Convention de Résidence Alternée des Enfants
Code civil art. 373-2-9 ; Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 ; compétence JAF (Juge aux Affaires Familiales) du Tribunal judiciaire
CONVENTION DE RÉSIDENCE ALTERNÉE DES ENFANTS
Article 373-2-9 du Code civil ; Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale ; Code de l'organisation judiciaire art. L213-3 (compétence JAF).
Art. 1 — Identification des Parents
ART. 1 — PARENTS SIGNATAIRES
Premier parent : [Parent1 Nom]
Adresse : [Parent1 Adresse]
Second parent : [Parent2 Nom]
Adresse : [Parent2 Adresse]
Art. 2 — Enfants Concernés
ART. 2 — ENFANTS ET SCOLARISATION
Enfants concernés : [Enfants Liste]
Établissement scolaire : [Etablissement Scolaire]
Art. 3 — Calendrier de la Résidence Alternée
ART. 3 — RYTHME ET CALENDRIER D'ALTERNANCE
Rythme d'alternance retenu : [Rythme Alternance]
Jour et heure de passation : [Jour Passation]
Modalités détaillées : [Modalites Detaillees]
Conformément à l'article 373-2-9 du Code civil, la résidence alternée est organisée dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Les parents s'engagent à en respecter scrupuleusement le calendrier, à coopérer dans la gestion des imprévus (maladie, événements exceptionnels), et à ne pas entraver l'exercice de l'autorité parentale conjointe de l'autre parent.
Art. 4 — Vacances Scolaires et Jours Fériés
ART. 4 — VACANCES ET JOURS FÉRIÉS
Vacances d'été : [Vacances Ete]
Autres vacances scolaires : [Vacances Autres]
Jours fériés : [Jours Feries]
En cas de désaccord sur l'interprétation du calendrier des vacances, les parents s'engagent à tenter une médiation familiale avant toute saisine du JAF du Tribunal judiciaire. Les décisions relatives aux vacances à l'étranger nécessitent l'accord écrit des deux parents (article 373-2-6 du Code civil) et, si l'enfant voyage avec l'un des parents hors de l'espace Schengen, la présentation d'une attestation de sortie du territoire signée par l'autre parent.
Art. 5 — Modalités Pratiques
ART. 5 — ORGANISATION PRATIQUE
Transport de l'enfant : [Transport Enfant]
Effets personnels : [Effets Personnels]
Communication scolaire et médicale : [Communication Scolaire]
Art. 6 — Droit Applicable et Juridiction
ART. 6 — DROIT APPLICABLE, RÉVISION ET JURIDICTION
La présente convention est régie par le droit français. Toute modification requiert l'accord écrit des deux parents ou une décision du JAF du Tribunal judiciaire. En cas de changement de résidence de l'un des parents dans un secteur géographique différent rendant difficile la poursuite de la résidence alternée, les parents s'engagent à se concerter dans un délai de trois mois avant le déménagement pour proposer une solution amiable conforme à l'intérêt de l'enfant, conformément à l'article 373-2 alinéa 3 du Code civil.
SIGNATURES
Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature], en deux originaux.
Date d'entrée en vigueur : [Date Effet]
Le premier parent : [Parent1 Nom]
Signature (précédée de la mention manuscrite "Lu et approuvé") : _________________________
Le second parent : [Parent2 Nom]
Signature (précédée de la mention manuscrite "Lu et approuvé") : _________________________
Premier parent
________________
Signature
Second parent
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Convention de Résidence Alternée des Enfants ?
La Convention de Résidence Alternée des Enfants est, en droit français, une convention organisant la résidence alternée des enfants entre leurs deux parents, définissant le calendrier d'alternance hebdomadaire, la répartition des vacances scolaires, et les modalités pratiques de coparentalité. Il est régi par Code civil art. 373-2-9.
