Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme)
Qu'est-ce qu'un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) ?
Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) est, en droit français, un contrat de location saisonnière pour meublé de tourisme. Il est régi par Code civil art. 1709.
Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France se distingue du bail d'habitation meublé classique régi par les articles 25-3 à 25-8 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 (durée minimale 1 an, résidence principale du locataire) par son objet exclusivement touristique et la durée maximale de 90 jours consécutifs par locataire. Au-delà de ce seuil, le contrat risque la requalification en bail d'habitation par le juge du Tribunal judiciaire, avec application de toutes les protections de la loi de 1989. La clientèle des locations saisonnières n'élit pas domicile dans le bien loué, conserve son domicile principal ailleurs, et le bailleur n'a pas à respecter les conditions de décence obligatoires dans les locations résidentielles durables.
Le classement officiel en meublé de tourisme (1 à 5 étoiles) est délivré par un organisme accrédité COFRAC (Atout France, DDM, etc.) selon le référentiel de classement défini par l'arrêté du 2 août 2010 modifié. Le classement n'est pas obligatoire mais présente des avantages fiscaux significatifs : abattement micro-BIC majoré (71% pour les meublés classés, dans les conditions de la loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024), et dans certaines communes accès à des zones de promotion touristique. La taxe de séjour applicable est plus élevée pour les meublés classés, ce qui génère davantage de ressources pour les collectivités locales.
L'autorisation de changement d'usage est requise, en sus de la déclaration en mairie, dans les communes de plus de 200 000 habitants (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Nice, Strasbourg, Montpellier, Rennes, et leurs communes périphériques pour les Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, selon l'article L631-7 du Code de la construction et de l'habitation). À Paris, la Ville peut exiger une compensation (création d'un logement résidentiel de même surface dans le même arrondissement) pour tout changement d'usage de logement en meublé de tourisme non principal. Le défaut d'autorisation expose le propriétaire à une amende civile de 50 000 € par logement irrégulier, prononcée par le président du Tribunal judiciaire sur requête de la mairie.
Les litiges relatifs au Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) relèvent de la compétence du Tribunal judiciaire du lieu de situation du bien pour les actions d'une valeur supérieure à 10 000 €, ou du Tribunal de proximité pour les litiges inférieurs. Contrairement aux baux d'habitation, aucune Commission Départementale de Conciliation n'est compétente pour les locations saisonnières. Pour des documents complémentaires, voir le Bail Meublé et le Bail d'Habitation Non-Meublé sur forms-legal.com.
Quand avez-vous besoin d'un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) ?
Un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France est nécessaire dans toutes les situations de location courte durée à vocation touristique, que ce soit via des plateformes numériques ou par contact direct entre propriétaire et voyageur.
Location d'une résidence principale pour les vacances du propriétaire (120 jours maximum à Paris, illimité ailleurs pour la résidence principale) : le propriétaire qui part en vacances et loue son appartement principal pendant son absence doit formaliser chaque séjour par un contrat saisonnier mentionnant le numéro de déclaration mairie (Cerfa n°14004 obligatoire selon l'article L324-1-1 du Code du tourisme). À Paris, la durée cumulée ne peut dépasser 120 jours par année civile. Le contrat protège le propriétaire contre la qualification de sous-location illicite et lui permet de facturer régulièrement le séjour.
Location d'une résidence secondaire ou d'un bien d'investissement dédié au tourisme : les propriétaires de chalets en montagne (Alpes, Pyrénées, Vosges), de villas en bord de mer (Côte d'Azur, Bretagne, Vendée, Corse) ou d'appartements en ville touristique (Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille) qui louent leur bien à la semaine ou au mois à des vacanciers doivent établir un contrat saisonnier pour chaque séjour. Le contrat formalise le prix, le nombre de personnes autorisées, les conditions d'annulation, et les modalités de caution.
