 € par déclaration omise (article 1729 B du CGI). Sur forms-legal.com, le modèle signale automatiquement cette obligation lorsque le prêteur est une personne physique et que le montant excède 5 000 €.

Comment remplir votre Contrat de Prêt d'Actionnaire (Compte Courant)

Pour rédiger un contrat de prêt d'actionnaire en France, suivez ces étapes en veillant à couvrir les aspects juridiques, fiscaux et déclaratifs.

Étape 1 — Identification des parties : renseignez les informations complètes du prêteur (nom, adresse, NIF si personne physique ou SIREN si société) et de la société emprunteuse (dénomination, forme juridique, SIREN, siège, représentant légal). Précisez le pourcentage du capital détenu par le prêteur dans la société — cette information détermine notamment si la dérogation CMF L511-7 3° est applicable pour les avances entre sociétés liées.

Étape 2 — Montant et versement : indiquez le montant exact en euros, en chiffres et en lettres (exemple : « la somme de dix mille euros (10 000,00 €) »). Précisez la date de versement ou le calendrier de tirages progressifs, avec le numéro de compte bancaire de la société bénéficiaire (IBAN). Conservez le justificatif de virement bancaire comme preuve de versement.

Étape 3 — Taux d'intérêt : vérifiez le taux maximal des comptes courants d'associés en vigueur publié sur le site DGFiP (bofip.impots.gouv.fr, rubrique BOI-BIC-CHG-50-50-30). Ce taux, révisé trimestriellement, représente le plafond de déductibilité des intérêts pour la société. Si vous optez pour un taux zéro (prêt sans intérêt), aucune obligation déclarative sur les intérêts n'existe.

Étape 4 — Clause de blocage : si vous souhaitez que l'avance soit assimilée à des quasi-fonds propres (pour améliorer le ratio de solvabilité de la société vis-à-vis des banques), indiquez la durée de blocage (généralement 12 à 36 mois). Un compte courant bloqué ne peut être remboursé avant l'échéance définie.

Étape 5 — Déclaration DGFiP 2062 : si le prêteur est une personne physique et le montant dépasse 5 000 euros, pensez à remplir le formulaire 2062 disponible sur impots.gouv.fr et à le joindre à la déclaration de revenus de l'année de conclusion du contrat.

Avant de rédiger le contrat, vérifiez le statut du prêteur vis-à-vis de la société : est-il associé ou actionnaire, et quelle est sa participation exacte dans le capital ? Cette information détermine le régime juridique applicable (article L225-39 du Code de commerce pour les SA, article L223-19 pour les SARL) et les éventuelles exigences de procédure des conventions réglementées. Si le prêteur est également dirigeant (gérant, président, directeur général), vérifiez qu'une convention réglementée est bien soumise à l'approbation des associés.

Calculez le montant optimal du prêt en tenant compte de la situation financière de la société : besoin en fonds de roulement, dettes bancaires existantes, covenants bancaires (les banques imposent parfois un plafond de CCA d'associés pour préserver leur rang de créancier). Vérifiez que le montant total des CCA d'associés n'excède pas le plafond éventuellement prévu dans les actes de financement bancaire existants (convention de crédit, contrat de prêt immobilier professionnel).

Définissez les modalités de versement avec précision : virement unique à la date de signature, versements échelonnés selon un calendrier prédéfini, ou mise à disposition progressive sur tirage (ligne de crédit en compte courant). Pour les versements échelonnés, joignez en annexe un échéancier de versement signé par les deux parties. Pour les tirages sur demande, définissez un délai d'exécution (généralement 48 à 72 heures ouvrées) et un montant unitaire minimum par tirage (pour limiter les opérations administratives).

Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Prêt d'Actionnaire (Compte Courant)

Les erreurs les plus fréquentes dans les contrats de prêt d'actionnaire en France concernent la forme, les taux et les obligations déclaratives fiscales.

Omettre de rédiger un contrat écrit : un prêt d'actionnaire verbal ou sans contrat formalisé est difficile à prouver en cas de litige entre l'associé et la société, notamment lors d'une dissolution, d'une cession de parts ou d'une vérification de comptabilité. La chambre commerciale de la Cour de cassation (com., 3 mars 2015) a jugé qu'en l'absence d'écrit, la présomption est que les sommes versées par un associé à sa société constituent des apports en capital et non des prêts, ce qui prive l'associé de son droit au remboursement préférentiel.

Stipuler un taux d'intérêt supérieur au plafond de déductibilité (art. 39-1-3° CGI) : les intérêts dépassant le taux maximal des comptes courants d'associés publié par la DGFiP sont réintégrés dans le résultat imposable de la société. Vérifiez ce taux chaque trimestre sur le site impots.gouv.fr avant de fixer le taux du contrat.

Ne pas effectuer la déclaration DGFiP formulaire 2062 : pour les prêts consentis par des personnes physiques d'un montant supérieur à 5 000 euros, l'absence de déclaration sur le formulaire 2062 est sanctionnée par une amende de 150 euros par contrat non déclaré (art. 1729 B CGI). Cette amende s'applique même si le prêt est à taux zéro.

Ne pas formaliser la clause de blocage : un compte courant non bloqué est remboursable à tout moment sur simple demande de l'associé prêteur. Si la société traverse une période difficile et que l'associé exige le remboursement immédiat, la société peut être contrainte à un remboursement déstabilisant. La clause de blocage, expressément définie dans le contrat, prévient ce risque.

Oublier de rembourser le compte courant avant une cession de la société : lors de la vente des parts ou actions, le compte courant d'associé constitue une dette de la société envers le cédant, qui doit être remboursée avant la transaction ou prise en compte dans le prix de cession. L'omission de ce remboursement génère des litiges post-cession fréquents devant les Tribunaux de commerce.

La première erreur est la confusion entre compte courant d'associé et apport en capital. Un compte courant d'associé est une dette de la société envers l'associé prêteur : il figure au passif du bilan (compte 455 « Associés — comptes courants »), est remboursable à tout moment (sauf blocage contractuel) et génère des intérêts déductibles. Un apport en capital augmente les fonds propres de la société (compte 101 « Capital social ») et n'est remboursable qu'en cas de réduction de capital ou de liquidation. Convertir un CCA en capital nécessite une AGE et des formalités de greffe coûteuses ; l'inverse (réduction de capital pour rembourser un CCA) est plus rare et complexe.

La deuxième erreur est la non-déclaration du contrat de prêt à la DGFiP (formulaire 2062) lorsque le prêteur est une personne physique et que le montant dépasse 5 000 €. Cette déclaration est méconnue mais obligatoire : son absence expose le prêteur à une amende forfaitaire et, en cas de contrôle, à un risque de requalification du prêt non déclaré en libéralité imposable aux droits de donation (article 757 du CGI).

La troisième erreur est l'omission de la coordination entre le contrat de prêt d'actionnaire et le pacte d'actionnaires existant. Les pactes d'actionnaires contiennent souvent des clauses de rang intercréancier (clause de subordination des CCA d'associés aux dettes bancaires), des restrictions au remboursement anticipé des CCA (clause de maintien des fonds propres proportionnels) et des conditions de vote pour toute modification du contrat de CCA. Ignorer ces clauses lors de la signature ou de la modification d'un contrat de prêt d'actionnaire peut constituer une violation du pacte, engageant la responsabilité contractuelle des signataires.

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Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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