La résidence alternée en France est décidée, soit par accord des deux parents formalisé dans une convention amiable, soit par décision du Juge aux Affaires Familiales (JAF) du Tribunal judiciaire, compétent en application de l'article L213-3 du Code de l'organisation judiciaire. Lorsque les parents s'accordent sur la résidence alternée, le JAF homologue leur convention au titre de l'article 373-2-7 du Code civil si elle préserve l'intérêt supérieur de l'enfant. Le JAF peut également décider seul d'instaurer la résidence alternée même si l'un des parents s'y oppose, dès lors que l'intérêt de l'enfant le justifie, comme l'a confirmé la Cour de cassation dans son arrêt du 17 novembre 2010 (pourvoi n°09-68.312).
Le rythme d'alternance le plus couramment retenu par les JAF français est l'alternance hebdomadaire classique : l'enfant réside une semaine chez le premier parent (semaines paires du calendrier ISO) et la semaine suivante chez le second parent (semaines impaires). Des variantes sont possibles : alternance de deux semaines, garde partagée 2/5-3/5, alternance journalière pour les tout-petits. L'alternance doit être adaptée à l'âge et aux besoins de l'enfant : la Cour de cassation, dans son arrêt du 25 octobre 2007 (pourvoi n°07-14.321), a précisé que la résidence alternée peut être ordonnée pour les nourrissons dès lors que leur intérêt le justifie.
La résidence alternée emporte des conséquences importantes sur les allocations familiales, la pension alimentaire et la fiscalité. Les allocations familiales versées par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) peuvent être partagées entre les deux parents en résidence alternée, conformément à la décision de la Cour d'appel de Paris du 13 mars 2015 confirmée par la CAF. Sur le plan fiscal, chaque parent peut déduire les charges afférentes à l'entretien de l'enfant pour la moitié de l'avantage fiscal (demi-part fiscale), ou les parents peuvent convenir d'attribuer la totalité de la demi-part à l'un d'eux en contrepartie d'une compensation financière.
La Convention de pension alimentaire complète naturellement la convention de résidence alternée, fixant la contribution financière de chaque parent en fonction de leurs revenus respectifs. La Requête au JAF sur l'autorité parentale constitue le recours judiciaire disponible en cas de désaccord entre parents sur les modalités de la résidence alternée ou son opportunité.
Quand avez-vous besoin d'un Convention de Résidence Alternée des Enfants ?
La Convention de Résidence Alternée en France est nécessaire dans les situations où les deux parents souhaitent organiser formellement le partage équilibré de la présence de l'enfant dans chaque foyer.
Les parents qui se séparent à l'amiable et conviennent d'une résidence alternée ont besoin d'une convention écrite pour formaliser leur accord et le soumettre à l'homologation du JAF du Tribunal judiciaire. Sans convention écrite, les arrangements verbaux sont difficilement prouvables en cas de litige ultérieur, et l'un des parents peut contester les termes convenus. L'homologation par le JAF au titre de l'article 373-2-7 du Code civil confère à la convention force exécutoire.
Les parents dont l'un souhaite déménager dans une autre ville ou région doivent réviser leur convention de résidence alternée pour adapter le calendrier à la nouvelle configuration géographique. L'article 373-2 alinéa 3 du Code civil impose à chaque parent de notifier à l'autre tout déménagement modifiant les modalités de résidence habituelle de l'enfant. En cas de désaccord, le JAF statue sur la nouvelle organisation de la résidence, en tenant compte de la faisabilité pratique de l'alternance avec la nouvelle distance entre les domiciles.
Les familles avec plusieurs enfants d'âges différents peuvent avoir besoin d'une convention différenciée selon les enfants. Un enfant en bas âge peut nécessiter un rythme d'alternance plus court (deux à trois jours maximum dans chaque foyer pour les nourrissons de moins de 18 mois) tandis que ses frères et sœurs plus âgés peuvent pratiquer l'alternance hebdomadaire classique. La convention organise ces spécificités par enfant.
