Convention de Pension Alimentaire (Enfant)
Code civil art. 373-2-7 ; Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 ; table de référence UNAF ; Formule indicative Ministère de la Justice
CONVENTION DE PENSION ALIMENTAIRE (ENFANT)
Articles 373-2-7, 373-2-13 et 208 du Code civil ; Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale ; Table de référence UNAF ; Formule indicative du Ministère de la Justice.
Art. 1 — Identification des Parents
ART. 1 — PARENTS SIGNATAIRES
Parent débiteur (verseur de la pension) :
Nom et prénoms : [Parent Debiteur Nom]
Date de naissance : [Parent Debiteur Date Naissance]
Adresse : [Parent Debiteur Adresse]
Revenus nets mensuels : [Parent Debiteur Revenus] €
Parent créancier (bénéficiaire de la pension pour l'enfant) :
Nom et prénoms : [Parent Creancier Nom]
Date de naissance : [Parent Creancier Date Naissance]
Adresse : [Parent Creancier Adresse]
Revenus nets mensuels : [Parent Creancier Revenus] €
Art. 2 — Enfant Concerné
ART. 2 — ENFANT
Nom et prénoms : [Enfant Nom]
Date de naissance : [Enfant Date Naissance]
Résidence habituelle : [Residence Enfant]
Art. 3 — Montant et Modalités de Versement
ART. 3 — MONTANT ET VERSEMENT DE LA PENSION ALIMENTAIRE
Montant mensuel de la pension : [Montant Mensuel] € (en lettres : _________________________)
Date de début du versement : [Date Debut Versement]
Jour de versement mensuel : le [Jour Versement] de chaque mois
Mode de paiement : [Moyen Paiement]
IBAN du compte créancier : [Iban Creancier]
Le parent débiteur s'engage à effectuer les versements à bonne date, de manière régulière et continue, sans interruption ni compensation unilatérale avec d'autres créances. Tout défaut de paiement pendant plus de deux mois consécutifs permet au parent créancier de saisir l'Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires (ARIPA), gérée par les Caisses d'Allocations Familiales (CAF) et la Mutualité Sociale Agricole (MSA), conformément à la loi n°2016-1827 du 23 décembre 2016 et au décret n°2017-480 du 4 avril 2017.
Art. 4 — Indexation et Révision de la Pension
ART. 4 — INDEXATION ET RÉVISION
Indice d'indexation annuelle : [Indexation Indice]
La pension est révisée automatiquement chaque année à la date anniversaire de la convention selon l'indice choisi. En cas de variation significative de la situation des parents ou des besoins de l'enfant, chaque parent peut saisir le JAF du Tribunal judiciaire pour demander une révision judiciaire au titre de l'article 373-2-13 du Code civil.
Conditions de révision supplémentaires : [Conditions Revision]
Art. 5 — Charges Exceptionnelles
ART. 5 — CHARGES EXCEPTIONNELLES ET FRAIS SCOLAIRES
Répartition des charges exceptionnelles : [Charges Exceptionnelles]
Seuil de concertation préalable : [Seuil Concertation] €
Les charges exceptionnelles font l'objet d'un échange préalable entre les parents. Le parent qui engage une dépense au-delà du seuil convenu sans accord préalable de l'autre parent assume le risque de n'en obtenir que partiellement le remboursement. La liste des dépenses exceptionnelles opposables est limitée aux frais directement liés à la santé, à la scolarité, aux équipements nécessaires et aux loisirs de l'enfant.
Art. 6 — Homologation et Force Exécutoire
ART. 6 — HOMOLOGATION PAR LE JAF — FORCE EXÉCUTOIRE
La présente convention peut être soumise à l'homologation du Juge aux Affaires Familiales (JAF) du Tribunal judiciaire compétent, conformément à l'article 373-2-7 du Code civil. L'homologation confère à la convention la force d'un titre exécutoire, permettant le recouvrement forcé en cas d'impayé par voie de commissaire de justice (ordonnance n°2016-728 du 2 juin 2016) sans nécessité d'un nouveau jugement. Le JAF refuse l'homologation si la convention ne préserve pas l'intérêt de l'enfant. La convention est régie par le droit français.
