Accord de licence de contenu — Québec (Loi sur le droit d'auteur / C.c.Q.)
Informations clés
Accord de licence de contenu — Quebec (Copyright Act / CCQ)
ACCORD DE LICENCE DE CONTENU
Accord de licence de contenu — Province de Québec
Le présent Accord de licence de contenu (l'« Accord ») est conclu en date du [Start Date] entre [Licensor Name], sis à [Licensor Address] (le « Concédant »), et [Licensee Name], sis à [Licensee Address] (le « Licencié »). Le présent Accord est régi par la Loi sur le droit d'auteur (L.R.C. 1985, ch. C-42) et par le Code civil du Québec (C.c.Q.).
1. CONTENU SOUS LICENCE
Le Concédant accorde par les présentes au Licencié une licence d'utilisation du contenu suivant (le « Contenu sous licence ») :
Type : [Content Type]
Description : [Content Description]
2. OCTROI DE LA LICENCE
Sous réserve des modalités du présent Accord, le Concédant accorde au Licencié une licence [Exclusivity] d'utilisation du Contenu sous licence sur le territoire de [Territory], pour les usages permis suivants : [Permitted Uses]
Les usages suivants sont interdits : [Prohibited Uses]
Le Concédant conserve tous les droits d'auteur et droits moraux sur le Contenu sous licence. Le présent Accord ne constitue pas une cession de droit d'auteur. Le Licencié reconnaît que, en vertu de la Loi sur le droit d'auteur, les droits moraux de l'auteur (droit à l'intégrité de l'œuvre et droit à la paternité de l'œuvre) sont incessibles, et s'engage à respecter ces droits dans tous les usages du Contenu sous licence.
3. DURÉE ET TERRITOIRE
La présente licence prend effet le [Start Date] et se poursuit jusqu'au [End Date], à moins qu'elle ne soit résiliée plus tôt conformément au présent Accord. Territoire : [Territory].
4. RÉMUNÉRATION
Type de rémunération : [Compensation Type]. Montant : [Fee / Royalty Amount] (CAD).
Mention de source requise : [Attribution Required]. Si requise, le Licencié doit utiliser la mention de source suivante dans tous les usages du Contenu sous licence : [Attribution Format]
5. GARANTIES ET INDEMNISATION
Le Concédant garantit qu'il est propriétaire du Contenu sous licence, ou qu'il détient l'autorité nécessaire pour le concéder sous licence, et que le Contenu sous licence ne contrefait aucun droit de propriété intellectuelle de tiers. Le Licencié indemnisera le Concédant à l'égard de toute réclamation découlant de l'utilisation du Contenu sous licence par le Licencié au-delà de la portée de la présente licence.
6. RÉSILIATION
Chaque partie peut résilier le présent Accord moyennant un préavis écrit de 30 jours si l'autre partie contrevient de façon substantielle à une disposition du présent Accord et omet d'y remédier dans le délai de préavis. Dès la résiliation, le Licencié doit cesser immédiatement toute utilisation du Contenu sous licence et détruire ou retourner toutes les copies.
Le présent Accord est régi par les lois de la province de Québec et les lois fédérales du Canada qui s'y appliquent. Tout différend sera soumis aux tribunaux de la province de Québec.
Concédant
________________
Signature
Licencié
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Accord de licence de contenu — Québec (Loi sur le droit d'auteur / C.c.Q.) ?
L'accord de licence de contenu au Québec, à la croisée de la Loi sur le droit d'auteur et des articles 1378 et suivants du Code civil du Québec, est le contrat par lequel le titulaire de droits sur une œuvre, le concédant, autorise un autre, le licencié, à utiliser ce contenu selon des conditions déterminées, sans lui en transférer la propriété. Il combine les règles fédérales de la Loi sur le droit d'auteur, qui définit les droits sur l'œuvre, et les règles contractuelles du Code civil du Québec sur la formation et l'effet des contrats (art. 1378 et suivants C.c.Q.).
La Loi sur le droit d'auteur confère à l'auteur, sur son œuvre originale, le droit exclusif de la produire, de la reproduire, de la publier, de la communiquer au public et d'en autoriser l'usage. La licence est précisément le mécanisme par lequel le titulaire permet à un tiers d'exercer certains de ces droits, à la différence de la cession qui transfère la titularité. Le contenu visé peut être un texte, une image, une photographie, une vidéo, une trame sonore, un logiciel ou tout autre contenu protégé.
