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Acte de Cession de Créance de Droit Commun (Code Civil)

Acte de Cession de Créance Droit Commun

Code civil art. 1321 à 1326 (réforme droit des obligations par ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016)

ACTE DE CESSION DE CRÉANCE — DROIT COMMUN

Conforme aux articles 1321 à 1326 du Code civil, issus de la réforme du droit des obligations par l'ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016, entrée en vigueur le 1er octobre 2016

Parties

ENTRE LES SOUSSIGNÉS :

1. Le Cédant :

[Cedant Nom], SIREN [Cedant S I R E N]

Adresse : [Cedant Adresse]

Représenté par : [Cedant Representant]

Courriel : [Cedant Email]

ci-après dénommé le « Cédant »

2. Le Cessionnaire :

[Cessionnaire Nom] ([Cessionnaire Type])

Adresse : [Cessionnaire Adresse]

Représenté par : [Cessionnaire Representant]

ci-après dénommé le « Cessionnaire »

3. Le Débiteur Cédé (pour information) :

[Debiteur Nom], SIREN [Debiteur S I R E N]

Adresse : [Debiteur Adresse]

IL A ÉTÉ CONVENU CE QUI SUIT :

Article 1 — Cession de Créance

ARTICLE 1 — CESSION DE CRÉANCE EN APPLICATION DE L'ARTICLE 1321 DU CODE CIVIL

1.1 Conformément aux articles 1321 à 1326 du Code civil réformés par l'ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016, le Cédant cédé et transporte au Cessionnaire, qui accepte, la créance suivante : [Nature Creance], d'un montant nominal de [Montant Nominal] EUR ([Montant Nominal Lettres]), ayant pour origine : [Origine Creance], due par le Débiteur Cédé ([Debiteur Nom], [Debiteur Adresse]), échéant le [Echeance Creance].

1.2 La cession de créance de droit commun (articles 1321 à 1326 du Code civil) se distingue de la cession Dailly (CMF art. L313-23) réservée aux établissements de crédit, de la titrisation (Code monétaire et financier) et du contrat d'affacturage (contrat-type AFB). Elle est ouverte à toute personne physique ou morale, sans condition d'agrément professionnel du cessionnaire.

1.3 La cession emporte transfert au Cessionnaire de la totalité des droits liés à la créance cédée : principal, intérêts échus et à échoir, sûretés accessoires (cautionnement, hypothèque, nantissement), droits préférentiels et privilèges attachés. L'article 1321 al. 3 du Code civil précise que la cession s'étend aux accessoires de la créance.

Article 2 — Prix de Cession

ARTICLE 2 — PRIX DE CESSION ET CONDITIONS DE PAIEMENT

2.1 En contrepartie de la cession, le Cessionnaire paiera au Cédant la somme de [Prix Cession] EUR, représentant [Taux Decote] de décote par rapport au nominal. Cette contrepartie constitue le prix de cession au sens de l'article 1321 du Code civil.

2.2 Modalités de paiement : [Modalites Paiement]. Délai applicable : [Delai Paiement]. Garantie de paiement : [Garantie Paiement].

2.3 Le Cédant garantit l'existence et la validité de la créance cédée conformément à l'article 1326 du Code civil. Garantie de solvabilité du débiteur cédé : [Garantie Solvabilite Debiteur].

Article 3 — Opposabilité de la Cession

ARTICLE 3 — OPPOSABILITÉ DE LA CESSION AU DÉBITEUR CÉDÉ ET AUX TIERS

3.1 Conformément à l'article 1324 du Code civil, la cession de créance est opposable au débiteur cédé des la notification ou acceptation. Mode retenu : [Mode Opposabilite]. Date prévue de notification : [Date Notification Prevue].

3.2 Avant notification ou acceptation, le débiteur cédé peut valablement se libérer entre les mains du Cédant. Après notification, seul le Cessionnaire peut donner quittance. Tout paiement effectué au Cédant après notification régulière au débiteur cédé est inopposable au Cessionnaire.

3.3 En cas de concurrence entre plusieurs cessionnaires de la même créance, la priorité appartient au premier en date qui a notifié la cession au débiteur cédé ou obtenu l'acceptation de ce dernier dans un acte authentique (art. 1325 C. civ.).

Article 4 — Déclarations et Garanties

ARTICLE 4 — DÉCLARATIONS ET GARANTIES DU CÉDANT

4.1 Déclaration d'existence de la créance : [Declaration Existence]. Le Cédant garantit que la créance cédée est réelle, certaine et non prescrite à la date de la cession. La prescription applicable est de 5 ans pour les créances commerciales (art. L110-4 C. com.) et de 2 ans pour les créances de consommation (Code conso. art. L218-2).

4.2 Déclaration d'absence de sûreté ou cession antérieure : [Declaration Absence Surete]. Le Cédant garantit qu'il est le seul titulaire de la créance cédée et qu'il n'a pas préalablement cédé ou nanti cette créance au profit d'un tiers. En cas de violation de cette garantie, le Cédant est tenu de restituer le prix de cession et d'indemniser le Cessionnaire de tous les préjudices en résultant.