SIGNATURES
Fait à [Lieu Signature], le [Date Signature], en deux originaux.
Le parent débiteur : [Parent Debiteur Nom]
Signature (précédée de la mention manuscrite "Lu et approuvé") : _________________________
Le parent créancier : [Parent Creancier Nom]
Signature (précédée de la mention manuscrite "Lu et approuvé") : _________________________
Parent débiteur
________________
Signature
Parent créancier
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Convention de Pension Alimentaire (Enfant) ?
La Convention de Pension Alimentaire (Enfant) est, en droit français, une convention organisant le montant et les modalités de versement de la pension alimentaire pour enfant, calculée. Il est régi par Code civil art. 373-2-7 et 373-2-13.
La pension alimentaire en France peut être fixée par trois voies : décision judiciaire du JAF en cas de litige ; homologation d'une convention parentale amiable au titre de l'article 373-2-7 du Code civil ; ou convention extrajudiciaire opposable entre les parties mais sans force exécutoire directe. La convention homologuée présente l'avantage majeur de permettre un recouvrement forcé immédiat par voie de commissaire de justice (anciennement huissier, réformé par l'ordonnance n°2016-728 du 2 juin 2016) en cas d'impayé, sans nécessité d'un nouveau jugement.
Le montant de la pension alimentaire est calculé en tenant compte des ressources nettes de chaque parent (salaires, revenus fonciers, bénéfices professionnels, pensions alimentaires reçues), des besoins de l'enfant (scolarité, santé, loisirs, habillement, logement), du nombre d'enfants à charge de chaque parent, et de la résidence habituelle de l'enfant. Deux outils de calcul sont reconnus par les juridictions françaises : la table de référence UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), accessible sur le site unaf.fr, et la Formule indicative du Ministère de la Justice, disponible en ligne sur le portail justice.fr. Ces outils ne sont pas contraignants mais sont couramment utilisés par les JAF pour évaluer la pension.
La Loi n°2016-1827 du 23 décembre 2016 et le décret n°2017-480 du 4 avril 2017 ont institué l'Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires (ARIPA), rattachée aux Caisses d'Allocations Familiales (CAF) et à la Mutualité Sociale Agricole (MSA). L'ARIPA assure le recouvrement des pensions impayées pour le compte du parent créancier, avec une avance de l'Allocation de Soutien Familial (ASF) versée par la CAF en cas d'échec du recouvrement. En 2025, l'ASF s'élevait à 203,14 € par mois et par enfant.
La Convention de résidence alternée constitue souvent le document complémentaire naturel de la convention de pension alimentaire, définissant les modalités de partage du temps de l'enfant entre les deux foyers. En cas de résidence alternée équilibrée avec revenus parentaux similaires, le JAF peut décider qu'aucune pension n'est due. La Requête au JAF sur l'autorité parentale permet quant à elle de saisir le Tribunal judiciaire en cas de désaccord entre parents sur la pension ou les conditions de résidence.
Quand avez-vous besoin d'un Convention de Pension Alimentaire (Enfant) ?
La Convention de Pension Alimentaire en France est nécessaire dans toutes les situations de séparation parentale où l'enfant ne réside pas en permanence avec les deux parents.
Les couples qui se séparent à l'amiable sans procédure judiciaire ont besoin d'une convention de pension alimentaire pour formaliser leur accord et le rendre opposable. Sans convention écrite, le parent créancier ne peut pas actionner l'ARIPA en cas d'impayé, ni recourir à une procédure de saisie automatique. L'homologation par le JAF du Tribunal judiciaire au titre de l'article 373-2-7 du Code civil transforme la convention en titre exécutoire sans passer par une audience contradictoire longue.
Les parents en procédure de divorce par consentement mutuel (DCM) depuis la réforme de la Loi n°2019-222 du 23 mars 2019 intègrent la convention de pension alimentaire dans la convention de divorce notariale. Les deux avocats des parties vérifient que le montant est conforme à l'intérêt de l'enfant avant la signature devant notaire et le dépôt aux minutes. La pension fixée dans la convention de divorce a directement force exécutoire.
