Renonciation à Succession
Code civil français art. 805 - déclaration au greffe du Tribunal judiciaire
DÉCLARATION DE RENONCIATION À SUCCESSION
Conformément à l'article 805 du Code civil français et au décret n°2017-892 du 6 mai 2017
Au greffe du [Tribunal Competent]
Identification du Renonçant
Je soussigné(e):
[Renoncant Nom]
Numéro fiscal individuel: [Renoncant N I F]
Né(e) le: [Renoncant Naissance]
Domicilié(e) à: [Renoncant Adresse]
Qualité d'héritier: [Renoncant Qualite]
déclare au greffe du Tribunal judiciaire territorialement compétent, en pleine connaissance de cause et après avoir été informé(e) des effets juridiques et fiscaux irréversibles de la présente déclaration:
Identification de la Succession
IDENTIFICATION DE LA SUCCESSION CONCERNÉE
Défunt(e): [Defunt Nom]
Né(e) le: [Defunt Naissance]
Décédé(e) le: [Defunt Deces]
Dernier domicile du défunt: [Defunt Domicile]
Notaire en charge de la succession: [Notaire Succession]
L'ouverture de la succession est intervenue à la date du décès indiquée ci-dessus. La compétence territoriale du Tribunal judiciaire est déterminée par le dernier domicile du défunt conformément à l'article 720 du Code civil français.
Renonciation Expresse
DÉCLARATION EXPRESSE DE RENONCIATION
RENONCE PUREMENT ET SIMPLEMENT à la succession de [Defunt Nom] ci-dessus identifié(e), conformément aux articles 768 et 805 du Code civil français.
La présente renonciation est faite sans condition, sans réserve et sans modalité particulière, conformément aux exigences de l'article 768 du Code civil français.
Motif de la renonciation (optionnel): [Motif Renonciation]
Effets de la Renonciation
EFFETS JURIDIQUES ET FISCAUX DE LA RENONCIATION
Je reconnais avoir été informé(e) par le greffier ou par mon conseil juridique des effets suivants de la présente renonciation:
1. Effet rétroactif (article 805 alinéa 1 du Code civil): je suis considéré(e) comme n'ayant jamais été héritier de la succession de [Defunt Nom], comme si le défunt ne m'avait jamais eu pour successible.
2. Libération des dettes successorales: je suis libéré(e) de toute obligation au paiement des dettes du défunt et de toute obligation de rapport des donations antérieures reçues du défunt.
3. Perte des droits successoraux: je perds tout droit sur les biens de la succession et ne peux plus revendiquer la qualité d'héritier.
4. Dévolution de ma part: [Consequences Descendants]
5. Conservation de donation antérieure (article 845 CC): [Conservation Donation]
6. Régime fiscal: je ne suis pas redevable des droits de succession sur ma part renoncée conformément à l'article 783 du Code général des impôts.
Modalités de Déclaration
PROCÉDURE DE DÉCLARATION ET PUBLICITÉ
Mode de déclaration: [Mode Declaration]
Sommation préalable d'opter reçue: [Delai Sommation]
La présente déclaration sera inscrite par le greffier dans le registre spécial des renonciations tenu au greffe du Tribunal judiciaire compétent. Un récépissé me sera délivré, constituant le titre justificatif de ma renonciation opposable aux tiers.
Conformément au décret n°2017-892 du 6 mai 2017, le greffe transmettra électroniquement la présente déclaration au Conseil supérieur du notariat (CSN) qui assurera la publicité de l'acte, permettant à tout Notaire en France de vérifier instantanément l'existence de la renonciation par consultation du registre du CSN.
Révocabilité
POSSIBILITÉ DE RÉVOCATION (ARTICLE 807 DU CODE CIVIL)
Je reconnais avoir été informé(e) que la présente renonciation est en principe révocable selon l'article 807 du Code civil français, tant que: (i) la prescription de l'option héréditaire n'est pas acquise (10 ans à compter de l'ouverture de la succession selon l'article 780 du Code civil) et (ii) d'autres héritiers n'ont pas accepté la succession ou l'État n'a pas pris possession en cas de déshérence.
La révocation devra être faite par déclaration au greffe du Tribunal judiciaire compétent selon les mêmes formes que la présente renonciation, et sera subordonnée au respect des droits acquis par les tiers de bonne foi (créanciers du défunt, autres cohéritiers ayant accepté).
FAIT ET SIGNÉ AU GREFFE
À [Lieu Declaration], le [Date Declaration]
Signature du renonçant:
_________________________________________
[Renoncant Nom]
Signature et tampon du greffier:
_________________________________________
Greffier du Tribunal judiciaire
Récépissé délivré au déclarant en application de l'article 805-2 du Code civil français.
Renonçant
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Renonciation à Succession ?
La Renonciation à Succession est, en droit français, une déclaration de Renonciation à Succession déposée au greffe du Tribunal judiciaire. Il est régi par Code civil français art. 805 à 808 (renonciation).
La Renonciation à Succession s'inscrit dans le cadre plus large de l'option héréditaire prévue aux articles 768 à 781 du Code civil français, qui permet à tout héritier appelé à une succession de choisir entre trois options exclusives: l'acceptation pure et simple (article 782 du Code civil) qui engage l'héritier au paiement de toutes les dettes du défunt sur ses biens personnels, l'acceptation à concurrence de l'actif net (articles 787 à 803 du Code civil) qui limite l'engagement de l'héritier aux biens reçus de la succession, et la renonciation pure et simple qui efface rétroactivement la qualité d'héritier. L'option doit être exercée dans un délai de quatre mois à compter de l'ouverture de la succession selon l'article 771 du Code civil, mais l'héritier peut conserver le silence jusqu'à dix ans avant d'être considéré comme ayant renoncé selon l'article 780 du Code civil.
La procédure de Renonciation à Succession est précisément encadrée par l'article 805-2 du Code civil français modifié par le décret n°2017-892 du 6 mai 2017. La renonciation doit être déclarée au greffe du Tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession (généralement le dernier domicile du défunt selon l'article 720 du Code civil), par déclaration écrite ou orale consignée dans un acte signé par le déclarant et le greffier. La renonciation est inscrite dans un registre spécial tenu au greffe et publiée par voie électronique au Conseil supérieur du notariat selon les modalités définies par le décret du 6 mai 2017, ce qui assure l'opposabilité aux tiers et notamment aux créanciers du défunt.
