Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire
En-tête — Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire
[Destinataire Demande] Fondement légal : Articles 775-1 et 769 du Code de procédure pénale Date : [Date Demande]
Identité du demandeur
Je soussigné(e) : [Nom Demandeur] Né(e) le : [Date Naissance Demandeur] Lieu de naissance : [Lieu Naissance Demandeur] Demeurant : [Adresse Demandeur] Ai l'honneur de vous adresser la présente demande d'effacement anticipé d'une condamnation de mon casier judiciaire, conformément aux articles 775-1 et 769 du Code de procédure pénale.
Condamnation visée par la demande d'effacement
Juridiction de condamnation : [Juridiction Condamnation] Date de condamnation : [Date Condamnation] Infraction et qualification pénale : [Infraction Prononcee] Peine prononcée : [Peine Prononcee] Peine exécutée : [Peinet Executee]
Motifs de la demande d'effacement anticipé
Fondement légal de la demande : [Type Effacement] Motifs de réinsertion : [Motifs Reinsertion] Emploi ou démarche visée : [Emploi Vise]
Demande formelle
Sur le fondement des articles 775-1 et 769 du Code de procédure pénale, je vous demande respectueusement : 1. D'ordonner l'effacement anticipé de la condamnation susvisée du bulletin n°2 de mon casier judiciaire ; 2. D'informer le Service du Casier Judiciaire National (CNCSJ) de Nantes de cet effacement aux fins d'actualisation des bulletins n°1 et n°2 ; 3. De me notifier la décision prise à la suite de la présente demande. Je joints à la présente demande toutes les pièces justificatives démontrant le respect des conditions légales et ma situation de réinsertion. Je déclare sur l'honneur que les informations contenues dans la présente demande sont exactes et sincères. Fait à ________________________, le [Date Demande] Signature :
Demandeur(e)
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire ?
La Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire est, en droit français, une demande d'effacement anticipé d'une condamnation du casier judiciaire, fondé sur les articles 775-1 et 769 du Code de procédure pénale. Il est régi par Code de procédure pénale art. 775-1 et 769.
Le bulletin n°1 du casier judiciaire (CPP art. 773) reproduit les fiches individuelles du casier : il est délivré aux seules autorités judiciaires et à la police judiciaire. Le bulletin n°2 (CPP art. 775) est destiné aux administrations publiques et aux employeurs pour certains emplois sensibles : il est expurgé de certaines condamnations selon des délais légaux de droit commun. Le bulletin n°3 (CPP art. 777) est le relevé que la personne elle-même peut obtenir du CNCSJ pour ses démarches personnelles : il ne mentionne que les condamnations les plus graves, et certaines condamnations n'y apparaissent jamais.
L'article 769 du Code de procédure pénale définit les mentions devant figurer au casier judiciaire et les cas dans lesquels elles peuvent être rectifiées ou supprimées. L'article 775 du CPP prévoit l'effacement automatique de plein droit de certaines condamnations du bulletin n°2 après des délais fixes : pour les contraventions, les condamnations à l'amende seule, ou les condamnations à une peine d'emprisonnement avec sursis total, l'effacement automatique du bulletin n°2 intervient après 3 ans sans nouvelle condamnation. Pour les emprisonnements inférieurs à 1 an ferme, le délai est de 5 ans.
L'article 775-1 du Code de procédure pénale, introduit par la loi n°2014-896 du 15 août 2014 relative à l'individualisation des peines et renforçant l'efficacité des sanctions pénales, permet à toute personne condamnée de demander l'effacement anticipé d'une condamnation de son bulletin n°2 avant l'expiration du délai de droit commun, lorsqu'elle justifie de motifs sérieux de réinsertion. La demande est adressée au Procureur de la République du lieu de la condamnation, qui statue après avoir recueilli l'avis du Procureur général et consulté les services de police. Cette procédure, plus rapide et moins formelle que la réhabilitation judiciaire (CPP art. 782 à 798), ne lève pas pour autant les interdictions professionnelles attachées à la condamnation : seule la réhabilitation judiciaire peut lever ces interdictions.
La France distingue soigneusement l'effacement anticipé du casier (CPP art. 775-1) de la réhabilitation judiciaire (CPP art. 782) et de la réhabilitation de plein droit (CPP art. 775). Ces trois mécanismes produisent des effets différents sur les bulletins du casier et sur les interdictions professionnelles. La chambre criminelle de la Cour de cassation a précisé dans l'arrêt Cass. crim., 6 mai 2015, n°14-84.350, que la demande d'effacement anticipé (CPP art. 775-1) est une procédure gracieuse dont la décision n'est pas susceptible de recours contentieux en dehors de la nullité pour vice de forme.
