Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur)
Qu'est-ce qu'un Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur) ?
Le Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur) est, en droit français, un contrat de sous-location d'un logement, soumis à l'article 8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 et à l'article 1717 du Code civil. Il est régi par Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 art. 8.
Le Contrat de Sous-Location en France crée une relation contractuelle triangulaire : le bailleur principal reste lié au locataire principal par le bail d'habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989, et le locataire principal devient à son tour bailleur vis-à-vis du sous-locataire, dans le cadre d'un contrat régi par le Code civil et les dispositions non impératives de la loi du 6 juillet 1989. Le sous-locataire n'a aucun lien contractuel direct avec le bailleur principal et ne peut lui opposer aucun droit directement. La jurisprudence de la Cour de cassation (chambre civile 3e) a constamment confirmé que le sous-locataire ne bénéficie pas des protections légales de la loi du 6 juillet 1989 vis-à-vis du locataire principal en sa qualité de sous-bailleur.
Le prix de la sous-location est strictement plafonné par l'article 8 de la loi n°89-462 : le loyer de sous-location ne peut excéder, au prorata de la surface sous-louée, le montant du loyer principal hors charges acquitté par le locataire principal au bailleur. Par exemple, pour un appartement de 60 m² loué 900 € hors charges, la sous-location d'une chambre de 20 m² ne peut dépasser 900 × (20/60) = 300 € hors charges. Dans les villes appliquant l'encadrement des loyers (Paris depuis juillet 2019, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier, et communes de Plaine Commune, Est Ensemble, Grenoble — loi ELAN n°2018-1021 art. 140), le loyer de sous-location doit également respecter le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral annuel, cumulativement avec le plafonnement au loyer principal.
La durée du Contrat de Sous-Location en France ne peut excéder la durée restante du bail principal, et le contrat se termine automatiquement à la fin du bail principal, quelle qu'en soit la cause (congé du bailleur, congé du locataire, résiliation judiciaire). Le sous-locataire ne peut revendiquer aucun droit au maintien dans les lieux au-delà de la fin du bail principal. Pour cette raison, le contrat doit prévoir une clause de résiliation automatique en cas de fin du bail principal pour quelque cause que ce soit.
Les litiges relatifs au Contrat de Sous-Location relèvent de la compétence du Tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble pour les actions supérieures à 10 000 €, ou du Tribunal de proximité pour les litiges inférieurs. La Commission Départementale de Conciliation (CDC) n'est pas compétente pour les sous-locations (elle l'est uniquement pour les baux régis par la loi du 6 juillet 1989). Pour des documents connexes à la gestion locative, voir le Bail d'Habitation Non-Meublé et l'Avenant au Bail d'Habitation sur forms-legal.com.
Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur) ?
Un Contrat de Sous-Location en France est nécessaire dans plusieurs situations pratiques où un locataire souhaite mettre tout ou partie de son logement à disposition d'un tiers, avec l'accord préalable et écrit du bailleur.
Co-habitation temporaire d'un étudiant : un étudiant locataire d'un grand appartement peut sous-louer une chambre à un autre étudiant pendant l'année universitaire pour alléger sa charge de loyer. Le contrat de sous-location encadre les droits et obligations des deux parties (loyer de sous-location plafonné au prorata du loyer principal, durée limitée à l'année universitaire, partage des charges d'électricité et d'eau, règles de cohabitation).
Absence prolongée du locataire principal (expatriation temporaire, mission longue durée) : un locataire muté à l'étranger pour 6 à 12 mois peut sous-louer son logement pendant son absence, à condition d'obtenir l'accord écrit du bailleur. La durée de la sous-location est strictement limitée à la durée de l'absence du locataire principal. L'accord du bailleur doit expressément mentionner la durée maximale autorisée.
Colocation informelle régularisée : une colocation existant de fait entre deux personnes dont une seule est signataire du bail principal peut être régularisée par un contrat de sous-location, dans l'attente d'un avenant au bail ajoutant le second occupant. La régularisation par sous-location est préférable à la situation irrégulière mais moins protectrice que l'avenant au bail qui donne au co-locataire le statut de titulaire du bail.