4.3 Garantie d'éviction (art. 1326 C. civ.) : le Cédant garantit que la créance existe et lui appartient, que le débiteur cédé n'a pas de motifs valables de refus de paiement, et que la créance n'est pas frappée de nullité ou d'inopposabilité. Cette garantie d'éviction subsiste après la cession pour une durée de 5 ans.

Article 5 — Droit Applicable et Litiges

ARTICLE 5 — DROIT APPLICABLE ET LITIGES

5.1 Le présent acte de cession de créance est régi par le droit français, et en particulier par les articles 1321 à 1326 du Code civil réformés par l'ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations.

5.2 Tout litige relatif à la validité, l'interprétation ou l'exécution du présent acte relevé de la compétence du Tribunal de commerce de Paris (si les deux parties sont commerçantes) ou du Tribunal judiciaire du lieu du domicile du Cédant (si l'une des parties est civile).

SIGNATURES

Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature], en deux originaux.

Le Cédant : [Cedant Nom]

Représenté par : [Cedant Representant]

Signature : _________________________

Le Cessionnaire : [Cessionnaire Nom]

Représenté par : [Cessionnaire Representant]

Signature : _________________________

Cédant

________________

Signature

Cessionnaire

________________

Signature

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Qu'est-ce qu'un Acte de Cession de Créance de Droit Commun (Code Civil) ?

L'Acte de Cession de Créance de Droit Commun (Code Civil) est, en droit français, un acte de cession de créance de droit commun. Il est régi par Code civil art. 1321 à 1326 (réforme par ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016).

Quand avez-vous besoin d'un Acte de Cession de Créance de Droit Commun (Code Civil) ?

L'acte de cession de créance de droit commun est nécessaire dans un large spectre de situations juridiques et commerciales en France. En financement d'entreprise, les PME et ETI cèdent fréquemment leurs créances commerciales pour améliorer leur trésorerie sans attendre l'échéance contractuelle. Cette pratique (distinct de l'affacturage qui implique un établissement de crédit agréé) permet à un fournisseur de céder sa facturé impayée à un investisseur qui avancera les fonds moyennant une décote, puis recouvrera lui-même la créance auprès du client débiteur. La cession de créance est également utilisée dans les restructurations de dettes : un créancier souhaitant sortir d'une exposition risquée (créance sur débiteur fragilise) peut céder sa créance à un fonds spécialisé dans le rachat de créances en difficulté (distressed debt fund), qui acceptera une valeur inférieure au nominal en échange d'une prise en charge immédiate du risque. En matière sucessorale, la cession de créance permet à des héritiers en indivision de transférer des créances héréditaires (créances du défunt sur des tiers) à l'un des co-héritiers ou à un tiers, dans le cadre d'un partagé amiable. En garantie réelle, la cession de créance peut être utilisée comme mécanisme de sûreté : un emprunteur cédé sa créance sur un tiers à un prêteur en garantie du remboursement de son emprunt. Cette forme de 'cession-sûreté' (à ne pas confondre avec le nantissement de créance, qui n'implique pas de transfert de propriété) est admise en droit français et confère au cessionnaire un droit de propriété sur la créance, plus robuste qu'un simple nantissement en cas de procédure collective. En recouvrement judiciaire, la cession d'un jugement définitif (titre exécutoire) à un huissier spécialisé ou à une société de recouvrement est courante : le cédant (créancier initial) encaisse immédiatement une fraction du montant du jugement, et le cessionnaire prend en charge les diligences d'exécution (saisie-attribution, saisie-vente) à ses risques et perils.

Que faut-il inclure dans votre Acte de Cession de Créance de Droit Commun (Code Civil) ?

L'acte de cession de créance de droit commun conforme aux articles 1321 à 1326 du Code civil doit contenir plusieurs éléments essentiels pour être validé et opposable. L'identification précise des parties est fondamentale : le cédant (créancier initial) doit être identifié avec son nom ou dénomination sociale, SIREN/SIRET pour les personnes morales, adresse du siège social, représentant légal avec pouvoirs ; le cessionnaire (nouveau créancier) avec les mêmes éléments ; et la désignation du débiteur cédé, même si sa participation à l'acte n'est pas requise pour sa validité (la cession est un accord bipartite entre cédant et cessionnaire). La désignation de la créance cédée doit être suffisamment précise pour permettre son identification : nature de la créance (créance commerciale, loyer impaye, indemnité contractuelle), montant nominal (en chiffres et en lettres), date de naissance ou d'exigibilité, référence du contrat source, et, pour les créances futures, description de la relation contractuelle generatrice. Pour les créances assorties de sûretés, la nature et les références de chaque sûreté doivent être mentionnées : pour une hypothèque, le volume et le numéro de l'inscription au Service de la Publicité Foncière (SPF) ; pour un nantissement, la référence au registre concerné. Le prix de cession est un élément essentiel pour les cessions à titre onéreux : montant exact ou formule de calcul (ex : valeur nominale moins décote de X%), modalités de paiement (comptant, échelonné), conditions de paiement en cas de recouvrement partiel. Les garanties du cédant (art. 1326 C. civ.) doivent être exprimées : garantie d'existence obligatoire, garantie de solvabilité du débiteur optionnelle (et sa portée : solvabilité actuelle seulement, ou étendue aux recours futurs). Les modalités d'opposabilité doivent être prévues : qui sera charge d'informer le débiteur cédé (cédant ou cessionnaire), par quel moyen (LRAR, signification huissier), dans quel délai. La date certaine, confère par l'enregistrement auprès du SIE-DGFiP ou par acte authentique notarie, est nécessaire pour l'opposabilité aux tiers concurrents. Les utilisateurs de forms-legal.com peuvent générer un acte de cession de créance conforme au droit français en quelques minutes grâce au formulaire guide qui couvre tous ces éléments essentiels et produit un document prêt à signer.