Les effets de la Renonciation à Succession sont radicaux et irréversibles en principe. Premièrement, l'héritier renonçant est considéré rétroactivement comme n'ayant jamais été héritier selon l'article 805 alinéa 1 du Code civil français, ce qui le libère de toutes les dettes du défunt et de toute obligation de rapport des donations antérieures. Deuxièmement, la part de l'héritier renonçant est dévolue par représentation à ses descendants vivants ou nés viables selon l'article 754 du Code civil; en l'absence de descendants, sa part accroît celle des cohéritiers du même ordre selon l'article 805 alinéa 2 du Code civil. Troisièmement, l'héritier renonçant n'est pas tenu aux droits de succession sur sa part renoncée, sauf application des articles 779 à 791 ter du Code général des impôts sur les seuls biens qu'il aurait perçus de la succession.
La Renonciation à Succession présente toutefois plusieurs nuances importantes qu'il convient de maîtriser avant de l'exercer. La renonciation est en principe rétractable selon l'article 807 du Code civil français tant qu'elle n'a pas été acceptée par l'État (succession en déshérence) ou qu'un autre cohéritier ne l'a pas acceptée, et dans le délai de dix ans à compter de l'ouverture de la succession. Toutefois, cette rétractation est subordonnée au respect des droits acquis par les tiers (créanciers, autres cohéritiers ayant accepté). La renonciation ne peut être faite sous condition ou à terme selon l'article 768 du Code civil; elle doit être pure et simple. Elle ne peut porter que sur une succession ouverte (article 770 du Code civil): la renonciation à une succession non ouverte est nulle, à l'exception de la renonciation anticipée à l'action en réduction (RAAR) prévue par les articles 929 à 930-5 du Code civil depuis la loi du 23 juin 2006.
La Renonciation à Succession s'avère utile dans plusieurs configurations patrimoniales: succession déficitaire dont les dettes excèdent l'actif (insolvabilité du défunt, dettes professionnelles), conflits familiaux où l'héritier préfère se désengager définitivement, optimisation patrimoniale en faveur de ses propres descendants qui héritent par représentation selon l'article 754 du Code civil, ou simple désintérêt pour le patrimoine successoral. Une analyse préalable avec un Notaire ou un avocat spécialisé en droit successoral est fortement recommandée pour évaluer les conséquences fiscales et patrimoniales irréversibles de la renonciation. Voir également le Testament Olographe pour anticiper sa propre succession et la Donation Entre Vifs pour transmettre de son vivant.
Quand avez-vous besoin d'un Renonciation à Succession ?
La Renonciation à Succession en France répond à plusieurs situations spécifiques où un héritier appelé à une succession ouverte estime préférable, dans son intérêt patrimonial, fiscal ou familial, de refuser cette qualité d'héritier et d'abandonner ses droits successoraux. Plusieurs configurations typiques justifient le recours à cette procédure devant le greffe du Tribunal judiciaire.
Un héritier confronté à une succession déficitaire dont les dettes excèdent manifestement l'actif recourt à la Renonciation à Succession pour éviter d'engager son patrimoine personnel au paiement des dettes du défunt. L'acceptation pure et simple selon l'article 782 du Code civil français engage en effet l'héritier au paiement de toutes les dettes du défunt sur ses biens personnels (ultra vires hereditatis), ce qui peut conduire à la ruine de l'héritier si la succession est largement déficitaire. La renonciation efface rétroactivement la qualité d'héritier et libère totalement le renonçant de toute obligation de paiement des dettes successorales, sauf pour les biens qu'il aurait reçus du défunt avant la renonciation.
Un héritier souhaitant favoriser ses propres descendants peut renoncer à la succession pour leur permettre d'hériter par représentation selon l'article 754 du Code civil français modifié par la loi du 23 juin 2006. Cette technique d'optimisation patrimoniale, appelée renonciation translative, permet de sauter une génération et de transmettre directement le patrimoine successoral aux petits-enfants du défunt, ce qui peut être fiscalement avantageux grâce aux abattements spécifiques de 1 594 EUR par bénéficiaire pour les transmissions au-delà du quatrième degré et de 31 865 EUR par grand-parent et par petit-enfant pour les donations transgénérationnelles selon l'article 790 G du CGI. Les petits-enfants représentants bénéficient des mêmes droits que le renonçant aurait reçus.
Un héritier appelé à une succession comportant des biens situés dans une famille recomposée ou en conflit peut préférer renoncer pour se désengager définitivement d'une situation familiale conflictuelle. Les successions des familles recomposées (enfants du premier lit, enfants du remariage, conjoint survivant) génèrent fréquemment des conflits longs et coûteux devant le Tribunal judiciaire, notamment lors des actions en réduction des donations antérieures, des contestations testamentaires ou des partages judiciaires. La renonciation permet de se libérer de ces tensions familiales tout en préservant des relations futures, en laissant la part renoncée accroître celle des autres cohéritiers selon l'article 805 alinéa 2 du Code civil.
Un héritier dont la situation personnelle (surendettement, procédure collective de redressement ou liquidation judiciaire, ressources insuffisantes) lui interdit d'accepter une succession qui pourrait être absorbée par ses créanciers personnels recourt à la renonciation pour éviter que les biens reçus ne soient saisis. La Cour de cassation admet toutefois que les créanciers personnels de l'héritier renonçant peuvent exercer l'action paulienne selon les articles 1341-2 et suivants du Code civil pour faire constater l'inopposabilité de la renonciation à leur égard si elle a été faite en fraude de leurs droits (Cass. 1re civ., 28 mai 2014, n°13-15.034). Solution prudente: accepter à concurrence de l'actif net selon les articles 787 à 803 du Code civil pour bénéficier de la limitation de responsabilité tout en préservant les droits des créanciers.
Un héritier appelé à une succession ouverte à l'étranger et soumise à un régime juridique défavorable (impôts élevés, partage complexe, conflits de lois) peut renoncer pour éviter les complications transfrontalières. Le Règlement européen 650/2012 du 4 juillet 2012 sur les successions transfrontalières prévoit que la renonciation peut être faite selon la loi de l'État membre de la résidence habituelle de l'héritier ou selon la loi de l'État compétent sur la succession (article 13 du règlement). En cas de renonciation, le Certificat successoral européen délivré par le Notaire mentionne cette qualité pour éviter toute confusion ultérieure avec les administrations étrangères.
