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Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur)

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur) ?

Le Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur) est, en droit français, un contrat de sous-location d'un logement, soumis à l'article 8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 et à l'article 1717 du Code civil. Il est régi par Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 art. 8.

Le Contrat de Sous-Location en France crée une relation contractuelle triangulaire : le bailleur principal reste lié au locataire principal par le bail d'habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989, et le locataire principal devient à son tour bailleur vis-à-vis du sous-locataire, dans le cadre d'un contrat régi par le Code civil et les dispositions non impératives de la loi du 6 juillet 1989. Le sous-locataire n'a aucun lien contractuel direct avec le bailleur principal et ne peut lui opposer aucun droit directement. La jurisprudence de la Cour de cassation (chambre civile 3e) a constamment confirmé que le sous-locataire ne bénéficie pas des protections légales de la loi du 6 juillet 1989 vis-à-vis du locataire principal en sa qualité de sous-bailleur.

Le prix de la sous-location est strictement plafonné par l'article 8 de la loi n°89-462 : le loyer de sous-location ne peut excéder, au prorata de la surface sous-louée, le montant du loyer principal hors charges acquitté par le locataire principal au bailleur. Par exemple, pour un appartement de 60 m² loué 900 € hors charges, la sous-location d'une chambre de 20 m² ne peut dépasser 900 × (20/60) = 300 € hors charges. Dans les villes appliquant l'encadrement des loyers (Paris depuis juillet 2019, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier, et communes de Plaine Commune, Est Ensemble, Grenoble — loi ELAN n°2018-1021 art. 140), le loyer de sous-location doit également respecter le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral annuel, cumulativement avec le plafonnement au loyer principal.

La durée du Contrat de Sous-Location en France ne peut excéder la durée restante du bail principal, et le contrat se termine automatiquement à la fin du bail principal, quelle qu'en soit la cause (congé du bailleur, congé du locataire, résiliation judiciaire). Le sous-locataire ne peut revendiquer aucun droit au maintien dans les lieux au-delà de la fin du bail principal. Pour cette raison, le contrat doit prévoir une clause de résiliation automatique en cas de fin du bail principal pour quelque cause que ce soit.

Les litiges relatifs au Contrat de Sous-Location relèvent de la compétence du Tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble pour les actions supérieures à 10 000 €, ou du Tribunal de proximité pour les litiges inférieurs. La Commission Départementale de Conciliation (CDC) n'est pas compétente pour les sous-locations (elle l'est uniquement pour les baux régis par la loi du 6 juillet 1989). Pour des documents connexes à la gestion locative, voir le Bail d'Habitation Non-Meublé et l'Avenant au Bail d'Habitation sur forms-legal.com.

Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur) ?

Un Contrat de Sous-Location en France est nécessaire dans plusieurs situations pratiques où un locataire souhaite mettre tout ou partie de son logement à disposition d'un tiers, avec l'accord préalable et écrit du bailleur.

Co-habitation temporaire d'un étudiant : un étudiant locataire d'un grand appartement peut sous-louer une chambre à un autre étudiant pendant l'année universitaire pour alléger sa charge de loyer. Le contrat de sous-location encadre les droits et obligations des deux parties (loyer de sous-location plafonné au prorata du loyer principal, durée limitée à l'année universitaire, partage des charges d'électricité et d'eau, règles de cohabitation).

Absence prolongée du locataire principal (expatriation temporaire, mission longue durée) : un locataire muté à l'étranger pour 6 à 12 mois peut sous-louer son logement pendant son absence, à condition d'obtenir l'accord écrit du bailleur. La durée de la sous-location est strictement limitée à la durée de l'absence du locataire principal. L'accord du bailleur doit expressément mentionner la durée maximale autorisée.

Colocation informelle régularisée : une colocation existant de fait entre deux personnes dont une seule est signataire du bail principal peut être régularisée par un contrat de sous-location, dans l'attente d'un avenant au bail ajoutant le second occupant. La régularisation par sous-location est préférable à la situation irrégulière mais moins protectrice que l'avenant au bail qui donne au co-locataire le statut de titulaire du bail.

Accueil d'un proche ou d'un salarié en mobilité professionnelle : l'accueil d'un proche ou d'un collègue de passage pour une durée limitée (de quelques semaines à plusieurs mois) peut nécessiter la formalisation d'un contrat de sous-location, notamment si une contrepartie financière, même symbolique, est convenue. Sans contrepartie financière, il s'agit d'un prêt à usage (commodat régi par les articles 1875 et suivants du Code civil) et non d'une sous-location.

