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Ordre de Mouvement - Cession d'Actions de SAS

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Ordre de Mouvement - Cession d'Actions de SAS ?

L'ordre de mouvement de cession d'actions de SAS est, en droit français, l'instruction écrite qui transfère la propriété d'actions par inscription au registre des mouvements de titres, conformément aux articles L227-1 et L228-6 du Code de commerce.

La SAS se distingue fondamentalement de la SARL par la liberté quasi-totale accordée aux associés pour organiser le fonctionnement de la société et les conditions de transfert des actions dans les statuts. L'article L227-1 du Code de commerce dispose que les actions de SAS sont librement cessibles sauf clauses contraires des statuts. Les statuts peuvent ainsi prévoir des clauses d'incessibilité temporaire (lock-up pour une durée maximum de 10 ans conforme à l'article L227-13), des clauses d'agrément (soumettant la cession à un accord d'un organe désigné par les statuts), des clauses de préemption (donnant aux actionnaires existants un droit d'achat prioritaire), et des clauses d'exclusion (permettant à la société d'exclure un actionnaire dans des conditions définies par les statuts).

L'Ordre de Mouvement est le document technique par lequel le cédant donne ordre irrévocable au président de la SAS (ou à toute autre personne désignée par les statuts pour tenir le registre des mouvements d'actions) de procéder au virement des actions cédées du compte-titres du cédant vers le compte-titres du cessionnaire dans le registre des mouvements d'actions conformément à l'article L228-1 du Code de commerce. La propriété des actions est transférée dès la signature de l'ordre de mouvement par le cédant. L'opposabilité à la société et aux tiers intervient par l'inscription de la mutation dans le registre.

Le régime fiscal de la cession d'actions de SAS est significativement plus avantageux que celui de la cession de parts de SARL. Les droits d'enregistrement prévus par l'article 726 du Code général des impôts (CGI) sont fixés au taux de 0,1% du prix total de cession sans abattement, contre 3% après abattement de 23 000 EUR pour les parts de SARL. Cette différence peut représenter des dizaines de milliers d'euros pour les cessions importantes, ce qui explique que de nombreux fondateurs et investisseurs privilégient la SAS lors de la création de sociétés destinées à des cessions fréquentes ou rapides du capital. L'enregistrement fiscal est obligatoire au Service des impôts des entreprises (SIE) rattache à la DGFiP dans le mois suivant la cession conformément à l'article 635 du CGI.

Les actions de SAS peuvent être de catégories différentes : actions ordinaires (droits proportionnels à la fraction du capital), actions de préférence conférant des droits spéciaux (dividende prioritaire, droit de liquidation préférentielle, droit de vote multiple ou pas de droit de vote, droit de veto sur certaines décisions) conformément aux articles L228-11 et suivants du Code de commerce. Ces catégories d'actions sont le support privilégié des term sheets des fonds de capital-investissement (venture capital, private equity) et des business angels. La cession d'actions de préférence impose de vérifier les droits attaches à chaque catégorie dans les statuts de la SAS.

La cession d'actions de SAS n'entraîne pas automatiquement le transfert des contrats de travail des salariés, contrairement à la cession de fonds de commerce. Les salariés restent employés par la SAS dont la structure juridique est inchangee. En revanche, le changement de contrôle peut déclencher des clauses de changement de contrôle (change of control) dans les contrats de financement bancaire (covenants), les contrats clients stratégiques (clauses intuitu personae), et les contrats de concession de licences. Ces clauses doivent être analysées lors de la due diligence préalable à la cession. Voir aussi notre modèle de Pacte d'Actionnaires Startup et l'Acte de Cession de Parts Sociales de SARL pour les comparaisons entre structures.

Quand avez-vous besoin d'un Ordre de Mouvement - Cession d'Actions de SAS ?

L'Ordre de Mouvement pour Cession d'Actions de SAS en France est requis dans de nombreuses situations de financement et de transmission d'entreprise.

