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Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)

Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)

CGI art. 163 bis G + 200 A — Startups <15 ans, salariés et dirigeants, plus-value imposée au taux fixe 30%

BON DE SOUSCRIPTION DE PARTS DE CRÉATEUR D'ENTREPRISE (BSPCE)

Régi par l'article 163 bis G du Code général des impôts (CGI) et les articles 200 A et 150-0 A et suivants du CGI

Plan d'Attribution approuvé par l'Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires

Article 1 - Société Émettrice

ARTICLE 1 - IDENTIFICATION DE LA SOCIÉTÉ ÉMETTRICE

Dénomination sociale : [Societe Denomination]

SIREN : [Societe Siren]

Siège social : [Societe Adresse]

Date de création : [Date Creation Societe]

Représentée par : [Representant Legal]

ci-après désignée «la Société»

Article 2 - Bénéficiaire

ARTICLE 2 - IDENTIFICATION DU BÉNÉFICIAIRE

Nom et prénoms : [Beneficiaire Nom]

Qualité : [Beneficiaire Qualite]

Numéro fiscal NIF (DGFiP) : [Beneficiaire N I F]

Domicile : [Beneficiaire Adresse]

ci-après désigné «le Bénéficiaire»

Article 3 - Caractéristiques des BSPCE

ARTICLE 3 - CARACTÉRISTIQUES DES BSPCE ATTRIBUÉS (CGI art. 163 bis G-I)

Nombre de bons attribués : [Nombre Bons]

Prix d'exercice par bon : [Prix Exercice]

Date d'attribution : [Date Attribution]

Date d'expiration des bons : [Date Expiration Bons]

Conditions d'acquisition des droits (Vesting) :

[Conditions Vesting]

Fenêtres d'exercice et conditions de liquidité :

[Conditions Exercice]

Article 4 - Régime Fiscal Applicable

ARTICLE 4 - RÉGIME FISCAL DES BSPCE (CGI art. 163 bis G-II + art. 200 A)

Taux d'imposition applicable à la plus-value de cession : [Taux Imposition]

Date prévisionnelle d'exercice des bons : [Date Exercice Prevu]

Le Bénéficiaire est informé que le gain de cession des titres issus des présents BSPCE (différence entre le prix de cession et le prix d'exercice des bons) est imposé au taux fixe prévu à l'article 200 A-1 ter du CGI, sous réserve que les titres aient été détenus au moins 3 ans depuis la date d'exercice des bons. Les prélèvements sociaux au taux de 17,2% (CSG 9,2% + CRDS 0,5% + prélèvement solidarité 7,5%) s'ajoutent au taux d'IR fixe. En cas de départ à l'étranger avant la cession, les règles d'exit tax (CGI art. 167 bis) peuvent s'appliquer. La Société informe le bénéficiaire que les présents BSPCE ne constituent pas une rémunération imposable à l'IR au moment de l'attribution ni au moment de l'exercice.

Article 5 - Clauses Générales

ARTICLE 5 - CLAUSES GÉNÉRALES

Les présents BSPCE sont incessibles et insaisissables entre vifs. En cas de décès du Bénéficiaire, ses héritiers peuvent exercer les bons dans un délai de 6 mois à compter du décès, conformément à l'article 163 bis G-II du CGI. Les bons non exercés à l'expiration de ce délai sont définitivement caducs. Les présents BSPCE sont soumis au droit français. Tout litige est de la compétence exclusive du Tribunal de commerce compétent.

Fait à ______________, le [Date Attribution]

Signatures

SIGNATURES

Pour la Société, [Representant Legal] :

_________________________________________

Le Bénéficiaire, [Beneficiaire Nom], reconnaît avoir pris connaissance du plan d'attribution et du régime fiscal applicable :

_________________________________________

«Lu et approuvé — Bon pour souscription de [Nombre Bons] BSPCE au prix d'exercice de [Prix Exercice]»

Représentant légal de la Société

________________

Signature

Bénéficiaire

________________

Signature

Maintenu par Vladislav Sergienko, Fondateur·Modèle modifié pour la dernière fois: ·Signaler une erreur

Qu'est-ce qu'un Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise) ?

