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Convention de Résidence Alternée des Enfants

Convention de Résidence Alternée des Enfants

Code civil art. 373-2-9 ; Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 ; compétence JAF (Juge aux Affaires Familiales) du Tribunal judiciaire

CONVENTION DE RÉSIDENCE ALTERNÉE DES ENFANTS

Article 373-2-9 du Code civil ; Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale ; Code de l'organisation judiciaire art. L213-3 (compétence JAF).

Art. 1 — Identification des Parents

ART. 1 — PARENTS SIGNATAIRES

Premier parent : [Parent1 Nom]

Adresse : [Parent1 Adresse]

Second parent : [Parent2 Nom]

Adresse : [Parent2 Adresse]

Art. 2 — Enfants Concernés

ART. 2 — ENFANTS ET SCOLARISATION

Enfants concernés : [Enfants Liste]

Établissement scolaire : [Etablissement Scolaire]

Art. 3 — Calendrier de la Résidence Alternée

ART. 3 — RYTHME ET CALENDRIER D'ALTERNANCE

Rythme d'alternance retenu : [Rythme Alternance]

Jour et heure de passation : [Jour Passation]

Modalités détaillées : [Modalites Detaillees]

Conformément à l'article 373-2-9 du Code civil, la résidence alternée est organisée dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Les parents s'engagent à en respecter scrupuleusement le calendrier, à coopérer dans la gestion des imprévus (maladie, événements exceptionnels), et à ne pas entraver l'exercice de l'autorité parentale conjointe de l'autre parent.

Art. 4 — Vacances Scolaires et Jours Fériés

ART. 4 — VACANCES ET JOURS FÉRIÉS

Vacances d'été : [Vacances Ete]

Autres vacances scolaires : [Vacances Autres]

Jours fériés : [Jours Feries]

En cas de désaccord sur l'interprétation du calendrier des vacances, les parents s'engagent à tenter une médiation familiale avant toute saisine du JAF du Tribunal judiciaire. Les décisions relatives aux vacances à l'étranger nécessitent l'accord écrit des deux parents (article 373-2-6 du Code civil) et, si l'enfant voyage avec l'un des parents hors de l'espace Schengen, la présentation d'une attestation de sortie du territoire signée par l'autre parent.

Art. 5 — Modalités Pratiques

ART. 5 — ORGANISATION PRATIQUE

Transport de l'enfant : [Transport Enfant]

Effets personnels : [Effets Personnels]

Communication scolaire et médicale : [Communication Scolaire]

Art. 6 — Droit Applicable et Juridiction

ART. 6 — DROIT APPLICABLE, RÉVISION ET JURIDICTION

La présente convention est régie par le droit français. Toute modification requiert l'accord écrit des deux parents ou une décision du JAF du Tribunal judiciaire. En cas de changement de résidence de l'un des parents dans un secteur géographique différent rendant difficile la poursuite de la résidence alternée, les parents s'engagent à se concerter dans un délai de trois mois avant le déménagement pour proposer une solution amiable conforme à l'intérêt de l'enfant, conformément à l'article 373-2 alinéa 3 du Code civil.

SIGNATURES

Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature], en deux originaux.

Date d'entrée en vigueur : [Date Effet]

Le premier parent : [Parent1 Nom]

Signature (précédée de la mention manuscrite "Lu et approuvé") : _________________________

Le second parent : [Parent2 Nom]

Signature (précédée de la mention manuscrite "Lu et approuvé") : _________________________

Premier parent

________________

Signature

Second parent

________________

Signature

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Convention de Résidence Alternée des Enfants ?

La Convention de Résidence Alternée des Enfants est, en droit français, une convention organisant la résidence alternée des enfants entre leurs deux parents, définissant le calendrier d'alternance hebdomadaire, la répartition des vacances scolaires, et les modalités pratiques de coparentalité. Il est régi par Code civil art. 373-2-9.