Sur le plan civil québécois, l'accord de licence est un contrat soumis aux exigences de consentement, de capacité, de cause et d'objet, et il s'interprète selon la commune intention des parties (art. 1425 C.c.Q.). Les parties y définissent la nature des droits accordés, leur caractère exclusif ou non exclusif, le territoire, la durée et les usages permis. Une licence non exclusive autorise le concédant à octroyer les mêmes droits à d'autres, tandis qu'une licence exclusive réserve l'usage convenu au seul licencié.
L'accord encadre aussi les contreparties financières, les redevances ou le forfait, ainsi que les garanties du concédant quant à la titularité des droits et à l'absence d'atteinte aux droits de tiers. Le droit moral de l'auteur, reconnu par la Loi sur le droit d'auteur et auquel il ne peut renoncer que par déclaration expresse, doit également être pris en compte. Bien rédigé, l'accord sécurise le licencié dans son usage du contenu et protège le concédant en délimitant exactement ce qui est autorisé.
Quand avez-vous besoin d'un Accord de licence de contenu — Québec (Loi sur le droit d'auteur / C.c.Q.) ?
L'accord de licence de contenu s'utilise au Québec chaque fois qu'une personne souhaite utiliser le contenu protégé d'une autre sans en acquérir la propriété, dans le cadre de la Loi sur le droit d'auteur et des règles contractuelles du Code civil du Québec.
La diffusion de contenu sur des plateformes numériques en est un usage fréquent. Une entreprise qui veut publier sur son site, ses réseaux sociaux ou son infolettre des photographies, des textes ou des vidéos créés par un tiers obtient une licence précisant les supports, la durée et le territoire d'utilisation, ce qui lui évite une violation du droit d'auteur.
La création publicitaire et le marketing justifient souvent une licence. Lorsqu'une agence ou un annonceur intègre une musique, une illustration ou une image de banque dans une campagne, l'accord de licence définit les médias visés, la portée géographique et la période d'exploitation, et garantit le droit d'utiliser le contenu aux fins prévues.
L'édition et la production de contenu commandent aussi ce contrat. Un éditeur, un producteur audiovisuel ou un développeur qui intègre l'œuvre d'un tiers — un article, une bande sonore, un module logiciel — sécurise son projet au moyen d'une licence claire sur les droits de reproduction et de communication au public.
La concession de contenu par son créateur représente l'envers de la situation. Un photographe, un illustrateur, un musicien ou un rédacteur qui veut monnayer son travail tout en conservant la propriété de ses œuvres recourt à la licence pour autoriser des usages déterminés, exclusifs ou non, contre redevances. Enfin, la sous-licence et le renouvellement d'ententes existantes appellent une licence écrite, car elle fixe les conditions, protège le droit moral de l'auteur et prévient les différends sur l'étendue exacte des droits accordés.
Que faut-il inclure dans votre Accord de licence de contenu — Québec (Loi sur le droit d'auteur / C.c.Q.) ?
Un accord de licence de contenu efficace au Québec, à la croisée de la Loi sur le droit d'auteur et des règles du Code civil du Québec, comporte plusieurs éléments déterminants.
L'identification des parties précise le concédant, titulaire des droits, et le licencié qui obtient l'autorisation d'usage. La description du contenu visé est tout aussi importante: nature de l'œuvre, titre, format et tout identifiant permettant de la circonscrire avec précision.
L'étendue des droits accordés constitue le cœur du contrat. Le document indique quels droits sont concédés (reproduction, communication au public, adaptation, distribution), si la licence est exclusive ou non exclusive, le territoire couvert et la durée. Une licence non exclusive laisse le concédant libre d'accorder les mêmes droits à d'autres; une licence exclusive réserve l'usage au seul licencié.
Les usages permis et les restrictions doivent être énoncés clairement: supports autorisés, contextes d'utilisation, interdiction de modification non autorisée, possibilité ou non de sous-licencier. La portée s'interprétant selon la commune intention des parties (art. 1425 C.c.Q.), une rédaction détaillée prévient les contestations.
Les contreparties financières figurent parmi les éléments clés: redevance, forfait, calendrier de versement et mécanismes de reddition de comptes lorsque la rémunération dépend de l'exploitation. La devise applicable, le dollar canadien, et le traitement des taxes doivent être précisés.
