Bail Meublé de Tourisme Classé
Qu'est-ce qu'un Bail Meublé de Tourisme Classé ?
Le Bail Meublé de Tourisme Classé est, en droit français, un contrat de location de meublé de tourisme classé, soumis aux articles L324-1 et L324-2 du Code du tourisme (classement Atout France) et à la loi Hoguet n°70-9 du 2 janvier 1970 pour les intermédiaires. Régime fiscal micro-BIC à 71%. L324-1 + L324-2. Il fixe le loyer, le dépôt, la durée, les obligations d'entretien et les délais de préavis entre bailleur et locataire.
Le classement officiel du Bail Meublé de Tourisme Classé en France est délivré par Atout France (agence de développement touristique française, opérateur de l'État) ou par un organisme évaluateur accrédité COFRAC (Clévacances, Gîtes de France, Qualitel, Bureau Véritas, SGS), après visite d'inspection selon un référentiel de critères normalisés, conformément à l'arrêté du 2 août 2010 fixant les normes et la procédure de classement. Ce classement est valable 5 ans. Il conditionne l'accès au taux d'abattement fiscal majoré de 71% en régime micro-BIC (article 50-0 du Code général des impôts — CGI) et au label Qualité Tourisme France.
Le Bail Meublé de Tourisme Classé en France se distingue fondamentalement du bail d'habitation soumis à la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 : la location saisonnière ne crée aucun droit au maintien dans les lieux, ne donne pas accès aux protections contre les expulsions, et n'emporte pas domiciliation du locataire dans le logement (article L324-2 du Code du tourisme). La durée est librement fixée par les parties (généralement quelques nuits à quelques semaines). Aucune durée minimale légale ne s'applique.
La fiscalité du Bail Meublé de Tourisme Classé en France est l'une des plus avantageuses du patrimoine immobilier : en régime micro-BIC, l'abattement forfaitaire est de 71% sur les recettes brutes (article 50-0 du CGI), soit une imposition effective de 29% des recettes annuelles dans la limite des plafonds. La loi de finances 2024 a introduit une distinction selon la zone : plafond de 188 700 € en zone non tendue, 15 000 € en zone tendue. En régime réel, le loueur peut amortir le bien et le mobilier et déduire toutes les charges. Voir aussi le Bail d'Habitation Meublé et le Bail Mobilité disponibles sur forms-legal.com pour les locations résidentielles longue durée.
Quand avez-vous besoin d'un Bail Meublé de Tourisme Classé ?
Un contrat de Bail Meublé de Tourisme Classé en France est nécessaire dans toute situation de location saisonnière d'un logement ayant obtenu le classement officiel Atout France, afin de formaliser les droits et obligations des parties et de respecter les règles légales applicables.
Location d'une villa ou maison de vacances sur la Côte d'Azur : les villas classées 3 à 5 étoiles à Cannes, Nice, Saint-Tropez, Antibes, Menton, Villefranche-sur-Mer attirent une clientèle nationale et internationale. Le contrat de location saisonnière est indispensable pour préciser les conditions financières (acompte, solde, caution), les règles d'occupation (capacité maximale, règlement intérieur) et la fiscalité applicable (taxe de séjour perçue pour le compte de la mairie).
Location d'un appartement en station de montagne : dans les stations des Alpes (Chamonix, Megève, Val d'Isère, Courchevel, Les Deux Alpes) et des Pyrénées (Cauterets, Bagnères-de-Bigorre, Font-Romeu), les appartements classés meublés de tourisme sont loués à la semaine en saison hivernale (ski) et estivale (randonnée). Le classement 3 à 4 étoiles est le plus courant et génère des loyers de 800 à 5 000 €/semaine selon la superficie et l'emplacement.
Location d'un gîte rural classé Gîtes de France : les gîtes ruraux classés Gîtes de France (4 épis maximum, équivalent à 4 étoiles) sont loués à la semaine dans les régions rurales et agrotouristiques. La Bretagne, la Normandie, la Dordogne, le Périgord, l'Aveyron, la Provence sont les régions les plus prisées. Le classement Gîtes de France est reconnu par Atout France et ouvre droit au régime micro-BIC à 71%.