Les parents non mariés (concubins ou pacsés) dont l'enfant est reconnu par les deux parents doivent, en cas de séparation, formaliser par convention la pension alimentaire. Sans convention écrite, la seule référence légale est l'obligation alimentaire des articles 203 et 371-2 du Code civil, que le parent créancier devra faire valoir devant le JAF pour obtenir une décision fixant le montant.
Les situations de résidence alternée avec revenus parentaux déséquilibrés nécessitent une convention précisant si une pension est due et selon quelle proportion. Même en résidence alternée, le JAF peut fixer une contribution financière mensuelle du parent aux revenus plus élevés vers le parent aux revenus plus faibles, pour équilibrer la prise en charge réelle de l'enfant. La table de référence UNAF prévoit des coefficients spécifiques pour les situations de résidence alternée.
Les enfants majeurs poursuivant des études supérieures bénéficient du maintien de la pension alimentaire au-delà de 18 ans. L'article 371-2 alinéa 2 du Code civil précise que l'obligation d'entretien se poursuit jusqu'à l'autonomie financière de l'enfant. La convention peut anticiper ces situations en prévoyant le maintien de la pension pendant la durée des études, avec une clause de révision en cas d'interruption ou d'obtention d'un premier emploi.
Les parents dont la situation financière évolue significativement ont besoin d'une convention avec clause d'indexation automatique et conditions de révision. L'article 373-2-13 du Code civil permet à chaque parent de saisir le JAF pour réviser la pension en cas de changement de situation (perte d'emploi, naissance d'un autre enfant, augmentation de salaire significative, changement de résidence de l'enfant). La convention peut organiser les modalités de révision amiable avant toute saisine judiciaire, réduisant ainsi les coûts et délais judiciaires.
Que faut-il inclure dans votre Convention de Pension Alimentaire (Enfant) ?
La Convention de Pension Alimentaire en France doit contenir des éléments précis pour être valide et, le cas échéant, homologable par le JAF du Tribunal judiciaire.
Identification complète des parents et revenus détaillés. La convention identifie les deux parents par leurs noms, prénoms, dates de naissance et adresses complètes. Les revenus nets mensuels de chaque parent sont déclarés, en distinguant salaires nets imposables, revenus fonciers, bénéfices non commerciaux (BNC) ou industriels et commerciaux (BIC), pensions alimentaires reçues. Le JAF, lors de l'homologation, peut demander la production des derniers avis d'imposition et des trois derniers bulletins de salaire pour vérifier la conformité des revenus déclarés.
Identification précise de l'enfant et de sa résidence habituelle. La convention identifie chaque enfant concerné par nom, prénoms et date de naissance. La résidence habituelle est précisée (résidence principale chez l'un des parents ou résidence alternée) car elle conditionne le sens et le montant du versement. En cas de plusieurs enfants, le montant global de la pension et sa ventilation par enfant sont indiqués, ou un montant unique pour l'ensemble des enfants est justifié par la table de référence UNAF.
Montant de la pension calculé selon la table UNAF ou la Formule indicative. Le montant mensuel est exprimé en chiffres et en lettres, à la date de signature. La référence explicite à la table de référence UNAF ou à la Formule indicative du Ministère de la Justice renforce la crédibilité de la convention devant le JAF. Le modèle proposé par forms-legal.com inclut les champs nécessaires pour calculer et justifier le montant selon ces référentiels reconnus par les juridictions françaises.
Modalités de versement précises. La convention précise le jour du mois, le mode de paiement (virement bancaire, chèque, ARIPA) et, pour le virement, l'IBAN du compte bénéficiaire. Le virement bancaire est fortement recommandé car il génère une trace irréfutable prouvant le paiement au parent créancier. Le paiement via l'ARIPA offre une sécurité supplémentaire avec un intermédiaire institutionnel.
Clause d'indexation annuelle sur indice légal. L'article 208 alinéa 2 du Code civil prévoit la révision automatique des pensions alimentaires. La convention doit préciser l'indice d'indexation (Indice des Prix à la Consommation publié par l'INSEE, hors tabac) et la date anniversaire d'application. L'indexation automatique évite une saisine judiciaire systématique chaque année pour adapter la pension à l'inflation.