Quand avez-vous besoin d'un Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire ?
La Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire en France est appropriée lorsqu'une condamnation inscrite au bulletin n°2 constitue un obstacle concret à la réinsertion professionnelle ou sociale, avant l'expiration du délai d'effacement automatique de droit commun.
Lorsqu'un condamné a exécuté sa peine mais que la condamnation apparaissant au bulletin n°2 de son casier judiciaire empêche son recrutement dans la fonction publique (où le bulletin n°2 est systématiquement vérifié lors des concours et recrutements directs), la demande d'effacement anticipé permet d'obtenir la suppression prématurée de cette mention pour ouvrir l'accès aux concours administratifs. Les fonctions d'agent de la force publique, d'auxiliaire de justice, d'agent éducatif, d'agent de santé ou d'agent de sécurité privée nécessitent la présentation d'un casier judiciaire vierge.
En matière de droit au logement, une condamnation pour des infractions liées au logement (expulsion locative, dégradations) inscrite au bulletin n°2 peut bloquer l'accès à un logement social (HLM) ou à un logement locatif privé. Les organismes d'HLM (Offices Publics de l'Habitat — OPH, Entreprises Sociales de l'Habitat — ESH, régis par le Code de la construction et de l'habitation L411-1+) peuvent demander la communication du bulletin n°2. La demande d'effacement anticipé peut lever cet obstacle.
Pour les professions réglementées (avocats, notaires, experts-comptables, médecins, pharmaciens, infirmiers, architectes), l'accès est conditionné à la présentation d'un casier judiciaire vierge vérifié par l'Ordre professionnel ou par le ministère de tutelle. Une condamnation mineure inscrite au bulletin n°2 peut bloquer définitivement l'accès à la profession. La demande d'effacement anticipé (CPP art. 775-1) permet de lever cet obstacle sans attendre le délai d'effacement automatique, ce qui peut être déterminant lorsque des délais d'inscription à un examen ou à un ordre professionnel sont en jeu.
En cas d'erreur ou d'inexactitude dans les données du casier judiciaire (erreur de nom, de date, condamnation annulée par voie de révision non effacée, condamnation déjà réhabilitée non retirée), la demande d'effacement ou de rectification fondée sur l'article 769 du CPP est la voie pour corriger le casier auprès du CNCSJ de Nantes. Ces demandes de rectification pour erreur matérielle sont traitées directement par le CNCSJ sans passer par le Procureur.
Les mineurs condamnés entre 13 et 18 ans bénéficient d'un régime particulier de conservation au casier judiciaire (article 769 et 775 du CPP, complétés par l'ordonnance n°45-174 du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante, remplacée par le Code de la justice pénale des mineurs — CJPM — entré en vigueur le 30 septembre 2021). Certaines condamnations pour infractions commises en état de minorité sont effacées de plein droit à la majorité ou après un bref délai : une demande d'effacement anticipé peut accélérer cet effacement dans les cas limites.
Que faut-il inclure dans votre Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire ?
La Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire en France doit contenir des éléments précis pour être complète et recevable.
L'identification précise du demandeur est indispensable : nom, prénom, date et lieu de naissance exacts correspondant au casier judiciaire National (CJN). Toute discordance entre les données du demandeur et les données du CNCSJ de Nantes bloque le traitement. Si votre nom a changé (mariage, changement d'état civil), joignez les justificatifs d'état civil.
La condamnation à effacer doit être identifiée avec précision : juridiction ayant prononcé la condamnation, date du jugement définitif, infraction et qualification pénale, peine prononcée. Cette information est accessible sur le bulletin n°1 ou n°3 du casier judiciaire que vous pouvez obtenir auprès du CNCSJ de Nantes (demande en ligne sur le site justice.fr ou par courrier). L'exécution intégrale de la peine (y compris le paiement de l'amende et des frais judiciaires) est une condition préalable vérifiable : joignez les justificatifs de paiement.
Les motifs de réinsertion professionnelle ou sociale sont l'élément central de la demande fondée sur l'article 775-1 du CPP : emploi bloqué par la condamnation (avec preuve du refus d'embauche ou de la condition d'accès), inscription à un concours de la fonction publique, accès à un logement social refusé, inscription à un Ordre professionnel impossible. Plus les motifs sont précis et documentés, plus la demande a de chances d'aboutir. Joignez les justificatifs : lettre de refus d'embauche mentionnant le casier, conditions d'accès à la profession publiées, attestation de l'employeur.
