Lettre de prolongation de période d'essai — Québec (LNT)
Province de Québec — C.c.Q. arts. 2085–2090 · LNT (RLRQ c N-1.1)
[Adresse Employeur]
[Date Lettre]
[Nom Employe]
[Poste Employe]
Objet : **Prolongation de la période de probation**
Madame, Monsieur [Nom Employe],
La présente fait suite à notre rencontre du [Date Lettre] concernant votre rendement au cours de votre période de probation ([Probation Originale]), entamée à la suite de votre embauche le [Date Embauche]. Comme convenu lors de cette rencontre, [Nom Employeur] a décidé de prolonger votre période de probation, dont l'échéance était prévue le [Date Fin Probation Originale], pour les motifs exposés ci-dessous.
**Préoccupations relatives au rendement :**
[Preoccupations Rendement]
**Objectifs d'amélioration requis :**
[Objectifs Amelioration]
**Durée de la prolongation :** [Duree Prolongation], soit du [Date Debut Extension] au [Date Fin Extension].
**Soutien offert par l'employeur :** [Ressources Soutien].
À l'issue de la période de prolongation, si les objectifs d'amélioration sont atteints, vous serez confirmé(e) dans votre poste. Dans le cas contraire, votre emploi pourra être mis fin conformément aux dispositions de la Loi sur les normes du travail (LNT) et du Code civil du Québec.
Nous vous encourageons à saisir cette occasion pour démontrer votre plein potentiel. Votre gestionnaire demeure disponible pour vous soutenir.
**[Representant Employeur]**
[Nom Employeur]
---
**ACCUSÉ DE RÉCEPTION**
Je soussigné(e), [Nom Employe], reconnais avoir reçu et compris la présente lettre de prolongation de probation en date du [Date Lettre], ainsi que les objectifs d'amélioration qui y sont décrits.
Employeur
________________
Signature
Employé — Accusé de réception
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Lettre de prolongation de période d'essai — Québec (LNT) ?
La lettre de prolongation de période d'essai au Québec est un document par lequel un employeur informe un salarié que sa période d'essai est prolongée. Elle s'inscrit dans le cadre des articles 2085 à 2097 du Code civil du Québec relatifs au contrat de travail, de la Loi sur les normes du travail (RLRQ, c. N-1.1) et de la Charte de la langue française. La lettre consigne la prolongation, les préoccupations relatives au rendement, les objectifs d'amélioration précis, la durée prolongée et les conséquences d'un défaut d'amélioration.
Au Québec, la « période d'essai » n'est pas un concept défini par la loi de la même manière que dans les provinces de common law. La Loi sur les normes du travail prévoit plutôt qu'un salarié justifiant de deux ans de service continu bénéficie d'une protection contre le congédiement fait sans cause juste et suffisante (art. 124 LNT). Avant ce seuil de deux ans, l'employeur dispose d'une plus grande latitude pour mettre fin à l'emploi, sous réserve du préavis et de l'obligation de bonne foi. La période d'essai contractuelle sert donc surtout à évaluer le salarié et à structurer les attentes, sans toutefois écarter les protections impératives qui s'appliquent.
La lettre de prolongation doit énoncer clairement les motifs, les attentes précises et mesurables, le soutien offert et la nouvelle échéance. Elle constitue une trace écrite utile : si l'employeur décide ultérieurement de mettre fin à l'emploi, elle démontre qu'il a informé le salarié de ses lacunes et lui a accordé une véritable occasion de s'améliorer, dans le respect de la bonne foi de l'article 1375 C.c.Q. Rédigée en français conformément à la Charte de la langue française, la lettre protège l'employeur tout en traitant le salarié équitablement.
Quand avez-vous besoin d'un Lettre de prolongation de période d'essai — Québec (LNT) ?
Un(e) Lettre de prolongation de période d'essai (LNT) est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les relations de travail, les droits en milieu de travail et l'administration des RH. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans le contexte de l'emploi, vous aurez généralement besoin d'un(e) Lettre de prolongation de période d'essai (LNT) lors de l'embauche de nouveaux employés, de la modification des conditions d'emploi existantes, du traitement de problèmes en milieu de travail, ou de la gestion du départ de membres du personnel. Les employeurs au Québec ont des obligations légales spécifiques en matière de documentation et de tenue de registres d'emploi en vertu de la LNT et du C.c.Q. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Lettre de prolongation de période d'essai (LNT) lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Lettre de prolongation de période d'essai (LNT) avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Lettre de prolongation de période d'essai — Québec (LNT) ?