Répartition des charges exceptionnelles. Au-delà de la pension mensuelle couvrant les dépenses ordinaires, la convention organise le partage des charges exceptionnelles : frais médicaux non remboursés par la CPAM ou la mutuelle complémentaire, frais de scolarité (cantine, fournitures, voyages linguistiques), activités sportives ou culturelles nécessitant un équipement spécifique. Le seuil de concertation préalable fixé dans la convention clarifie le processus décisionnel pour les dépenses importantes.
Clause de recours à l'ARIPA et homologation judiciaire. La convention mentionne explicitement la possibilité pour le parent créancier de recourir à l'ARIPA en cas de défaut de paiement de la pension pendant deux mois consécutifs, conformément à la Loi n°2016-1827 du 23 décembre 2016. Si les parents souhaitent conférer force exécutoire à la convention sans attendre un litige, ils la soumettent à l'homologation du JAF du Tribunal judiciaire par requête conjointe, procédure gratuite si les parties se représentent elles-mêmes.
Comment remplir votre Convention de Pension Alimentaire (Enfant)
Remplir une Convention de Pension Alimentaire en France nécessite de réunir les informations financières de chaque parent et de calculer le montant selon les outils de référence reconnus par les tribunaux français.
Étape 1 — Identifier les deux parents. Renseignez pour chaque parent : nom de naissance, prénoms, date de naissance au format JJ/MM/AAAA, adresse complète de résidence. Précisez lequel est le parent débiteur (qui verse) et lequel est le parent créancier (qui reçoit). Le parent débiteur est généralement le parent non résidant, mais peut être le parent résidant si ses revenus sont nettement supérieurs à ceux de l'autre parent en résidence alternée.
Étape 2 — Déclarer les revenus de chaque parent. Indiquez les revenus nets mensuels imposables de chaque parent : salaire net (avant impôt sur le revenu, après cotisations sociales), revenus fonciers nets, bénéfices non commerciaux ou industriels et commerciaux pour les indépendants, pensions alimentaires reçues d'un premier mariage. Pour les indépendants, se référer au résultat fiscal N-1 divisé par 12. Ces revenus servent de base au calcul de la pension selon la table UNAF.
Étape 3 — Identifier l'enfant et sa résidence. Renseignez le nom, les prénoms et la date de naissance de l'enfant. Si plusieurs enfants, listez-les tous. Précisez la résidence habituelle : résidence principale chez l'un des parents ou résidence alternée. La résidence alternée peut exclure toute pension si les revenus des parents sont équilibrés, ou justifier une pension réduite du parent aux revenus supérieurs.
Étape 4 — Calculer le montant avec la table UNAF. Consultez la table de référence UNAF sur le site unaf.fr ou utilisez le simulateur en ligne du Ministère de la Justice sur justice.fr. Saisissez les revenus nets mensuels de chaque parent et le nombre d'enfants concernés. La table fournit un montant mensuel indicatif en euros. Le montant obtenu peut être ajusté à la hausse ou à la baisse en fonction de charges particulières (frais médicaux importants, activités spécifiques, logement onéreux).
Étape 5 — Choisir les modalités de versement. Sélectionnez le jour du mois (cohérent avec les dates de salaire du parent débiteur), le mode de paiement (virement bancaire recommandé), et renseignez l'IBAN du compte du parent créancier si virement. Indiquez la date de début du premier versement, en général le 1er du mois suivant la signature ou l'homologation.
Étape 6 — Choisir l'indice d'indexation. Sélectionnez l'Indice des Prix à la Consommation (IPC) publié trimestriellement par l'INSEE comme indice d'indexation annuelle. L'IPC est l'indice de référence légal le plus couramment utilisé par les JAF. La date anniversaire d'application de la révision correspond à la date de signature de la convention.