Accueil d'un proche ou d'un salarié en mobilité professionnelle : l'accueil d'un proche ou d'un collègue de passage pour une durée limitée (de quelques semaines à plusieurs mois) peut nécessiter la formalisation d'un contrat de sous-location, notamment si une contrepartie financière, même symbolique, est convenue. Sans contrepartie financière, il s'agit d'un prêt à usage (commodat régi par les articles 1875 et suivants du Code civil) et non d'une sous-location.
Sous-location partielle d'un logement meublé ou non meublé en dehors des plateformes touristiques : un locataire peut sous-louer une chambre meublée ou un studio attenant à sa résidence principale à un tiers (ami, collègue, proche) pour une durée déterminée, conformément à l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989. Le contrat de sous-location doit préciser si la chambre est meublée ou vide, les équipements fournis, les charges incluses, les modalités de partage des espaces communs (cuisine, salle de bain) et les règles de vie commune.
Que faut-il inclure dans votre Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur) ?
Le Contrat de Sous-Location conforme au droit français doit contenir les mentions essentielles suivantes pour être valide et opposable aux parties. Le modèle disponible sur forms-legal.com intègre les 7 sections nécessaires à une sous-location régulière et sécurisée.
Accord écrit du bailleur principal (condition préalable obligatoire) : le contrat doit reproduire ou annexer l'autorisation écrite du bailleur principal, datée et signée. Cette pièce est la condition de validité du contrat de sous-location. Sans cette autorisation, le contrat est irrégulier et peut être annulé, et le bail principal résilié pour faute du locataire.
Identification des trois parties : le locataire principal (sous-bailleur) — nom, prénoms, adresse, qualité de locataire principal du logement (avec mention de la référence du bail principal : date de signature, parties, durée) ; le sous-locataire — nom, prénoms, adresse actuelle et coordonnées ; le bailleur principal — nom, prénoms ou dénomination, adresse, avec référence à son accord écrit annexé.
Description du logement sous-loué : adresse précise du logement, nature de la partie sous-louée (chambre numérotée de XX m², studio attenant, totalité du logement), surface habitable de la partie sous-louée en m², équipements mis à disposition du sous-locataire (lit, bureau, armoire, accès à la cuisine et la salle de bain communes), parties communes accessibles et règles d'usage.
Durée de la sous-location : date de début et date de fin de la sous-location, avec rappel que la durée ne peut excéder la durée restante du bail principal (mentionner la date d'échéance du bail principal), clause de résiliation automatique en cas de fin du bail principal pour quelque cause que ce soit, préavis de résiliation (généralement 1 mois).
Loyer et charges de sous-location : montant du loyer de sous-location hors charges en euros (avec justification du calcul au prorata du loyer principal pour respecter le plafond légal de l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989), montant des provisions pour charges partagées (eau, électricité, internet), modalités de paiement (date d'échéance, virement ou chèque). Rappeler expressément que le loyer ne dépasse pas le loyer principal au prorata de la surface sous-louée.
Obligations du sous-locataire : paiement du loyer et des charges aux échéances convenues, souscription d'une assurance habitation multirisques avec attestation remise au sous-bailleur, respect du règlement de copropriété (si applicable), respect des règles de vie commune stipulées dans le règlement intérieur annexé au contrat, interdiction de sous-sous-louer sans accord préalable du sous-bailleur et du bailleur principal.
Dispositions finales et résiliation : causes de résiliation anticipée (non-paiement du loyer, troubles de jouissance graves, violation du règlement intérieur), indemnités de résiliation anticipée éventuelles, état des lieux d'entrée et de sortie contradictoires avec photos datées, restitution du dépôt de garantie éventuel dans les conditions du contrat. Voir aussi l'Avenant au Bail d'Habitation disponible sur forms-legal.com pour les modifications du bail principal encadrant la sous-location.
Comment remplir votre Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur)
Remplir un Contrat de Sous-Location en France nécessite d'assembler les pièces justificatives requises et de respecter les plafonds légaux de loyer.
