Citation Directe Pénale (Tribunal Correctionnel)
En-tête — Citation Directe Pénale
CITATION DIRECTE PÉNALE À la requête de : [Nom Demandeur] Demeurant : [Adresse Demandeur] Représenté par : [Avocat Demandeur] Fondement légal : Articles 388 à 397-7 du Code de procédure pénale Date : [Date Citation]
Désignation du prévenu
Le soussigné commissaire de justice / La présente citation est adressée à : M./Mme [Nom Prevenu] Né(e) le : [Date Naissance Prevenu] Demeurant : [Adresse Prevenu]
Faits et qualification pénale
Qualification de l'infraction : [Qualification Penale] Textes violés : [Textes Vises] Période des faits : [Date Faits] Lieu des faits : [Lieu Faits] Description des faits : [Description Faits]
Préjudice et demandes civiles
Préjudice subi : [Evaluation Prejudice]
Convocation à l'audience
Vous êtes cité(e) à comparaître devant le [Tribunal Correctionnel Saisi], le [Date Audience], à l'heure fixée au rôle des audiences, pour répondre des faits susvisés. La partie civile demandera au Tribunal de : 1. Déclarer le prévenu coupable des faits poursuivis qualifiés ci-dessus ; 2. Prononcer les peines prévues par les textes susvisés ; 3. Condamner le prévenu à verser à la partie civile les dommages et intérêts correspondant à son préjudice ; 4. Condamner le prévenu aux dépens et aux frais d'instance, ainsi qu'à une indemnité au titre de l'article 475-1 du Code de procédure pénale. Fait à ________________________, le [Date Citation] Signature de la partie civile ou de son avocat :
Demandeur / Partie civile
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Citation Directe Pénale (Tribunal Correctionnel) ?
La Citation Directe Pénale (Tribunal Correctionnel) est, en droit français, une citation directe pénale permettant de saisir directement le Tribunal correctionnel sans passer par le juge d'instruction, fondé sur les articles 388 à 397 du Code de procédure pénale. Il est régi par Code de procédure pénale art. 388 à 397-7.
La citation directe pénale en France est signifiée par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice, réforme opérée par l'ordonnance n°2016-728 du 2 juin 2016 et sa mise en application au 1er juillet 2022), à la requête de la partie poursuivante. Le commissaire de justice notifie la citation au prévenu en lui indiquant les faits qui lui sont reprochés, leur qualification pénale précise, les textes de loi applicables, la date et le lieu de l'audience devant le Tribunal correctionnel. La Cour de cassation, chambre criminelle, veille au respect des mentions obligatoires de la citation (arrêt Cass. crim., 14 mars 2012, n°11-86.474 : nullité de la citation si la qualification est imprécise ou les textes violés non mentionnés).
Le champ d'application de la citation directe pénale en France est limité aux délits correctionnels, c'est-à-dire aux infractions punies d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 10 ans. Les crimes (passibles de plus de 10 ans de réclusion) doivent obligatoirement faire l'objet d'une instruction judiciaire préalable (CPP art. 79). Les contraventions relevant du Tribunal de police (non du Tribunal correctionnel) ne peuvent faire l'objet d'une citation directe au sens des articles 388 et suivants. La citation directe est fréquemment utilisée en matière de droit de la presse (diffamation, injure — loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), de harcèlement (CP art. 222-33 et 222-33-2), d'escroquerie simple (CP art. 313-1) et d'atteinte à la vie privée (CP art. 226-1 à 226-8).
La citation directe pénale en France se distingue également de la comparution immédiate (CPP art. 395 à 397-7) réservée aux affaires flagrantes et à la Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC, CPP art. 495-7 à 495-16), procédure de type « plaider-coupable » à l'initiative du Procureur. La citation directe émanant de la partie civile est la traduction procédurale de la maximale latine « le criminel tient le civil en état » inversée : la victime prend l'initiative de la poursuite pénale sans attendre que le Procureur se saisisse.
