Lettre d'augmentation de salaire — Québec (CCQ et LNT)
Province de Québec — C.c.Q. arts. 2085–2097 · LNT (RLRQ c N-1.1)
[Adresse Employeur]
[Date Lettre]
[Nom Employe]
[Poste Employe]
Objet : **Augmentation de salaire**
Madame, Monsieur [Nom Employe],
Nous avons le plaisir de vous informer que votre salaire fera l'objet d'une augmentation en reconnaissance de [Motif Augmentation]. [Details Motif]
Les détails de votre nouvelle rémunération sont les suivants :
• **Salaire annuel actuel :** [Salaire Actuel] $ CAD
• **Nouveau salaire annuel :** [Nouveau Salaire] $ CAD
• **Date d'entrée en vigueur :** [Date Effet]
• **Fréquence de paiement :** [Type Paiement]
• **Nouveau montant par versement (brut) :** [Montant Paiement] $ CAD
[Impact Avantages]
Sauf indication contraire dans la présente lettre, toutes les autres modalités et conditions de votre contrat de travail demeurent inchangées. La présente lettre constitue un avenant à votre contrat de travail existant, conformément à l'article 1439 du Code civil du Québec.
Nous vous remercions de votre contribution et vous encourageons à poursuivre votre excellent travail.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur [Nom Employe], l'expression de nos salutations distinguées.
**[Representant Employeur]**
[Nom Employeur]
---
**ACCUSÉ DE RÉCEPTION — à retourner à l'employeur**
Je soussigné(e), [Nom Employe], reconnais avoir reçu et pris connaissance de la présente lettre d'augmentation de salaire en date du [Date Lettre], et j'accepte les nouvelles conditions de rémunération qui y sont décrites.
Employeur
________________
Signature
Employé — Accusé de réception
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Lettre d'augmentation de salaire — Québec (CCQ et LNT) ?
La lettre d'augmentation de salaire au Québec est un document par lequel un employeur confirme à un salarié une hausse de sa rémunération. Elle s'inscrit dans le cadre des articles 2085 à 2097 du Code civil du Québec sur le contrat de travail, de la Loi sur les normes du travail (RLRQ, c. N-1.1) et de la Charte de la langue française, renforcée par la Loi 96. La lettre consigne l'augmentation, sa date d'entrée en vigueur, la nouvelle structure de rémunération, son incidence sur les avantages sociaux et les conditions éventuelles, et constitue une modification écrite du contrat de travail existant.
En droit civil québécois, le contrat de travail peut être modifié du consentement des parties, et une augmentation de salaire représente une modification favorable au salarié qu'il est utile de constater par écrit. La lettre crée une trace claire des nouvelles conditions de rémunération, ce qui prévient les malentendus sur le moment de l'entrée en vigueur, le montant et les éléments visés (salaire de base, primes, commissions, avantages). Lorsque l'augmentation est assortie de conditions, par exemple l'atteinte d'objectifs, celles-ci doivent être énoncées clairement.
Conformément à la Charte de la langue française, la lettre doit être rédigée en français. La bonne foi de l'article 1375 C.c.Q. gouverne la relation d'emploi et l'exécution des engagements. La lettre devrait préciser le nouveau salaire, la date d'effet, la ventilation de la rémunération et l'incidence sur les avantages, ainsi que toute condition rattachée. Une lettre d'augmentation de salaire claire valorise le salarié, documente la modification du contrat de travail et protège les deux parties en consignant sans équivoque les nouvelles conditions.
Quand avez-vous besoin d'un Lettre d'augmentation de salaire — Québec (CCQ et LNT) ?
Un(e) Lettre d'augmentation de salaire (CCQ et LNT) est nécessaire chaque fois que des parties au Québec souhaitent formaliser leur arrangement concernant les relations de travail, les droits en milieu de travail et l'administration des RH. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles ce document devient essentiel pour protéger les intérêts de toutes les parties concernées. Dans le contexte de l'emploi, vous aurez généralement besoin d'un(e) Lettre d'augmentation de salaire (CCQ et LNT) lors de l'embauche de nouveaux employés, de la modification des conditions d'emploi existantes, du traitement de problèmes en milieu de travail, ou de la gestion du départ de membres du personnel. Les employeurs au Québec ont des obligations légales spécifiques en matière de documentation et de tenue de registres d'emploi en vertu de la LNT et du C.c.Q. Vous devriez également envisager d'utiliser un(e) Lettre d'augmentation de salaire (CCQ et LNT) lorsqu'il y a eu un changement de circonstances affectant un arrangement existant, lorsque vous devez vous conformer à de nouvelles exigences réglementaires, lorsque vous souhaitez mettre à jour une documentation obsolète, ou lorsque des conseillers professionnels recommandent de formaliser certains aspects de vos affaires. Au Québec, le maintien d'une documentation juridique à jour et exacte est considéré comme une pratique exemplaire et peut aider à prévenir des litiges coûteux. Il est généralement conseillé de préparer un(e) Lettre d'augmentation de salaire (CCQ et LNT) avant que des problèmes ne surviennent, plutôt que d'essayer de documenter les modalités après qu'un différend ait déjà commencé. La documentation proactive apporte clarté et réduit le potentiel de malentendus. Le moment de l'exécution est également important : au Québec, certains documents doivent être exécutés avant que des actions spécifiques ne soient prises ou dans des délais prescrits pour être efficaces.