La résidence alternée en France est décidée, soit par accord des deux parents formalisé dans une convention amiable, soit par décision du Juge aux Affaires Familiales (JAF) du Tribunal judiciaire, compétent en application de l'article L213-3 du Code de l'organisation judiciaire. Lorsque les parents s'accordent sur la résidence alternée, le JAF homologue leur convention au titre de l'article 373-2-7 du Code civil si elle préserve l'intérêt supérieur de l'enfant. Le JAF peut également décider seul d'instaurer la résidence alternée même si l'un des parents s'y oppose, dès lors que l'intérêt de l'enfant le justifie, comme l'a confirmé la Cour de cassation dans son arrêt du 17 novembre 2010 (pourvoi n°09-68.312).

Le rythme d'alternance le plus couramment retenu par les JAF français est l'alternance hebdomadaire classique : l'enfant réside une semaine chez le premier parent (semaines paires du calendrier ISO) et la semaine suivante chez le second parent (semaines impaires). Des variantes sont possibles : alternance de deux semaines, garde partagée 2/5-3/5, alternance journalière pour les tout-petits. L'alternance doit être adaptée à l'âge et aux besoins de l'enfant : la Cour de cassation, dans son arrêt du 25 octobre 2007 (pourvoi n°07-14.321), a précisé que la résidence alternée peut être ordonnée pour les nourrissons dès lors que leur intérêt le justifie.

La résidence alternée emporte des conséquences importantes sur les allocations familiales, la pension alimentaire et la fiscalité. Les allocations familiales versées par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) peuvent être partagées entre les deux parents en résidence alternée, conformément à la décision de la Cour d'appel de Paris du 13 mars 2015 confirmée par la CAF. Sur le plan fiscal, chaque parent peut déduire les charges afférentes à l'entretien de l'enfant pour la moitié de l'avantage fiscal (demi-part fiscale), ou les parents peuvent convenir d'attribuer la totalité de la demi-part à l'un d'eux en contrepartie d'une compensation financière.

La Convention de pension alimentaire complète naturellement la convention de résidence alternée, fixant la contribution financière de chaque parent en fonction de leurs revenus respectifs. La Requête au JAF sur l'autorité parentale constitue le recours judiciaire disponible en cas de désaccord entre parents sur les modalités de la résidence alternée ou son opportunité.

Quand avez-vous besoin d'un Convention de Résidence Alternée des Enfants ?

La Convention de Résidence Alternée en France est nécessaire dans les situations où les deux parents souhaitent organiser formellement le partage équilibré de la présence de l'enfant dans chaque foyer.

Les parents qui se séparent à l'amiable et conviennent d'une résidence alternée ont besoin d'une convention écrite pour formaliser leur accord et le soumettre à l'homologation du JAF du Tribunal judiciaire. Sans convention écrite, les arrangements verbaux sont difficilement prouvables en cas de litige ultérieur, et l'un des parents peut contester les termes convenus. L'homologation par le JAF au titre de l'article 373-2-7 du Code civil confère à la convention force exécutoire.

Les parents dont l'un souhaite déménager dans une autre ville ou région doivent réviser leur convention de résidence alternée pour adapter le calendrier à la nouvelle configuration géographique. L'article 373-2 alinéa 3 du Code civil impose à chaque parent de notifier à l'autre tout déménagement modifiant les modalités de résidence habituelle de l'enfant. En cas de désaccord, le JAF statue sur la nouvelle organisation de la résidence, en tenant compte de la faisabilité pratique de l'alternance avec la nouvelle distance entre les domiciles.

Les familles avec plusieurs enfants d'âges différents peuvent avoir besoin d'une convention différenciée selon les enfants. Un enfant en bas âge peut nécessiter un rythme d'alternance plus court (deux à trois jours maximum dans chaque foyer pour les nourrissons de moins de 18 mois) tandis que ses frères et sœurs plus âgés peuvent pratiquer l'alternance hebdomadaire classique. La convention organise ces spécificités par enfant.