Le délai de prescription de l'action publique conditionne la recevabilité de la citation directe pénale : 6 ans pour les délits à compter du jour de commission des faits (CPP art. 8, modifié par la loi n°2017-242 du 27 février 2017). Pour les infractions à la loi sur la presse (diffamation, injure), le délai spécial de 3 mois prévu par l'article 65 de la loi du 29 juillet 1881 est d'application stricte : la Cour de cassation rappelle constamment que ce délai court à compter du jour de la première publication ou mise en ligne du contenu litigieux (Cass. crim., 16 octobre 2018, n°17-81.920). La chambre criminelle sanctionne rigoureusement les délais de prescription des infractions de presse, considérés comme d'ordre public.
Par sa rapidité et son efficacité, la citation directe pénale est le recours privilégié en France lorsque les preuves sont réunies et que la victime souhaite obtenir rapidement une condamnation pénale et des dommages et intérêts. La procédure devant le Tribunal correctionnel peut aboutir à un jugement en quelques mois, contre plusieurs années pour une instruction judiciaire.
Quand avez-vous besoin d'un Citation Directe Pénale (Tribunal Correctionnel) ?
La Citation Directe Pénale en France est la procédure adaptée dans plusieurs situations où la victime dispose déjà de preuves suffisantes pour saisir directement le Tribunal correctionnel sans investigation préalable.
En matière de diffamation publique ou d'injure (loi du 29 juillet 1881, art. 29 à 33), la citation directe est presque la seule voie procédurale en raison du délai de prescription de 3 mois (art. 65). Le délai très court impose d'agir rapidement : dès qu'un contenu diffamatoire est identifié en ligne ou dans la presse, la citation directe doit être préparée sans attendre un classement sans suite du parquet (qui serait trop tardif). La Cour de cassation précise que le délai de prescription des infractions de presse court à compter de la date de première mise en ligne, même si la victime n'en a pas eu connaissance immédiatement (Cass. crim., 16 octobre 2018).
Face à un harcèlement moral au travail (CP art. 222-33-2) ou un harcèlement sexuel (CP art. 222-33), la citation directe est particulièrement efficace lorsque la victime dispose de preuves solides (messages écrits, témoignages, rapports médicaux) et souhaite éviter la lenteur d'une information judiciaire. La citation directe permet d'obtenir une audience correctionnelle dans un délai de 2 à 6 mois selon les juridictions, contre plusieurs années pour une instruction.
Pour une escroquerie caractérisée (CP art. 313-1 : manœuvres frauduleuses, fausses identités, faux documents) dont les éléments constitutifs sont clairement établis par des documents écrits (contrats falsifiés, chèques sans provision émis sciemment, fausses factures), la citation directe pénale permet d'obtenir rapidement la condamnation du prévenu et la restitution des sommes détournées.
En matière de violation du droit à la vie privée ou du droit à l'image (CP art. 226-1 à 226-8), notamment la diffusion non consentie d'images intimes (« revenge porn », loi n°2016-1321 du 7 octobre 2016 art. 67, CP art. 226-2-1 ajouté par cette loi), la citation directe pénale est la voie la plus rapide. Elle peut être accompagnée d'une demande de référé civil (Code civil art. 9 et CPC art. 835) pour obtenir le retrait immédiat du contenu litigieux.
Pour les délits commis via internet ou les réseaux sociaux, la citation directe pénale peut être couplée avec une procédure de référé-juge des libertés et de la détention (JLD) pour le retrait du contenu illicite, ou avec une action civile parallèle devant le Tribunal judiciaire pour l'indemnisation du préjudice. L'avocat du demandeur doit coordonner ces procédures parallèles pour éviter la contradiction des décisions.
Que faut-il inclure dans votre Citation Directe Pénale (Tribunal Correctionnel) ?
La Citation Directe Pénale en France doit contenir des mentions obligatoires sous peine de nullité, qui ont été précisées par une jurisprudence constante de la chambre criminelle de la Cour de cassation.
L'identification précise du prévenu est une condition de validité absolue : nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse. La chambre criminelle de la Cour de cassation a prononcé la nullité de citations identifiant un prévenu par son seul nom sans adresse vérifiable, rendant impossible la signification régulière (Cass. crim., 2 mars 2010, n°09-83.421). Pour les personnes morales (sociétés, associations), indiquez la dénomination sociale, la forme juridique, le siège social, le numéro SIREN et le représentant légal (président, gérant) poursuivi en sa qualité.