Levée de fonds par cession secondaire (secondary). Lors d'une levée de fonds en capital, un fonds de venture capital ou un business angel peut acquis des actions existantes auprès des fondateurs (cession secondaire) en complément d'une souscription d'actions nouvelles (cession primaire). L'ordre de mouvement formalise le transfert des actions existantes du fondateur cédant vers l'investisseur entrant. Cette opération est soumise aux clauses de préemption et d'agrément des statuts et du pacte d'actionnaires, et peut être conditionnée à la signature simultanée d'un nouveau pacte d'actionnaires régissant les droits de l'investisseur entrant.

Liquidation partielle de l'investissement d'un fondateur ou d'un salarié (founder liquidity). Un fondateur ou un salarié bénéficiaire de bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise (BSPCE conforme aux articles 163 bis G du CGI et L233-9 du Code de commerce) souhaitant liquider partiellement sa position peut céder une partie de ses actions lors d'une tour de table. Cette cession partielle est soumise aux mêmes clauses statutaires que les cessions totales et peut être encadrée par une clause de plafonnement du montant des cessions par fondateur.

Sortie d'un fonds de capital-investissement. Un fonds de venture capital ou de private equity souhaitant réaliser son investissement dans une SAS procède par cession de tout ou partie de ses actions, soit dans le cadre d'un processus de fusion-acquisition (M&À), soit par une introduction en bourse (IPO), soit par une cession industrielle à un repreneur stratégique. L'ordre de mouvement formalise la sortie du fonds. Les clauses de sortie (drag-along obligeant les minoritaires à vendre si le majoritaire vend, tag-along permettant aux minoritaires de vendre avec le majoritaire) prévues dans le pacte d'actionnaires gouvernent les conditions de la sortie.

Restructuration interne d'un groupe via holding. La création d'une holding familiale ou professionnelle au-dessus d'une SAS opérationnelle impose le transfert des actions de la SAS de la personne physique fondatrice vers la holding. Cet apport de titres (apport-cession) ou cette cession ordinaire est soumis aux mêmes formalités que toute cession d'actions. En cas d'apport à une holding, l'article 150-0 B ter du CGI peut permettre un report d'imposition sur la plus-value sous conditions strictes (holding IS, réinvestissement dans les 2 ans de 60% du produit).

Transmission familiale de la SAS. Un fondateur préparant sa succession peut céder ses actions à ses enfants, soit par donation (avec les abattements successoraux de 100 000 EUR par enfant renouvelables tous les 15 ans conforme au CGI), soit par vente au prix du marché. La cession d'actions de SAS entre membres d'une même famille suit les mêmes règles statutaires que les cessions à des tiers. Le Pacte Dutreil (article 787 B du CGI) permet une réduction de 75% des droits de succession sous conditions de conservation des titres pendant 2 ans avant et 4 ans après la transmission, faisant de la SAS le vecteur privilégié de transmission d'entreprise familiale.

Résolution d'un conflit entre actionnaires. En cas de mésentente entre actionnaires d'une SAS, les clauses de sortie forcée prévues dans les statuts (exclusion, retrait oblige) ou les mécanismes contractuels du pacte d'actionnaires (clause shoot-out ou russian roulette) permettent d'organiser le départ d'un actionnaire minoritaire ou majoritaire. L'ordre de mouvement formalise le transfert des actions lors de l'exercice de ces mécanismes. Voir aussi notre modèle de Pacte Préemption Statutaire pour les mécanismes préventifs.

Que faut-il inclure dans votre Ordre de Mouvement - Cession d'Actions de SAS ?

L'Ordre de Mouvement pour Cession d'Actions de SAS en France comprend des éléments spécifiques adaptes à la flexibilité statutaire de cette forme sociale et aux exigences des investisseurs institutionnels. Le modèle forms-legal.com de cession d'actions de SAS intègre les clauses standard recommandées par les cabinets d'avocats spécialisés en M&À et capital-investissement.