Les parents dont l'un exerce une profession à horaires atypiques (travail de nuit, gardes médicales, profession libérale avec consultations le week-end) ont besoin d'une convention adaptant le calendrier d'alternance à ces contraintes professionnelles. Le rythme standard semaine paire/semaine impaire peut être remplacé par une alternance quinzaine ou une répartition asymétrique du temps selon les jours de la semaine.

Les couples pacsés ou en concubinage qui se séparent et ont des enfants communs reconnus par les deux parents recourent à la convention de résidence alternée pour organiser la coparentalité. Contrairement au mariage, la séparation de concubins ne donne lieu à aucune procédure judiciaire automatique ; la convention permet de formaliser l'organisation parentale sans saisir le JAF, à moins que l'homologation soit souhaitée pour la force exécutoire. Voir également la Convention de pension alimentaire pour l'organisation financière complémentaire.

Les parents dont la situation de résidence alternée évolue avec le temps (entrée au collège de l'enfant, changement d'activité scolaire, problèmes de santé) ont besoin d'une convention révisée pour adapter le calendrier aux nouvelles réalités. La convention de résidence alternée peut inclure une clause de révision automatique à la rentrée scolaire de chaque année, permettant aux parents d'ajuster les modalités pratiques sans saisir le JAF.

Que faut-il inclure dans votre Convention de Résidence Alternée des Enfants ?

La Convention de Résidence Alternée en France doit organiser avec précision les modalités pratiques de l'alternance pour garantir la stabilité et le bien-être de l'enfant dans les deux foyers parentaux.

Identification des deux parents et de leurs domiciles respectifs. La convention identifie les deux parents par leurs noms, prénoms et adresses complètes de résidence. La proximité géographique entre les deux domiciles est un facteur déterminant pour la faisabilité de la résidence alternée : les JAF français considèrent généralement qu'une distance supérieure à 30 km entre les deux domiciles rend difficile le maintien de la scolarisation dans le même établissement et peut être préjudiciable à l'enfant. Si les domiciles sont éloignés, la convention devra prévoir soit un rythme d'alternance adapté (quinzaine plutôt qu'hebdomadaire), soit le transport de l'enfant par les parents.

Identification des enfants et de leur établissement scolaire. La convention identifie chaque enfant par son nom complet et sa date de naissance, et précise l'établissement scolaire de référence (nom, adresse, classe). L'établissement scolaire est le pivot géographique de la résidence alternée : les deux domiciles parentaux doivent permettre la scolarisation dans le même établissement sans contrainte excessive pour l'enfant. En cas de changement d'établissement lié à la résidence alternée, la décision est prise conjointement par les deux parents au titre de l'exercice conjoint de l'autorité parentale (article 372 du Code civil).

Calendrier d'alternance précis avec rythme et passations. La convention définit le rythme d'alternance (hebdomadaire, quinzaine, autre), le jour et l'heure de passation entre les deux parents, et le lieu de passation (domicile ou porte de l'école). La précision du calendrier permet d'éviter les malentendus et de limiter les occasions de conflit. Le modèle proposé par forms-legal.com intègre les schémas d'alternance les plus courants reconnus par la pratique des JAF français.

Répartition détaillée des vacances scolaires. La convention organise, vacances par vacances, la répartition entre les deux foyers : grandes vacances d'été (en général 8 semaines partagées en deux blocs), vacances de la Toussaint, de Noël, d'hiver et de printemps (selon le calendrier de la zone scolaire A, B ou C de l'Éducation nationale). Une alternance annuelle de la première moitié des vacances d'été évite qu'un parent ait systématiquement les mêmes semaines. Les jours fériés tombant dans la semaine du parent non résidant peuvent être organisés avec un échange compensatoire.

Modalités pratiques de la vie alternée. La convention précise la gestion des effets personnels (constitution de deux trousseaux complets de vêtements recommandée par les associations de médiation familiale), les déplacements de l'enfant (qui assure le transport, qui prend en charge les frais), la communication des informations scolaires et médicales entre parents (délais de transmission, canaux numériques comme l'Espace Numérique de Travail — ENT). Une bonne organisation pratique est le meilleur vecteur de la réussite durable de la résidence alternée.