Location d'un meublé de tourisme en zone touristique urbaine : les meublés de tourisme classés dans les grandes villes touristiques (Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Marseille, Montpellier) sont loués à la nuit, au week-end ou à la semaine à des touristes étrangers et nationaux. Dans ces villes, les règles d'enregistrement (numéro obligatoire sur les annonces), d'autorisation de changement d'usage (pour les résidences secondaires) et de limitation à 120 ou 90 jours pour les résidences principales sont particulièrement strictes.
Gestion par une agence immobilière ou conciergerie : de nombreux propriétaires confient la gestion de leur meublé de tourisme à des agences immobilières (mandataires loi Hoguet n°70-9) ou des conciergeries spécialisées (Airbnb management). Ces intermédiaires ont l'obligation de détenir la carte professionnelle loi Hoguet (mention G pour gestion) et de souscrire une garantie financière. Le contrat de location signé avec le locataire-touriste engage la responsabilité de l'agence vis-à-vis du loueur propriétaire.
Que faut-il inclure dans votre Bail Meublé de Tourisme Classé ?
Le contrat de Bail Meublé de Tourisme Classé conforme au droit français doit contenir les éléments essentiels imposés par le Code du tourisme et les règles de protection du consommateur. Le modèle de forms-legal.com intègre les clauses recommandées par les fédérations professionnelles (FNAIM, SNRT) et les grilles Atout France.
Identification complète des parties et du bien classé : loueur (nom, adresse, courriel, téléphone), locataire (nom, adresse permanente, courriel, téléphone, nombre d'occupants). Description du bien : type de logement, adresse, superficie, classement officiel (1 à 5 étoiles Atout France), capacité maximale d'accueil, numéro d'enregistrement de la déclaration en mairie.
Période de séjour et arrivée/départ : dates précises d'arrivée et de départ avec heure de check-in et check-out. Le respect des horaires est essentiel pour la gestion des remises de clés et l'établissement des états des lieux. Le nombre de nuits doit être calculé et mentionné expressément.
Prix total du séjour et modalités financières : prix par nuitée et prix total du séjour. Acompte versé à la réservation (généralement 30% du prix total) et solde à régler à l'arrivée. Frais de ménage (inclus ou en supplément). Caution/dépôt de garantie (librement fixé, aucun plafond légal). Taxe de séjour par personne par nuit selon le barème communal.
Conditions d'annulation : conditions d'annulation par le locataire (retenue de l'acompte selon délai) et par le loueur (remboursement intégral + indemnité). Clause de force majeure (article 1218 du Code civil). Mention des plateformes numériques éventuellement utilisées et de leurs politiques d'annulation.
Règlement intérieur et obligations du locataire : capacité maximale d'accueil, interdiction de fumer à l'intérieur, règle anti-bruit (22h-8h), interdiction de sous-location et d'événements sans accord, obligation d'assurance villégiature. Règles d'utilisation des équipements (piscine, jardin, jacuzzi, sauna).
Taxe de séjour : mention du montant par personne par nuit selon le classement (les barèmes communaux fixent des montants différents selon les étoiles) et du mode de reversement à la commune (directement par le loueur ou via la plateforme numérique autorisée, CGI art. 1729 G).
Etat des lieux d'entrée et de sortie : état des lieux contradictoire à la remise et à la restitution des clés, servant de base à l'évaluation des dégradations éventuelles. En l'absence d'état des lieux, présomption de bon état de restitution (article 1731 du Code civil).
Comment remplir votre Bail Meublé de Tourisme Classé
Remplir un contrat de Bail Meublé de Tourisme Classé en France selon le Code du tourisme et les règles Atout France requiert de préparer plusieurs éléments en amont.
Étape 1 — Vérification du classement : assurez-vous que votre logement est classé par Atout France ou un organisme accrédité COFRAC. Le classement doit être en cours de validité (5 ans). Munissez-vous du certificat de classement (1 à 5 étoiles) et du numéro d'enregistrement obtenu en mairie si votre commune l'impose.
Étape 2 — Identification des parties : complétez vos coordonnées de loueur (nom, adresse, courriel, téléphone) et celles du locataire principal. Pour un logement géré par une agence immobilière (loi Hoguet), mentionnez le mandataire avec son numéro de carte professionnelle G.
Étape 3 — Description du bien classé : indiquez le type de logement (villa, appartement, gîte, chalet), l'adresse précise, la surface habitable, le classement officiel (nombre d'étoiles Atout France) et la capacité maximale d'accueil selon les normes du classement. Indiquez le numéro d'enregistrement en mairie si applicable.