Location via plateformes numériques (Airbnb, Booking, Abritel, Vrbo, Leboncoin) : même si les plateformes proposent leurs propres conditions générales, le droit français exige un contrat saisonnier entre le propriétaire et le voyageur, incorporant les mentions obligatoires du Code du tourisme. Le numéro de déclaration mairie doit figurer dans l'annonce sur la plateforme sous peine d'amende de 450 € par annonce illicite (article L324-1-3 du Code du tourisme). La plateforme collecte la taxe de séjour depuis 2019 mais ne dispense pas le propriétaire de ses obligations contractuelles directes.
Location de gîtes ruraux classés ou non classés en milieu rural : les propriétaires de gîtes ruraux, fermes de séjour ou chambres d'hôtes dans les zones rurales (moins de 20 000 habitants) ou dans les communes rurales classées en zone de revitalisation rurale (ZRR) bénéficient d'avantages fiscaux (exonération partielle de taxe foncière, abattements BIC renforcés). Le contrat saisonnier doit mentionner le classement officiel du gîte si applicable (Clévacances, Gîtes de France, marque Qualité Tourisme).
Séjours de courte durée liés à des événements professionnels ou culturels : certains voyageurs louent des meublés de tourisme pour des séjours professionnels courts (conférence, salon, mission de quelques semaines) sans y élire domicile. Le contrat saisonnier s'applique dès lors que la durée est inférieure à 90 jours et que le locataire n'établit pas sa résidence principale dans le bien. Au-delà de 90 jours ou si le locataire déclare domicilier à cette adresse (inscription sur les listes électorales, changement d'adresse administrative), le contrat saisonnier risque la requalification judiciaire.
Que faut-il inclure dans votre Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) ?
Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) conforme au droit français doit contenir plusieurs mentions obligatoires et recommandées pour protéger les deux parties et respecter les exigences du Code du tourisme et du Code civil. Le modèle disponible sur forms-legal.com inclut les 8 sections essentielles pour une location saisonnière régulière.
Identification complète des parties : pour le bailleur personne physique, nom, prénoms, adresse de domicile, et numéro de déclaration mairie du meublé de tourisme (Cerfa n°14004). Pour le bailleur personne morale (SCI, SARL), dénomination, SIREN, siège social, représentant légal. Pour le preneur (locataire), nom, prénom, adresse de domicile habituel (différente du bien loué), nombre de personnes composant le groupe de voyageurs. Le contrat doit préciser que le preneur n'entend pas établir sa résidence principale dans le bien loué.
Désignation précise du bien loué : adresse complète, commune, nature du bien (villa, appartement, chalet, gîte), superficie habitable, classement officiel le cas échéant (1 à 5 étoiles, Gîtes de France, Clévacances), liste détaillée des équipements inclus (mobilier, électroménager, literie, ustensiles de cuisine, connexion internet, parking, piscine, jardin). La liste des équipements est importante pour l'état des lieux et la déduction des dégradations éventuelles sur la caution.
Période de location et durée : dates et heures précises d'entrée et de sortie (jour/mois/année, heure de check-in et check-out), durée totale du séjour en nombre de nuits, rappel de la limite légale de 90 jours consécutifs par locataire. La durée minimale éventuelle peut être stipulée (ex : minimum 3 nuits ou 1 semaine).
Prix du séjour et modalités de paiement : prix total toutes taxes comprises (TTC) pour la durée du séjour (pas de révision possible en cours de séjour sauf clause expresse), mode de paiement accepté (virement SEPA, chèque, paiement en ligne via plateforme), acompte à la réservation (généralement 25 à 30% du prix total), solde à verser avant l'entrée dans les lieux ou le jour J, conditions d'annulation et de remboursement (politique d'annulation stricte, modérée ou flexible). La taxe de séjour, si non collectée par la plateforme, doit être mentionnée séparément et son montant indiqué (tarif fixé par la commune).
Caution / dépôt de garantie : montant de la caution librement fixé (non soumis au plafond d'1 mois de la loi 89-462), mode de versement (chèque non encaissé, préautorisation carte bancaire, virement bloqué), délai de restitution après état des lieux de sortie (généralement 8 à 15 jours), procédure de retenue en cas de dégradation (inventaire comparatif entre état des lieux d'entrée et de sortie).