La qualification pénale précise des faits est obligatoire : la citation doit indiquer les textes de loi dont la violation est invoquée (articles du Code pénal ou de la loi spéciale), avec les éléments constitutifs de l'infraction — élément matériel (actus reus : les faits eux-mêmes) et élément moral (mens rea : intention frauduleuse ou négligence). La Cour de cassation annule les citations ne permettant pas au prévenu de connaître avec précision les faits qui lui sont reprochés (droit à l'information sur la nature et la cause de l'accusation, CEDH art. 6 § 3 a ; CPP art. 551).
La description des faits doit être suffisamment précise pour que le prévenu puisse préparer sa défense : date, lieu, nature des actes commis, identité des victimes et des témoins. Pour les infractions de presse (diffamation, injure), la citation doit reproduire intégralement le passage incriminé (exigence de la loi du 29 juillet 1881, art. 53 : citation directe en matière de presse doit contenir le texte incriminé sous peine de nullité absolue). Des modèles de citations directes pénales conformes aux exigences de la chambre criminelle de la Cour de cassation sont disponibles sur forms-legal.com.
La date de l'audience devant le Tribunal correctionnel doit être mentionnée : la citation doit respecter un délai raisonnable entre la signification et l'audience pour permettre au prévenu d'organiser sa défense (droit au procès équitable CEDH art. 6 § 3 b). En pratique, un délai minimum de 10 jours est observé. La citation est signifiée par un commissaire de justice ; ses honoraires (tarif réglementé par le décret n°2020-1787 du 30 décembre 2020) sont à la charge du demandeur, récupérables sur condamnation aux dépens (CPP art. 475-1).
Comment remplir votre Citation Directe Pénale (Tribunal Correctionnel)
La Citation Directe Pénale en France se prépare et s'utilise selon une procédure précise régie par le Code de procédure pénale.
Étape 1 — Vérification préalable des conditions : assurez-vous que l'infraction est un délit correctionnel (pas un crime ni une contravention), que la prescription n'est pas acquise (6 ans pour les délits, 3 mois pour les infractions de presse), et que vous disposez de preuves suffisantes (la citation directe est inefficace sans preuves, car elle ne permet pas d'investigation préalable).
Étape 2 — Rédaction de la citation : rédigez l'acte de citation en respectant les mentions obligatoires (identification précise du demandeur et du prévenu, qualification pénale avec textes de loi, description précise des faits, date et lieu de l'audience). Pour les infractions de presse, reproduisez intégralement le passage incriminé (loi du 29 juillet 1881 art. 53).
Étape 3 — Remise au commissaire de justice : la citation directe doit être remise à un commissaire de justice (huissier de justice avant le 1er juillet 2022) pour signification. Indiquez l'adresse précise du prévenu. Le commissaire de justice tente la signification à personne (CPP art. 550) ou à domicile en l'absence du prévenu. Si le prévenu est introuvable, une signification par dépôt de l'acte en mairie ou à parquet peut être effectuée.
Étape 4 — Audience devant le Tribunal correctionnel : le jour de l'audience, présentez-vous (ou faites-vous représenter par votre avocat) devant la chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire. Déposez vos conclusions civiles (demandes de dommages et intérêts) par l'intermédiaire de votre avocat. Le Tribunal correctionnel jugera les faits et, s'il y a condamnation, statuera sur vos demandes civiles dans le même jugement.
Étape 5 — Voies de recours : le jugement du Tribunal correctionnel peut faire l'objet d'un appel devant la Chambre des appels correctionnels de la Cour d'appel dans un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement (CPP art. 498). Un pourvoi en cassation devant la chambre criminelle de la Cour de cassation est possible dans un délai de 5 jours à compter de l'arrêt de la Cour d'appel (CPP art. 568).
Exigences juridiques pour Citation Directe Pénale (Tribunal Correctionnel)
La Citation Directe Pénale en France est régie par les articles 388 à 397-7 du Code de procédure pénale, complétés par les dispositions générales relatives aux actes de procédure pénale.
L'article 388 du CPP définit la citation directe comme la voie par laquelle le Procureur de la République ou la partie civile saisit le Tribunal correctionnel. L'article 389 précise les conditions de forme de la citation : désignation de la juridiction saisie, identité du prévenu, faits poursuivis, qualification pénale, textes applicables. L'article 390-1 permet la convocation par officier de police judiciaire ou par lettre recommandée comme alternative à la citation par commissaire de justice pour certaines infractions. L'article 394 du CPP encadre la procédure de convocation délivrée par le parquet (convocation dans les 10 jours de la notification).