Identification des parties et de la SAS (articles 1 et 2). L'acte identifie précisément le cédant, le cessionnaire et la SAS concernée (dénomination, capital, SIREN, siège, nombre total d'actions). Pour les cedants et cessionnaires personnes morales (fonds d'investissement, holding, société industrielle), l'habilitation du représentant légal doit être justifiée par un extrait de registre (Kbis) ou un procès-verbal de l'organe social compétent (conseil de surveillance, directoire, ÂGE) autorisant la cession. Le numéro SIREN de la SAS figurant sur le Kbis accessible via infogreffe.fr ou data.inpi.fr est obligatoire pour l'enregistrement fiscal.

Catégorie d'actions et nombre (article 3). La précision de la catégorie d'actions cédées est essentielle dans les SAS disposant de plusieurs catégories d'actions. Les actions de préférence (preferential shares) confèrent des droits spécifiques (dividende prioritaire, liquidation préférentielle, droit de veto, droit de vote multiple ou pas de droit de vote) définis dans les statuts conformément aux articles L228-11 et suivants du Code de commerce. L'ordre de mouvement mentionne précisément la catégorie (ordinaires, de préférence de série À/B/C, etc.) et le nombre d'actions, qui doivent correspondre au registre des mouvements d'actions tenu au siège de la SAS.

Clauses statutaires applicables (article 4). La liberté statutaire de la SAS impose de vérifier systématiquement les statuts et le pacte d'actionnaires avant toute cession. Quatre types de restrictions fréquentes : clause d'incessibilité temporaire (lock-up) valable 10 ans maximum (article L227-13 du Code de commerce), clause d'agrément soumettant la cession à l'accord d'un organe désigné par les statuts (article L228-23 du Code de commerce), clause de préemption donnant aux actionnaires existants un droit prioritaire d'achat (article L228-23), clause de sortie conjointe obligatoire (drag-along) ou optionnelle (tag-along). Le non-respect d'une clause statutaire entraîne la nullité de la cession conformément à l'article L227-15 du Code de commerce.

Prix et droits d'enregistrement (article 5). Les droits d'enregistrement sont calculés au taux de 0,1% du prix total de cession sans abattement (article 726 du CGI), ce qui est nettement inférieur au taux de 3% applicable aux parts de SARL. L'enregistrement est obligatoire au SIE-DGFiP dans le mois de la cession (article 635 du CGI). L'earn-out est une clause fréquente dans les cessions de SAS permettant de moduler le prix en fonction des performances futures de la société (chiffre d'affaires, EBITDA) : il impose une définition précise des indicateurs, des modalités de calcul et des mécanismes de résolution des litiges.

Garantie d'actif et de passif (article 6). La GAP est un élément standard des cessions d'actions de SAS, particulièrement pour les cessions importantes (> 100 000 EUR). Les paramètres standard recommandés par les professionnels du M&À en France : plafond de 20-30% du prix de cession equite, franchise de 0,5-1% du prix, durée de 24-36 mois (correspondant aux prescriptions fiscales de 3 ans sous l'article L169 du Livre des procédures fiscales et sociales sous l'article L243-6 du Code de la sécurité sociale). Les exclusions classiques de la GAP : passifs divulgues dans les annexes des comptes, passifs résultant d'un fait postérieur à la cession, passifs inférieurs à la franchise.

Ordre de mouvement et registre (article 7). L'ordre de mouvement est la pièce technique spécifique à la SAS (et aux SA) permettant le transfert des actions dans le registre. Le registre des mouvements d'actions de la SAS (article L228-1 du Code de commerce) doit être tenu au siège de la société. Chaque ligne du registre mentionne : date, numéro d'ordre, identité du cédant, identité du cessionnaire, nombre d'actions transférées, prix unitaire, nature de la transaction (cession, donation, apport). L'attestation d'inscription dans le registre constitue la preuve du transfert opposable à la société et aux tiers. Voir aussi notre modèle de Statuts de SAS pour le cadre général de cette forme sociale.

Comment remplir votre Ordre de Mouvement - Cession d'Actions de SAS

Rédiger un Ordre de Mouvement pour Cession d'Actions de SAS en France requiert une vérification préalable des statuts et du pacte d'actionnaires ainsi qu'une due diligence adaptée à la taille de la transaction.