Clause de sortie du territoire et vacances à l'étranger. La convention prévoit les conditions dans lesquelles l'un des parents peut emmener l'enfant à l'étranger lors de ses semaines de résidence. Pour les déplacements hors de l'espace Schengen, une autorisation de sortie du territoire signée par l'autre parent est obligatoire depuis le décret n°2016-133 du 5 février 2016. La convention peut préciser les délais de demande préalable et les modalités de refus justifié, pour prévenir les blocages de dernière minute.

Clause de révision et médiation préalable. La convention prévoit les conditions de révision en cas de changement significatif de situation (déménagement, changement d'établissement scolaire, évolution des besoins de l'enfant). Elle impose un recours à la médiation familiale préalablement à toute saisine judiciaire, conformément à l'esprit de l'article 373-2-10 du Code civil qui encourage les modes amiables de résolution des conflits parentaux.

Comment remplir votre Convention de Résidence Alternée des Enfants

Remplir une Convention de Résidence Alternée en France demande de structurer précisément le calendrier d'alternance et d'anticiper les situations pratiques de la coparentalité.

Étape 1 — Identifier les deux parents et leurs adresses. Renseignez pour chaque parent son nom complet, ses prénoms et son adresse de résidence précise. Vérifiez la distance entre les deux adresses : si la distance est importante (plus de 30 km), envisagez un rythme d'alternance quinzaine plutôt qu'hebdomadaire pour réduire la fréquence des transports de l'enfant.

Étape 2 — Identifier les enfants et leur établissement scolaire. Listez chaque enfant avec son nom complet et sa date de naissance. Indiquez l'établissement scolaire de référence (école, collège ou lycée) avec son adresse complète et la classe de l'enfant. Si plusieurs enfants fréquentent des établissements différents, précisez l'établissement pour chaque enfant.

Étape 3 — Choisir le rythme d'alternance. Sélectionnez le rythme le plus adapté à la situation familiale. L'alternance hebdomadaire classique (semaines paires chez un parent, semaines impaires chez l'autre selon le calendrier ISO) est la plus simple à gérer et la plus fréquemment approuvée par les JAF. Pour les très jeunes enfants (moins de 3 ans), envisagez une alternance de 3 à 4 jours maximum. Pour les adolescents, une alternance de deux semaines peut mieux correspondre à leur rythme social et scolaire.

Étape 4 — Préciser le jour et l'heure de passation. Choisissez un jour et une heure fixes pour la passation d'un parent à l'autre. La passation à la porte de l'école élimine les tensions des échanges directs entre parents en situation conflictuelle. Si la passation se fait au domicile, précisez l'heure exacte pour éviter les attentes et les malentendus.

Étape 5 — Organiser les vacances scolaires. Répartissez chaque période de vacances entre les deux parents. Adoptez le principe de l'alternance annuelle pour les périodes emblématiques (Noël, premières vacances d'été) : années paires chez l'un, années impaires chez l'autre. Référencez-vous au calendrier scolaire de la zone A, B ou C correspondant à l'établissement de l'enfant. L'Éducation nationale publie les calendriers scolaires pour trois ans consécutifs sur le site education.fr.

Étape 6 — Définir les modalités pratiques. Précisez qui assure le transport de l'enfant (chaque parent pour ses déplacements est la règle la plus équitable), comment sont gérés les effets personnels (deux trousseaux complets recommandés), et comment les informations scolaires et médicales sont partagées (ENT, messagerie dédiée, application de coparentalité comme OurFamilyWizard ou Famill). Précisez les délais et modalités pour les demandes de sortie du territoire.

Étape 7 — Inclure une clause de révision. Précisez dans quelles circonstances la convention sera révisée (déménagement, changement d'établissement scolaire, évolution significative de la situation de l'enfant ou des parents) et à quelle fréquence une révision amiable peut être envisagée (réunion annuelle en début d'année scolaire recommandée).