Étape 4 — Période de séjour : précisez les dates d'arrivée et de départ avec les horaires de check-in (généralement 16h-17h) et check-out (généralement 10h-11h). Calculez le nombre de nuits.
Étape 5 — Prix et acompte : calculez le prix par nuitée selon votre grille tarifaire saisonnière (haute saison, moyenne saison, basse saison). Précisez le prix total du séjour, l'acompte à la réservation (30% recommandé) et le solde à l'arrivée. Consultez le barème communal de taxe de séjour applicable à votre classement (disponible sur le site de la mairie) et calculez la taxe de séjour totale (nombre d'occupants × nombre de nuits × tarif/nuit).
Étape 6 — Caution/dépôt de garantie : fixez librement le montant (généralement 20-30% du prix du séjour pour une semaine). Précisez les conditions de restitution (délai, déductions éventuelles).
Étape 7 — Conditions d'annulation : définissez clairement les conditions d'annulation par le locataire (date limite de remboursement total, pourcentage retenu selon le délai d'annulation) et par le loueur. Insérez une clause de force majeure.
Étape 8 — Règlement intérieur et état des lieux : annexez le règlement intérieur de votre logement (règles de vie, équipements, interdictions). À l'arrivée, réalisez un état des lieux d'entrée contradictoire signé des deux parties.
Exigences juridiques pour Bail Meublé de Tourisme Classé
Le Bail Meublé de Tourisme Classé en France est soumis à un cadre légal spécifique distinct des baux d'habitation ordinaires.
Classement officiel Atout France (articles L324-1 et L324-2 du Code du tourisme) : le classement est délivré par Atout France ou un organisme accrédité COFRAC pour 5 ans. Il conditionne l'accès au taux d'abattement micro-BIC de 71% (CGI art. 50-0) et au label Qualité Tourisme France.
Déclaration obligatoire en mairie (article L324-1-1 du Code du tourisme) : dans les communes l'ayant institué (notamment en zone tendue et dans les villes touristiques), la déclaration génère un numéro d'enregistrement à mentionner dans toutes les annonces. Sanction : amende de 5 000 € par logement (article L324-2-1).
Limite de 120 jours par an pour les résidences principales (article L324-1-1 du Code du tourisme) : réduit à 90 jours dans les communes ayant adopté la délibération permise par la loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024. Suivi par les plateformes numériques (Airbnb, Booking).
Autorisation de changement d'usage pour les résidences secondaires (articles L631-7 et L631-7-1 du CCH) : obligatoire dans les communes de plus de 200 000 habitants et certaines communes touristiques. À Paris, compensation par un local équivalent requis. Sanction : amende 50 000 €/local + 1 000 €/jour (article L651-2 CCH).
Loi Hoguet n°70-9 du 2 janvier 1970 : les agences immobilières et conciergeries gérant des meublés de tourisme pour compte de tiers doivent détenir la carte professionnelle G (gestion), souscrire une garantie financière et une RCP. Obligation de compte séquestre pour les fonds clients.
Fiscalité (CGI art. 50-0 et 155 IV-2) : micro-BIC à 71% si recettes ≤ 188 700 € hors zones tendues (15 000 € en zones tendues depuis la loi de finances 2024). Régime réel au-delà. LMNP si recettes < 23 000 € ou < 50% revenus du foyer. Inscription Guichet unique INPI si LMP.
Taxe de séjour (CGCT art. L2333-26) : collecte obligatoire par le loueur ou la plateforme (CGI art. 1729 G). Reversement mensuel ou trimestriel à la commune selon l'arrêté municipal.
Erreurs courantes à éviter dans votre Bail Meublé de Tourisme Classé
Plusieurs erreurs fréquentes dans la gestion d'un Bail Meublé de Tourisme Classé en France exposent le loueur à des sanctions administratives et financières importantes.
Erreur 1 — Oublier de déclarer en mairie et d'obtenir un numéro d'enregistrement : dans les communes l'ayant institué (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nice, et de nombreuses communes touristiques), l'absence de numéro d'enregistrement dans les annonces est passible d'une amende de 5 000 € par logement. La solution est de se renseigner auprès de la mairie de la commune avant toute mise en location et de compléter la déclaration en ligne sur le site de la mairie ou sur la plateforme nationale.