Les parents dont l'un exerce une profession à horaires atypiques (travail de nuit, gardes médicales, profession libérale avec consultations le week-end) ont besoin d'une convention adaptant le calendrier d'alternance à ces contraintes professionnelles. Le rythme standard semaine paire/semaine impaire peut être remplacé par une alternance quinzaine ou une répartition asymétrique du temps selon les jours de la semaine.
Les couples pacsés ou en concubinage qui se séparent et ont des enfants communs reconnus par les deux parents recourent à la convention de résidence alternée pour organiser la coparentalité. Contrairement au mariage, la séparation de concubins ne donne lieu à aucune procédure judiciaire automatique ; la convention permet de formaliser l'organisation parentale sans saisir le JAF, à moins que l'homologation soit souhaitée pour la force exécutoire. Voir également la Convention de pension alimentaire pour l'organisation financière complémentaire.
Les parents dont la situation de résidence alternée évolue avec le temps (entrée au collège de l'enfant, changement d'activité scolaire, problèmes de santé) ont besoin d'une convention révisée pour adapter le calendrier aux nouvelles réalités. La convention de résidence alternée peut inclure une clause de révision automatique à la rentrée scolaire de chaque année, permettant aux parents d'ajuster les modalités pratiques sans saisir le JAF.
Que faut-il inclure dans votre Convention de Résidence Alternée des Enfants ?
La Convention de Résidence Alternée en France doit organiser avec précision les modalités pratiques de l'alternance pour garantir la stabilité et le bien-être de l'enfant dans les deux foyers parentaux.
Identification des deux parents et de leurs domiciles respectifs. La convention identifie les deux parents par leurs noms, prénoms et adresses complètes de résidence. La proximité géographique entre les deux domiciles est un facteur déterminant pour la faisabilité de la résidence alternée : les JAF français considèrent généralement qu'une distance supérieure à 30 km entre les deux domiciles rend difficile le maintien de la scolarisation dans le même établissement et peut être préjudiciable à l'enfant. Si les domiciles sont éloignés, la convention devra prévoir soit un rythme d'alternance adapté (quinzaine plutôt qu'hebdomadaire), soit le transport de l'enfant par les parents.
Identification des enfants et de leur établissement scolaire. La convention identifie chaque enfant par son nom complet et sa date de naissance, et précise l'établissement scolaire de référence (nom, adresse, classe). L'établissement scolaire est le pivot géographique de la résidence alternée : les deux domiciles parentaux doivent permettre la scolarisation dans le même établissement sans contrainte excessive pour l'enfant. En cas de changement d'établissement lié à la résidence alternée, la décision est prise conjointement par les deux parents au titre de l'exercice conjoint de l'autorité parentale (article 372 du Code civil).
Calendrier d'alternance précis avec rythme et passations. La convention définit le rythme d'alternance (hebdomadaire, quinzaine, autre), le jour et l'heure de passation entre les deux parents, et le lieu de passation (domicile ou porte de l'école). La précision du calendrier permet d'éviter les malentendus et de limiter les occasions de conflit. Le modèle proposé par forms-legal.com intègre les schémas d'alternance les plus courants reconnus par la pratique des JAF français.
Répartition détaillée des vacances scolaires. La convention organise, vacances par vacances, la répartition entre les deux foyers : grandes vacances d'été (en général 8 semaines partagées en deux blocs), vacances de la Toussaint, de Noël, d'hiver et de printemps (selon le calendrier de la zone scolaire A, B ou C de l'Éducation nationale). Une alternance annuelle de la première moitié des vacances d'été évite qu'un parent ait systématiquement les mêmes semaines. Les jours fériés tombant dans la semaine du parent non résidant peuvent être organisés avec un échange compensatoire.