Étape 1 — Obtenir l'accord écrit du bailleur : avant toute démarche, adressez au bailleur une lettre recommandée avec accusé de réception demandant son accord sur le principe de la sous-location, en mentionnant l'identité du sous-locataire envisagé, la partie du logement à sous-louer, la durée et le loyer projeté. Attendez la réponse écrite du bailleur avant de signer le contrat de sous-location. Conservez l'original de cette autorisation écrite du bailleur pour l'annexer au contrat.
Étape 2 — Calcul du loyer maximum autorisé : calculez le plafond légal du loyer de sous-location (article 8 de la loi du 6 juillet 1989) en divisant votre loyer principal hors charges par la surface totale de votre logement et en multipliant par la surface sous-louée. Ex : loyer 800 € pour 50 m², sous-location d'une chambre de 12 m² → plafond = 800 × (12/50) = 192 €. Vérifiez également si votre logement est situé dans une zone d'encadrement des loyers (Paris, Lille, Lyon, etc.) et respectez le loyer de référence majoré applicable.
Étape 3 — Identification des parties : inscrivez vos nom et prénoms complets, votre adresse (celle du logement sous-loué), et précisez votre qualité de locataire principal avec la référence du bail principal (date, parties). Pour le sous-locataire, demandez une copie de sa pièce d'identité et inscrivez ses coordonnées complètes.
Étape 4 — Description du logement sous-loué : décrivez précisément la partie sous-louée (chambre n°1 de 12 m² avec fenêtre côté jardin, lit double 140×190, bureau, chaise, armoire à 3 portes, accès à la cuisine commune et à la salle de bain avec douche). Listez les équipements mis à disposition. Établissez un état des lieux d'entrée contradictoire avec photos datées.
Étape 5 — Durée et préavis : indiquez la date de début et la date de fin, en vérifiant qu'elle ne dépasse pas la date d'échéance du bail principal. Stipulez le préavis de résiliation (1 mois minimum recommandé) et la clause de résiliation automatique si le bail principal prend fin pour quelque cause que ce soit.
Étape 6 — Loyer et dépôt de garantie : inscrivez le montant du loyer de sous-location (plafonné au prorata calculé à l'étape 2), les charges partagées éventuelles (eau, électricité au prorata d'utilisation réelle ou forfait mensuel), la date d'échéance mensuelle (généralement le 1er), le mode de paiement (virement SEPA, chèque). Le dépôt de garantie éventuel est librement fixé (non soumis au plafond de 1 mois de la loi 89-462 pour les sous-locations).
Étape 7 — Signature : le contrat est signé en deux exemplaires (un pour le sous-bailleur, un pour le sous-locataire). Annexez l'autorisation écrite du bailleur principal. La signature électronique qualifiée eIDAS est valable. Remettez un exemplaire à chaque partie. Conservez précieusement l'autorisation du bailleur, le contrat signé et l'état des lieux.
Exigences juridiques pour Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur)
Le Contrat de Sous-Location en France est soumis à des exigences légales dont le non-respect peut entraîner la nullité du contrat et la résiliation du bail principal.
Accord écrit préalable du bailleur (article 8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989) : condition de validité absolue du contrat de sous-location. Le défaut d'accord écrit du bailleur constitue un manquement grave du locataire à ses obligations, justifiant une demande de résiliation judiciaire du bail principal par le bailleur devant le Tribunal judiciaire (articles 24 et suivants de la loi du 6 juillet 1989).
Plafonnement du loyer de sous-location (article 8, alinéa 2, de la loi du 6 juillet 1989) : le loyer de sous-location ne peut excéder, au prorata, le loyer principal hors charges. Tout excédent perçu par le locataire principal est remboursable au sous-locataire sur 5 ans (prescription de l'action en répétition de l'indu, article 2224 du Code civil). Dans les zones d'encadrement des loyers (loi ELAN art. 140), le loyer de sous-location doit également respecter le loyer de référence majoré.