Sous-location partielle d'un logement meublé ou non meublé en dehors des plateformes touristiques : un locataire peut sous-louer une chambre meublée ou un studio attenant à sa résidence principale à un tiers (ami, collègue, proche) pour une durée déterminée, conformément à l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989. Le contrat de sous-location doit préciser si la chambre est meublée ou vide, les équipements fournis, les charges incluses, les modalités de partage des espaces communs (cuisine, salle de bain) et les règles de vie commune.

Que faut-il inclure dans votre Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur) ?

Le Contrat de Sous-Location conforme au droit français doit contenir les mentions essentielles suivantes pour être valide et opposable aux parties. Le modèle disponible sur forms-legal.com intègre les 7 sections nécessaires à une sous-location régulière et sécurisée.

Accord écrit du bailleur principal (condition préalable obligatoire) : le contrat doit reproduire ou annexer l'autorisation écrite du bailleur principal, datée et signée. Cette pièce est la condition de validité du contrat de sous-location. Sans cette autorisation, le contrat est irrégulier et peut être annulé, et le bail principal résilié pour faute du locataire.

Identification des trois parties : le locataire principal (sous-bailleur) — nom, prénoms, adresse, qualité de locataire principal du logement (avec mention de la référence du bail principal : date de signature, parties, durée) ; le sous-locataire — nom, prénoms, adresse actuelle et coordonnées ; le bailleur principal — nom, prénoms ou dénomination, adresse, avec référence à son accord écrit annexé.

Description du logement sous-loué : adresse précise du logement, nature de la partie sous-louée (chambre numérotée de XX m², studio attenant, totalité du logement), surface habitable de la partie sous-louée en m², équipements mis à disposition du sous-locataire (lit, bureau, armoire, accès à la cuisine et la salle de bain communes), parties communes accessibles et règles d'usage.

Durée de la sous-location : date de début et date de fin de la sous-location, avec rappel que la durée ne peut excéder la durée restante du bail principal (mentionner la date d'échéance du bail principal), clause de résiliation automatique en cas de fin du bail principal pour quelque cause que ce soit, préavis de résiliation (généralement 1 mois).

Loyer et charges de sous-location : montant du loyer de sous-location hors charges en euros (avec justification du calcul au prorata du loyer principal pour respecter le plafond légal de l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989), montant des provisions pour charges partagées (eau, électricité, internet), modalités de paiement (date d'échéance, virement ou chèque). Rappeler expressément que le loyer ne dépasse pas le loyer principal au prorata de la surface sous-louée.

Obligations du sous-locataire : paiement du loyer et des charges aux échéances convenues, souscription d'une assurance habitation multirisques avec attestation remise au sous-bailleur, respect du règlement de copropriété (si applicable), respect des règles de vie commune stipulées dans le règlement intérieur annexé au contrat, interdiction de sous-sous-louer sans accord préalable du sous-bailleur et du bailleur principal.

Dispositions finales et résiliation : causes de résiliation anticipée (non-paiement du loyer, troubles de jouissance graves, violation du règlement intérieur), indemnités de résiliation anticipée éventuelles, état des lieux d'entrée et de sortie contradictoires avec photos datées, restitution du dépôt de garantie éventuel dans les conditions du contrat. Voir aussi l'Avenant au Bail d'Habitation disponible sur forms-legal.com pour les modifications du bail principal encadrant la sous-location.

Comment remplir votre Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur)

Remplir un Contrat de Sous-Location en France nécessite d'assembler les pièces justificatives requises et de respecter les plafonds légaux de loyer.

Étape 1 — Obtenir l'accord écrit du bailleur : avant toute démarche, adressez au bailleur une lettre recommandée avec accusé de réception demandant son accord sur le principe de la sous-location, en mentionnant l'identité du sous-locataire envisagé, la partie du logement à sous-louer, la durée et le loyer projeté. Attendez la réponse écrite du bailleur avant de signer le contrat de sous-location. Conservez l'original de cette autorisation écrite du bailleur pour l'annexer au contrat.