Modalités pratiques de la vie alternée. La convention précise la gestion des effets personnels (constitution de deux trousseaux complets de vêtements recommandée par les associations de médiation familiale), les déplacements de l'enfant (qui assure le transport, qui prend en charge les frais), la communication des informations scolaires et médicales entre parents (délais de transmission, canaux numériques comme l'Espace Numérique de Travail — ENT). Une bonne organisation pratique est le meilleur vecteur de la réussite durable de la résidence alternée.
Clause de sortie du territoire et vacances à l'étranger. La convention prévoit les conditions dans lesquelles l'un des parents peut emmener l'enfant à l'étranger lors de ses semaines de résidence. Pour les déplacements hors de l'espace Schengen, une autorisation de sortie du territoire signée par l'autre parent est obligatoire depuis le décret n°2016-133 du 5 février 2016. La convention peut préciser les délais de demande préalable et les modalités de refus justifié, pour prévenir les blocages de dernière minute.
Clause de révision et médiation préalable. La convention prévoit les conditions de révision en cas de changement significatif de situation (déménagement, changement d'établissement scolaire, évolution des besoins de l'enfant). Elle impose un recours à la médiation familiale préalablement à toute saisine judiciaire, conformément à l'esprit de l'article 373-2-10 du Code civil qui encourage les modes amiables de résolution des conflits parentaux.
Comment remplir votre Convention de Résidence Alternée des Enfants
Remplir une Convention de Résidence Alternée en France demande de structurer précisément le calendrier d'alternance et d'anticiper les situations pratiques de la coparentalité.
Étape 1 — Identifier les deux parents et leurs adresses. Renseignez pour chaque parent son nom complet, ses prénoms et son adresse de résidence précise. Vérifiez la distance entre les deux adresses : si la distance est importante (plus de 30 km), envisagez un rythme d'alternance quinzaine plutôt qu'hebdomadaire pour réduire la fréquence des transports de l'enfant.
Étape 2 — Identifier les enfants et leur établissement scolaire. Listez chaque enfant avec son nom complet et sa date de naissance. Indiquez l'établissement scolaire de référence (école, collège ou lycée) avec son adresse complète et la classe de l'enfant. Si plusieurs enfants fréquentent des établissements différents, précisez l'établissement pour chaque enfant.
Étape 3 — Choisir le rythme d'alternance. Sélectionnez le rythme le plus adapté à la situation familiale. L'alternance hebdomadaire classique (semaines paires chez un parent, semaines impaires chez l'autre selon le calendrier ISO) est la plus simple à gérer et la plus fréquemment approuvée par les JAF. Pour les très jeunes enfants (moins de 3 ans), envisagez une alternance de 3 à 4 jours maximum. Pour les adolescents, une alternance de deux semaines peut mieux correspondre à leur rythme social et scolaire.
Étape 4 — Préciser le jour et l'heure de passation. Choisissez un jour et une heure fixes pour la passation d'un parent à l'autre. La passation à la porte de l'école élimine les tensions des échanges directs entre parents en situation conflictuelle. Si la passation se fait au domicile, précisez l'heure exacte pour éviter les attentes et les malentendus.
Étape 5 — Organiser les vacances scolaires. Répartissez chaque période de vacances entre les deux parents. Adoptez le principe de l'alternance annuelle pour les périodes emblématiques (Noël, premières vacances d'été) : années paires chez l'un, années impaires chez l'autre. Référencez-vous au calendrier scolaire de la zone A, B ou C correspondant à l'établissement de l'enfant. L'Éducation nationale publie les calendriers scolaires pour trois ans consécutifs sur le site education.fr.
Étape 6 — Définir les modalités pratiques. Précisez qui assure le transport de l'enfant (chaque parent pour ses déplacements est la règle la plus équitable), comment sont gérés les effets personnels (deux trousseaux complets recommandés), et comment les informations scolaires et médicales sont partagées (ENT, messagerie dédiée, application de coparentalité comme OurFamilyWizard ou Famill). Précisez les délais et modalités pour les demandes de sortie du territoire.