Étape 1 - Auditer les restrictions statutaires et contractuelles. Avant toute négociation, lire attentivement les statuts de la SAS et le pacte d'actionnaires pour identifier toutes les restrictions applicables à la cession : clause de lock-up (incessibilité temporaire), clause d'agrément (accord requis), clause de préemption (droit d'achat prioritaire des actionnaires existants), clause de drag-along (cession forcée des minoritaires), clause de tag-along (sortie conjointe optionnelle). Vérifier les délais et modalités de mise en œuvre de chaque clause. Le non-respect d'une clause statutaire ou contractuelle entraîne la nullité de la cession (article L227-15 du Code de commerce).

Étape 2 - Obtenir le Kbis et les derniers statuts de la SAS. Télécharger le Kbis récent de la SAS (valide 3 mois) via infogreffe.fr ou data.inpi.fr pour vérifier la dénomination, le SIREN, le siège et le capital. Obtenir les statuts à jour déposés au Greffe. Pour les SAS avec plusieurs catégories d'actions, obtenir le tableau de capitalisation (capitalization table) à jour précisément la répartition de chaque catégorie entre actionnaires.

Étape 3 - Respecter les procédures statutaires si clause d'agrément ou préemption. Si les statuts prévoient une clause d'agrément, notifier le projet de cession à la société (au président ou à tout organe désigné) dans les conditions stipulées et attendre la décision d'agrément dans le délai prévu. Si une clause de préemption est prévue, notifier le projet de cession aux actionnaires bénéficiaires de la préemption avec toutes les conditions (prix, paiement) et attendre l'expiration du délai d'exercice de la préemption. Documenter toutes les notifications et réponses pour sécuriser la cession.

Étape 4 - Réaliser la due diligence. Pour les cessions significatives (> 100 000 EUR), réaliser une due diligence comptable (3 derniers bilans certifies, déclarations IS, TVA, CFE), fiscale (absence de contentieux DGFiP en cours), sociale (attestation URSSAF de situation régulière, paiement Agirc-Arrco) et juridique (contrats clients/fournisseurs, propriété intellectuelle, litiges). Identifier les passifs potentiels pour calibrer la GAP. Un cabinet d'avocats spécialisé en M&À (5 000-30 000 EUR HT selon taille) ou un expert-comptable peut réaliser cette due diligence.

Étape 5 - Négocier et rédiger la GAP. Sur la base des risques identifies lors de la due diligence, négocier les paramètres de la GAP : plafond (20-30% du prix), franchise (0,5-1%), durée (24-36 mois), périmètre (fiscalité, social, commercial, PI), procédure de notification et d'indemnisation. Prévoir un compte escrow (séquestre) du montant de la GAP chez un tiers de confiance (notaire, banque) pour sécuriser le versement en cas d'activation.

Étape 6 - Signer l'ordre de mouvement. Faire signer l'ordre de mouvement par le cédant (signature obligatoire pour produire effet) et contresigner par le cessionnaire pour valider les conditions convenues. Le président de la SAS prend note de l'ordre pour inscription dans le registre des mouvements. L'ordre de mouvement peut être signé électroniquement (eIDAS + ord. n°2017-1426 du 4 octobre 2017).

Étape 7 - Inscrire la mutation dans le registre des mouvements d'actions. Le président de la SAS inscrit la mutation dans le registre des mouvements d'actions tenu au siège (article L228-1 du Code de commerce). L'inscription mentionne : date de l'ordre de mouvement, nom du cédant, nom du cessionnaire, nombre d'actions cédées, catégorie, prix. Une attestation d'inscription est remise au cessionnaire comme preuve de la propriété des actions. Mettre à jour le compte-titres individuel du cédant (débit) et du cessionnaire (crédit).

Étape 8 - Enregistrement fiscal et formalités. Dans le mois de la cession, enregistrer l'acte au SIE-DGFiP et payer les droits d'enregistrement (0,1% du prix total, article 726 du CGI). Si la cession entraîne une modification des statuts (création d'un nouveau pacte d'actionnaires, modification des droits d'une catégorie d'actions), déposer les statuts mis à jour au Greffe via Guichet unique INPI. Si la cession est un changement de contrôle, vérifier les obligations déclaratives auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF) si la SAS est émetteur d'obligations cotées ou impliquée dans une OPA.