Étape 2 — Calcul du loyer maximum autorisé : calculez le plafond légal du loyer de sous-location (article 8 de la loi du 6 juillet 1989) en divisant votre loyer principal hors charges par la surface totale de votre logement et en multipliant par la surface sous-louée. Ex : loyer 800 € pour 50 m², sous-location d'une chambre de 12 m² → plafond = 800 × (12/50) = 192 €. Vérifiez également si votre logement est situé dans une zone d'encadrement des loyers (Paris, Lille, Lyon, etc.) et respectez le loyer de référence majoré applicable.

Étape 3 — Identification des parties : inscrivez vos nom et prénoms complets, votre adresse (celle du logement sous-loué), et précisez votre qualité de locataire principal avec la référence du bail principal (date, parties). Pour le sous-locataire, demandez une copie de sa pièce d'identité et inscrivez ses coordonnées complètes.

Étape 4 — Description du logement sous-loué : décrivez précisément la partie sous-louée (chambre n°1 de 12 m² avec fenêtre côté jardin, lit double 140×190, bureau, chaise, armoire à 3 portes, accès à la cuisine commune et à la salle de bain avec douche). Listez les équipements mis à disposition. Établissez un état des lieux d'entrée contradictoire avec photos datées.

Étape 5 — Durée et préavis : indiquez la date de début et la date de fin, en vérifiant qu'elle ne dépasse pas la date d'échéance du bail principal. Stipulez le préavis de résiliation (1 mois minimum recommandé) et la clause de résiliation automatique si le bail principal prend fin pour quelque cause que ce soit.

Étape 6 — Loyer et dépôt de garantie : inscrivez le montant du loyer de sous-location (plafonné au prorata calculé à l'étape 2), les charges partagées éventuelles (eau, électricité au prorata d'utilisation réelle ou forfait mensuel), la date d'échéance mensuelle (généralement le 1er), le mode de paiement (virement SEPA, chèque). Le dépôt de garantie éventuel est librement fixé (non soumis au plafond de 1 mois de la loi 89-462 pour les sous-locations).

Étape 7 — Signature : le contrat est signé en deux exemplaires (un pour le sous-bailleur, un pour le sous-locataire). Annexez l'autorisation écrite du bailleur principal. La signature électronique qualifiée eIDAS est valable. Remettez un exemplaire à chaque partie. Conservez précieusement l'autorisation du bailleur, le contrat signé et l'état des lieux.

Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur)

Les erreurs fréquentes lors de la conclusion d'un Contrat de Sous-Location en France peuvent exposer le locataire principal à des sanctions graves, notamment la résiliation de son bail.

Erreur 1 — Sous-louer sans accord écrit du bailleur : la sous-location sans accord écrit préalable du bailleur est la faute la plus grave commise par les locataires. Elle justifie la résiliation judiciaire du bail principal pour manquement grave et l'expulsion du locataire et du sous-locataire. L'accord verbal ou la simple tolérance du bailleur ne suffit pas. La solution consiste à obtenir systématiquement l'accord écrit avant toute entrée dans les lieux du sous-locataire.

Erreur 2 — Fixer un loyer de sous-location supérieur au loyer principal au prorata : le locataire qui perçoit un loyer de sous-location supérieur au plafond légal de l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989 s'expose à une action du sous-locataire en remboursement de l'excédent sur 5 ans, et à une méfiance du bailleur qui peut considérer que la sous-location est exploitée à des fins lucratives contraires à la destination du logement. La solution consiste à calculer précisément le plafond et à ne pas le dépasser.

Erreur 3 — Ne pas prévoir la résiliation automatique du contrat si le bail principal prend fin : sans clause expresse de résiliation automatique liée à la fin du bail principal, le sous-locataire peut contester son départ en arguant que le contrat court jusqu'à sa propre échéance. La solution consiste à stipuler expressément que le Contrat de Sous-Location prend fin automatiquement et sans indemnité en cas de fin du bail principal pour quelque cause que ce soit.

Erreur 4 — Omettre l'état des lieux d'entrée : l'absence d'état des lieux d'entrée contradictoire avec photos datées empêche le locataire principal de déduire les dégradations causées par le sous-locataire sur le dépôt de garantie. La solution consiste à dresser un état des lieux détaillé avec photos à l'entrée et à la sortie du sous-locataire.

Erreur 5 — Ne pas déclarer les revenus de sous-location à la DGFiP : les loyers de sous-location sont imposables à l'IR et doivent être déclarés. L'omission expose à des redressements fiscaux avec majorations. La solution consiste à déclarer les revenus perçus dans la catégorie appropriée (revenus fonciers ou BIC selon la situation).

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.

  1. eIDAS

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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