Étape 7 — Inclure une clause de révision. Précisez dans quelles circonstances la convention sera révisée (déménagement, changement d'établissement scolaire, évolution significative de la situation de l'enfant ou des parents) et à quelle fréquence une révision amiable peut être envisagée (réunion annuelle en début d'année scolaire recommandée).
Étape 8 — Signer et homologuer si souhaité. Les deux parents signent la convention avec la mention manuscrite Lu et approuvé, en deux originaux. Pour obtenir la force exécutoire, déposez une requête conjointe d'homologation au greffe du Tribunal judiciaire compétent (lieu de résidence de l'enfant), accompagnée de la convention, des actes de naissance des enfants et des pièces d'identité des parents. L'homologation est gratuite si les parties se représentent elles-mêmes et permet, en cas de non-respect du calendrier par l'un des parents, de faire appel au commissaire de justice sans nouveau jugement.
Exigences juridiques pour Convention de Résidence Alternée des Enfants
La Convention de Résidence Alternée en France est encadrée par l'article 373-2-9 du Code civil et par un ensemble de textes régissant l'autorité parentale et la protection de l'enfant.
Principe légal de la résidence alternée (article 373-2-9 du Code civil). L'article 373-2-9 du Code civil, introduit par la Loi n°2002-305 du 4 mars 2002, dispose que la résidence de l'enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents. La résidence alternée est un droit ouvert aux deux parents, mais pas un droit absolu : le JAF peut la refuser si elle n'est pas conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant, notamment en raison d'une trop grande distance entre les deux domiciles, d'un conflit parental aigu incompatible avec la gestion de l'alternance, ou de l'âge et des besoins spécifiques de l'enfant.
Exercice conjoint de l'autorité parentale (articles 372 et 373-2 du Code civil). La résidence alternée n'est possible que dans le cadre d'un exercice conjoint de l'autorité parentale par les deux parents. L'article 372 du Code civil pose le principe de la co-titularité de l'autorité parentale, et l'article 373-2 précise que chaque parent doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les droits de l'autre parent. Le parent qui entraverait le calendrier de résidence alternée pourrait être poursuivi pour non-représentation d'enfant au titre de l'article 227-5 du Code pénal.
Homologation par le JAF (article 373-2-7 du Code civil). Les parents peuvent demander l'homologation de leur convention par le JAF du Tribunal judiciaire. Le JAF homologue si la convention préserve l'intérêt de l'enfant. L'homologation confère force exécutoire à la convention. La demande est formulée par requête conjointe au greffe du Tribunal judiciaire compétent (lieu de résidence de l'enfant), accompagnée de la convention signée, des actes de naissance des enfants et des pièces d'identité des parents.
Autorisation de sortie du territoire (décret n°2016-133 du 5 février 2016). Pour les déplacements de l'enfant hors de l'espace Schengen, le parent accompagnant l'enfant doit disposer d'une autorisation de sortie du territoire signée par l'autre parent, conforme au formulaire CERFA n°15646*01. Cette exigence s'applique indépendamment de la convention de résidence alternée. Le refus injustifié par un parent de signer l'autorisation peut être soumis au JAF.
Partage des allocations familiales (article L521-2 du Code de la sécurité sociale). En cas de résidence alternée, les allocations familiales versées par la CAF peuvent être partagées par moitié entre les deux parents, sur demande conjointe adressée à la CAF. À défaut de demande conjointe, elles sont versées intégralement au parent désigné comme allocataire. Le partage des allocations simplifie la gestion financière et reconnaît la contribution équivalente des deux parents à l'entretien de l'enfant.
Fiscalité de la résidence alternée (article 194 du Code général des impôts). Chaque parent peut déduire de son impôt sur le revenu la moitié de la demi-part fiscale correspondant à l'enfant en résidence alternée. Alternativement, les parents peuvent convenir d'attribuer la totalité de la demi-part à l'un d'eux, le cas échéant avec une compensation financière de l'autre parent. L'accord fiscal doit être déclaré sur les formulaires de déclaration de revenus de chaque parent, avec mention de la convention de résidence alternée.
