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Contrat de Crédit-Bail Mobilier (Leasing)

Contrat de Crédit-Bail Mobilier (Leasing)

CONTRAT DE CRÉDIT-BAIL MOBILIER

CONTRAT DE CRÉDIT-BAIL MOBILIER (Articles L313-7 à L313-11 du Code monétaire et financier — Ordonnance n°67-837 du 28 septembre 1967) Date de signature : [Date Signature C B] Lieu de signature : [Lieu Signature C B]

I. PARTIES AU CONTRAT

CRÉDIT-BAILLEUR : Dénomination : [Bailleur Denomination] SIREN : [Bailleur Siren] Siège social : [Bailleur Siege] Représentant : [Bailleur Representant] CRÉDIT-PRENEUR : Dénomination : [Preneur Denomination] SIREN : [Preneur Siren] Siège social : [Preneur Siege] Représentant : [Preneur Representant] Numéro TVA : [Preneur T V A]

II. DÉSIGNATION DU BIEN

Désignation du bien : [Designation Bien] Numéro de série / VIN : [Numero De Serie] État : [Etat Bien] Fournisseur : [Fournisseur Bien] Prix d'acquisition HT (acquitté par le crédit-bailleur) : [Prix Acquisition H T] € Lieu(x) d'utilisation autorisé(s) : [Lieu Utilisation]

III. CONDITIONS FINANCIÈRES

Durée du contrat : [Duree Contrat] mois Date de prise d'effet : [Date Debut] Montant du loyer HT : [Loyer H T] € ([Periodicite Loyer]) Apport initial / premier loyer majoré HT : [Apport Initial] € Valeur résiduelle / Option d'achat HT : [Valeur Residuelle H T] €

IV. OPTION D'ACHAT

À l'expiration du présent contrat, le crédit-preneur dispose d'une option d'achat au prix de [Valeur Residuelle H T] € HT. Cette option doit être exercée au plus tard [Delai Exercice Option] jours avant la date d'expiration du contrat par notification adressée au crédit-bailleur par : [Modalite Notification]. L'exercice de l'option d'achat emporte transfert de propriété du bien au crédit-preneur à compter de la date de paiement du prix résiduel et de la TVA applicable.

V. ASSURANCE DU BIEN

L'assurance du bien est assurée comme suit : [Assurance Type]. Le crédit-preneur s'engage à maintenir en vigueur pendant toute la durée du présent contrat une assurance tous risques couvrant le bien contre la perte totale, le vol, la destruction et la détérioration, désignant le crédit-bailleur comme bénéficiaire de premier rang à concurrence de la valeur de rachat du contrat.

VI. SIGNATURES

Fait en deux exemplaires originaux à [Lieu Signature C B], le [Date Signature C B]. Signature du crédit-bailleur : [Bailleur Representant], pour le compte de [Bailleur Denomination] ___________________________ Signature du crédit-preneur : [Preneur Representant], pour le compte de [Preneur Denomination] ___________________________

Crédit-bailleur

________________

Signature

Crédit-preneur

________________

Signature

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Contrat de Crédit-Bail Mobilier (Leasing) ?

Le Contrat de Crédit-Bail Mobilier (Leasing) est, en droit français, un contrat par lequel un établissement de crédit agréé ACPR (crédit-bailleur) acquiert un bien meuble corporel et le met à disposition d'une entreprise (crédit-preneur) moyennant des loyers périodiques, avec option d'achat en fin de contrat. Il est régi par CMF art. L313-7 à L313-11 (crédit-bail mobilier).

La définition légale du crédit-bail figure à l'article L313-7 du Code monétaire et financier : « Les opérations de crédit-bail mobilier sont les opérations de location de biens d'équipement ou de matériel d'outillage achetés en vue de cette location par des entreprises qui en demeurent propriétaires, lorsque ces opérations, quelle que soit leur qualification, donnent au locataire la faculté d'acquérir tout ou partie des biens loués, moyennant un prix convenu tenant compte, au moins pour partie, des versements effectués à titre de loyers. »

Le crédit-bail mobilier se distingue de la location simple (sans option d'achat et sans engagement d'achat au terme) et de la location longue durée (LLD, sans option d'achat obligatoire). Il se distingue également du crédit à la consommation avec option d'achat (LOA, location avec option d'achat), qui est réservé aux particuliers et régi par le Code de la consommation, alors que le crédit-bail mobilier au sens du CMF ne concerne que les entreprises agissant dans le cadre de leur activité professionnelle. Le Banque de France publie des statistiques trimestrielles sur l'encours de crédit-bail mobilier en France, qui représente plusieurs dizaines de milliards d'euros et constitue l'un des principaux vecteurs de financement de l'investissement des PME.