Un héritier souhaitant éviter le rapport d'une donation antérieure reçue du défunt peut renoncer à la succession selon l'article 845 du Code civil français qui dispose que «l'héritier qui renonce à la succession peut néanmoins retenir la donation entre vifs ou réclamer le legs à lui fait jusqu'à concurrence de la quotité disponible.» Cette technique permet à un héritier ayant reçu une donation préciputaire (hors part successorale) de conserver cette donation tout en évitant le rapport prévu à l'article 843 du Code civil. La renonciation efface rétroactivement la qualité d'héritier et donc l'obligation de rapport, mais la donation reste acquise dans la limite de la quotité disponible.
Un héritier appelé à plusieurs successions simultanées (décès rapprochés de parents, succession en cascade) peut renoncer à l'une d'entre elles pour des raisons d'optimisation patrimoniale, fiscale ou de gestion. La renonciation à une seule succession n'entraîne pas la renonciation aux autres, et chaque option héréditaire s'exerce indépendamment selon les règles propres à chaque succession. Voir également la Donation-Partage pour anticiper sa propre succession et éviter ces choix complexes pour ses propres héritiers.
Que faut-il inclure dans votre Renonciation à Succession ?
Une Renonciation à Succession valable en France exige le respect rigoureux d'éléments substantiels et formels définis par les articles 805 à 808 du Code civil français et précisés par le décret n°2017-892 du 6 mai 2017 relatif à la publicité de la renonciation. Voici les composantes indispensables que toute déclaration de renonciation doit intégrer, identifiées par la pratique des greffes des Tribunaux judiciaires et la jurisprudence de la première chambre civile de la Cour de cassation.
Identification complète du renonçant. L'acte de renonciation doit comporter les nom, prénoms, date et lieu de naissance, profession, numéro fiscal individuel (NIF à 13 chiffres délivré par la DGFiP), domicile actuel et état civil détaillé du renonçant. Le greffier du Tribunal judiciaire vérifie l'identité par production de la carte nationale d'identité, du passeport ou de tout autre document officiel d'identification. Pour les personnes mariées, le régime matrimonial doit être mentionné car la renonciation à un bien commun nécessite l'accord du conjoint selon l'article 1422 du Code civil français. La forms-legal.com plateforme propose des modèles d'identification conformes aux exigences procédurales pour faciliter la rédaction de la déclaration.
Identification précise du défunt et de la succession. La déclaration doit identifier précisément la succession à laquelle l'héritier renonce: nom, prénoms, date et lieu de naissance, date et lieu du décès, dernier domicile du défunt qui détermine la compétence territoriale du Tribunal judiciaire selon l'article 720 du Code civil français. La date du décès est cruciale car elle détermine le point de départ des délais d'option (quatre mois pour les sommations, dix ans pour la prescription de l'option selon l'article 780 du Code civil). Le renonçant doit également préciser la qualité en laquelle il est appelé à la succession: enfant, petit-enfant, conjoint, frère et sœur, neveu et nièce, ascendant, légataire universel.
Formule expresse et non équivoque de renonciation. La déclaration de renonciation doit utiliser des termes clairs et non équivoques exprimant la volonté de refuser la qualité d'héritier et d'abandonner tous les droits successoraux. Les formules consacrées par la pratique des greffes incluent «Je déclare renoncer à la succession de [nom du défunt] décédé(e) le [date] à [lieu]», «Je refuse expressément ma qualité d'héritier dans la succession de...», ou «Je renonce à tous mes droits successoraux dans la succession de...». La renonciation doit être pure et simple selon l'article 768 du Code civil français: elle ne peut être assortie de conditions, de réserves ou de modalités particulières, sous peine d'être considérée comme une acceptation tacite selon la jurisprudence constante.
Compétence territoriale du greffe du Tribunal judiciaire. La déclaration de renonciation doit être faite au greffe du Tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession, c'est-à-dire au Tribunal judiciaire dans le ressort duquel le défunt avait son dernier domicile selon l'article 720 du Code civil français. Pour un défunt résidant à l'étranger au moment du décès, la compétence appartient au Tribunal judiciaire de Paris selon l'article 45 du Code de procédure civile. Le greffe consigne la déclaration dans un registre spécial et délivre un récépissé au déclarant; ce récépissé constitue le titre justificatif de la renonciation opposable aux tiers.
Publicité électronique au Conseil supérieur du notariat. Depuis le décret n°2017-892 du 6 mai 2017, le greffe du Tribunal judiciaire transmet électroniquement la déclaration de renonciation au Conseil supérieur du notariat qui assure la publicité de l'acte. Cette publicité électronique permet à tout Notaire en charge du règlement d'une succession de vérifier instantanément l'existence d'une renonciation, ce qui évite les erreurs de partage et les contestations ultérieures. La publicité au Conseil supérieur du notariat constitue désormais le moyen principal d'opposabilité de la renonciation aux tiers, remplaçant la publicité au journal légal antérieurement utilisée.
Mention des effets et conséquences de la renonciation. La déclaration de renonciation doit informer expressément le déclarant des effets juridiques et fiscaux irréversibles de l'acte. Premièrement, l'effet rétroactif selon l'article 805 alinéa 1 du Code civil français: le renonçant est considéré comme n'ayant jamais été héritier, ce qui le libère de toutes les dettes du défunt mais aussi de tout droit sur les biens successoraux. Deuxièmement, la représentation par les descendants selon l'article 754 du Code civil: la part du renonçant est dévolue à ses descendants vivants ou nés viables; en l'absence de descendants, accroissement aux cohéritiers du même ordre selon l'article 805 alinéa 2 du Code civil. Troisièmement, l'incidence fiscale: le renonçant n'est pas redevable des droits de succession sur sa part renoncée selon l'article 783 du CGI.
Délai d'exercice de l'option héréditaire. La déclaration de renonciation doit être faite dans le respect des délais légaux d'option héréditaire prévus par les articles 771 à 781 du Code civil français. L'héritier dispose en principe de quatre mois à compter de l'ouverture de la succession pour exercer son option (acceptation pure et simple, acceptation à concurrence de l'actif net, renonciation), ce délai pouvant être raccourci par sommation d'un cohéritier, du créancier de la succession ou de l'État au-delà de quatre mois. Au-delà du délai de quatre mois et en l'absence de sommation, l'héritier peut continuer à conserver le silence jusqu'à dix ans avant d'être considéré comme ayant renoncé selon l'article 780 du Code civil. Le silence pendant dix ans vaut renonciation tacite et automatique sans formalité.