Règlement intérieur et charges incluses : nombre maximal de personnes autorisées (en lien avec la superficie et les règles de sécurité), règles concernant les animaux familiers (interdiction ou autorisation avec conditions), interdiction de fumer à l'intérieur, règles pour les nuisances sonores (horaires de tranquillité), charges comprises dans le prix (eau froide, électricité, chauffage, internet, ménage de fin de séjour ou option ménage), charges facturées en supplément.
Numéro de déclaration mairie et informations réglementaires : le numéro de déclaration Cerfa n°14004 délivré par la mairie de la commune où est situé le bien doit figurer dans le contrat. Pour les biens situés dans les communes soumises au régime d'autorisation de changement d'usage (Paris, Lyon, Bordeaux, etc.), le numéro d'autorisation doit également être mentionné. Ces informations protègent le bailleur contre les contrôles de la mairie et permettent aux plateformes de reverser correctement la taxe de séjour. Voir aussi le Bail Meublé standard sur forms-legal.com pour les locations longue durée.
Comment remplir votre Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme)
Remplir un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France demande de préciser les informations du séjour, du bien et des parties avec rigueur pour éviter tout litige.
Étape 1 — Déclaration préalable en mairie : avant de remplir le contrat, assurez-vous d'avoir effectué la déclaration de meublé de tourisme en mairie via le formulaire Cerfa n°14004 (disponible sur le site de votre mairie ou sur service-public.fr). La mairie vous attribue un numéro de déclaration à 13 chiffres que vous reportez dans le contrat et dans vos annonces. Si votre bien est situé à Paris, Lyon, Bordeaux, ou dans une commune de plus de 200 000 habitants, vérifiez si vous devez également obtenir une autorisation de changement d'usage (formulaire différent selon la commune).
Étape 2 — Identification des parties : inscrivez vos nom et prénoms complets (identiques à votre titre de propriété), votre adresse de domicile (qui peut être différente du bien loué si c'est une résidence secondaire), et votre numéro de déclaration mairie. Pour le voyageur, demandez nom, prénom, adresse de domicile habituel (indispensable pour les recours en cas de dégradation) et une pièce d'identité. Indiquez le nombre exact de personnes composant le groupe de séjour.
Étape 3 — Description du bien : listez précisément l'adresse du bien (numéro, rue, code postal, commune), les caractéristiques principales (surface, nombre de pièces, capacité d'accueil en nombre de couchages), et le classement officiel si le bien est classé (numéro de classement Atout France). Rédigez une liste exhaustive du mobilier et des équipements (literie par chambre, électroménager, vaisselle, connexion internet, TV, parking, piscine, jardin).
Étape 4 — Période et prix : inscrivez les dates exactes d'entrée (jour/mois/année à l'heure convenue de check-in, ex : 16h00) et de sortie (heure de check-out, ex : 10h00). Calculez la durée en nombre de nuits. Indiquez le prix total TTC du séjour en chiffres et en lettres (ex : six cents euros — 600,00 €). Précisez le montant de l'acompte versé à la réservation, le solde restant dû et la date de versement du solde. Indiquez si la taxe de séjour est incluse ou facturée en supplément, et son montant.
Étape 5 — Caution : fixez un montant de caution en rapport avec la valeur du bien et des équipements (ex : 500 € pour un studio, 2 000 € pour une villa avec piscine). Indiquez le mode de versement (chèque remis à l'arrivée, non encaissé sauf dégradation ; ou préautorisation de carte bancaire). Précisez le délai de restitution après état des lieux de sortie (ex : 8 jours si aucune dégradation) et la procédure en cas de retenue (envoi d'un devis ou d'une facture justifiante).
Étape 6 — Règlement intérieur : indiquez le nombre maximum de personnes autorisées (conformément à la capacité d'accueil déclarée en mairie), les règles concernant les animaux, le tabac, les fêtes ou rassemblements, les horaires de tranquillité. Précisez quelles charges sont incluses (eau, électricité, internet, ménage de fin de séjour ou option ménage en supplément).