La demande fondée sur l'article 769 du CPP pour erreur ou inexactitude est plus simple : il suffit de démontrer l'erreur matérielle (condamnation annulée, erreur de nom ou de date, condamnation déjà réhabilitée) et de joindre les documents prouvant l'erreur (décision d'annulation, acte de naissance rectifié, décision de réhabilitation). Cette demande est directement adressée au CNCSJ de Nantes sans passer par le Procureur. Des modèles de demandes d'effacement du casier judiciaire, conformes aux exigences du Service du Casier Judiciaire National, sont disponibles sur forms-legal.com pour toutes vos démarches de réinsertion.
Les pièces justificatives à joindre : photocopie pièce d'identité, extrait de casier judiciaire n°3 obtenu auprès du CNCSJ (pour identifier précisément la condamnation), preuves d'exécution de la peine et de paiement de l'amende, justificatifs de réinsertion (contrat de travail, attestation d'employeur, lettre de refus, conditions d'accès à la profession), éventuellement lettre de soutien d'un assistant social ou d'un travailleur pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP).
Comment remplir votre Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire
La Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire en France se dépose selon la procédure prévue aux articles 775-1 et 769 du Code de procédure pénale.
Étape 1 — Obtenir son bulletin n°3 du casier judiciaire : demandez votre bulletin n°3 auprès du Service du Casier Judiciaire National (CNCSJ) de Nantes, par voie électronique sur le site casier.justice.fr (délivrance en ligne immédiate pour les ressortissants français avec France Connect) ou par courrier (délai 3 à 5 jours ouvrés). Le bulletin n°3 vous permet d'identifier précisément la ou les condamnations inscrites.
Étape 2 — Vérifier l'eligibilité : assurez-vous que la peine a été intégralement exécutée, que l'amende a été payée, et que la condamnation est bien inscrite au bulletin n°2 (vérifiez en demandant une copie du bulletin n°2 si votre employeur ou une administration vous a informé de son contenu). Pour les demandes de rectification pour erreur, vérifiez la discordance entre les données du casier et vos documents d'état civil.
Étape 3 — Rédaction de la demande : rédigez la demande en précisant le fondement légal (CPP art. 775-1 pour effacement anticipé pour réinsertion, ou art. 769 pour rectification d'erreur), la condamnation visée, et les motifs détaillés. Pour l'art. 775-1, développez les motifs de réinsertion de manière concrète et documentée.
Étape 4 — Dépôt de la demande : - Pour CPP art. 775-1 (effacement pour réinsertion) : adressez la demande par courrier recommandé au Procureur de la République du Tribunal judiciaire du lieu de la condamnation. - Pour CPP art. 769 (rectification pour erreur) : adressez la demande directement au CNCSJ de Nantes (Service du Casier Judiciaire National, Ministère de la Justice, 107 rue du Landreau, 44317 Nantes Cedex 3).
Étape 5 — Suivi et décision : pour les demandes CPP art. 775-1, le Procureur de la République statue après consultation des services de police. La décision (accord ou refus) vous est notifiée. En cas d'accord, le CNCSJ est informé pour mise à jour des bulletins. Pour les rectifications CPP art. 769, la décision du CNCSJ intervient généralement sous 2 à 4 semaines.
Exigences juridiques pour Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire
La Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire en France est régie principalement par les articles 769 et 775-1 du Code de procédure pénale, complétés par les dispositions générales relatives au casier judiciaire national (CPP art. 768 à 781).
L'article 768 du CPP crée le Casier Judiciaire National : registre centralisé des condamnations pénales prononcées par les juridictions françaises. L'article 769 définit les mentions devant figurer au casier et les cas de rectification ou d'effacement (condamnation annulée, réhabilitation prononcée, erreur matérielle). L'article 773 fixe le régime du bulletin n°1. L'article 775 régit le bulletin n°2 et ses délais d'effacement automatique. L'article 775-1, créé par la loi n°2014-896 du 15 août 2014, introduit la procédure d'effacement anticipé pour motifs de réinsertion. L'article 777 fixe le régime du bulletin n°3.
Le décret n°2015-1507 du 19 novembre 2015 relatif aux modalités de mise en œuvre de l'article 775-1 du CPP a précisé la procédure : compétence du Procureur de la République du lieu de la condamnation, délai d'instruction (en pratique 2 à 4 mois), consultation obligatoire du Procureur général, vérification de l'absence de nouvelles condamnations.