Comment remplir votre Acte de Cession de Créance de Droit Commun (Code Civil)

La rédaction d'un acte de cession de créance de droit commun sur forms-legal.com suit un processus guide en plusieurs étapes. Étape 1 — Identification du cédant : indiquez la dénomination sociale ou le nom complet du cédant, son numéro SIREN (9 chiffres) ou SIRET (14 chiffres) pour les professionnels, son adressé complète (siège social pour les personnes morales, domicile pour les particuliers), et le représentant légal avec sa qualité (gérant de SARL, président de SAS, directeur général de SA). Étape 2 — Type de cessionnaire : précisez s'il s'agit d'un fonds spécialisé (AIF agréé AMF), d'un établissement de crédit (ACPR agréé), ou d'une autre personne physique ou morale (cessionnaire ordinaire) ; cette distinction peut avoir des implications fiscales et prudentielles. Étape 3 — Description du débiteur cédé : nom, adresse, SIREN si disponible. Il n'est pas nécessaire que le débiteur signe l'acte pour sa validité, mais son identification précise est indispensable pour la notification ultérieure. Étape 4 — Description de la créance cédée : reportez le montant nominal de la créance (en euros, format français : ex. 15 000,00 EUR), la date d'exigibilité ou d'échéance, la référence du contrat source (numéro de facturé, numéro de bail, référence du jugement définitif). Si la créance est future, décrivez la prestation generatrice attendue et la date prévisible de naissance. Étape 5 — Prix et modalités : indiquez si la cession est à titre gratuit (donation) ou onéreux, le prix exact, la décote éventuelle, et les modalités de paiement. Étape 6 — Opposabilité : choisissez le mode de notification au débiteur cédé (LRAR conseille pour garder une trace, signification huissier pour plus de sécurité) et précisez le délai dans lequel la notification sera effectuée. Étape 7 — Déclarations et garanties : confirmez que le cédant garantit l'existence de la créance, et précisez si la garantie de solvabilité est incluse ou exclue.

Erreurs courantes à éviter dans votre Acte de Cession de Créance de Droit Commun (Code Civil)

Les erreurs les plus fréquentes dans la rédaction d'un acte de cession de créance de droit commun en France sont les suivantes. Première erreur : omettre la notification au débiteur cédé, en pensant que l'acte seul suffit. Sans notification au débiteur cédé, celui-ci peut valablement continuer à payer le cédant initial et sera libéré de sa dette. Le cessionnaire ne pourra pas lui opposer la cession tant qu'il n'en à pas été informé (art. 1324 al. 2 C. civ.). Deuxième erreur : ne pas vérifier les droits du débiteur cédé avant la cession. Le débiteur cédé conserve après cession tous les moyens de défense qu'il avait contre le cédant (nullité du contrat source, exception d'inexécution, compensation de dettes connexes, art. 1324 al. 3 C. civ.). Un cessionnaire qui achète une créance sans diligence peut se retrouver face à un débiteur qui oppose une exception valide reductant ou annulant la créance achetée. Troisième erreur : confondre cession de créance et cession de contrat. La cession de créance (art. 1321 C. civ.) ne transfère que le droit de recevoir le paiement, mais n'impose pas au cessionnaire les obligations du cédant envers le débiteur. La cession de contrat (art. 1216 C. civ.) transfère l'intégralité de la position contractuelle (droits ET obligations) et nécessite le consentement du contractant cédé. Un bailleur qui cédé sa créance de loyer ne transfère pas pour autant au cessionnaire l'obligation d'entretien de l'immeuble. Quatrième erreur : omettre l'enregistrement pour les cessions ayant vocation à être opposées à des tiers. Sans date certaine (enregistrement ou acte notarie), la cession peut être inopposable aux créanciers du cédant (notamment en cas de liquidation judiciaire) ou contestée par un autre cessionnaire qui aurait acquis une date certaine antérieure sur la même créance.

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement.

  1. eIDASEU official

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Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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