Révocabilité conditionnelle de la renonciation (article 807 du Code civil). La renonciation est en principe révocable selon l'article 807 du Code civil français tant que la prescription de l'option héréditaire n'est pas acquise (dix ans à compter de l'ouverture de la succession) et que d'autres héritiers n'ont pas accepté la succession ou que l'État n'a pas pris possession en cas de déshérence. La révocation doit être faite par déclaration au greffe du Tribunal judiciaire selon les mêmes formes que la renonciation, et inscrite au registre spécial. La révocation est toutefois subordonnée au respect des droits acquis par les tiers (créanciers du défunt ayant agi sur la foi de la renonciation, autres cohéritiers ayant accepté), ce qui peut restreindre considérablement les possibilités pratiques de rétractation.
Comment remplir votre Renonciation à Succession
Effectuer une Renonciation à Succession en France implique une procédure formelle au greffe du Tribunal judiciaire selon les articles 805 à 808 du Code civil français. Suivez ces étapes méthodiques pour produire une déclaration valable et opposable aux tiers.
Étape 1 — Évaluer la situation patrimoniale du défunt avant de renoncer. Avant toute renonciation, demandez au Notaire chargé du règlement de la succession l'inventaire complet de l'actif et du passif successoral: immeubles avec valeur de marché actuelle, comptes bancaires, contrats d'assurance-vie, valeurs mobilières, parts de société, biens meubles d'une part; dettes (emprunts immobiliers, dettes professionnelles, impôts, factures impayées) et charges (frais funéraires, frais de succession), d'autre part. Cette évaluation permet de prendre une décision éclairée en pleine connaissance des conséquences patrimoniales irréversibles de la renonciation.
Étape 2 — Consulter un Notaire ou avocat spécialisé en droit successoral. La renonciation est un acte juridique aux conséquences irréversibles qui peut affecter durablement votre situation patrimoniale et fiscale. Consultez un Notaire installé en France inscrit auprès de la Chambre des Notaires départementale ou un avocat spécialisé en droit successoral pour analyser les avantages et inconvénients de la renonciation par rapport aux autres options (acceptation pure et simple, acceptation à concurrence de l'actif net). Cette consultation préalable (généralement 100 à 250 EUR pour un rendez-vous) évite les décisions hâtives regrettables.
Étape 3 — Identifier le Tribunal judiciaire compétent. La déclaration de renonciation doit être faite au greffe du Tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession, c'est-à-dire au Tribunal judiciaire dans le ressort duquel le défunt avait son dernier domicile selon l'article 720 du Code civil français. Si le défunt résidait à l'étranger au moment du décès, la compétence appartient au Tribunal judiciaire de Paris (greffe central) selon l'article 45 du Code de procédure civile. Vérifiez la compétence territoriale exacte par consultation du site Internet du Ministère de la Justice (justice.fr) ou par appel téléphonique au greffe.
Étape 4 — Réunir les documents préparatoires. Rassemblez les documents nécessaires pour la déclaration de renonciation: votre carte nationale d'identité ou passeport en cours de validité, votre NIF à 13 chiffres figurant sur votre dernier avis d'imposition, un justificatif de domicile récent (moins de trois mois), l'acte de décès du défunt délivré par la mairie du lieu de décès, votre livret de famille ou tout document justifiant votre qualité d'héritier (descendant, conjoint, frère et sœur). Pour les héritiers en ligne collatérale, un acte de notoriété délivré par un Notaire peut être nécessaire pour justifier le lien de parenté.
Étape 5 — Prendre rendez-vous au greffe ou utiliser le formulaire Cerfa. Depuis la dématérialisation des procédures de greffe, vous pouvez soit prendre rendez-vous physiquement au greffe du Tribunal judiciaire compétent, soit utiliser le formulaire Cerfa n°15828*05 «Déclaration de renonciation à la succession» disponible sur service-public.fr. Le formulaire Cerfa doit être complété, signé et envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception au greffe accompagné des pièces justificatives. La procédure dématérialisée est gratuite mais nécessite plus de temps de traitement (4 à 8 semaines) que le rendez-vous physique (récépissé immédiat).
Étape 6 — Remplir précisément la déclaration de renonciation. La déclaration doit comporter votre identification complète, l'identification précise du défunt (nom, prénoms, date et lieu de naissance, date et lieu du décès, dernier domicile), votre qualité d'héritier (descendant, conjoint, frère et sœur, neveu et nièce, légataire universel), et la formule expresse de renonciation: «Je soussigné(e) [Prénom Nom], domicilié(e) [adresse], déclare renoncer purement et simplement à la succession de [Prénom Nom du défunt], né(e) le [date] à [lieu], décédé(e) le [date] à [lieu], ayant eu son dernier domicile à [adresse], conformément aux articles 805 à 808 du Code civil français.»
Étape 7 — Signer la déclaration et obtenir le récépissé. Lors du rendez-vous physique au greffe, le greffier consigne la déclaration dans le registre spécial des renonciations, vous demande de signer la déclaration en sa présence, et vous délivre immédiatement un récépissé qui constitue le titre justificatif de la renonciation opposable aux tiers. Conservez précieusement ce récépissé qui sera nécessaire pour informer le Notaire chargé du règlement de la succession, les créanciers du défunt, les administrations (DGFiP, banques) et les autres cohéritiers.
Étape 8 — Notifier la renonciation aux personnes concernées. Une fois le récépissé obtenu, notifiez votre renonciation aux personnes intéressées: le Notaire chargé du règlement de la succession qui doit recalculer le partage entre les cohéritiers restants; vos descendants vivants ou nés viables qui héritent par représentation selon l'article 754 du Code civil français; les autres cohéritiers qui bénéficient de l'accroissement de leur part selon l'article 805 alinéa 2 du Code civil; les créanciers du défunt qui doivent retirer la procédure de recouvrement à votre encontre. La notification par lettre recommandée avec accusé de réception facilite la preuve de la diffusion.