Durée limitée à la durée résiduelle du bail principal (article 1717 du Code civil) : le Contrat de Sous-Location ne peut conférer au sous-locataire plus de droits que ceux dont dispose le locataire principal. La durée de la sous-location est donc limitée à la durée restante du bail principal. En cas de résiliation du bail principal, la sous-location prend fin de plein droit.
Forme écrite obligatoire : bien que la loi n'impose pas expressément la forme écrite pour les sous-locations (contrairement aux baux principaux soumis à l'article 3 de la loi du 6 juillet 1989), la forme écrite est indispensable en pratique pour prouver les conditions convenues (loyer, durée, charges) en cas de litige devant le Tribunal judiciaire ou le Tribunal de proximité.
Declaration à la DGFiP des revenus de sous-location : les loyers perçus par le locataire principal au titre de la sous-location constituent des revenus imposables à l'IR dans la catégorie des revenus fonciers (si le bien est loué nu, régime micro-foncier si total < 15 000 €) ou des BIC (si le sous-bailleur loue une chambre dans sa résidence principale de manière régulière). L'article 170 du CGI impose la déclaration de ces revenus dans la déclaration annuelle de revenus.
Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Sous-Location (Avec Autorisation Bailleur)
Les erreurs fréquentes lors de la conclusion d'un Contrat de Sous-Location en France peuvent exposer le locataire principal à des sanctions graves, notamment la résiliation de son bail.
Erreur 1 — Sous-louer sans accord écrit du bailleur : la sous-location sans accord écrit préalable du bailleur est la faute la plus grave commise par les locataires. Elle justifie la résiliation judiciaire du bail principal pour manquement grave et l'expulsion du locataire et du sous-locataire. L'accord verbal ou la simple tolérance du bailleur ne suffit pas. La solution consiste à obtenir systématiquement l'accord écrit avant toute entrée dans les lieux du sous-locataire.
Erreur 2 — Fixer un loyer de sous-location supérieur au loyer principal au prorata : le locataire qui perçoit un loyer de sous-location supérieur au plafond légal de l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989 s'expose à une action du sous-locataire en remboursement de l'excédent sur 5 ans, et à une méfiance du bailleur qui peut considérer que la sous-location est exploitée à des fins lucratives contraires à la destination du logement. La solution consiste à calculer précisément le plafond et à ne pas le dépasser.
Erreur 3 — Ne pas prévoir la résiliation automatique du contrat si le bail principal prend fin : sans clause expresse de résiliation automatique liée à la fin du bail principal, le sous-locataire peut contester son départ en arguant que le contrat court jusqu'à sa propre échéance. La solution consiste à stipuler expressément que le Contrat de Sous-Location prend fin automatiquement et sans indemnité en cas de fin du bail principal pour quelque cause que ce soit.
Erreur 4 — Omettre l'état des lieux d'entrée : l'absence d'état des lieux d'entrée contradictoire avec photos datées empêche le locataire principal de déduire les dégradations causées par le sous-locataire sur le dépôt de garantie. La solution consiste à dresser un état des lieux détaillé avec photos à l'entrée et à la sortie du sous-locataire.
Erreur 5 — Ne pas déclarer les revenus de sous-location à la DGFiP : les loyers de sous-location sont imposables à l'IR et doivent être déclarés. L'omission expose à des redressements fiscaux avec majorations. La solution consiste à déclarer les revenus perçus dans la catégorie appropriée (revenus fonciers ou BIC selon la situation).
Sources et Citations
Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.
Questions Fréquentes
La sous-location d'un logement en France est légale uniquement si deux conditions cumulatives sont réunies, conformément à l'article 8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989. Premièrement, le locataire principal doit obtenir l'accord écrit préalable du bailleur sur le principe de la sous-location. Cet accord écrit est une condition de validité absolue : une sous-location pratiquée sans accord écrit du bailleur est illicite et peut justifier la résiliation judiciaire du bail principal pour manquement grave du locataire (article 7-a et 7-g de la loi 89-462). L'accord verbal ne suffit pas, même si le bailleur était informé de la situation. Deuxièmement, le prix de la sous-location ne peut excéder, au prorata de la surface sous-louée, le montant du loyer principal hors charges acquitté par le locataire principal. Cette règle de plafonnement vise à éviter que le locataire ne tire profit financièrement de la sous-location aux dépens du bailleur. Le sous-locataire ne dispose d'aucun droit direct contre le bailleur principal et ne peut se prévaloir de la loi du 6 juillet 1989 vis-à-vis du locataire principal en cas de litige. Le Contrat de Sous-Location doit être établi par écrit, mentionner la durée de la sous-location (qui ne peut excéder la durée du bail principal restant à courir), le montant du loyer de sous-location, et rappeler l'accord écrit du bailleur obtenu.