Étape 7 — Conditions d'annulation : choisissez une politique d'annulation adaptée à votre bien (remboursement intégral si annulation > 30 jours, 50% si 15 à 30 jours, aucun remboursement si < 15 jours) et assurez-vous qu'elle est clairement mentionnée dans le contrat avant signature. Recommandez au voyageur de souscrire une assurance annulation voyage.
Étape 8 — Signature : le contrat est signé par les deux parties avant le début du séjour. En cas de réservation à distance, la signature électronique qualifiée eIDAS est valable (ordonnance n°2017-1426). Remettez un exemplaire original à chaque partie et conservez le contrat signé, les justificatifs de paiement et les états des lieux pendant au moins 3 ans.
Exigences juridiques pour Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme)
Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France est soumis à des exigences légales précises qui différencient la location touristique des baux d'habitation classiques.
Déclaration préalable obligatoire (article L324-1-1 du Code du tourisme, inséré par la loi Alur n°2014-366) : tout propriétaire louant son bien en meublé de tourisme doit déposer une déclaration préalable à la mairie via le formulaire Cerfa n°14004 avant toute première mise en location. Le défaut de déclaration expose le loueur à une amende de 450 € par annonce non déclarée. Dans les communes ayant instauré le régime de l'article L631-7 du CCH (communes de plus de 200 000 habitants), une autorisation de changement d'usage complémentaire est requise. Le défaut d'autorisation dans ces communes est sanctionné par une amende civile de 50 000 € prononcée par le Tribunal judiciaire sur requête de la mairie.
Numéro de déclaration dans les annonces (article L324-1-3 du Code du tourisme modifié par la loi n°2022-1158 du 16 août 2022) : depuis août 2022, toutes les annonces de meublés de tourisme publiées sur les plateformes numériques ou par tout autre moyen doivent mentionner le numéro de déclaration mairie. La plateforme est responsable du contrôle de la présence du numéro depuis la loi n°2023-668 du 27 juillet 2023 (loi anti-Airbnb). Le défaut de numéro entraîne le retrait automatique de l'annonce par la plateforme après mise en demeure.
Taxe de séjour (articles L2333-26 à L2333-50 du CGCT) : dans les communes qui l'ont instituée par délibération du conseil municipal (la quasi-totalité des communes touristiques), la taxe de séjour est due par chaque voyageur pour chaque nuitée. Les plateformes la collectent directement depuis 2019 et la reversent aux communes. Pour les locations hors plateforme, le loueur perçoit la taxe et la reverse trimestriellement à la commune.
Fiscalité BIC (article 35 du CGI) : les revenus de location saisonnière sont imposables en BIC (et non en revenus fonciers). Le micro-BIC s'applique automatiquement si les recettes n'excèdent pas les seuils légaux, avec un abattement forfaitaire (50% non classé, 71% classé sous conditions de la loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024). La déclaration annuelle des revenus BIC se fait via la liasse 2031 (régime réel) ou sur la déclaration 2042-C PRO (micro-BIC).
Limite de 120 jours pour les résidences principales à Paris (article L324-1-1 IV du Code du tourisme) : les propriétaires Parisiens ne peuvent pas louer leur résidence principale en meublé de tourisme plus de 120 jours par année civile. Les plateformes sont obligées de couper l'accès à la location dès que ce seuil est atteint. Le contôle est effectué par la Ville de Paris via les données transmises par les plateformes.
Erreurs courantes à éviter dans votre Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme)
Les erreurs fréquentes dans la gestion d'un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France peuvent exposer le propriétaire à des amendes, des redressements fiscaux ou des litiges avec les voyageurs.
Erreur 1 — Louer sans déclaration mairie : la location saisonnière sans numéro de déclaration Cerfa n°14004 est illégale dans toutes les communes françaises depuis la loi Alur 2014. L'amende est de 450 € par annonce illicite. Dans les communes soumises au régime d'autorisation (Paris, Lyon, Bordeaux, etc.), l'absence d'autorisation de changement d'usage expose à une amende civile de 50 000 € par logement.