Étape 9 — Vérifier la publication au Conseil supérieur du notariat. Le greffe du Tribunal judiciaire transmet électroniquement la déclaration de renonciation au Conseil supérieur du notariat (CSN) qui assure la publicité de l'acte conformément au décret n°2017-892 du 6 mai 2017. Cette publicité électronique permet à tout Notaire en charge du règlement d'une succession en France de vérifier instantanément l'existence d'une renonciation, ce qui évite les erreurs de partage et les contestations ultérieures. Vous pouvez vérifier la bonne transmission par consultation directe du registre du CSN auprès d'un Notaire ou par demande d'attestation au greffe.
Étape 10 — Conserver précieusement le récépissé et les justificatifs. Conservez précieusement le récépissé de renonciation délivré par le greffe ainsi que tous les justificatifs (copie de la déclaration, accusés de réception des notifications, courriers des cohéritiers et créanciers) pendant toute la durée de la prescription de l'option héréditaire (10 ans à compter de l'ouverture de la succession selon l'article 780 du Code civil français). Ces documents seront nécessaires en cas de contestation ultérieure par un créancier ou un cohéritier, ou en cas de demande de rétractation de la renonciation selon l'article 807 du Code civil dans le délai légal.
Exigences juridiques pour Renonciation à Succession
La Renonciation à Succession en France est soumise à un régime juridique précis défini principalement par les articles 805 à 808 du Code civil français issus de la réforme du 23 juin 2006, et complétés par le décret n°2017-892 du 6 mai 2017 relatif à la publicité de la renonciation. Le respect strict de ces exigences conditionne la validité de la déclaration et son opposabilité aux tiers.
Forme solennelle de la déclaration au greffe (article 805-2 du Code civil). La renonciation doit être déclarée au greffe du Tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession, soit par déclaration écrite ou orale consignée dans un acte signé par le déclarant et le greffier, soit par formulaire Cerfa n°15828*05 envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception. La déclaration verbale au guichet du greffe est consignée dans le registre spécial des renonciations tenu par le greffier, qui délivre immédiatement un récépissé au déclarant. Cette forme solennelle est obligatoire et substantielle à peine d'inefficacité de la renonciation à l'égard des tiers; une renonciation par simple lettre adressée au Notaire chargé du règlement de la succession est insuffisante.
Compétence territoriale du Tribunal judiciaire (article 720 du Code civil). La déclaration doit être faite au greffe du Tribunal judiciaire dans le ressort duquel le défunt avait son dernier domicile au moment du décès. Cette règle de compétence territoriale est d'ordre public et ne peut être contournée par convention entre les parties. Pour un défunt résidant à l'étranger au moment du décès, la compétence appartient au Tribunal judiciaire de Paris (greffe central) selon l'article 45 du Code de procédure civile. La méconnaissance de cette compétence territoriale entraîne l'inopposabilité de la renonciation aux tiers et la nécessité de refaire la déclaration au greffe compétent.
Nature pure et simple de la renonciation (article 768 du Code civil). La renonciation à succession doit être pure et simple, c'est-à-dire qu'elle ne peut être assortie de conditions, de réserves ou de modalités particulières. Une renonciation conditionnelle (par exemple «Je renonce sauf si la succession s'avère bénéficiaire» ou «Je renonce à condition que mes frères acceptent») est nulle et peut être requalifiée en acceptation tacite selon la jurisprudence constante de la première chambre civile de la Cour de cassation. De même, la renonciation partielle (renonciation à un bien spécifique tout en conservant les autres) est nulle: l'option héréditaire est globale et porte sur l'ensemble de la succession.
Délai d'exercice de l'option héréditaire (articles 771 à 781 du Code civil). L'héritier dispose en principe de quatre mois à compter de l'ouverture de la succession pour exercer son option (acceptation pure et simple, acceptation à concurrence de l'actif net, renonciation), ce délai pouvant être raccourci par sommation d'un cohéritier, d'un créancier de la succession ou de l'État au-delà de quatre mois selon l'article 771 du Code civil français. Au-delà du délai de quatre mois et en l'absence de sommation, l'héritier peut continuer à conserver le silence jusqu'à dix ans avant d'être considéré comme ayant renoncé selon l'article 780 du Code civil. Le silence pendant dix ans vaut renonciation tacite et automatique sans formalité.
Effet rétroactif de la renonciation (article 805 alinéa 1 du Code civil). L'héritier renonçant est considéré rétroactivement comme n'ayant jamais été héritier conformément à l'article 805 alinéa 1 du Code civil français, comme si la personne décédée ne l'avait jamais eu pour successible. Cet effet rétroactif puissant emporte plusieurs conséquences. Premièrement, le renonçant est libéré de toutes les dettes du défunt et de toute obligation de rapport des donations antérieures reçues. Deuxièmement, il perd tout droit sur les biens successoraux et ne peut plus revendiquer la qualité d'héritier. Troisièmement, il n'est pas tenu aux droits de succession sur sa part renoncée selon l'article 783 du CGI.
Dévolution de la part du renonçant (articles 754 et 805 alinéa 2 du Code civil). La part de l'héritier renonçant est dévolue selon deux mécanismes successifs. Premièrement, la représentation par les descendants vivants ou nés viables selon l'article 754 du Code civil français modifié par la loi du 23 juin 2006: les descendants du renonçant héritent en ses lieu et place, recevant la même part que celle qui serait revenue au renonçant. Deuxièmement, en l'absence de descendants représentants, accroissement aux cohéritiers du même ordre selon l'article 805 alinéa 2 du Code civil: les cohéritiers du même rang reçoivent la part renoncée en proportion de leurs propres parts.
Publicité électronique au Conseil supérieur du notariat (décret n°2017-892 du 6 mai 2017). Depuis le décret du 6 mai 2017, le greffe du Tribunal judiciaire transmet électroniquement la déclaration de renonciation au Conseil supérieur du notariat (CSN) qui assure la publicité de l'acte. Cette publicité électronique permet à tout Notaire en charge du règlement d'une succession en France de vérifier instantanément l'existence d'une renonciation par consultation du registre du CSN, ce qui évite les erreurs de partage et les contestations ultérieures. La publicité au CSN constitue désormais le moyen principal d'opposabilité de la renonciation aux tiers, remplaçant l'ancienne publicité au journal légal.