Non, le sous-locataire d'un Contrat de Sous-Location en France ne bénéficie pas directement des protections légales de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, qui s'applique exclusivement aux rapports entre le bailleur propriétaire et le locataire titulaire du bail principal. Le sous-locataire est lié par contrat uniquement avec le locataire principal, qui est son bailleur dans la relation de sous-location. Les droits et obligations du sous-locataire (durée du préavis, montant du loyer, conditions de résiliation) sont ceux stipulés dans le Contrat de Sous-Location, dans la limite des dispositions du Code civil (articles 1717 et suivants) et de la loi du 6 juillet 1989 applicable au bail principal. En pratique, le Contrat de Sous-Location doit prévoir une durée ne pouvant excéder celle du bail principal restant à courir, et une clause de résiliation automatique en cas de résiliation du bail principal (pour manquement du locataire principal ou congé du bailleur). Si le bail principal prend fin, le sous-locataire perd son droit au maintien dans les lieux et doit quitter le logement au terme du bail principal, sauf accord amiable direct entre le bailleur et le sous-locataire. La jurisprudence de la Cour de cassation (chambre civile 3e) a confirmé à plusieurs reprises que le sous-locataire n'a aucun recours direct contre le propriétaire en cas de défaillance du locataire principal.
Le loyer d'un Contrat de Sous-Location en France est plafonné par l'article 8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 : le prix de la sous-location ne peut excéder, au prorata de la surface sous-louée, le montant du loyer principal hors charges payé par le locataire principal. Par exemple, si le locataire principal paie un loyer de 1 000 € hors charges pour un appartement de 60 m² et sous-loue une chambre de 15 m², le loyer maximum de la sous-location est de 1 000 € × (15/60) = 250 € hors charges. Ce plafonnement strict vise à éviter que le locataire ne tire un profit abusif de la sous-location, en revendant à un prix supérieur un droit de jouissance acquis à moindre coût. Un loyer de sous-location excédant ce plafond expose le locataire principal à une action du sous-locataire en restitution de l'excédent perçu sur 5 ans (délai de prescription des actions personnelles selon l'article 2224 du Code civil réformé). Par ailleurs, dans les zones d'encadrement des loyers (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, etc. — loi ELAN art. 140), le loyer de sous-location doit également respecter le loyer de référence majoré applicable au bien, en sus du plafonnement au prorata du loyer principal. Les charges récupérables sur le sous-locataire suivent les mêmes règles que celles applicables au bail principal : les charges effectivement supportées par le locataire principal et imputables à l'usage du sous-locataire peuvent être répercutées au prorata.
L'autorisation écrite du bailleur pour une sous-location dans le cadre d'un Contrat de Sous-Location en France doit être obtenue préalablement à la conclusion du contrat de sous-location et à l'entrée dans les lieux du sous-locataire, conformément à l'article 8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989. Le locataire principal adresse au bailleur une demande écrite mentionnant : l'identité du sous-locataire envisagé (nom, prénom, situation professionnelle), la partie du logement à sous-louer (chambre, studio, totalité), la durée envisagée de la sous-location, et le loyer de sous-location projeté (à vérifier par rapport au plafond légal). Le bailleur dispose d'un délai de réponse non fixé par la loi (la loi n'impose aucun délai ni obligation de réponse), mais l'absence de réponse dans un délai raisonnable (généralement 2 à 4 semaines) ne vaut pas acceptation : l'accord doit être exprès et écrit. Le bailleur peut refuser la sous-location sans avoir à en justifier le motif : la loi n'impose aucune obligation d'accord au bailleur. Le bailleur peut également imposer des conditions (identité précise du sous-locataire, durée limitée, soumission du contrat de sous-location à son visa préalable). L'accord du bailleur, une fois accordé par écrit, doit être conservé par le locataire principal et joint en annexe au Contrat de Sous-Location. La lettre d'accord du bailleur fait foi en cas de litige entre le locataire principal et le bailleur sur la régularité de la sous-location.