Erreur 2 — Dépasser 90 jours consécutifs avec le même locataire : un séjour de plus de 90 jours consécutifs avec le même locataire risque la requalification judiciaire en bail d'habitation meublé soumis à la loi du 6 juillet 1989, avec toutes les protections légales du locataire. La solution consiste à respecter scrupuleusement la limite de 90 jours et à signer un nouveau contrat si le séjour doit se prolonger avec une interruption réelle entre les deux séjours.
Erreur 3 — Négliger l'état des lieux d'entrée et de sortie : sans état des lieux contradictoire signé par les deux parties, le propriétaire ne peut pas retenir de caution pour des dégradations survenues pendant le séjour faute de preuve de l'état initial. La solution consiste à dresser systématiquement un état des lieux détaillé avec photos datées à l'entrée et à la sortie, conformément à la pratique préconisée par les organismes de tourisme comme Atout France.
Erreur 4 — Ne pas déclarer les revenus en BIC : certains propriétaires déclarent par erreur leurs revenus de location saisonnière en revenus fonciers, entraînant un calcul incorrect des cotisations sociales et de l'impôt. La DGFiP et les plateformes transmettent les revenus à l'administration fiscale depuis 2020, rendant les omissions facilement détectables. La solution consiste à déclarer les revenus en BIC sur la déclaration 2042-C PRO (micro-BIC) ou via la liasse 2031 (régime réel).
Erreur 5 — Sous-estimer la taxe de séjour hors plateforme : les loueurs qui pratiquent la location directe sans plateforme doivent collecter eux-mêmes la taxe de séjour et la reverser trimestriellement à la commune. L'omission expose à des redressements par la commune et des intérêts de retard. La solution consiste à vérifier le tarif applicable sur le site de la commune et à l'inclure dans le prix ou à le facturer séparément avec mention dans le contrat.
Sources et Citations
Les citations légales renvoient aux sources officielles du gouvernement. Vérifié par l'équipe éditoriale Forms Legal.
Questions Fréquentes
Oui, la déclaration en mairie est obligatoire pour tout meublé de tourisme en France, conformément à l'article L324-1-1 du Code du tourisme inséré par la loi Alur n°2014-366 du 24 mars 2014. Le loueur personne physique ou morale doit déposer une déclaration préalable auprès de la mairie de la commune où est situé le logement, au moyen du formulaire Cerfa n°14004, avant toute mise en location touristique. La mairie délivre un numéro de déclaration qui doit figurer dans toutes les annonces de location (Airbnb, Booking, Abritel, le Bon Coin, etc.) sous peine d'une amende administrative pouvant atteindre 450 € par annonce illicite. Dans les communes ayant instauré un régime d'autorisation de changement d'usage (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nice, Nantes, Toulouse, et toutes les communes de plus de 200 000 habitants ainsi que les communes des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), une autorisation préalable de la mairie est requise en plus de la déclaration pour les résidences non principales, conformément à l'article L631-7 du Code de la construction et de l'habitation (CCH). À Paris, la durée maximale de location de la résidence principale est de 120 jours par année civile (article L324-1-1 IV du Code du tourisme), contrôlée via le numéro de déclaration et les données transmises par les plateformes numériques.
Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France est défini par le Code du tourisme comme une location à la journée, à la semaine ou au mois à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile. La durée maximale par contrat pour un même locataire est de 90 jours consécutifs, conformément à l'article 2 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 qui exclut de son champ d'application les locations touristiques de moins de 90 jours. Au-delà de 90 jours consécutifs avec le même locataire, le contrat risque d'être requalifié en bail d'habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989, avec toutes les protections légales que cela implique (durée minimale de 1 an pour un meublé, préavis de 1 mois du locataire, etc.). La limitation de 120 jours par année civile s'applique spécifiquement aux résidences principales à Paris et dans certaines communes appliquant ce plafond (article L324-1-1 IV du Code du tourisme). Pour les résidences secondaires, aucune limite annuelle n'est imposée par la loi nationale, mais certaines communes peuvent imposer des contingentements locaux via leur règlement de publicité foncière ou leur PLU. La taxe de séjour (article L2333-26 du Code général des collectivités territoriales) est perçue par les plateformes depuis 2019 et reversée aux collectivités locales.