Erreur 2 — Dépasser la limite de 120 (ou 90) jours pour une résidence principale : le dépassement de la limite annuelle expose à une amende de 50 000 € + 1 000 €/jour pour changement d'usage non autorisé (article L651-2 CCH). La solution est de suivre le compteur de nuits sur les plateformes (Airbnb affiche automatiquement le compteur) et de bloquer les dates dans le calendrier dès que la limite approche.
Erreur 3 — Ne pas percevoir et reverser la taxe de séjour : la taxe de séjour est obligatoire dans les communes l'ayant instituée et doit être reversée à la commune. Son omission expose à des redressements fiscaux et des amendes. La solution est de vérifier le barème communal actualisé chaque année (disponible sur le site de la mairie) et de reverser mensuellement ou trimestriellement les montants collectés.
Erreur 4 — Ignorer les nouvelles règles de la loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024 : cette loi a durci les règles (réduction possible à 90 jours, extension de l'obligation d'enregistrement, nouvelles obligations pour les plateformes) et certains propriétaires n'ont pas mis à jour leurs pratiques. La solution est de consulter régulièrement les sites officiels (service-public.fr, atout-france.fr) et les mairies pour les nouvelles délibérations municipales.
Erreur 5 — Conditions d'annulation insuffisamment précises : des conditions d'annulation vagues ou absentes du contrat de location saisonnière exposent le loueur à des demandes de remboursement de l'acompte même en cas d'annulation tardive. La solution est de stipuler expressément les conditions d'annulation (délai de remboursement intégral, pourcentage retenu selon le délai d'annulation, force majeure) dans le contrat et de les communiquer au locataire avant la réservation.
Questions Fréquentes
Le Bail Meublé de Tourisme Classé en France concerne les logements ayant obtenu un classement officiel de 1 à 5 étoiles délivré par Atout France (agence de développement touristique de la France) ou un organisme accrédité COFRAC, conformément aux articles L324-1 et L324-2 du Code du tourisme et à l'arrêté du 2 août 2010 fixant les normes et la procédure de classement des meublés de tourisme. Pour obtenir le classement, le propriétaire doit faire visiter son logement par un organisme évaluateur accrédité COFRAC (Comité français d'accréditation) — parmi les principaux : Clévacances, Gîtes de France, Qualitel, Bureau Véritas, SGS. L'évaluateur contrôle la conformité aux critères de chaque catégorie (surface, équipements, confort, prestations) selon un référentiel de plus de 100 critères pour les 5 étoiles. La décision de classement est prise par Atout France et est valable 5 ans. Le classement ouvre plusieurs avantages fiscaux majeurs : taux d'abattement micro-BIC de 71% sur les recettes (au lieu de 50% pour les meublés non classés) si les recettes annuelles n'excèdent pas 188 700 € en zone non tendue ou 15 000 € en zone tendue depuis la loi de finances 2024 (CGI art. 50-0) ; taux de TVA réduit 10% sur les prestations para-hôtelières ; et accès au label Qualité Tourisme France. La déclaration en mairie est obligatoire dans les communes l'ayant institué (article L324-1-1 du Code du tourisme).
La règle des 120 jours s'applique au Bail Meublé de Tourisme en France uniquement pour la location en résidence principale. L'article L324-1-1 du Code du tourisme (modifié par la loi Alur n°2014-366 et la loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024) dispose qu'un propriétaire peut louer sa résidence principale en meublé de tourisme (via Airbnb, Booking, Vrbo, etc.) au maximum 120 jours par an. Cette limite de 120 jours a pour objectif de préserver le parc de résidences principales dans les villes touristiques et les zones tendues. La loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024 a renforcé les pouvoirs des communes en leur permettant d'abaisser cette limite à 90 jours par an pour les résidences principales situées dans des zones tendues ou touristiques, par délibération du conseil municipal. Cette réduction à 90 jours a notamment été adoptée par Paris, Lyon, Bordeaux et Nice pour certains arrondissements ou quartiers. Le décompte des jours est assuré par les plateformes numériques (Airbnb, Booking) qui ont l'obligation légale de transmettre les données de location aux communes l'ayant demandé. Pour les résidences secondaires, la limite de 120/90 jours ne s'applique pas, mais une autorisation de changement d'usage est obligatoire dans les communes de plus de 200 000 habitants et dans certaines communes touristiques (articles L631-7 et L631-7-1 du CCH).