La sous-location touristique de courte durée sur des plateformes type Airbnb dans le cadre d'un Contrat de Sous-Location en France est légale uniquement sous conditions strictes cumulatives. Premièrement, l'accord écrit préalable du bailleur est obligatoire conformément à l'article 8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989. Deuxièmement, le bail principal doit autoriser expressément la sous-location touristique, la plupart des baux standard l'interdisant ou n'étant pas adaptés à cette utilisation. Troisièmement, la sous-location touristique d'une résidence principale à Paris est limitée à 120 jours par an par le même locataire, conformément à l'article L324-1-1 IV du Code du tourisme. Quatrièmement, la déclaration du meublé de tourisme en mairie via le formulaire Cerfa n°14004 est obligatoire même pour le locataire sous-louant son logement (article L324-1-1 du Code du tourisme). Cinquièmement, le prix de la sous-location touristique ne peut excéder, au prorata temporis et de la surface, le loyer principal (article 8 loi 89-462). En pratique, la quasi-totalité des bailleurs (particuliers et institutionnels) refusent la sous-location touristique de type Airbnb, estimant qu'elle contrevient à la destination résidentielle principale du logement et entraîne une usure accélérée et des troubles de voisinage. Un locataire pratiquant la sous-location touristique sans accord du bailleur s'expose à la résiliation judiciaire de son bail principal pour manquement grave aux obligations contractuelles.
La résiliation du bail principal pendant la durée d'un Contrat de Sous-Location en France entraîne automatiquement la fin du droit de jouissance du locataire principal, et par conséquent la perte du droit du sous-locataire à occuper le logement. En droit, le sous-locataire ne peut avoir plus de droits que le locataire principal qui est son bailleur : nemo plus juris ad alium transferre potest quam ipse habet. La Cour de cassation (chambre civile 3e, arrêts multiples) a confirmé ce principe : la résiliation du bail principal, qu'elle résulte d'un congé régulier du bailleur ou d'une résiliation judiciaire pour faute du locataire, met fin de plein droit au Contrat de Sous-Location. Le sous-locataire doit alors quitter le logement sans pouvoir se prévaloir d'aucun droit au maintien dans les lieux ni d'aucune indemnisation de la part du bailleur propriétaire. Toutefois, le sous-locataire peut se retourner contre le locataire principal pour obtenir des dommages et intérêts si la résiliation du bail principal résulte d'une faute du locataire principal (loyers impayés, trouble de voisinage). Pour cette raison, le Contrat de Sous-Location doit prévoir une clause expresse de résiliation automatique en cas de fin du bail principal, afin que le sous-locataire soit informé du risque et ne puisse pas arguer d'une violation contractuelle. Le locataire principal est par conséquent responsable vis-à-vis du sous-locataire du bon maintien du bail principal jusqu'à l'échéance prévue.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
Une erreur ? Signalez-le-nousDocuments Connexes
Vous pourriez également trouver ces documents utiles :
Bail d'Habitation Non-Meublé (Loi 89-462)
Contrat de location vide à usage de résidence principale en France, soumis à la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 modifiée ALUR et ELAN. Durée 3 ans (bailleur particulier) ou 6 ans (personne morale), révision IRL, dépôt de garantie plafonné à 1 mois.
Avenant au Bail d'Habitation
Avenant modificatif au bail d'habitation en France, régi par l'article 4 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989. Permet de modifier les clauses du bail en cours d'exécution (loyer, durée, parties, travaux, clauses particulières) par accord mutuel des parties signataires du bail principal.