Erreurs courantes à éviter dans votre Convention de Résidence Alternée des Enfants
La mise en place d'une Convention de Résidence Alternée en France génère des erreurs fréquentes qui peuvent fragiliser la convention ou nuire à l'enfant dans sa vie quotidienne.
Erreur 1 — Sous-estimer la distance entre les deux domiciles. La résidence alternée est pratiquement difficile lorsque les deux domiciles parentaux sont éloignés de plus de 20 à 30 km, notamment pour la scolarisation dans le même établissement. Les parents qui s'accordent sur une résidence alternée sans avoir vérifié la faisabilité géographique se retrouvent à devoir la remettre en cause quelques mois plus tard au détriment de la stabilité de l'enfant. Le JAF peut refuser d'homologuer une convention prévoyant une résidence alternée manifestement difficile à mettre en œuvre pour des raisons géographiques.
Erreur 2 — Oublier de préciser la règle des jours fériés en semaine. Le calendrier hebdomadaire standard ne règle pas automatiquement la situation des jours fériés tombant en semaine (lundi de Pâques, Ascension, Assomption). Sans règle précise dans la convention, chaque jour férié peut devenir un sujet de conflit. La bonne pratique consiste à préciser si le jour férié est traité comme un jour ordinaire (l'enfant reste chez le parent de la semaine en cours) ou comme un échange compensatoire.
Erreur 3 — Ne pas prévoir les modalités de décision pour les activités extra-scolaires. La résidence alternée implique que l'enfant puisse participer à des activités périscolaires dans les deux foyers. Sans convention sur la prise en charge de ces activités (inscription, transport, coût), des conflits surgissent systématiquement. La bonne pratique consiste à prévoir que les activités régulières (sport, musique) sont décidées conjointement par les deux parents, et que chaque parent assume les coûts et le transport pendant ses semaines de résidence.
Erreur 4 — Ignorer les conséquences sur les allocations familiales et la fiscalité. Beaucoup de parents ignorent qu'en résidence alternée, les allocations familiales peuvent être partagées entre eux par demande conjointe à la CAF. Ne pas solliciter ce partage prive l'un des parents d'un avantage financier auquel il a droit. De même, la demi-part fiscale peut être partagée entre les deux parents ou attribuée à l'un d'eux par accord, avec des conséquences importantes sur l'impôt sur le revenu de chacun.
Erreur 5 — Oublier la clause de sortie du territoire. La plupart des conventions de résidence alternée ne précisent pas les modalités des voyages à l'étranger. Or, le décret n°2016-133 du 5 février 2016 exige une autorisation de sortie du territoire signée par l'autre parent pour tout déplacement hors de l'espace Schengen. Un parent qui prévoit de voyager avec l'enfant hors de l'UE doit anticiper la demande d'autorisation et obtenir la signature de l'autre parent, ce qui peut être problématique en cas de conflit. La convention doit prévoir un délai de demande préalable (un mois recommandé) et les conditions d'un refus motivé.
Erreur 6 — Ne pas prévoir de clause de révision amiable régulière. Les besoins de l'enfant évoluent avec son âge et la situation des parents change avec le temps. Une convention de résidence alternée établie pour un enfant de 6 ans peut ne plus convenir à un adolescent de 14 ans. La bonne pratique consiste à inclure une clause de révision annuelle amiable, à la rentrée scolaire, permettant aux parents d'adapter le calendrier sans saisir le JAF.
