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Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme)

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) ?

Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) est, en droit français, un contrat de location saisonnière pour meublé de tourisme. Il est régi par Code civil art. 1709.

Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France se distingue du bail d'habitation meublé classique régi par les articles 25-3 à 25-8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 (durée minimale 1 an, résidence principale du locataire) par son objet exclusivement touristique et la durée maximale de 90 jours consécutifs par locataire. Au-delà de ce seuil, le contrat risque la requalification en bail d'habitation par le juge du Tribunal judiciaire, avec application de toutes les protections de la loi de 1989. La clientèle des locations saisonnières n'élit pas domicile dans le bien loué, conserve son domicile principal ailleurs, et le bailleur n'a pas à respecter les conditions de décence obligatoires dans les locations résidentielles durables.

Le classement officiel en meublé de tourisme (1 à 5 étoiles) est délivré par un organisme accrédité COFRAC (Atout France, DDM, etc.) selon le référentiel de classement défini par l'arrêté du 2 août 2010 modifié. Le classement n'est pas obligatoire mais présente des avantages fiscaux significatifs : abattement micro-BIC majoré (71% pour les meublés classés, dans les conditions de la loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024), et dans certaines communes accès à des zones de promotion touristique. La taxe de séjour applicable est plus élevée pour les meublés classés, ce qui génère davantage de ressources pour les collectivités locales.

L'autorisation de changement d'usage est requise, en sus de la déclaration en mairie, dans les communes de plus de 200 000 habitants (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Nice, Strasbourg, Montpellier, Rennes, et leurs communes périphériques pour les Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, selon l'article L631-7 du Code de la construction et de l'habitation). À Paris, la Ville peut exiger une compensation (création d'un logement résidentiel de même surface dans le même arrondissement) pour tout changement d'usage de logement en meublé de tourisme non principal. Le défaut d'autorisation expose le propriétaire à une amende civile de 50 000 € par logement irrégulier, prononcée par le président du Tribunal judiciaire sur requête de la mairie.

Les litiges relatifs au Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) relèvent de la compétence du Tribunal judiciaire du lieu de situation du bien pour les actions d'une valeur supérieure à 10 000 €, ou du Tribunal de proximité pour les litiges inférieurs. Contrairement aux baux d'habitation, aucune Commission Départementale de Conciliation n'est compétente pour les locations saisonnières. Pour des documents complémentaires, voir le Bail Meublé et le Bail d'Habitation Non-Meublé sur forms-legal.com.

Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) ?

Un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France est nécessaire dans toutes les situations de location courte durée à vocation touristique, que ce soit via des plateformes numériques ou par contact direct entre propriétaire et voyageur.

Location d'une résidence principale pour les vacances du propriétaire (120 jours maximum à Paris, illimité ailleurs pour la résidence principale) : le propriétaire qui part en vacances et loue son appartement principal pendant son absence doit formaliser chaque séjour par un contrat saisonnier mentionnant le numéro de déclaration mairie (Cerfa n°14004 obligatoire selon l'article L324-1-1 du Code du tourisme). À Paris, la durée cumulée ne peut dépasser 120 jours par année civile. Le contrat protège le propriétaire contre la qualification de sous-location illicite et lui permet de facturer régulièrement le séjour.

Location d'une résidence secondaire ou d'un bien d'investissement dédié au tourisme : les propriétaires de chalets en montagne (Alpes, Pyrénées, Vosges), de villas en bord de mer (Côte d'Azur, Bretagne, Vendée, Corse) ou d'appartements en ville touristique (Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille) qui louent leur bien à la semaine ou au mois à des vacanciers doivent établir un contrat saisonnier pour chaque séjour. Le contrat formalise le prix, le nombre de personnes autorisées, les conditions d'annulation, et les modalités de caution.

Location via plateformes numériques (Airbnb, Booking, Abritel, Vrbo, Leboncoin) : même si les plateformes proposent leurs propres conditions générales, le droit français exige un contrat saisonnier entre le propriétaire et le voyageur, incorporant les mentions obligatoires du Code du tourisme. Le numéro de déclaration mairie doit figurer dans l'annonce sur la plateforme sous peine d'amende de 450 € par annonce illicite (article L324-1-3 du Code du tourisme). La plateforme collecte la taxe de séjour depuis 2019 mais ne dispense pas le propriétaire de ses obligations contractuelles directes.

Location de gîtes ruraux classés ou non classés en milieu rural : les propriétaires de gîtes ruraux, fermes de séjour ou chambres d'hôtes dans les zones rurales (moins de 20 000 habitants) ou dans les communes rurales classées en zone de revitalisation rurale (ZRR) bénéficient d'avantages fiscaux (exonération partielle de taxe foncière, abattements BIC renforcés). Le contrat saisonnier doit mentionner le classement officiel du gîte si applicable (Clévacances, Gîtes de France, marque Qualité Tourisme).