Pour les infractions à la presse, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse contient des règles procédurales dérogatoires strictes : article 53 (la citation doit reproduire le texte incriminé et donner la qualification précise sous peine de nullité absolue), article 55 (offre de preuve de la vérité des propos diffamatoires dans les 10 jours de la citation), article 65 (prescription de 3 mois). Ces règles dérogatoires sont appliquées de manière rigoureuse par la chambre criminelle de la Cour de cassation (Cass. crim., 22 mars 2016, n°15-80.326 : nullité de la citation pour diffamation ne reproduisant pas intégralement le texte incriminé).
Le droit à un procès équitable (CEDH art. 6) et les droits de la défense (CPP art. 406 sur le droit d'être assisté par un avocat) s'appliquent pleinement à la procédure de citation directe devant le Tribunal correctionnel. Le règlement (UE) 1215/2012 (Bruxelles I bis) ne s'applique pas à la matière pénale, dont les règles de compétence internationale sont déterminées par le Code de procédure pénale (art. 113-2 à 113-13).
Erreurs courantes à éviter dans votre Citation Directe Pénale (Tribunal Correctionnel)
Plusieurs erreurs fréquentes fragilisent une Citation Directe Pénale en France et peuvent entraîner la nullité de la procédure ou l'irrecevabilité de l'action.
Première erreur : méconnaître le délai de prescription, notamment pour les infractions de presse. Le délai de 3 mois de la loi du 29 juillet 1881 est fatal : une citation délivrée après ce délai est irrecevable, sans aucune possibilité de régularisation. Dès qu'un contenu diffamatoire est identifié, il faut agir dans les 3 mois — même pendant les congés ou les vacances judiciaires.
Deuxième erreur : omettre de reproduire le texte incriminé dans la citation pour diffamation. L'article 53 de la loi du 29 juillet 1881 impose la reproduction intégrale du passage litigieux dans l'acte de citation. L'absence de cette reproduction est une cause de nullité absolue de la citation, sanctionnée d'office par le tribunal même si le prévenu ne soulève pas l'irrégularité.
Troisième erreur : utiliser la citation directe pour un crime. La citation directe devant le Tribunal correctionnel est réservée aux délits. Pour un crime (passible de plus de 10 ans de réclusion criminelle), l'instruction judiciaire préalable est obligatoire (CPP art. 79). Une citation directe visant des faits criminels sera déclarée irrecevable.
Quatrième erreur : identifier imprécisément le prévenu. La chambre criminelle de la Cour de cassation annule les citations lorsque l'adresse du prévenu est inexacte ou insuffisante pour permettre une signification régulière. Vérifiez l'adresse du prévenu avant de remettre la citation au commissaire de justice.
Cinquième erreur : ne pas calculer correctement le délai entre la signification et l'audience. Un délai insuffisant entre la signification de la citation au prévenu et la date d'audience prive ce dernier du temps nécessaire pour préparer sa défense (CEDH art. 6 § 3 b). Le tribunal peut renvoyer l'affaire à une date ultérieure, allongeant la procédure. Vérifiez les délais pratiques du Tribunal correctionnel saisi avant de fixer la date d'audience.
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}Questions Fréquentes
La citation directe pénale (CPP art. 388+) saisit directement le Tribunal correctionnel pour les délits, sans phase d'instruction. Elle est rapide (quelques mois) mais exige que les preuves soient déjà réunies. La plainte avec constitution de partie civile (CPP art. 85+) déclenche une information judiciaire devant le juge d'instruction, qui mènera les investigations nécessaires (perquisitions, saisies, expertises). Elle est plus adaptée aux affaires complexes où les preuves doivent encore être recherchées, mais l'instruction peut durer plusieurs années. Pour les infractions de presse avec le délai de prescription de 3 mois, la citation directe est souvent la seule voie possible en raison de sa rapidité.