Que faut-il inclure dans votre Lettre d'augmentation de salaire — Québec (CCQ et LNT) ?
Un(e) Lettre d'augmentation de salaire (CCQ et LNT) bien rédigé(e) pour utilisation au Québec devrait contenir plusieurs éléments essentiels pour garantir son efficacité juridique et offrir une protection adéquate à toutes les parties. Identification des parties : Le document doit clairement identifier toutes les parties concernées, y compris leurs noms légaux complets, adresses et numéros d'identification pertinents. Pour les particuliers au Québec, cela inclut le numéro d'assurance sociale ou le permis de conduire. Pour les entreprises, le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) et l'adresse du siège social doivent être précisés. Considérants et contexte : Le document devrait inclure des informations de contexte expliquant le cadre et l'objet de l'arrangement. Cela aide à établir les intentions des parties et peut être important pour l'interprétation des termes du document en cas d'ambiguïté ultérieure, conformément aux articles 1425 à 1432 du C.c.Q. Clauses opérationnelles : Les modalités et conditions principales doivent être énoncées clairement et de manière exhaustive. Cela comprend les droits et obligations de chaque partie, toute condition ou préalable, la durée de l'arrangement et toute limitation ou restriction. Tous les termes clés doivent être définis avec précision pour éviter l'ambiguïté et les différends potentiels. Modalités financières : Le cas échéant, le document doit préciser tout paiement, frais, dépôt ou autre contrepartie financière. Les montants en dollars canadiens (CAD), les calendriers de paiement et les méthodes de paiement doivent être clairement indiqués. Toute disposition relative aux paiements en retard, aux frais d'intérêt (conformément à l'art. 1565 C.c.Q.) ou aux ajustements doit également être incluse. Durée et résiliation : Le document doit préciser sa durée, y compris la date de début, la date de fin ou les conditions d'expiration, et toute disposition de renouvellement ou de prolongation. Les circonstances dans lesquelles l'une ou l'autre des parties peut résilier l'arrangement de manière anticipée doivent être clairement définies, de même que les exigences de préavis et les conséquences de la résiliation. Résolution des différends : Le document doit inclure des dispositions pour la résolution de tout différend pouvant survenir, comme la négociation, la médiation, l'arbitrage ou le recours aux tribunaux. Au Québec, les parties peuvent choisir de spécifier la compétence des tribunaux québécois et le droit applicable (C.c.Q. et Code de procédure civile). Loi applicable et juridiction : Le document doit préciser qu'il est régi par les lois du Québec et que les différends seront soumis à la compétence des tribunaux québécois. Ceci est particulièrement important dans les transactions interprovinciales ou lorsque les parties sont situées dans différentes juridictions. Signatures et exécution : Le document doit être dûment signé par toutes les parties ou leurs représentants autorisés. Au Québec, certains documents peuvent nécessiter d'être attestés par témoin, notariés (acte notarié en vertu de l'art. 2819 C.c.Q.) ou exécutés sous forme d'acte authentique pour être juridiquement efficaces. La date d'exécution doit être clairement consignée et chaque partie doit conserver un exemplaire original signé.
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}Questions Fréquentes
Bien que le Code civil du Québec n'exige pas que toutes les modifications du contrat de travail soient faites par écrit, il est fortement conseillé de documenter une augmentation de salaire dans une lettre écrite, ce qui sert plusieurs fins importantes. En vertu des arts. 2085–2097 C.c.Q., un contrat de travail peut être modifié par le consentement mutuel des parties, et une lettre écrite confirmant le nouveau salaire constitue une preuve claire de la modification convenue. La Loi sur les normes du travail (LNT, RLRQ c N-1.1) exige des employeurs qu'ils informent les salariés de leurs salaires par écrit, et une lettre d'augmentation de salaire satisfait à cette obligation. Une lettre écrite prévient également les litiges concernant la date d'entrée en vigueur, le montant exact de l'augmentation et les conditions éventuellement attachées. En vertu de la Charte de la langue française (projet de loi 96, RLRQ c C-11.1), les documents d'emploi fournis aux salariés québécois doivent être en français. Si l'employeur souhaite également fournir la lettre dans une autre langue, il doit d'abord fournir la version française. La tenue de dossiers écrits des modifications salariales est également importante pour la conformité en matière de paie, les fins fiscales (Revenu Québec et ARC) et les éventuels litiges futurs avec la CNESST ou des arbitres du travail.