Séjours de courte durée liés à des événements professionnels ou culturels : certains voyageurs louent des meublés de tourisme pour des séjours professionnels courts (conférence, salon, mission de quelques semaines) sans y élire domicile. Le contrat saisonnier s'applique dès lors que la durée est inférieure à 90 jours et que le locataire n'établit pas sa résidence principale dans le bien. Au-delà de 90 jours ou si le locataire déclare domicilier à cette adresse (inscription sur les listes électorales, changement d'adresse administrative), le contrat saisonnier risque la requalification judiciaire.

Que faut-il inclure dans votre Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) ?

Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) conforme au droit français doit contenir plusieurs mentions obligatoires et recommandées pour protéger les deux parties et respecter les exigences du Code du tourisme et du Code civil. Le modèle disponible sur forms-legal.com inclut les 8 sections essentielles pour une location saisonnière régulière.

Identification complète des parties : pour le bailleur personne physique, nom, prénoms, adresse de domicile, et numéro de déclaration mairie du meublé de tourisme (Cerfa n°14004). Pour le bailleur personne morale (SCI, SARL), dénomination, SIREN, siège social, représentant légal. Pour le preneur (locataire), nom, prénom, adresse de domicile habituel (différente du bien loué), nombre de personnes composant le groupe de voyageurs. Le contrat doit préciser que le preneur n'entend pas établir sa résidence principale dans le bien loué.

Désignation précise du bien loué : adresse complète, commune, nature du bien (villa, appartement, chalet, gîte), superficie habitable, classement officiel le cas échéant (1 à 5 étoiles, Gîtes de France, Clévacances), liste détaillée des équipements inclus (mobilier, électroménager, literie, ustensiles de cuisine, connexion internet, parking, piscine, jardin). La liste des équipements est importante pour l'état des lieux et la déduction des dégradations éventuelles sur la caution.

Période de location et durée : dates et heures précises d'entrée et de sortie (jour/mois/année, heure de check-in et check-out), durée totale du séjour en nombre de nuits, rappel de la limite légale de 90 jours consécutifs par locataire. La durée minimale éventuelle peut être stipulée (ex : minimum 3 nuits ou 1 semaine).

Prix du séjour et modalités de paiement : prix total toutes taxes comprises (TTC) pour la durée du séjour (pas de révision possible en cours de séjour sauf clause expresse), mode de paiement accepté (virement SEPA, chèque, paiement en ligne via plateforme), acompte à la réservation (généralement 25 à 30% du prix total), solde à verser avant l'entrée dans les lieux ou le jour J, conditions d'annulation et de remboursement (politique d'annulation stricte, modérée ou flexible). La taxe de séjour, si non collectée par la plateforme, doit être mentionnée séparément et son montant indiqué (tarif fixé par la commune).

Caution / dépôt de garantie : montant de la caution librement fixé (non soumis au plafond d'1 mois de la loi 89-462), mode de versement (chèque non encaissé, préautorisation carte bancaire, virement bloqué), délai de restitution après état des lieux de sortie (généralement 8 à 15 jours), procédure de retenue en cas de dégradation (inventaire comparatif entre état des lieux d'entrée et de sortie).

Règlement intérieur et charges incluses : nombre maximal de personnes autorisées (en lien avec la superficie et les règles de sécurité), règles concernant les animaux familiers (interdiction ou autorisation avec conditions), interdiction de fumer à l'intérieur, règles pour les nuisances sonores (horaires de tranquillité), charges comprises dans le prix (eau froide, électricité, chauffage, internet, ménage de fin de séjour ou option ménage), charges facturées en supplément.

Numéro de déclaration mairie et informations réglementaires : le numéro de déclaration Cerfa n°14004 délivré par la mairie de la commune où est situé le bien doit figurer dans le contrat. Pour les biens situés dans les communes soumises au régime d'autorisation de changement d'usage (Paris, Lyon, Bordeaux, etc.), le numéro d'autorisation doit également être mentionné. Ces informations protègent le bailleur contre les contrôles de la mairie et permettent aux plateformes de reverser correctement la taxe de séjour. Voir aussi le Bail Meublé standard sur forms-legal.com pour les locations longue durée.

Comment remplir votre Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme)

Remplir un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France demande de préciser les informations du séjour, du bien et des parties avec rigueur pour éviter tout litige.

Étape 1 — Déclaration préalable en mairie : avant de remplir le contrat, assurez-vous d'avoir effectué la déclaration de meublé de tourisme en mairie via le formulaire Cerfa n°14004 (disponible sur le site de votre mairie ou sur service-public.fr). La mairie vous attribue un numéro de déclaration à 13 chiffres que vous reportez dans le contrat et dans vos annonces. Si votre bien est situé à Paris, Lyon, Bordeaux, ou dans une commune de plus de 200 000 habitants, vérifiez si vous devez également obtenir une autorisation de changement d'usage (formulaire différent selon la commune).

Étape 2 — Identification des parties : inscrivez vos nom et prénoms complets (identiques à votre titre de propriété), votre adresse de domicile (qui peut être différente du bien loué si c'est une résidence secondaire), et votre numéro de déclaration mairie. Pour le voyageur, demandez nom, prénom, adresse de domicile habituel (indispensable pour les recours en cas de dégradation) et une pièce d'identité. Indiquez le nombre exact de personnes composant le groupe de séjour.