Étape 8 — Signer et homologuer si souhaité. Les deux parents signent la convention avec la mention manuscrite Lu et approuvé, en deux originaux. Pour obtenir la force exécutoire, déposez une requête conjointe d'homologation au greffe du Tribunal judiciaire compétent (lieu de résidence de l'enfant), accompagnée de la convention, des actes de naissance des enfants et des pièces d'identité des parents. L'homologation est gratuite si les parties se représentent elles-mêmes et permet, en cas de non-respect du calendrier par l'un des parents, de faire appel au commissaire de justice sans nouveau jugement.

Erreurs courantes à éviter dans votre Convention de Résidence Alternée des Enfants

La mise en place d'une Convention de Résidence Alternée en France génère des erreurs fréquentes qui peuvent fragiliser la convention ou nuire à l'enfant dans sa vie quotidienne.

Erreur 1 — Sous-estimer la distance entre les deux domiciles. La résidence alternée est pratiquement difficile lorsque les deux domiciles parentaux sont éloignés de plus de 20 à 30 km, notamment pour la scolarisation dans le même établissement. Les parents qui s'accordent sur une résidence alternée sans avoir vérifié la faisabilité géographique se retrouvent à devoir la remettre en cause quelques mois plus tard au détriment de la stabilité de l'enfant. Le JAF peut refuser d'homologuer une convention prévoyant une résidence alternée manifestement difficile à mettre en œuvre pour des raisons géographiques.

Erreur 2 — Oublier de préciser la règle des jours fériés en semaine. Le calendrier hebdomadaire standard ne règle pas automatiquement la situation des jours fériés tombant en semaine (lundi de Pâques, Ascension, Assomption). Sans règle précise dans la convention, chaque jour férié peut devenir un sujet de conflit. La bonne pratique consiste à préciser si le jour férié est traité comme un jour ordinaire (l'enfant reste chez le parent de la semaine en cours) ou comme un échange compensatoire.

Erreur 3 — Ne pas prévoir les modalités de décision pour les activités extra-scolaires. La résidence alternée implique que l'enfant puisse participer à des activités périscolaires dans les deux foyers. Sans convention sur la prise en charge de ces activités (inscription, transport, coût), des conflits surgissent systématiquement. La bonne pratique consiste à prévoir que les activités régulières (sport, musique) sont décidées conjointement par les deux parents, et que chaque parent assume les coûts et le transport pendant ses semaines de résidence.

Erreur 4 — Ignorer les conséquences sur les allocations familiales et la fiscalité. Beaucoup de parents ignorent qu'en résidence alternée, les allocations familiales peuvent être partagées entre eux par demande conjointe à la CAF. Ne pas solliciter ce partage prive l'un des parents d'un avantage financier auquel il a droit. De même, la demi-part fiscale peut être partagée entre les deux parents ou attribuée à l'un d'eux par accord, avec des conséquences importantes sur l'impôt sur le revenu de chacun.

Erreur 5 — Oublier la clause de sortie du territoire. La plupart des conventions de résidence alternée ne précisent pas les modalités des voyages à l'étranger. Or, le décret n°2016-133 du 5 février 2016 exige une autorisation de sortie du territoire signée par l'autre parent pour tout déplacement hors de l'espace Schengen. Un parent qui prévoit de voyager avec l'enfant hors de l'UE doit anticiper la demande d'autorisation et obtenir la signature de l'autre parent, ce qui peut être problématique en cas de conflit. La convention doit prévoir un délai de demande préalable (un mois recommandé) et les conditions d'un refus motivé.

Erreur 6 — Ne pas prévoir de clause de révision amiable régulière. Les besoins de l'enfant évoluent avec son âge et la situation des parents change avec le temps. Une convention de résidence alternée établie pour un enfant de 6 ans peut ne plus convenir à un adolescent de 14 ans. La bonne pratique consiste à inclure une clause de révision annuelle amiable, à la rentrée scolaire, permettant aux parents d'adapter le calendrier sans saisir le JAF.

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