Le Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France n'est pas soumis aux plafonds légaux de dépôt de garantie applicables aux baux d'habitation de la loi du 6 juillet 1989 (1 mois pour les baux nus, 2 mois pour les baux meublés longue durée). La caution ou le dépôt de garantie d'une location saisonnière est librement fixé entre les parties dans le contrat saisonnier, conformément à l'article 1102 du Code civil réformé par l'ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 qui consacre la liberté contractuelle. En pratique, la caution représente généralement 20 à 30% du prix total du séjour pour les locations à la semaine, ou un montant fixe (ex : 500 € à 2 000 € selon la valeur du bien) pour couvrir les risques de dégradations. Le contrat doit préciser les modalités de restitution (délai, conditions) et les retenues éventuelles pour dégradations constatées à l'état des lieux de sortie. Les plateformes de type Airbnb proposent leurs propres mécanismes de caution virtuelle (caution non encaissée, autorisation de débit différé), qui se substituent à la caution contractuelle si le bailleur opte pour ce système. En cas de dégradation, le bailleur dispose d'un délai généralement de 14 jours après le séjour pour signaler le dommage via la plateforme. La restitution de la caution en dehors des plateformes doit intervenir dans le délai stipulé au contrat, généralement sous 8 à 15 jours après la fin du séjour et l'état des lieux de sortie.
Oui, la taxe de séjour est obligatoire dans toutes les communes françaises qui l'ont instituée par délibération du conseil municipal, conformément aux articles L2333-26 à L2333-50 du Code général des collectivités territoriales (CGCT). La taxe de séjour est due par les voyageurs (touristes) pour chaque nuitée passée dans un meublé de tourisme, un hôtel, un gîte ou tout autre hébergement touristique payant. Depuis la loi n°2018-1317 du 28 décembre 2018 (loi de finances 2019), les plateformes numériques de mise en relation (Airbnb, Booking, Vrbo, Abritel, etc.) ont l'obligation légale de collecter et reverser directement la taxe de séjour aux communes pour le compte des loueurs, ce qui décharge les bailleurs de cette obligation administrative. Pour les locations en dehors des plateformes (contrat direct entre propriétaire et vacanciers), le loueur est responsable de la collecte et du reversement trimestriel à la commune. Les taux varient selon la catégorie du logement et la commune (entre 0,20 € et 4,60 € par personne et par nuit pour les meublés de tourisme non classés ; de 0,25 € à 5,70 € pour les meublés de tourisme classés selon le nombre d'étoiles). Le numéro de déclaration ou d'autorisation délivré par la mairie est indispensable pour que les plateformes reversent correctement la taxe à la commune concernée.
Les revenus tirés d'un Contrat de Location Saisonnière (Meublé Tourisme) en France sont imposables dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) et non dans celle des revenus fonciers, conformément à l'article 35 du Code général des impôts (CGI). Le loueur peut relever du régime du micro-BIC si ses recettes annuelles n'excèdent pas 77 700 € (plafond 2025 pour les meublés de tourisme non classés) ou 188 700 € (plafond 2025 pour les meublés de tourisme classés et les chambres d'hôtes, suite à la loi de finances pour 2024 après la controverse sur la loi Le Meur 2024). Sous le micro-BIC, un abattement forfaitaire de 50% est appliqué sur les recettes (abattement de 71% pour les meublés de tourisme classés sous réserve des évolutions législatives de la loi n°2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur). Si les recettes dépassent ces seuils ou sur option, le loueur peut opter pour le régime réel BIC permettant la déduction des charges réelles (intérêts d'emprunt, amortissements, entretien, taxe foncière, assurance). La qualification de Loueur en Meublé Professionnel (LMP) requiert que les recettes BIC meublé dépassent 23 000 € et représentent plus de 50% des revenus professionnels du foyer fiscal. Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) s'applique en deçà de ces seuils. Les plateformes numériques transmettent annuellement à la DGFiP les revenus perçus par les loueurs pour croiser avec les déclarations fiscales.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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