Étape 7 — Définir la répartition des charges exceptionnelles. Choisissez le mode de partage des frais médicaux non remboursés, des frais scolaires et des activités : par moitié, proportionnellement aux revenus, ou autre arrangement. Fixez le seuil de dépense (en euros) au-delà duquel l'accord préalable de l'autre parent est requis avant engagement.
Étape 8 — Signer et, si souhaité, soumettre à l'homologation du JAF. Les deux parents signent la convention avec la mention manuscrite Lu et approuvé, en deux originaux. Pour une force exécutoire immédiate, déposez une requête conjointe d'homologation au greffe du Tribunal judiciaire du lieu de résidence de l'enfant, accompagnée de la convention, des justificatifs de revenus et des actes de naissance des enfants.
Exigences juridiques pour Convention de Pension Alimentaire (Enfant)
La Convention de Pension Alimentaire en France est encadrée par plusieurs textes légaux qui définissent les obligations des parents et les outils de recouvrement disponibles.
Obligation légale d'entretien de l'enfant (articles 203 et 371-2 du Code civil). Chaque parent est légalement tenu de contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant proportionnellement à ses ressources. Cette obligation est d'ordre public, ce qui signifie qu'aucun parent ne peut y renoncer par convention et qu'une convention fixant un montant manifestement insuffisant sera refusée à l'homologation par le JAF. L'obligation se poursuit jusqu'à l'autonomie financière de l'enfant, même au-delà de la majorité en cas de poursuite d'études.
Homologation par le JAF (article 373-2-7 du Code civil). Les parents peuvent soumettre leur convention à l'homologation du JAF du Tribunal judiciaire compétent (juridiction du lieu de résidence de l'enfant). Le JAF homologue la convention si elle préserve l'intérêt de l'enfant. L'homologation confère à la convention la force d'un titre exécutoire permettant le recouvrement forcé sans nouveau jugement. La procédure est engagée par requête conjointe déposée au greffe, accompagnée de la convention, des avis d'imposition, des bulletins de salaire et des actes de naissance des enfants. La présence d'un avocat n'est pas obligatoire mais recommandée.
Recouvrement via l'ARIPA (Loi n°2016-1827 du 23 décembre 2016 et décret n°2017-480 du 4 avril 2017). L'Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires (ARIPA), gérée par les CAF et MSA, est compétente pour recouvrer les pensions impayées depuis plus de deux mois consécutifs. L'ARIPA dispose de prérogatives exorbitantes : elle peut effectuer des saisies sur salaire sans jugement préalable, interroger les organismes sociaux et fiscaux pour localiser le parent débiteur, et saisir directement les comptes bancaires. Le parent créancier peut saisir l'ARIPA en ligne sur aripa.fr sans frais.
Indexation légale (article 208 alinéa 2 du Code civil). Les pensions alimentaires fixées par convention ou jugement sont révisables selon un indice légal. La convention doit préciser l'indice choisi et la date anniversaire de révision. À défaut de convention sur l'indice, c'est l'IPC (Indice des Prix à la Consommation) publié par l'INSEE qui s'applique par défaut selon la jurisprudence de la Cour de cassation.
Révision judiciaire (article 373-2-13 du Code civil). Chaque parent peut saisir le JAF pour réviser le montant de la pension en cas de changement de situation (perte d'emploi, nouvelle naissance, modification du mode de résidence, augmentation significative des revenus). La jurisprudence de la Cour de cassation exige un changement de situation significatif pour justifier une révision, le simple écoulement du temps n'étant pas suffisant. La révision peut être à la hausse ou à la baisse selon les nouvelles circonstances.
Obligations fiscales du parent créancier (article 80 du Code général des impôts). Les pensions alimentaires reçues pour un enfant mineur sont imposables au nom du parent créancier si ce dernier peut rattacher l'enfant à son foyer fiscal. Le parent débiteur peut déduire la pension versée de son revenu imposable dans les conditions de l'article 156 II 2° du CGI, à condition de justifier le versement effectif par les relevés bancaires ou les reçus de l'ARIPA.
Erreurs courantes à éviter dans votre Convention de Pension Alimentaire (Enfant)
La rédaction d'une Convention de Pension Alimentaire en France donne lieu à des erreurs fréquentes qui peuvent fragiliser la convention ou empêcher son recouvrement efficace.