Seuls les établissements de crédit agréés ACPR et les sociétés de financement spécialisées (SFS) agréées par l'ACPR peuvent exercer l'activité de crédit-bail mobilier en France, conformément à l'article L313-8 du CMF. Les principales sociétés de crédit-bail mobilier françaises — filiales des grandes banques (BNP Paribas Leasing Solutions, Société Générale Equipment Finance, CA Leasing & Factoring, Natixis Lease) ou indépendantes (Grenke France) — sont membres de l'Association française des sociétés financières (ASF), qui publie des statistiques et des bonnes pratiques sectorielles.

Sur le plan comptable, le bien en crédit-bail mobilier n'est pas inscrit au bilan du crédit-preneur pendant la durée du contrat (traitement de la location simple selon le Plan comptable général) mais figure dans les engagements hors bilan. Les loyers sont intégralement déductibles du résultat imposable de l'entreprise, sous réserve des dispositions anti-abus de l'article 39 C du Code général des impôts (CGI) qui plafonnent la déductibilité pour les biens de luxe (véhicules particuliers notamment).

Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Crédit-Bail Mobilier (Leasing) ?

Le contrat de crédit-bail mobilier en France est privilégié par les entreprises qui souhaitent acquérir l'usage d'un bien d'équipement sans mobiliser leur trésorerie ni utiliser leur capacité d'endettement bancaire classique. La principale motivation est fiscale et financière : les loyers de crédit-bail sont intégralement déductibles du résultat imposable (sous réserve de l'article 39 C CGI), ce qui procure un avantage de trésorerie immédiat par rapport à l'acquisition financée par emprunt (seuls les intérêts d'emprunt sont déductibles, pas le remboursement du capital).

Les secteurs utilisateurs du crédit-bail mobilier en France sont très variés. Le transport routier de marchandises est un secteur historiquement majeur (financement de semi-remorques, tracteurs routiers). Le secteur agricole utilise le crédit-bail pour financer tracteurs et moissonneuses-batteuses. Les professions médicales et paramédicales (cabinets dentaires, laboratoires d'analyses) y ont recours pour les équipements techniques coûteux. Les TPE et PME industrielles financent en crédit-bail leurs machines-outils, centres d'usinage CNC, presses hydrauliques.

Le crédit-bail est également choisi pour des considérations opérationnelles : à l'expiration du contrat, le crédit-preneur peut exercer l'option d'achat à la valeur résiduelle (généralement 1 % du prix d'achat initial), restituer le bien et signer un nouveau contrat pour un équipement plus récent (renouvellement de flotte), ou prolonger le contrat par avenant. Cette flexibilité correspond aux besoins des entreprises confrontées à l'obsolescence rapide des technologies. La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a publié une instruction fiscale précisant le traitement du crédit-bail dans la liasse fiscale (formulaire 2058-D — état des loyers de crédit-bail).

Contrairement au prêt bancaire classique, le crédit-bail mobilier ne nécessite généralement pas de garanties personnelles du dirigeant si l'entreprise dispose d'une surface financière suffisante, car le crédit-bailleur reste propriétaire du bien et peut le reprendre en cas de défaillance du crédit-preneur. Cette propriété constitue sa principale garantie. Le FIBEN (Fichier Bancaire des Entreprises) de la Banque de France est consulté par les sociétés de crédit-bail pour évaluer la solvabilité des entreprises crédit-preneurs.

Que faut-il inclure dans votre Contrat de Crédit-Bail Mobilier (Leasing) ?

Les éléments essentiels d'un contrat de crédit-bail mobilier en France incluent obligatoirement : la description précise du bien financé (désignation, marque, modèle, numéro de série, état neuf ou d'occasion), le prix d'acquisition HT acquitté par le crédit-bailleur auprès du fournisseur, la durée du contrat (généralement alignée sur la durée de vie économique du bien, de 2 à 7 ans), le montant et la périodicité des loyers (mensuel, trimestriel), et la valeur résiduelle (prix de l'option d'achat exprimé en valeur absolue ou en pourcentage du prix d'achat).

Le contrat doit également préciser qui supporte les risques et charges du bien pendant la durée : en crédit-bail mobilier, le crédit-preneur supporte généralement l'entretien, les réparations et l'assurance du bien, bien que la propriété juridique reste au crédit-bailleur. L'assurance du bien est obligatoire et doit désigner le crédit-bailleur comme bénéficiaire en rang 1 (clause d'aliénation). L'ACPR veille à ce que les contrats de crédit-bail respectent les dispositions légales du CMF et n'introduisent pas de clauses abusives.