Étape 3 — Description du bien : listez précisément l'adresse du bien (numéro, rue, code postal, commune), les caractéristiques principales (surface, nombre de pièces, capacité d'accueil en nombre de couchages), et le classement officiel si le bien est classé (numéro de classement Atout France). Rédigez une liste exhaustive du mobilier et des équipements (literie par chambre, électroménager, vaisselle, connexion internet, TV, parking, piscine, jardin).

Étape 4 — Période et prix : inscrivez les dates exactes d'entrée (jour/mois/année à l'heure convenue de check-in, ex : 16h00) et de sortie (heure de check-out, ex : 10h00). Calculez la durée en nombre de nuits. Indiquez le prix total TTC du séjour en chiffres et en lettres (ex : six cents euros — 600,00 €). Précisez le montant de l'acompte versé à la réservation, le solde restant dû et la date de versement du solde. Indiquez si la taxe de séjour est incluse ou facturée en supplément, et son montant.

Étape 5 — Caution : fixez un montant de caution en rapport avec la valeur du bien et des équipements (ex : 500 € pour un studio, 2 000 € pour une villa avec piscine). Indiquez le mode de versement (chèque remis à l'arrivée, non encaissé sauf dégradation ; ou préautorisation de carte bancaire). Précisez le délai de restitution après état des lieux de sortie (ex : 8 jours si aucune dégradation) et la procédure en cas de retenue (envoi d'un devis ou d'une facture justifiante).

Étape 6 — Règlement intérieur : indiquez le nombre maximum de personnes autorisées (conformément à la capacité d'accueil déclarée en mairie), les règles concernant les animaux, le tabac, les fêtes ou rassemblements, les horaires de tranquillité. Précisez quelles charges sont incluses (eau, électricité, internet, ménage de fin de séjour ou option ménage en supplément).

Étape 7 — Conditions d'annulation : choisissez une politique d'annulation adaptée à votre bien (remboursement intégral si annulation > 30 jours, 50% si 15 à 30 jours, aucun remboursement si < 15 jours) et assurez-vous qu'elle est clairement mentionnée dans le contrat avant signature. Recommandez au voyageur de souscrire une assurance annulation voyage.

Étape 8 — Signature : le contrat est signé par les deux parties avant le début du séjour. En cas de réservation à distance, la signature électronique qualifiée eIDAS est valable (ordonnance n°2017-1426). Remettez un exemplaire original à chaque partie et conservez le contrat signé, les justificatifs de paiement et les états des lieux pendant au moins 3 ans.

Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme)

Les erreurs fréquentes dans la gestion d'un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France peuvent exposer le propriétaire à des amendes, des redressements fiscaux ou des litiges avec les voyageurs.

Erreur 1 — Louer sans déclaration mairie : la location saisonnière sans numéro de déclaration Cerfa n°14004 est illégale dans toutes les communes françaises depuis la loi Alur 2014. L'amende est de 450 € par annonce illicite. Dans les communes soumises au régime d'autorisation (Paris, Lyon, Bordeaux, etc.), l'absence d'autorisation de changement d'usage expose à une amende civile de 50 000 € par logement.

Erreur 2 — Dépasser 90 jours consécutifs avec le même locataire : un séjour de plus de 90 jours consécutifs avec le même locataire risque la requalification judiciaire en bail d'habitation meublé soumis à la loi du 6 juillet 1989, avec toutes les protections légales du locataire. La solution consiste à respecter scrupuleusement la limite de 90 jours et à signer un nouveau contrat si le séjour doit se prolonger avec une interruption réelle entre les deux séjours.

Erreur 3 — Négliger l'état des lieux d'entrée et de sortie : sans état des lieux contradictoire signé par les deux parties, le propriétaire ne peut pas retenir de caution pour des dégradations survenues pendant le séjour faute de preuve de l'état initial. La solution consiste à dresser systématiquement un état des lieux détaillé avec photos datées à l'entrée et à la sortie, conformément à la pratique préconisée par les organismes de tourisme comme Atout France.

Erreur 4 — Ne pas déclarer les revenus en BIC : certains propriétaires déclarent par erreur leurs revenus de location saisonnière en revenus fonciers, entraînant un calcul incorrect des cotisations sociales et de l'impôt. La DGFiP et les plateformes transmettent les revenus à l'administration fiscale depuis 2020, rendant les omissions facilement détectables. La solution consiste à déclarer les revenus en BIC sur la déclaration 2042-C PRO (micro-BIC) ou via la liasse 2031 (régime réel).

Erreur 5 — Sous-estimer la taxe de séjour hors plateforme : les loueurs qui pratiquent la location directe sans plateforme doivent collecter eux-mêmes la taxe de séjour et la reverser trimestriellement à la commune. L'omission expose à des redressements par la commune et des intérêts de retard. La solution consiste à vérifier le tarif applicable sur le site de la commune et à l'inclure dans le prix ou à le facturer séparément avec mention dans le contrat.

Sources et Citations

Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.

  1. eIDAS

Questions Fréquentes

Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète

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