Erreurs courantes à éviter dans votre Ordre de Mouvement - Cession d'Actions de SAS

Les erreurs fréquentes dans les cessions d'actions de SAS en France concernent principalement le non-respect des restrictions statutaires, les lacunes de la due diligence et les formalités fiscales et registres.

Erreur 1 - Céder des actions sans vérifier les clauses statutaires. La non-vérification des statuts et du pacte d'actionnaires avant une cession est l'erreur la plus commune et la plus coûteuse. Une clause de lock-up violée, un droit de préemption non respecté ou un agrément non obtenu entraînent la nullité de la cession conformément à l'article L227-15 du Code de commerce. Le cessionnaire peut se retrouver sans titre valide malgre le paiement du prix, et le cédant expose à des dommages-intérêts pour manquement aux obligations contractuelles. Bonne pratique : lire systématiquement les statuts et le pacte d'actionnaires AVANT toute négociation, identifier toutes les restrictions et les respecter scrupuleusement.

Erreur 2 - Omettre l'ordre de mouvement ou ne pas l'inscrire au registre. L'ordre de mouvement non signé par le cédant ou non inscrit dans le registre des mouvements d'actions ne produit pas d'effet juridique vis-à-vis de la société. Le cessionnaire reste sans titre opposable à la SAS, ce qui lui interdit d'exercer ses droits d'actionnaire (vote, dividende, information). En cas de cession ultérieure des mêmes actions par le cédant à un tiers de bonne foi qui ferait inscrire son acquisition en premier, c'est ce tiers qui devient propriétaire. Bonne pratique : inscrire systématiquement la mutation dans le registre le jour même de la signature et remettre une attestation d'inscription au cessionnaire.

Erreur 3 - Négliger la due diligence sur les clauses de changement de contrôle. La cession d'une participation majoritaire dans une SAS peut déclencher des clauses de changement de contrôle (change of control) dans les contrats de financement bancaire (covenants imposant le remboursement anticipe des crédits), les contrats de concession de licences (résiliation automatique), ou les contrats clients stratégiques (clause de résiliation pour changement de contrôle). Ces clauses peuvent compromettre la valeur de la société acquise si elles ne sont pas identifiées et traitées préalablement. Bonne pratique : auditer systématiquement les 10 contrats les plus importants de la société pour identifier les clauses de changement de contrôle.

Erreur 4 - Fixer un earn-out mal structure. L'earn-out (prix complémentaire base sur les performances futures) est une clause fréquent dans les cessions de SAS mais souvent mal structurée, générant des contentieux ultérieurs. Les erreurs classiques : indicateurs de performance trop ambigus ou manipulables par le management, période d'earn-out trop courte ne reflétant pas la réalité économique, absence de mécanismes de protection du cessionnaire contre des décisions de management réduisant artificiellement les indicateurs (sous-investissement, transferts de charges). Bonne pratique : définir des indicateurs clairs et non manipulables (EBITDA certifié par commissaire aux comptes, chiffre d'affaires facturable), prévoir des protections contractuelles contre la manipulation (obligations du management pendant la période d'earn-out), et inclure un mécanisme d'arbitrage rapide en cas de litige sur le calcul.

Erreur 5 - Sous-évaluer la GAP pour les cessions de startups. Les startups en phase de croissance présentent souvent des passifs fiscaux latents (TVA sur certains services numériques, IS sur les stock-options exercées, charges sociales sur les BSPCE) et des passifs de propriété intellectuelle (cedants de droits insuffisamment formalises, contrats de travail des développeurs non cédés) qui ne sont pas apparents dans les comptes. Une GAP insuffisante ou inexistante expose le cessionnaire à ces risques. Bonne pratique : inclure systématiquement dans la GAP des représentations et warranties spécifiques sur la propriété intellectuelle (code source, marques, noms de domaine), les BSPCE (conformité fiscale et sociale), et les contrats de travail des fondateurs et développeurs clés.

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.

  1. eIDAS

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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