Révocabilité conditionnelle (article 807 du Code civil). La renonciation est en principe révocable selon l'article 807 du Code civil français tant que la prescription de l'option héréditaire n'est pas acquise (dix ans à compter de l'ouverture de la succession) et que d'autres héritiers n'ont pas accepté la succession ou que l'État n'a pas pris possession en cas de déshérence. La révocation doit être faite par déclaration au greffe du Tribunal judiciaire selon les mêmes formes que la renonciation, et inscrite au registre spécial avec publicité au CSN. La révocation est toutefois subordonnée au respect des droits acquis par les tiers de bonne foi (créanciers du défunt ayant agi sur la foi de la renonciation, autres cohéritiers ayant accepté), ce qui peut restreindre considérablement les possibilités pratiques de rétractation.
Erreurs courantes à éviter dans votre Renonciation à Succession
L'établissement d'une Renonciation à Succession en France paraît procéduralement simple mais expose à des erreurs récurrentes qui peuvent compromettre l'efficacité de la renonciation, générer des contestations ultérieures ou entraîner des conséquences fiscales et patrimoniales irréversibles non souhaitées. Voici les pièges les plus fréquents identifiés par la pratique des greffes des Tribunaux judiciaires français et les solutions pour les éviter.
Accepter tacitement la succession avant de renoncer. L'erreur la plus fréquente consiste à effectuer des actes d'héritier (encaissement de loyers, paiement de factures du défunt avec les fonds successoraux, vente de biens meubles, occupation d'un immeuble successoral, retrait de fonds sur le compte bancaire du défunt) avant la déclaration formelle de renonciation au greffe du Tribunal judiciaire. Ces actes peuvent être qualifiés d'acceptation tacite selon l'article 782 du Code civil français qui dispose que «l'acceptation pure et simple peut être expresse ou tacite», ce qui rend impossible la renonciation ultérieure. La jurisprudence est constante: tout acte impliquant nécessairement l'intention d'accepter la qualité d'héritier vaut acceptation tacite (Cass. 1re civ., 27 mai 2015, n°14-12.677). Solution: avant de toucher au moindre bien successoral, prenez immédiatement contact avec un Notaire et faites la déclaration de renonciation au greffe; en cas de doute sur la qualification d'un acte, abstenez-vous.
Renoncer sans évaluer correctement la situation patrimoniale. Une renonciation est un acte irréversible aux conséquences patrimoniales et fiscales définitives. Beaucoup d'héritiers renoncent dans la précipitation à une succession qu'ils croient déficitaire alors qu'elle se révèle ultérieurement bénéficiaire après inventaire complet par le Notaire. À l'inverse, certains acceptent une succession qui s'avère lourdement déficitaire et engagent leur patrimoine personnel au paiement des dettes du défunt. Solution: demandez systématiquement au Notaire chargé du règlement un inventaire complet de l'actif et du passif successoral avant de décider, et envisagez l'acceptation à concurrence de l'actif net selon les articles 787 à 803 du Code civil français qui limite votre engagement aux biens reçus de la succession et préserve votre patrimoine personnel.
Ignorer la représentation par les descendants. Beaucoup de renonçants ignorent que leur renonciation entraîne automatiquement la dévolution de leur part à leurs propres descendants vivants ou nés viables selon l'article 754 du Code civil français modifié par la loi du 23 juin 2006. Si vos descendants sont mineurs, ils héritent en vos lieu et place avec les mêmes droits et obligations que vous auriez eus, y compris l'obligation de payer les dettes successorales si la succession est acceptée pure et simple en leur nom par leur représentant légal. Solution: avant de renoncer, vérifiez les conséquences pour vos descendants et concertez-vous avec votre conjoint pour décider de la stratégie successorale globale; si la succession est déficitaire, vos descendants doivent également renoncer ou accepter à concurrence de l'actif net.
Méconnaître l'action paulienne des créanciers personnels. Une renonciation à succession faite en fraude des droits des créanciers personnels du renonçant peut être déclarée inopposable à ces créanciers par l'exercice de l'action paulienne prévue aux articles 1341-2 et suivants du Code civil français. La Cour de cassation admet régulièrement cette inopposabilité lorsqu'il est prouvé que la renonciation avait pour objectif principal d'éviter la saisie des biens successoraux par les créanciers personnels du renonçant (Cass. 1re civ., 28 mai 2014, n°13-15.034). Solution: si vous êtes surendetté ou en procédure collective, consultez un avocat spécialisé en droit des procédures collectives avant de renoncer; envisagez l'acceptation à concurrence de l'actif net qui permet aux créanciers personnels d'agir uniquement sur les biens reçus de la succession sans engager votre patrimoine personnel.
Oublier le délai de quatre mois après sommation. Si un cohéritier, un créancier de la succession ou l'État vous somme par voie d'huissier ou de commissaire de justice d'opter dans les deux mois selon l'article 771 du Code civil français, votre silence au-delà de ce délai de deux mois vaut acceptation pure et simple selon l'article 772 du Code civil et engage votre responsabilité patrimoniale sur les dettes successorales. Solution: dès réception d'une sommation, prenez immédiatement rendez-vous au greffe du Tribunal judiciaire compétent pour faire la déclaration de renonciation ou d'acceptation à concurrence de l'actif net dans le délai imparti; en cas d'impossibilité matérielle, déposez le formulaire Cerfa n°15828*05 par lettre recommandée avec accusé de réception avant l'expiration du délai.
Renoncer en présence de biens immobiliers à l'étranger sans coordination. Une renonciation faite en France selon les articles 805 à 808 du Code civil français ne produit pas automatiquement d'effet sur les biens immobiliers situés à l'étranger qui peuvent être soumis à un régime successoral différent selon le Règlement européen 650/2012 du 4 juillet 2012 ou les conventions internationales. Solution: si la succession comporte des biens immobiliers à l'étranger, consultez un Notaire spécialisé en droit international privé pour coordonner la renonciation selon les règles de chaque pays et obtenir un Certificat successoral européen mentionnant votre qualité de renonçant pour éviter les difficultés futures avec les administrations étrangères.
Négliger la notification aux personnes concernées. Une déclaration de renonciation au greffe ne suffit pas à informer automatiquement toutes les personnes concernées par votre changement de qualité. Solution: notifiez par lettre recommandée avec accusé de réception votre renonciation aux personnes intéressées: Notaire chargé du règlement de la succession, descendants héritant par représentation, autres cohéritiers, créanciers du défunt, banques détenant des comptes du défunt, administrations (DGFiP pour les impôts, organismes sociaux). Cette notification active facilite le règlement de la succession et prévient les contestations ultérieures par défaut d'information.