Erreur 1 — Fixer un montant sans référence à la table UNAF ou à la Formule indicative. Un montant fixé de manière purement arbitraire, sans justification chiffrée fondée sur les revenus des parents et les besoins de l'enfant, sera souvent refusé à l'homologation par le JAF du Tribunal judiciaire. Le JAF exige une convention cohérente avec les ressources déclarées des parties. L'utilisation de la table de référence UNAF (sur unaf.fr) ou de la Formule indicative du Ministère de la Justice (sur justice.fr) fournit une base de calcul objective que le JAF accueille favorablement.
Erreur 2 — Omettre l'indexation annuelle. Une pension sans clause d'indexation se déprécie avec l'inflation, obligeant le parent créancier à saisir le JAF pour révision, avec des délais judiciaires qui peuvent atteindre 12 à 18 mois devant certains Tribunaux judiciaires. L'article 208 du Code civil prévoit la révision automatique selon un indice légal ; l'inclure dans la convention évite les contentieux systématiques.
Erreur 3 — Confondre pension alimentaire et prestation compensatoire. La pension alimentaire pour enfant est distincte de la prestation compensatoire due entre ex-époux pour compenser la disparité de train de vie post-divorce (article 270 du Code civil). Ces deux obligations ont des bases légales différentes, des modalités de calcul distinctes et des régimes fiscaux opposés (la prestation compensatoire versée en capital est déductible l'année du versement, pas la pension pour enfant). Une seule convention ne peut pas traiter les deux sans les distinguer explicitement.
Erreur 4 — Négliger le mode de paiement traçable. Le paiement en espèces, sans reçu signé, expose le parent débiteur à devoir prouver ses versements en cas de litige. La jurisprudence de la Cour de cassation rappelle régulièrement que la charge de la preuve du paiement incombe au débiteur. Le virement bancaire génère une trace irréfutable ; le paiement via l'ARIPA crée un registre institutionnel des versements effectués.
Erreur 5 — Oublier les charges exceptionnelles. Une convention limitée au montant mensuel de la pension, sans répartition des charges exceptionnelles, conduira inévitablement à des conflits lors de dépenses inhabituelles : orthodontiste, lunettes, séjours linguistiques, équipements sportifs. La précision du seuil de concertation préalable et du mode de répartition de ces charges évite des tensions et des contentieux répétés.
Erreur 6 — Ne pas prévoir la cessation de la pension. La convention doit prévoir les conditions de fin de la pension : majorité de l'enfant s'il n'est plus aux études, premier emploi en CDI, mariage ou PACS de l'enfant. Sans clause de cessation, le parent débiteur devra saisir le JAF pour obtenir formellement la fin de son obligation, avec des délais et des frais judiciaires évitables.
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}Questions Fréquentes
Le montant de la pension alimentaire pour enfant en France est calculé selon deux outils de référence reconnus par les Juges aux Affaires Familiales (JAF) des Tribunaux judiciaires. La table de référence UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), accessible gratuitement sur unaf.fr, prend en compte les revenus nets mensuels des deux parents, le nombre d'enfants, et le mode de résidence (principale ou alternée) pour fournir un montant mensuel indicatif. La Formule indicative du Ministère de la Justice, disponible sur justice.fr, produit un résultat comparable. À titre d'exemple, pour un enfant en résidence principale chez un parent aux revenus de 1 900 € nets par mois et un parent débiteur aux revenus de 2 800 € nets par mois, la table UNAF 2025 indique une pension indicative d'environ 280 à 380 € selon les charges déclarées. Ces outils ne sont pas contraignants pour le JAF, qui dispose d'un pouvoir d'appréciation en tenant compte des circonstances particulières (frais de logement exceptionnels, enfant handicapé, dettes contractées pour l'enfant). La Cour de cassation, dans plusieurs arrêts dont l'arrêt du 25 janvier 2017 (pourvoi n°16-11.304), rappelle que le montant doit être proportionnel aux ressources du débiteur et aux besoins de l'enfant.