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}Questions Fréquentes
Le Juge aux Affaires Familiales (JAF) du Tribunal judiciaire peut ordonner la résidence alternée même si l'un des parents s'y oppose, dès lors que cette organisation est conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 371-1 alinéa 3 du Code civil. L'article 373-2-9 du Code civil dispose que la résidence peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents, sans exiger l'accord des deux. La Cour de cassation a confirmé cette possibilité dans son arrêt du 17 novembre 2010 (pourvoi n°09-68.312), précisant que l'opposition d'un parent à la résidence alternée ne suffit pas à l'exclure si l'intérêt de l'enfant la justifie. En pratique, les JAF examinent plusieurs critères avant d'imposer la résidence alternée : la capacité des deux parents à coopérer dans la gestion quotidienne de l'enfant, la proximité géographique des domiciles permettant la scolarisation dans le même établissement, l'âge et les besoins de l'enfant, et l'existence éventuelle de violence ou de conflit parental grave incompatible avec l'alternance. Un rapport d'enquête sociale ou une expertise psychologique peut être ordonné par le JAF pour éclairer sa décision. En cas de violence familiale ou conjugale avérée, la résidence alternée est généralement exclue par le JAF en application de l'article 378-1 du Code civil.
La loi française ne fixe pas de distance maximale en kilomètres pour la résidence alternée, mais la jurisprudence des Juges aux Affaires Familiales (JAF) des Tribunaux judiciaires français fait ressortir des critères pratiques relatifs à la faisabilité. La condition fondamentale est que la résidence alternée doit permettre à l'enfant d'être scolarisé dans le même établissement depuis les deux domiciles parentaux sans contrainte excessive. En pratique, les JAF considèrent qu'une distance supérieure à 30 à 40 km entre les deux domiciles rend l'alternance hebdomadaire difficile à mettre en œuvre pour un enfant d'âge scolaire, notamment si cette distance implique un trajet quotidien de plus de 30 à 45 minutes. Lorsque les domiciles sont éloignés, les JAF optent généralement soit pour une résidence principale chez un parent avec un droit de visite étendu chez l'autre, soit pour une résidence alternée à rythme allongé (quinzaine plutôt qu'hebdomadaire) avec scolarisation distincte selon la résidence. La Cour d'appel de Paris, dans son arrêt du 18 septembre 2018, a confirmé que la mise en place de deux scolarisations différentes, l'une pendant les semaines chez chaque parent, est possible si la distance le justifie et si l'intérêt de l'enfant est préservé.
Le partage des allocations familiales en cas de résidence alternée en France est organisé par l'article L521-2 du Code de la sécurité sociale. Par défaut, les allocations familiales sont versées intégralement à l'un des deux parents désigné comme allocataire principal. Les deux parents peuvent demander conjointement le partage des allocations familiales par moitié entre les deux foyers, en adressant une demande conjointe à la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) ou à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) dont ils dépendent. Le partage est accordé pour l'ensemble des prestations familiales liées à l'enfant en résidence alternée : allocations familiales, allocation de base PAJE (Prestation d'Accueil du Jeune Enfant), complément familial, allocation de rentrée scolaire. En pratique, chaque parent reçoit la moitié du montant de chaque prestation. Le partage des allocations facilite l'équilibre financier entre les deux foyers et reconnaît la contribution équivalente des deux parents à l'entretien de l'enfant. En l'absence de demande conjointe de partage, la CAF maintient le versement intégral à l'allocataire historique. La demande de partage peut être formulée à tout moment de la résidence alternée et prend effet au premier jour du mois suivant la réception de la demande.