Le Code de la justice pénale des mineurs (CJPM, ordonnance n°2019-950 du 11 septembre 2019 entrée en vigueur le 30 septembre 2021) a modifié le régime de conservation au casier des condamnations prononcées contre des mineurs. Les condamnations pour infractions commises en état de minorité bénéficient de délais d'effacement accélérés et d'un régime protecteur visant la réinsertion des jeunes délinquants. La chambre spéciale des mineurs du Tribunal judiciaire et la Cour d'appel (chambre spéciale) sont compétentes pour les demandes d'effacement des condamnations prononcées contre des mineurs.
Erreurs courantes à éviter dans votre Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire
Plusieurs erreurs fréquentes retardent ou font échouer une Demande d'Effacement Anticipé du Casier Judiciaire en France.
Première erreur : ne pas vérifier si la condamnation est déjà effacée automatiquement. Avant de déposer une demande d'effacement anticipé, vérifiez si l'effacement de plein droit (CPP art. 775) n'est pas déjà intervenu automatiquement. Pour les amendes seules ou les peines avec sursis total, l'effacement du bulletin n°2 intervient automatiquement après 3 ans. Obtenez votre bulletin n°3 du casier pour vérifier si la condamnation y figure encore.
Deuxième erreur : confondre la demande d'effacement anticipé et la réhabilitation judiciaire. L'effacement anticipé (CPP art. 775-1) supprime la condamnation du bulletin n°2 mais ne lève pas les interdictions professionnelles attachées à la condamnation. Si votre objectif est de retrouver l'accès à une profession réglementée dont l'exercice vous a été interdit par le jugement (interdiction de gérer une société, inéligibilité, interdiction d'exercer certaines fonctions), vous devez demander la réhabilitation judiciaire (CPP art. 782 à 798) et non l'effacement anticipé.
Troisième erreur : présenter des motifs insuffisamment documentés. Une demande d'effacement anticipé vague (« je cherche du travail ») sans preuve concrète de l'impact de la condamnation sur votre vie professionnelle est moins convaincante. Joignez un refus d'embauche écrit mentionnant le casier, une lettre de l'employeur indiquant la condition de casier vierge, ou tout document établissant le lien direct entre la condamnation et l'obstacle professionnel.
Quatrième erreur : adresser la demande au mauvais destinataire. Les demandes fondées sur l'article 775-1 du CPP (effacement pour réinsertion) sont adressées au Procureur de la République du lieu de la condamnation. Les demandes de rectification pour erreur (CPP art. 769) sont adressées directement au CNCSJ de Nantes. Une demande mal adressée sera renvoyée au demandeur, causant un délai supplémentaire.
Cinquième erreur : omettre de mentionner les nouvelles condamnations éventuelles. Le Procureur de la République consulte les services de police pour vérifier l'absence de nouvelles condamnations depuis la condamnation à effacer. Si vous avez été condamné à nouveau depuis lors pour une infraction, même mineure, la demande a peu de chances d'aboutir. Soyez transparent dans votre demande sur votre situation réelle.
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}Questions Fréquentes
Le casier judiciaire français (CPP art. 768 à 781) comporte trois bulletins aux régimes d'accès distincts. Le bulletin n°1 (CPP art. 773) est le relevé intégral de toutes les condamnations pénales : il est délivré aux seules autorités judiciaires (tribunaux, juges d'instruction, parquets) et à la police judiciaire dans le cadre des enquêtes. Le bulletin n°2 (CPP art. 775) est expurgé de certaines condamnations selon des délais légaux et est destiné aux administrations publiques et aux employeurs pour certains emplois sensibles (recrutement dans la fonction publique, accès aux professions réglementées, transport de personnes). Le bulletin n°3 (CPP art. 777) est le relevé que la personne elle-même peut obtenir du CNCSJ de Nantes pour ses démarches personnelles : il ne mentionne que les condamnations les plus graves et les interdictions d'exercer. La demande d'effacement anticipé vise principalement le bulletin n°2.
Le délai de traitement d'une demande d'effacement anticipé (CPP art. 775-1) varie selon la complexité du dossier et la charge du parquet concerné. En pratique, le Procureur de la République statue en 2 à 4 mois après réception d'un dossier complet. Pour les demandes de rectification pour erreur matérielle (CPP art. 769) adressées directement au CNCSJ de Nantes, le délai est généralement de 2 à 4 semaines pour les erreurs simples documentées. L'effacement automatique de plein droit (CPP art. 775) intervient sans démarche active : 3 ans après exécution de la peine pour les amendes et les peines avec sursis total ; 5 ans pour les peines d'emprisonnement ferme inférieures à 1 an. Le CNCSJ procède à ces effacements automatiques périodiquement, sans attendre de demande de la part du condamné.