L'homologation de la Convention de Pension Alimentaire par le Juge aux Affaires Familiales (JAF) du Tribunal judiciaire n'est pas légalement obligatoire mais fortement recommandée. Sans homologation, la convention est un contrat privé opposable entre les parents signataires, mais sans force exécutoire : en cas d'impayé, le parent créancier doit engager une procédure judiciaire pour obtenir un titre exécutoire permettant la saisie des biens ou salaires du parent débiteur. Avec l'homologation, obtenue par requête conjointe au titre de l'article 373-2-7 du Code civil, la convention acquiert immédiatement la valeur d'un titre exécutoire : le parent créancier peut faire appel au commissaire de justice (ex-huissier, réformé par l'ordonnance n°2016-728 du 2 juin 2016) pour le recouvrement forcé sans nouveau jugement, ou solliciter l'ARIPA (Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires) dès deux mois d'impayé consécutifs. La procédure d'homologation est gratuite si les parties se représentent elles-mêmes, mais peut prendre de quatre à douze semaines selon les juridictions. Le JAF refuse l'homologation si la convention est manifestement contraire à l'intérêt de l'enfant ou si les revenus déclarés paraissent sous-estimés.
Le non-paiement de la pension alimentaire en France constitue une infraction pénale prévue à l'article 227-3 du Code pénal (abandon de famille), punie de deux ans d'emprisonnement et de 15 000,00 € d'amende dès deux mois consécutifs de non-paiement total ou partiel. Le parent créancier dispose de plusieurs recours. L'Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires (ARIPA), saisie en ligne sur aripa.fr, peut recouvrir la pension par voie de saisie sur salaire ou saisie bancaire, verser une avance de l'Allocation de Soutien Familial (ASF, 203,14 € par mois en 2025) en cas d'échec du recouvrement, et poursuivre le recouvrement auprès du parent débiteur pour son propre compte. Si la convention est homologuée, le commissaire de justice peut procéder directement à la saisie sans jugement préalable. Le dépôt d'une plainte pénale pour abandon de famille auprès du Procureur de la République ou par voie de plainte simple au commissariat est également possible. La prescription de l'action en recouvrement des arriérés de pension alimentaire est de cinq ans en application de l'article 2224 du Code civil.
La pension alimentaire versée pour un enfant mineur ou majeur non rattaché au foyer fiscal du parent débiteur est déductible du revenu imposable de ce parent, dans les conditions de l'article 156 II 2° du Code général des impôts (CGI). La déduction est intégrale pour le montant réel versé, justifié par les relevés bancaires ou les reçus de l'ARIPA. Le parent créancier, qui peut rattacher l'enfant à son foyer fiscal, doit en contrepartie déclarer la pension reçue dans ses revenus imposables conformément à l'article 80 du CGI. Pour les enfants majeurs poursuivant des études, les règles fiscales sont différentes : la pension est déductible dans la limite d'un plafond indexé annuellement (environ 6 368 € par enfant et par an en 2025), que l'enfant soit ou non rattaché au foyer fiscal du parent créancier. Les pensions versées sans convention écrite et justification bancaire sont systématiquement refusées à la déduction par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) lors d'un contrôle fiscal. La Cour de cassation chambre commerciale, dans son arrêt du 12 mars 2014, a rappelé que la charge de la preuve du versement incombe au débiteur.
La pension alimentaire en cas de résidence alternée en France n'est pas automatiquement supprimée. Le Juge aux Affaires Familiales (JAF) du Tribunal judiciaire apprécie chaque situation concrète selon les ressources des deux parents et les charges effectives de chacun. L'article 373-2-2 du Code civil prévoit que la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant peut prendre la forme d'une pension alimentaire versée par l'un à l'autre, y compris en cas de résidence alternée, si les revenus et les charges des parents sont déséquilibrés. En pratique, les JAF français appliquent trois solutions : aucune pension en cas de résidence alternée avec revenus proches (différence inférieure à 20%) ; pension modérée du parent aux revenus supérieurs en cas de déséquilibre moyen ; pension normale calculée selon la table UNAF avec coefficients de résidence alternée en cas de fort déséquilibre de revenus. La table de référence UNAF intègre des coefficients spécifiques pour les situations de résidence alternée, distincts de ceux applicables à la résidence principale. La Cour de cassation, dans son arrêt du 5 novembre 2015 (pourvoi n°14-24.490), a confirmé que l'alternance de résidence ne dispense pas automatiquement du versement d'une pension si les situations économiques des parents sont substantiellement différentes.