La résidence alternée pour les nourrissons et les très jeunes enfants en France fait l'objet d'un débat judiciaire et psychologique. Sur le plan légal, l'article 373-2-9 du Code civil ne fixe pas d'âge minimal pour la résidence alternée, et la Cour de cassation a confirmé dans son arrêt du 25 octobre 2007 (pourvoi n°07-14.321) que la résidence alternée peut être ordonnée pour les nourrissons. Cependant, les JAF français appliquent généralement une grande prudence pour les enfants de moins de 18 mois à 2 ans, préférant dans un premier temps une résidence principale avec un droit de visite fréquent de l'autre parent (plusieurs fois par semaine). Le rythme d'alternance recommandé par les psychologues de l'enfant et les associations de médiation familiale pour les nourrissons est de deux à trois jours maximum dans chaque foyer, pour permettre une présence régulière des deux parents sans ruptures trop longues. À mesure que l'enfant grandit et développe ses capacités de liaison affective (généralement à partir de 2 à 3 ans), le rythme d'alternance peut progressivement s'allonger vers l'alternance hebdomadaire standard. Le rapport psychiatrique du Professeur Mazet de 2018, souvent cité par les praticiens du droit de la famille français, recommande une approche progressive de la résidence alternée pour les très jeunes enfants, en tenant compte de la qualité du lien d'attachement avec chaque parent.
L'enfant ne peut pas légalement s'opposer à la résidence alternée décidée par ses parents ou ordonnée par le Juge aux Affaires Familiales (JAF), mais son avis est pris en compte avec un poids croissant en fonction de son âge et de sa maturité. L'article 388-1 du Code civil dispose que dans toute procédure le concernant, le mineur capable de discernement peut être entendu par le juge. La demande d'audition par l'enfant peut être faite par lui-même, ses parents ou le juge d'office. Le JAF apprécie souverainement si l'enfant dispose du discernement nécessaire pour être entendu, généralement à partir de 7 à 8 ans pour les décisions simples et à partir de 10 à 12 ans pour les décisions importantes comme le mode de résidence. L'audition de l'enfant n'est pas contraignante pour le JAF : il tient compte de l'avis de l'enfant dans la mesure où cet avis est compatible avec l'intérêt supérieur de l'enfant. Un adolescent de 15 à 16 ans exprimant clairement son refus de la résidence alternée sera généralement entendu par le JAF, qui adaptera le calendrier en conséquence. La Cour d'appel de Versailles, dans son arrêt du 24 janvier 2019, a modifié une résidence alternée en résidence principale chez l'un des parents en raison de l'opposition exprimée par une enfant de 14 ans, dont la maturité et la stabilité émotionnelle ont été constatées par un expert.
La modification d'une Convention de Résidence Alternée en France peut intervenir par voie amiable ou judiciaire. Par voie amiable, les deux parents peuvent signer une convention modificative précisant les nouvelles modalités de résidence alternée, avec les mêmes formalités que la convention initiale. Si la convention initiale était homologuée par le JAF, la convention modificative devra être soumise à nouvelle homologation pour avoir force exécutoire. Par voie judiciaire, chaque parent peut saisir le JAF du Tribunal judiciaire par requête unilatérale en invoquant un changement de situation postérieur à la convention initiale, conformément à l'article 373-2-13 du Code civil. Le JAF exige un changement significatif : déménagement d'un parent dans une autre ville, changement d'établissement scolaire, évolution des besoins de l'enfant avec l'âge, dégradation de la relation coparentale incompatible avec la gestion de l'alternance, ou problèmes de santé de l'enfant nécessitant un suivi médical rapproché. La simple demande de l'enfant, si sa maturité est reconnue par le JAF, peut également justifier une révision. Les délais judiciaires pour une révision de résidence varient de six mois à dix-huit mois selon les juridictions. Un recours à la médiation familiale préalable, prévu dans la convention et encouragé par l'article 373-2-10 du Code civil, peut permettre de réviser la convention en quelques semaines à moindre coût.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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Convention organisant les droits et obligations au sein d'une famille recomposée en France : rôle du beau-parent, délégation d'actes usuels de l'autorité parentale, contributions financières et relations avec le parent non résidant, régie par les articles 371-4 et 373-2-6 du Code civil.
Convention de Divorce par Consentement Mutuel (DCM)
Convention contresignée par les deux avocats des époux et déposée au rang des minutes d'un notaire français pour dissoudre le mariage sans recours au juge, régie par les articles 229-1 à 229-4 du Code civil issus de la Loi n°2016-1547 du 18 novembre 2016.