Reporter indéfiniment la décision d'option par crainte de l'irréversibilité. La crainte des conséquences irréversibles de la renonciation conduit certains héritiers à reporter indéfiniment leur décision, ce qui peut entraîner l'acceptation tacite par actes d'héritier ou la prescription de l'option au bout de dix ans selon l'article 780 du Code civil français. Solution: prenez votre décision dans un délai raisonnable de quatre à six mois après l'ouverture de la succession en vous appuyant sur les conseils du Notaire et d'un avocat si nécessaire; si vous hésitez entre acceptation et renonciation, privilégiez l'acceptation à concurrence de l'actif net qui combine les avantages des deux options (acquisition des biens nets de toute dette successorale).
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Forms Legal. (2026). Renonciation à Succession (France) [Legal document template]. Forms Legal. https://forms-legal.com/fr/france/estate-planning/wills/renonciation-succession
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La Renonciation à Succession, régie par les articles 805 à 808 du Code civil français, est un acte par lequel l'héritier refuse expressément sa qualité d'héritier et est considéré rétroactivement comme n'ayant jamais été héritier. Cet effet rétroactif puissant libère totalement le renonçant des dettes du défunt et de toute obligation de rapport des donations antérieures, mais le prive également de tout droit sur les biens successoraux. L'Acceptation à Concurrence de l'Actif Net (anciennement appelée «acceptation sous bénéfice d'inventaire»), prévue aux articles 787 à 803 du Code civil français, est un acte par lequel l'héritier accepte la succession en limitant son engagement aux biens reçus du défunt (intra vires hereditatis). L'héritier acceptant à concurrence de l'actif net devient propriétaire des biens successoraux mais n'est tenu au paiement des dettes du défunt que dans la limite de la valeur des biens reçus, ce qui préserve son patrimoine personnel. La procédure exige une déclaration au greffe du Tribunal judiciaire similaire à la renonciation, suivie d'un inventaire notarié dans les deux mois et d'une publicité au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC). Cette option combine les avantages de la renonciation (protection du patrimoine personnel) et de l'acceptation (acquisition des biens nets de dettes), et constitue souvent la solution prudente recommandée par les Notaires en cas de succession dont l'évaluation est incertaine.
La déclaration de Renonciation à Succession au greffe du Tribunal judiciaire est gratuite en France: aucun droit de timbre, aucune taxe d'enregistrement et aucune redevance n'est exigée pour cette procédure conformément au principe de gratuité de l'accès au service public de la justice. Le récépissé délivré par le greffe est également gratuit. Toutefois, certains coûts annexes peuvent être engagés. La consultation préalable d'un Notaire ou d'un avocat spécialisé en droit successoral pour évaluer les conséquences de la renonciation coûte généralement entre 100 et 250 EUR pour un rendez-vous d'une heure (les Notaires pratiquent généralement les premières consultations gratuites pour les héritiers d'une succession en cours de règlement). L'obtention d'un acte de décès auprès de la mairie est gratuite. L'envoi de la déclaration par lettre recommandée avec accusé de réception coûte environ 7 EUR. Le formulaire Cerfa n°15828*05 est téléchargeable gratuitement sur service-public.fr. Si la succession comporte des biens immobiliers à l'étranger nécessitant une coordination internationale, les honoraires d'un Notaire spécialisé en droit international privé peuvent atteindre 500 à 2 000 EUR. La modicité du coût de la procédure de renonciation en France facilite l'accès à cette option pour tous les héritiers, particulièrement pour les successions modestes ou déficitaires.
La Renonciation à Succession en France n'est pas absolument irrévocable, mais sa rétractation est strictement encadrée par l'article 807 du Code civil français modifié par la loi du 23 juin 2006. La renonciation est en principe révocable tant que deux conditions cumulatives sont réunies. Premièrement, la prescription de l'option héréditaire ne doit pas être acquise: l'héritier dispose de dix ans à compter de l'ouverture de la succession pour modifier son choix selon l'article 780 du Code civil. Deuxièmement, d'autres héritiers ne doivent pas avoir accepté la succession ou l'État ne doit pas avoir pris possession en cas de déshérence selon l'article 811 du Code civil. La révocation doit être faite par déclaration au greffe du Tribunal judiciaire selon les mêmes formes que la renonciation, et inscrite au registre spécial avec publicité au Conseil supérieur du notariat conformément au décret n°2017-892 du 6 mai 2017. Toutefois, la révocation est subordonnée au respect des droits acquis par les tiers de bonne foi. Si un créancier du défunt a agi sur la foi de la renonciation (par exemple, action en recouvrement contre les autres cohéritiers ayant accepté), la rétractation lui est inopposable et le renonçant ne peut pas se prévaloir des biens dont les créanciers se sont saisis. De même, si d'autres cohéritiers ont accepté la succession et procédé au partage, la rétractation est compromise par les droits acquis par ces cohéritiers. En pratique, la rétractation effective de la renonciation est rare et juridiquement complexe.
Les biens revenant initialement à l'héritier renonçant sont dévolus selon deux mécanismes successifs prévus par les articles 754 et 805 du Code civil français. Premièrement, la représentation par les descendants vivants ou nés viables selon l'article 754 du Code civil français modifié par la loi du 23 juin 2006: les descendants du renonçant (enfants, petits-enfants en cas de prédécès des enfants) héritent en ses lieu et place et recueillent la part qui aurait dû revenir au renonçant. Cette représentation s'opère de plein droit sans aucune formalité particulière, dès lors que les descendants ne renoncent pas eux-mêmes à la succession. La représentation suppose que les descendants soient appelés à recueillir la part du renonçant dans les mêmes droits et obligations que celui-ci aurait eus, y compris l'obligation de payer les dettes successorales en cas d'acceptation pure et simple. Deuxièmement, en l'absence de descendants représentants, accroissement aux cohéritiers du même ordre selon l'article 805 alinéa 2 du Code civil français: les cohéritiers du même rang (autres enfants si le renonçant est un enfant, autres frères et sœurs si le renonçant est un frère ou sœur) reçoivent la part renoncée en proportion de leurs propres parts. Si tous les héritiers du même ordre renoncent, la part revient aux héritiers du rang suivant selon l'ordre successoral légal (articles 734 à 755 du Code civil). À défaut d'héritier dans le sixième degré, la succession revient à l'État français (déshérence) selon l'article 768 du Code civil, l'administration étant confiée à la Direction nationale d'interventions domaniales (DNID) de la DGFiP.