La clause de restitution anticipée : en cas de résiliation anticipée du contrat par le crédit-preneur (événement exceptionnel ou décision économique), une indemnité de résiliation est due, couvrant les loyers restants actualisés, parfois majorés d'une pénalité. La Cour de cassation (com., 3 mars 2015, pourvoi n°14-10.004) a précisé les conditions de calcul de ces indemnités. Le crédit-bailleur peut également résilier de plein droit en cas de défaillance de paiement de deux loyers consécutifs.

La cession du contrat : le crédit-preneur ne peut céder ses droits sans accord préalable du crédit-bailleur. En cas de cession du fonds de commerce, la jurisprudence de la chambre commerciale de la Cour de cassation permet au cessionnaire du fonds de se substituer au crédit-preneur initial si le crédit-bailleur y consent expressément. Sans consentement, la cession est nulle. La plateforme forms-legal.com met à disposition ce modèle de contrat de crédit-bail mobilier conforme, à adapter selon les spécifications de votre société de financement.

La valeur résiduelle : son montant doit être significatif pour que l'opération soit qualifiée de crédit-bail et non de location simple. La doctrine fiscale (BOFiP — Bulletin officiel des finances publiques, IS - BIC) exige que la valeur résiduelle soit inférieure à la valeur vénale du bien au terme du contrat pour que les loyers soient intégralement déductibles. La DGFiP contrôle ce point lors des vérifications de comptabilité (DVEC — droit de vérification et d'examen contradictoire).

Comment remplir votre Contrat de Crédit-Bail Mobilier (Leasing)

Pour rédiger un contrat de crédit-bail mobilier en France, commencez par rassembler les informations relatives au bien à financer : devis ou facture proforma du fournisseur avec description précise (référence constructeur, numéro de série si disponible, caractéristiques techniques), prix HT et TVA récupérable. La société de crédit-bail acquiert le bien auprès du fournisseur et émet sa propre facture de loyers.

Identifiez précisément les parties : la société de crédit-bail (crédit-bailleur) avec son numéro SIREN et son agrément ACPR, et l'entreprise locataire (crédit-preneur) avec son SIREN, son numéro de TVA intracommunautaire, et les noms du ou des représentants légaux habilités. Pour une société, vérifiez les statuts et le Kbis récent (moins de 3 mois) pour confirmer l'habilitation du signataire.

Déterminez les paramètres financiers avec la société de crédit-bail : durée du contrat (en mois), périodicité des loyers (mensuelle est la plus courante), montant du loyer HT, taux implicite du crédit-bail (comparable au TAEG d'un prêt), valeur résiduelle exprimée en euros HT (généralement 1 % du prix d'achat pour les biens neufs), et modalités de l'apport initial (premier loyer majoré ou dépôt de garantie).

L'option d'achat : précisez clairement les conditions d'exercice — la date limite d'exercice (généralement le dernier jour du contrat ou dans les 30 jours suivant l'échéance finale), la procédure de notification (lettre recommandée avec accusé de réception), le prix de l'option d'achat hors taxes, et la TVA applicable à l'option d'achat (récupérable par les assujettis). L'exercice de l'option d'achat transfère la propriété du bien au crédit-preneur et met fin au contrat.

Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Crédit-Bail Mobilier (Leasing)

L'erreur la plus courante lors de la conclusion d'un contrat de crédit-bail mobilier en France consiste à confondre la valeur résiduelle avec un loyer complémentaire : la valeur résiduelle doit correspondre à la valeur vénale estimée du bien à la fin du contrat pour que l'opération soit fiscalement qualifiée de crédit-bail. Une valeur résiduelle symbolique de 1 euro (pratique illégale) ferait requalifier le contrat en vente à tempérament par l'administration fiscale, entraînant des rappels d'impôt sur les sociétés et des pénalités.

Ne pas vérifier l'agrément ACPR du crédit-bailleur : un contrat conclu avec une entité non agréée expose le crédit-preneur à des risques juridiques majeurs et peut priver l'opération de ses avantages fiscaux. La liste des établissements agréés est publique sur le registre REGAFI (Registre des agents financiers) tenu par l'ACPR et accessible en ligne.

Omettre l'assurance : le crédit-bail mobilier impose généralement une assurance tous risques avec désignation du crédit-bailleur comme bénéficiaire en premier rang. Oublier de souscrire cette assurance ou ne pas notifier le changement de bénéficiaire constitue une violation contractuelle pouvant entraîner la résiliation du contrat. En cas de sinistre, c'est le crédit-bailleur qui perçoit l'indemnité d'assurance.

Ne pas notifier l'exercice de l'option d'achat dans les délais : si le crédit-preneur ne notifie pas formellement son intention d'exercer l'option d'achat dans le délai contractuel (généralement par lettre recommandée avec accusé de réception au crédit-bailleur), le droit à l'option expire et le bien doit être restitué. Certains contrats prévoient un délai très court (30 jours avant la fin du contrat), qu'il convient de surveiller attentivement.

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Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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