Un(e) Lettre de prolongation de période d'essai (LNT) bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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}Questions Fréquentes
La Loi sur les normes du travail (LNT, RLRQ c N-1.1) ne définit pas ni ne réglemente la période d'essai en tant que telle, mais elle établit un seuil critique : les salariés comptant deux ans ou plus de service ininterrompu dans la même entreprise ont le droit de déposer une plainte pour congédiement sans cause juste et suffisante en vertu de l'art. 124 LNT. Cela signifie que pendant les deux premières années d'emploi, un employeur québécois dispose d'une plus grande flexibilité pour mettre fin à la relation d'emploi sans justification détaillée (bien que la bonne foi soit toujours requise en vertu de l'art. 1375 C.c.Q.). Une prolongation de la période d'essai est légalement permise à condition que : (1) le contrat d'emploi original permette la prolongation de la période d'essai ; (2) la prolongation ne porte pas le service total au-delà du seuil de deux ans de la LNT, après lequel la protection de l'art. 124 s'applique pleinement ; (3) la prolongation soit convenue par écrit et que l'employé en soit clairement avisé ; (4) la prolongation soit authentique et motivée par des préoccupations de rendement, et non par des motifs discriminatoires ou prohibés par la Charte québécoise. Si l'employeur prolonge l'essai mais permet à l'employé d'accumuler deux ans de service, la pleine protection de l'art. 124 LNT s'appliquera et l'employeur devra avoir une cause juste et suffisante pour congédier.
Une lettre de prolongation de période d'essai juridiquement valide au Québec doit comprendre plusieurs éléments clés. Premièrement, une référence claire au contrat d'emploi original et à sa clause de période d'essai, établissant la base contractuelle de la prolongation. Deuxièmement, des préoccupations de rendement spécifiques et objectives justifiant la prolongation — les évaluations vagues ou subjectives pourraient ne pas résister à l'examen d'un arbitre du travail. Troisièmement, des objectifs d'amélioration précis que l'employé doit atteindre pendant la période prolongée — ils doivent être mesurables et réalistes. Quatrièmement, la durée exacte de la période d'essai prolongée, incluant les dates de début et de fin. Cinquièmement, les ressources et le soutien que l'employeur fournira pour aider l'employé à s'améliorer (coaching, formation, mentor). Sixièmement, un énoncé clair des conséquences si les attentes ne sont pas satisfaites — généralement la cessation d'emploi — formulé de manière compatible avec les obligations de bonne foi des arts. 1375 et 2087 C.c.Q. Septièmement, une demande d'accusé de réception signé de l'employé. La lettre doit être fournie en français en vertu de la Charte de la langue française (projet de loi 96).
Si un employeur québécois congédie un employé à la fin d'une période d'essai prolongée, les conséquences juridiques dépendent principalement du fait que l'employé a accumulé deux ans ou plus de service ininterrompu. Si le service total est inférieur à deux ans, l'employé n'a pas le droit de déposer une plainte pour congédiement injustifié en vertu de l'art. 124 LNT, bien qu'il conserve d'autres droits, notamment : le droit à un préavis raisonnable de congédiement (ou une indemnité en tenant lieu) proportionnel à son ancienneté en vertu de l'art. 82 LNT ; le droit à une raison écrite de congédiement si demandé en vertu de l'art. 84 LNT ; et le droit de ne pas être congédié pour des motifs discriminatoires en vertu de la Charte québécoise. Si le service total a atteint deux ans ou plus, l'employeur doit avoir une cause juste et suffisante pour congédier, et l'employé peut déposer une plainte art. 124 LNT auprès de la CNESST dans les 45 jours suivant le congédiement. Les tribunaux ont jugé qu'une prolongation technique de l'essai pour éviter le seuil de deux ans, sans justification réelle de rendement, peut être traitée comme un acte de mauvaise foi.
Le Code civil du Québec (C.c.Q.) régit le contrat d'emploi comme contrat synallagmatique (contrat de travail) aux arts. 2085–2097. Plusieurs dispositions du C.c.Q. sont directement pertinentes à la période d'essai. L'article 2087 C.c.Q. impose à l'employeur l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé, la sécurité et la dignité de l'employé — cette obligation s'applique dès le premier jour d'emploi, y compris pendant l'essai. L'article 2090 C.c.Q. dispose qu'un contrat de travail à durée indéterminée ne peut être résilié qu'en donnant un préavis raisonnable — cela s'applique aussi aux employés en période d'essai, sauf si le contrat prévoit explicitement un délai de préavis minimal satisfaisant à l'exigence du C.c.Q. pendant la période probatoire. L'article 1375 C.c.Q. exige que toutes les obligations contractuelles soient exécutées de bonne foi — un employeur qui prolonge l'essai pour des motifs irréguliers (harcèlement, contournement des protections de la Charte, fabrication d'un motif de congédiement) sera jugé de mauvaise foi. L'article 1439 C.c.Q. prévoit que les contrats peuvent être modifiés par consentement mutuel — une prolongation de la période d'essai est une modification du contrat d'emploi nécessitant le consentement de l'employé.
A Probation Extension Letter (Quebec) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. The Act Respecting Labour Standards (CQLR, c. N-1.1) does not mandate legal representation for the creation or signing of this type of document. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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