Les garanties et les responsabilités complètent l'équilibre du contrat: le concédant garantit habituellement qu'il détient les droits concédés et que le contenu ne porte pas atteinte aux droits de tiers, et les parties prévoient les conséquences d'une violation. Le droit moral de l'auteur, reconnu par la Loi sur le droit d'auteur, mérite une clause distincte, car la renonciation à ce droit doit être expresse. La date, la mention du droit applicable et la signature des parties achèvent l'accord, dont le modèle proposé facilite la rédaction.
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Questions Fréquentes
En vertu de la Loi sur le droit d'auteur (fédérale) et du C.c.Q., une licence de droit d'auteur accorde au preneur de licence la permission d'utiliser l'œuvre protégée dans des paramètres spécifiés tandis que le titulaire du droit d'auteur (concédant) conserve la propriété du droit d'auteur. Une cession de droit d'auteur transfère définitivement la propriété du droit d'auteur de l'auteur/titulaire au cessionnaire. Au Québec, les droits moraux ne peuvent pas être cédés — seuls les droits économiques peuvent être licenciés ou cédés.
A Quebec content licence agreement governed by the Copyright Act (federal) and the Civil Code of Quebec (CCQ) must include: the identity of the licensor and licensee, a precise description of the licensed content, the scope of permitted uses, whether the licence is exclusive or non-exclusive, the territory, the term, and the consideration (royalties in CAD or a flat fee). Under CCQ art. 1375, both parties must perform their obligations in good faith throughout the contractual relationship. The agreement should address moral rights (droits moraux) under s. 14.1 of the Copyright Act — the author retains the right of integrity and attribution even after licensing economic rights. Registraire des entreprises du Quebec registration may be required if the licence involves a registered business name or trademark. The Superior Court of Quebec and the Court of Quebec have jurisdiction over licence disputes. Forms-legal.com provides this template as a starting point for Quebec-compliant content licensing.
Bill 96 (An Act respecting French, the official and common language of Quebec, 2022) amended the Charter of the French Language (CQLR c C-11) and significantly affects content licence agreements in Quebec. Under the amended Charter, contracts concluded in Quebec between parties who expressly request an English version must still be drafted in French, or offered in French first. Commercial agreements — including content licences between a business and a Quebec consumer or between two Quebec businesses — must be available in French. The Office quebecois de la langue francaise (OQLF) enforces these obligations and may issue compliance orders. Parties entering content licence agreements in Quebec should confirm that the French version governs in case of inconsistency, or clearly specify the language of interpretation. Revenu Quebec and the Autorite des marches financiers (AMF) also require French-language documentation for regulated financial transactions. Forms-legal.com provides bilingual templates as a starting point.
Under the Copyright Act and CCQ arts. 1377–1456, a content licensee may sublicense the licensed content to third parties only if the licence agreement expressly grants sublicensing rights. Without explicit permission, the right to sublicense does not exist by default — the licensee may only use the content within the scope granted by the original licence. Where sublicensing is permitted, the agreement should specify whether the licensor's prior written approval is required for each sublicence, whether sublicensees are bound by the same terms as the main licence, and how royalties from sublicensing are allocated between licensor and licensee. The Autorite des marches financiers (AMF) supervises certain financial content licences involving investment products. Disputes arising from sublicensing arrangements are adjudicated by the Superior Court of Quebec or the Court of Quebec depending on the amount at issue. Forms-legal.com recommends clearly defining sublicensing rights in every content licence agreement.
When a Quebec content licence agreement expires or is terminated, the licensee must immediately cease all use of the licensed content. Under CCQ art. 1590, the licensor may seek specific performance (cessation of use) and damages for any continued unauthorized use after termination. The licence agreement should specify post-termination obligations: destruction or return of all copies of the content, removal of the content from websites and databases, and written confirmation of compliance. If the licence was exclusive, termination reopens the market for the licensor to grant new licences. Under the Copyright Act, unauthorized use after termination constitutes copyright infringement, giving rise to statutory damages under s. 38.1. The Superior Court of Quebec has jurisdiction over copyright infringement claims in Quebec. Parties should include clear termination notice periods — typically 30 to 90 days — and cure periods for material breaches to avoid disputes before the Court of Appeal of Quebec. Forms-legal.com provides this template as a starting point.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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