Une fois qu'une augmentation de salaire a été formellement communiquée et acceptée (expressément ou par comportement), elle devient une clause incorporée du contrat de travail en vertu du droit civil québécois. L'employeur ne peut pas réduire unilatéralement le salaire à un montant inférieur sans le consentement du salarié. En vertu de l'art. 2087 C.c.Q., l'employeur a l'obligation de respecter les conditions de travail convenues. Une réduction unilatérale d'un salaire précédemment augmenté constitue une modification unilatérale d'une condition essentielle du contrat de travail, ce qui en droit québécois constitue un congédiement déguisé. Un salarié qui reçoit une réduction unilatérale de son salaire peut considérer son emploi comme résilié et réclamer des dommages-intérêts équivalant à une indemnité de congédiement injustifié. L'art. 122 LNT interdit également aux employeurs de réduire le salaire à titre de représailles pour l'exercice par un salarié de ses droits en vertu de la LNT. La seule façon légale de réduire le salaire d'un salarié est d'obtenir son consentement écrit libre et éclairé, appuyé par une contrepartie adéquate pour la modification. Même avec consentement, une réduction en dessous du salaire minimum de la LNT est interdite.
Une lettre d'augmentation de salaire québécoise doit s'assurer que le nouveau salaire est conforme aux exigences de salaire minimum en vertu de la Loi sur les normes du travail (LNT, RLRQ c N-1.1). Le Québec fixe son propre salaire minimum, qui est ajusté périodiquement par règlement gouvernemental. Au 1er mai 2024, le salaire minimum général au Québec est de 15,75 $ l'heure, avec un minimum spécifique pour les salariés qui reçoivent des pourboires (salariés au pourboire) fixé à un taux réduit. Le salaire minimum de la LNT s'applique à tous les salariés régis par les normes du travail québécoises, ce qui couvre la grande majorité des salariés non soumis à la réglementation fédérale au Québec. Pour les salariés rémunérés à salaire fixe, le salaire minimum se traduit par un salaire hebdomadaire ou mensuel minimum basé sur les heures normales du salarié. Le Règlement sur les normes du travail précise comment calculer le salaire minimum pour les salariés à salaire fixe et les cas particuliers tels que les travailleurs à temps partiel, occasionnels et domestiques. Les employeurs des secteurs réglementés par le fédéral (banques, télécommunications, transports interprovinciaux) sont assujettis au salaire minimum fédéral en vertu du Code canadien du travail. La lettre d'augmentation doit confirmer que le nouveau salaire respecte ou dépasse les exigences applicables de salaire minimum.
Un programme d'augmentation au mérite au Québec doit être structuré pour respecter la Charte des droits et libertés de la personne (RLRQ c C-12) et la Loi sur l'équité salariale (RLRQ c E-12.001). En vertu de la Charte québécoise (art. 19), les employeurs doivent verser un salaire égal aux salariés qui effectuent un travail équivalent dans le même établissement, indépendamment du sexe ou d'autres caractéristiques protégées. La Loi sur l'équité salariale impose des obligations spécifiques aux employeurs comptant dix salariés ou plus pour réaliser des exercices d'équité salariale comparant la valeur des catégories d'emplois à prédominance féminine et masculine, et pour éliminer tout écart salarial systémique. Les augmentations au mérite appliquées de manière incohérente sur la base de motifs protégés (race, sexe, âge, handicap, etc.) constituent des pratiques de rémunération discriminatoires en vertu de la Charte. Pour défendre un système au mérite, l'employeur doit être en mesure de démontrer : (1) que les critères d'évaluation du rendement sont objectifs, liés au poste et appliqués uniformément; (2) que les gestionnaires appliquant les critères sont formés sur les biais inconscients; (3) que les décisions d'augmentation sont examinées pour les disparités systémiques par groupe protégé; et (4) que le système est périodiquement audité pour la conformité à l'équité salariale. Une lettre d'augmentation devrait référencer les critères de rendement spécifiques atteints, et non simplement indiquer que l'augmentation est au mérite.
A Salary Increment Letter (Quebec) does not legally require a lawyer in Quebec, and individuals and businesses may draft and execute the document independently. The Act Respecting Labour Standards (CQLR, c. N-1.1) does not mandate legal representation for the creation or signing of this type of document. However, seeking independent legal advice from a qualified Quebec lawyer is recommended for transactions involving substantial financial value, complex regulatory requirements, or cross-border elements where multiple legal jurisdictions may apply. A lawyer can verify that the document complies with all applicable statutory requirements, identify potential risks specific to the transaction, and confirm that the terms adequately protect the interests of all parties involved. The Superior Court of Québec has jurisdiction over disputes arising from this type of document, and Registraire des entreprises du Québec may impose additional compliance obligations depending on the nature of the underlying transaction. Professional legal review is particularly advisable where the document will be submitted to government agencies or used as evidence in legal proceedings.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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