La fiscalité du Bail Meublé de Tourisme Classé en France est particulièrement avantageuse et a été profondément modifiée par la loi de finances 2024 (loi n°2023-1322 du 29 décembre 2023). En régime micro-BIC (article 50-0 du Code général des impôts), le taux d'abattement pour les meublés de tourisme classés est de 71% sur les recettes brutes, soit une imposition effective de 29% des recettes (contre 50% pour les meublés non classés et 30% pour les revenus fonciers du bail nu). Toutefois, depuis la loi de finances 2024, le plafond de recettes pour le régime micro-BIC à 71% dépend de la zone : 188 700 € en zone non tendue (contre 77 700 € pour les meublés non classés) mais seulement 15 000 € en zone tendue (application de la règle dite « amendement Airbnb »). Au-delà des plafonds, le régime réel est obligatoire, permettant la déduction des charges réelles et l'amortissement du bien (25-30 ans) et du mobilier (5-10 ans). Les recettes de meublé de tourisme classé restent imposées en BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) comme pour tous les meublés. Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) s'applique si les recettes < 23 000 € ou < 50% des revenus du foyer (CGI art. 155 IV). La TVA au taux réduit de 10% s'applique aux prestations para-hôtelières (ménage régulier, petit-déjeuner, réception) si le loueur y est soumis (CA > 94 300 €). La taxe de séjour perçue par le loueur doit être reversée à la commune (CGCT art. L2333-26).
La déclaration préalable en mairie est obligatoire pour tout loueur de meublé de tourisme en France dans les communes l'ayant instituée par délibération du conseil municipal, conformément à l'article L324-1-1 du Code du tourisme (modifié par la loi ALUR n°2014-366 du 24 mars 2014 et la loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024). La déclaration génère un numéro d'enregistrement à 13 chiffres que le loueur est obligé de mentionner dans toutes ses annonces sur les plateformes numériques (Airbnb, Booking, Vrbo, Abritel) sous peine d'amende. Les principales communes ayant institué l'enregistrement obligatoire sont : Paris (toutes les locations), Lyon, Bordeaux, Marseille, Nice, Toulouse, Biarritz, Arcachon, La Rochelle, Chamonix, Deauville, Saint-Tropez, et de nombreuses communes touristiques. Depuis la loi Le Meur n°2024-1039 du 19 novembre 2024, le système d'enregistrement obligatoire a été étendu à toutes les communes en zone tendue et à toutes les communes à forte pression touristique qui le demandent. Un second fichier de déclaration spécifique distingue désormais la résidence principale (limitée à 120 ou 90 jours) de la résidence secondaire (soumise à autorisation de changement d'usage dans les villes de plus de 200 000 habitants). Le non-respect de l'obligation d'enregistrement expose le loueur à une amende de 5 000 € par logement (article L324-2-1 du Code du tourisme). Les plateformes numériques sont tenues de vérifier la présence du numéro d'enregistrement et de désactiver les annonces non conformes.
Le sort de l'acompte versé à la réservation d'un Bail Meublé de Tourisme en France dépend des conditions d'annulation stipulées dans le contrat de location saisonnière. En l'absence de dispositions contractuelles spécifiques, le Code civil (articles 1217 et suivants) s'applique. En cas d'annulation par le locataire, l'acompte versé peut être retenu par le loueur à titre d'indemnité si l'annulation est tardive (généralement dans les 30 jours précédant le séjour) et si le loueur n'a pas pu relouer le bien. Si le loueur parvient à relouer au même prix, il doit restituer l'acompte. En cas d'annulation anticipée (plus de 60 jours avant le début du séjour), l'acompte est généralement restitué sauf accord contraire. En cas d'annulation par le loueur, il doit restituer intégralement l'acompte et peut être condamné à des dommages-intérêts (article 1217 du Code civil). En cas de force majeure (pandémie reconnue par arrêté, catastrophe naturelle rendant le logement inhabitable, article 1218 du Code civil), les sommes versées sont remboursables intégralement selon la jurisprudence de la Cour de cassation (arrêt 3e civ. 25 mars 2020 pour les locations COVID-19 : les locations saisonnières de vacances ont droit au remboursement intégral). Les plateformes numériques (Airbnb, Booking) ont leurs propres politiques d'annulation (souples, modérées, strictes) qui s'ajoutent aux règles légales et que le loueur choisit lors de la création de l'annonce.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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