L'obligation d'entretien et d'éducation à la charge des parents français ne s'éteint pas automatiquement à la majorité de l'enfant à 18 ans. L'article 371-2 alinéa 2 du Code civil précise que l'obligation se poursuit jusqu'à ce que l'enfant soit en mesure de subvenir lui-même à ses besoins. En pratique, la pension alimentaire se maintient pendant la durée des études supérieures (licence, master, BTS, BUT, grandes écoles) même si l'enfant est majeur, dès lors qu'il ne dispose pas de revenus suffisants pour assurer son autonomie financière. La Cour de cassation a confirmé ce principe dans de nombreux arrêts, notamment celui du 15 mai 2007 (pourvoi n°06-12.064), précisant que la perception d'allocations étudiantes ou de petits emplois ponctuels ne suffit pas à établir l'autonomie financière. La pension cesse de plein droit en cas de premier emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) avec rémunération au moins égale au SMIC (11,88 € de l'heure en 2025), de mariage ou de PACS de l'enfant, d'interruption volontaire et définitive des études, ou de décision judiciaire du JAF prononçant la fin de l'obligation. Les parents peuvent également prévoir contractuellement dans la convention les conditions de cessation de la pension une fois l'enfant majeur.
La révision d'une Convention de Pension Alimentaire en France peut intervenir par voie amiable ou judiciaire. Par voie amiable, les deux parents peuvent signer une convention modificative précisant le nouveau montant et la date d'effet de la modification, avec les mêmes formalités que la convention initiale (signature avec mention Lu et approuvé, homologation facultative au JAF). Cette voie est recommandée lorsque les parents s'accordent sur la révision et souhaitent éviter les délais et les frais judiciaires. Par voie judiciaire, chaque parent peut saisir le JAF du Tribunal judiciaire par requête unilatérale au titre de l'article 373-2-13 du Code civil en cas de changement de situation. Le JAF exige la preuve d'un changement significatif postérieur à la convention initiale : perte d'emploi, naissance d'un nouvel enfant à charge, augmentation substantielle des revenus du parent débiteur ou réduction de ceux du parent créancier, modification du mode de résidence de l'enfant, entrée de l'enfant dans l'enseignement supérieur. Le simple écoulement du temps, sans changement de situation, ne justifie pas une révision selon la jurisprudence constante de la Cour de cassation. Les arriérés antérieurs à la demande de révision judiciaire restent dus au montant initialement fixé, la révision n'ayant d'effet qu'à compter de la date de la demande.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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Convention organisant la résidence alternée des enfants entre leurs deux parents en France, définissant le calendrier d'alternance hebdomadaire, la répartition des vacances scolaires, et les modalités pratiques de coparentalité, régie par l'article 373-2-9 du Code civil.
Requête au JAF sur l'Autorité Parentale
Requête déposée devant le Juge aux Affaires Familiales (JAF) du Tribunal judiciaire en France pour fixer ou modifier la résidence de l'enfant, le droit de visite, la pension alimentaire ou les modalités d'exercice de l'autorité parentale, sur le fondement des articles 371-1 à 387-6 du Code civil.
Pacte Famille Recomposée (Convention)
Convention organisant les droits et obligations au sein d'une famille recomposée en France : rôle du beau-parent, délégation d'actes usuels de l'autorité parentale, contributions financières et relations avec le parent non résidant, régie par les articles 371-4 et 373-2-6 du Code civil.
Convention de Divorce par Consentement Mutuel (DCM)
Convention contresignée par les deux avocats des époux et déposée au rang des minutes d'un notaire français pour dissoudre le mariage sans recours au juge, régie par les articles 229-1 à 229-4 du Code civil issus de la Loi n°2016-1547 du 18 novembre 2016.