Oui, vos enfants peuvent et doivent même décider de leur propre option héréditaire après votre renonciation, conformément au mécanisme de la représentation prévu à l'article 754 du Code civil français modifié par la loi du 23 juin 2006. Votre renonciation à la succession entraîne automatiquement la dévolution de votre part à vos descendants vivants ou nés viables, qui héritent en vos lieu et place avec les mêmes droits et obligations que vous auriez eus. Vos enfants disposent alors de leur propre option héréditaire dans les délais prévus aux articles 771 à 781 du Code civil français: acceptation pure et simple (engagement sur leur patrimoine personnel pour les dettes du défunt), acceptation à concurrence de l'actif net (limitation aux biens reçus), ou renonciation. Pour vos enfants mineurs, l'option héréditaire est exercée par leur représentant légal (parent vivant exerçant l'autorité parentale, tuteur en cas de prédécès des deux parents) avec autorisation préalable du juge des tutelles du Tribunal judiciaire pour la renonciation ou l'acceptation à concurrence de l'actif net selon l'article 387-1 du Code civil. L'acceptation pure et simple par un mineur est interdite sans autorisation du juge en raison du risque patrimonial qu'elle implique. En pratique, si vous renoncez à une succession déficitaire pour protéger votre patrimoine personnel, vous devez impérativement organiser également la renonciation de vos enfants pour éviter qu'ils n'héritent par représentation et ne soient engagés sur les dettes successorales; à défaut, le mécanisme de la représentation transfère les dettes à vos enfants malgré votre renonciation, ce qui prive la renonciation de son efficacité patrimoniale.
Si vous résidez à l'étranger au moment où vous souhaitez renoncer à une succession ouverte en France, plusieurs procédures sont possibles selon votre situation. Premièrement, la procédure dématérialisée via le formulaire Cerfa n°15828*05 «Déclaration de renonciation à la succession» disponible sur service-public.fr, à compléter, signer et envoyer par lettre recommandée internationale avec accusé de réception au greffe du Tribunal judiciaire compétent (lieu du dernier domicile du défunt selon l'article 720 du Code civil français, ou Tribunal judiciaire de Paris si le défunt résidait également à l'étranger selon l'article 45 du Code de procédure civile). Cette procédure dématérialisée évite le déplacement physique en France mais nécessite des délais de traitement plus longs (6 à 12 semaines selon la rapidité des courriers internationaux). Deuxièmement, la procuration authentique donnée à un avocat ou Notaire français pour effectuer la déclaration en votre nom au greffe compétent. La procuration doit être signée devant un Notaire local étranger ou devant le consulat français du pays de résidence, et apostillée selon la Convention de La Haye du 5 octobre 1961 ou légalisée pour les pays non signataires. Troisièmement, si vous résidez dans un État membre de l'Union européenne, vous pouvez utiliser les dispositions du Règlement européen 650/2012 du 4 juillet 2012 sur les successions transfrontalières qui permet à l'héritier de faire sa renonciation selon la loi de l'État membre de sa résidence habituelle (article 13 du règlement) avec opposabilité automatique dans tous les États membres. Consultez un Notaire spécialisé en droit international privé pour identifier la procédure la plus adaptée à votre situation.
Les délais pour exercer l'option héréditaire (renonciation, acceptation pure et simple, acceptation à concurrence de l'actif net) sont définis par les articles 771 à 781 du Code civil français. En principe, l'héritier dispose d'un délai de quatre mois à compter de l'ouverture de la succession (date du décès) pour exercer son option selon l'article 771 du Code civil. Pendant ce délai de quatre mois, aucune sommation ne peut lui être adressée et il bénéficie d'une période de réflexion protégée pour évaluer la situation patrimoniale du défunt avec le Notaire chargé du règlement. Au-delà de ce délai de quatre mois, un cohéritier, un créancier de la succession ou l'État peut sommer l'héritier d'opter par voie d'huissier ou de commissaire de justice; l'héritier dispose alors d'un délai de deux mois pour répondre selon l'article 771 du Code civil. Son silence au-delà de ce délai de deux mois vaut acceptation pure et simple selon l'article 772 du Code civil et engage sa responsabilité patrimoniale sur les dettes successorales. À défaut de sommation, l'héritier peut continuer à conserver le silence pendant dix ans à compter de l'ouverture de la succession selon l'article 780 du Code civil; au-delà de ce délai de dix ans, l'option est éteinte par prescription et l'héritier est considéré comme ayant tacitement renoncé. La renonciation effectuée pendant le délai de prescription de dix ans est révocable selon l'article 807 du Code civil, sous réserve du respect des droits acquis par les tiers. En pratique, il est fortement recommandé d'exercer l'option héréditaire dans un délai raisonnable de quatre à six mois après le décès pour éviter les complications procédurales et les conflits avec les créanciers du défunt.
Oui, vous pouvez conserver une donation reçue du défunt avant son décès même si vous renoncez à la succession, conformément à l'article 845 du Code civil français qui dispose que «l'héritier qui renonce à la succession peut néanmoins retenir la donation entre vifs ou réclamer le legs à lui fait jusqu'à concurrence de la quotité disponible.» Cette règle constitue une exception remarquable au principe selon lequel le renonçant est considéré comme n'ayant jamais été héritier (article 805 alinéa 1 du Code civil). Concrètement, si vous avez reçu une donation préciputaire (hors part successorale) ou un legs particulier de la part du défunt, vous pouvez conserver cette libéralité tout en renonçant à la succession et en évitant ainsi le rapport prévu à l'article 843 du Code civil français. Cette technique est particulièrement utile lorsque la succession est déficitaire (vous renoncez pour éviter les dettes) tout en ayant reçu antérieurement une donation que vous souhaitez conserver. Toutefois, la conservation de la donation reste soumise au respect de la réserve héréditaire des autres héritiers selon les articles 912 à 930 du Code civil français: si votre donation excède la quotité disponible, elle peut être réduite à la demande des cohéritiers réservataires devant le Tribunal judiciaire dans un délai de cinq ans à compter de l'ouverture de la succession. La conservation de la donation est donc limitée «à concurrence de la quotité disponible», ce qui peut imposer une réduction partielle si vous avez reçu plus que cette quotité. Une analyse précise par un Notaire est indispensable avant de combiner renonciation à succession et conservation de donation antérieure.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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