Le bulletin n°1 du casier judiciaire (CPP art. 773) est le relevé intégral de toutes les condamnations pénales et n'est pas accessible au public. Il n'est délivré qu'aux autorités judiciaires et à la police judiciaire dans le cadre de procédures pénales. En principe, les condamnations restent inscrites au bulletin n°1 pendant des délais très longs (de nombreuses années, voire indéfiniment pour les crimes les plus graves). Seule la réhabilitation judiciaire (CPP art. 782 à 798) efface les condamnations des bulletins n°1 ET n°2 (mais laisse une trace au bulletin n°3). La demande d'effacement anticipé (CPP art. 775-1) ne vise que le bulletin n°2. En pratique, l'effacement du bulletin n°1 n'est utile que dans le contexte d'une procédure pénale en cours où le tribunal consulterait le bulletin n°1.
Non, certaines condamnations ne peuvent pas être effacées du casier judiciaire, même par voie d'effacement anticipé ou de réhabilitation judiciaire. L'article 783 du CPP prévoit que les condamnations pour crimes contre l'humanité (CP art. 211-1+ : imprescriptibles), génocide, et certaines infractions graves contre les mineurs inscrites au FIJAISV (Fichier Judiciaire national Automatisé des auteurs d'Infractions Sexuelles et violentes, CPP art. 706-53-1) ne peuvent pas être réhabilitées ni effacées anticipément. Les condamnations liées au terrorisme (CP art. 421-1+) font l'objet d'un régime particulier depuis la loi n°2016-731 du 3 juin 2016. Pour les infractions ordinaires (délits correctionnels, contraventions), l'effacement anticipé ou la réhabilitation sont en principe possibles dès lors que les conditions légales sont remplies.
Le bulletin n°3 du casier judiciaire (CPP art. 777) peut être obtenu par la personne elle-même auprès du Service du Casier Judiciaire National (CNCSJ) de Nantes. Depuis 2019, la demande peut être effectuée en ligne sur le site casier.justice.fr via France Connect (délivrance du bulletin n°3 en téléchargement immédiat pour les ressortissants français disposant d'un identifiant France Connect). La demande peut également être adressée par courrier au CNCSJ de Nantes (107 rue du Landreau, 44317 Nantes Cedex 3) avec photocopie d'une pièce d'identité : le délai est de 3 à 5 jours ouvrés. Le bulletin n°3 est gratuit. Pour les ressortissants étrangers nés en France, la demande est traitée par le CNCSJ. Pour les ressortissants étrangers nés à l'étranger, la demande peut être effectuée auprès du casier judiciaire de l'État de naissance.
Non, l'effacement du casier judiciaire (CPP art. 775 ou 775-1) ne supprime pas automatiquement les informations contenues dans les fichiers de police et de gendarmerie (TAJ — Traitement des antécédents judiciaires, FNPC — Fichier national des personnes condamnées, STIC — Système de Traitement des Infractions Constatées). Ces fichiers ont des délais de conservation propres régis par le décret n°2012-652 du 4 mai 2012 (TAJ) et le RGPD (Règlement (UE) 2016/679 art. 10 sur les données pénales). Pour obtenir l'effacement des données dans les fichiers de police, une demande séparée peut être effectuée auprès du responsable du fichier (Direction centrale de la police judiciaire pour le TAJ) ou auprès de la CNIL en cas de refus. L'effacement du casier judiciaire et l'effacement des fichiers de police sont deux démarches distinctes.
La demande d'effacement anticipé du casier judiciaire (CPP art. 775-1) ne requiert pas de représentation obligatoire par avocat. Il s'agit d'une procédure gracieuse adressée au Procureur de la République ou au CNCSJ, accessible à tout justiciable. Un avocat peut néanmoins être utile pour rédiger les motifs de réinsertion de manière convaincante et pour sélectionner le fondement légal le plus adapté (effacement anticipé art. 775-1 ou réhabilitation judiciaire art. 782). Si vous bénéficiez de l'aide juridictionnelle (Loi n°91-647 du 10 juillet 1991), elle peut couvrir les honoraires de l'avocat pour la rédaction et le dépôt de la demande. Les Services d'Accueil Unique du Justiciable (SAUJ) présents dans les Tribunaux judiciaires peuvent fournir des informations gratuites sur la procédure d'effacement du casier.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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