La citation directe pénale peut émaner : du Procureur de la République (CPP art. 388 al. 1), de la partie civile (victime de l'infraction) par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (CPP art. 388 al. 2 : le Procureur de la République est avisé de la date d'audience). Pour que la partie civile puisse décerner une citation directe, deux conditions sont nécessaires : être victime directe de l'infraction (préjudice personnel et direct) et agir dans le délai de prescription de l'action publique. L'avocat rédige généralement la citation et la remet au commissaire de justice pour signification. Certains associations agréées (associations de lutte contre les discriminations, par exemple) peuvent également décerner des citations directes pour des infractions entrant dans leur objet social.
Les principaux frais d'une citation directe pénale sont les honoraires du commissaire de justice pour la signification de l'acte. Ces honoraires sont tarifés réglementairement depuis le décret n°2020-1787 du 30 décembre 2020 et la réforme de la profession par l'ordonnance n°2016-728. Le coût d'une signification à domicile varie entre 60 € et 150 € environ selon la complexité. S'y ajoutent les honoraires d'avocat (librement fixés par convention d'honoraires conformément au décret n°2005-790 du 12 juillet 2005). En cas de condamnation du prévenu, ce dernier est condamné aux dépens (frais de justice) et peut être condamné à rembourser les frais d'avocat de la partie civile sur le fondement de l'article 475-1 du CPP.
La diffamation publiée sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter/X, Instagram, LinkedIn) est soumise à la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, dont les règles procédurales dérogatoires s'appliquent pleinement à internet (Cass. crim., 16 octobre 2018, n°17-81.920). Le délai de prescription de 3 mois court à compter de la première publication en ligne, même si la victime n'en a pas eu connaissance immédiatement. La citation directe doit reproduire intégralement le passage diffamatoire (loi de 1881 art. 53) et indiquer la date de la publication. Une capture d'écran horodatée par un commissaire de justice (constat d'huissier numérique) constitue la preuve la plus solide de la publication et de sa date. En cas de publications répétées, chaque mise en ligne ou partage peut constituer un nouveau délit distinct.
Si le prévenu régulièrement cité ne comparaît pas à l'audience sans motif légitime, le Tribunal correctionnel peut statuer par défaut (jugement par défaut, CPP art. 412). Le prévenu défaillant peut former opposition au jugement par défaut dans un délai de 10 jours à compter de la signification de la décision (CPP art. 489). L'opposition entraîne la réouverture des débats contradictoires. Si le prévenu fait opposition puis fait de nouveau défaut, la décision par défaut est définitive. En cas de prévenu en fuite, le Tribunal correctionnel peut délivrer un mandat d'arrêt ou un mandat d'amener pour contraindre la comparution (CPP art. 122 à 136).
Depuis la loi n°92-1336 du 16 décembre 1992 entrée en vigueur en mars 1994, les personnes morales (sociétés, associations) sont pénalement responsables des infractions commises pour leur compte par leurs organes ou représentants (CP art. 121-2). Une citation directe pénale peut donc être décernée contre une personne morale pour des délits tels que l'escroquerie, la contrefaçon, la violation du RGPD ou le harcèlement institutionnel. La personne morale est poursuivie par l'intermédiaire de son représentant légal (président de SAS, gérant de SARL). Les peines applicables aux personnes morales comprennent l'amende (dont le maximum est quintuplé par rapport aux personnes physiques, CP art. 131-38), la dissolution, l'interdiction d'exercer, la confiscation, l'affichage ou la diffusion de la décision de condamnation (CP art. 131-39).
Le délai entre la remise de la citation au commissaire de justice et l'audience devant le Tribunal correctionnel dépend principalement de l'encombrement des rôles du tribunal saisi. En pratique, les Tribunaux correctionnels parisiens peuvent avoir des délais de 12 à 18 mois entre la citation et l'audience correctionnelle. Les Tribunaux de province ont des délais variables de 3 à 9 mois. Pour les infractions de presse soumises au délai de prescription de 3 mois, cette réalité pose une difficulté pratique : la citation doit être délivrée dans les 3 mois, mais l'audience peut avoir lieu bien après. La chambre criminelle de la Cour de cassation admet que l'action publique est préservée dès lors que la citation a été régulièrement signifiée dans le délai de prescription, même si l'audience a lieu ultérieurement.
Ce modèle est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Les lois varient selon la juridiction et évoluent avec le temps. Consultez un avocat qualifié pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.Clause de non-responsabilité complète
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