La souscription de BSPCE est, en droit français, l'attribution à un salarié ou dirigeant de bons donnant droit de souscrire des actions de la société à un prix fixé, régie par l'article 163 bis G du Code général des impôts.

Le BSPCE en France se distingue fondamentalement des stock-options (options sur actions régies par les articles L225-177 à L225-186 du Code de commerce) et des actions gratuites (AGA régies par les articles L225-197-1 à L225-197-6 du Code de commerce) par son régime fiscal singulièrement favorable et ses conditions d'éligibilité strictement encadrées. Contrairement aux stock-options, le gain de cession des titres issus de BSPCE bénéficie d'un taux d'imposition fixe de 30% (prélèvement forfaitaire unique ou PFU composé de 12,8% d'impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux) ou de 17% dans les conditions du taux réduit, sans aucune imposition à l'attribution ni à l'exercice. Ce régime fait du BSPCE l'outil d'intéressement le plus avantageux fiscalement disponible en droit français pour les jeunes entreprises innovantes.

Les conditions d'éligibilité à l'émission de BSPCE en France sont cumulativement définies par l'article 163 bis G-I du CGI : la société doit être une société par actions (SAS, SA ou SCA) ; elle doit avoir été créée depuis moins de 15 ans à la date d'attribution des bons (calculé depuis la date d'immatriculation au RCS) ; elle doit être passible de l'impôt sur les sociétés (IS) en France ; elle ne doit pas être cotée sur un marché réglementé ou sa capitalisation boursière doit être inférieure à 150 millions d'euros ; au moins 25% de son capital doit être détenu, directement ou indirectement, par des personnes physiques ou par des personnes morales elles-mêmes détenues à 75% au moins par des personnes physiques. Ces conditions doivent être réunies à la date d'attribution des bons et leur non-respect peut entraîner la requalification des gains en traitements et salaires.

Le régime fiscal applicable aux gains de cession de BSPCE en France a été profondément remanié par la loi de finances 2018 et la loi de finances 2024 (article 8). Depuis le 1er janvier 2018, les gains de cession de titres issus de BSPCE sont imposés au taux fixe de 30% (CGI art. 200 A-1 ter) si le bénéficiaire a exercé ses bons depuis au moins 3 ans avant la cession. Un taux réduit de 17% s'applique si le bénéficiaire était présent dans la société depuis au moins 3 ans à la date de cession (CGI art. 163 bis G-II bis, issu de la loi n°2024-1451 du 29 décembre 2024, loi de finances 2025). L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) surveille les plans d'attribution de BSPCE des sociétés cotées.

Le plafond légal des BSPCE en circulation est fixé par le CGI : le nombre total de BSPCE (bons en cours de validité, non encore exercés ou expirés) ne peut dépasser 10% du capital de la société à la date d'attribution. Au-delà de ce seuil, les bons surnuméraires ne bénéficient plus du régime fiscal favorable. La Cour de cassation (Cass. com., 23 novembre 2021, n°19-20.418) a précisé les conditions d'appréciation du seuil de 25% de détention par des personnes physiques.

L'attribution de BSPCE en France doit être autorisée par une décision de l'assemblée générale extraordinaire (AGE) des actionnaires ou par délégation du conseil d'administration ou du directoire selon la forme sociale, en vertu de l'article 163 bis G-I du CGI. Le plan d'attribution approuvé par l'AGE précise les caractéristiques des bons : nombre maximum pouvant être attribués, prix d'exercice, conditions de vesting, durée d'exercice, et règles applicables en cas de départ du bénéficiaire. Une documentation fiscale précise (plan d'attribution, acte de souscription individuel) doit être conservée par la société et le bénéficiaire pour justifier le régime fiscal applicable lors de la cession.

Quand avez-vous besoin d'un Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise) ?

La souscription de BSPCE en France est nécessaire dans plusieurs situations spécifiques aux startups et jeunes entreprises innovantes souhaitant attirer, motiver et fidéliser les talents clés.

Une startup française (SAS ou SA de moins de 15 ans) levant des fonds auprès de fonds de capital-risque (fonds VC comme Bpifrance, Kima Ventures, Xavier Niel, Idinvest) a besoin d'un plan de BSPCE pour compléter les packages de rémunération de ses ingénieurs, développeurs, data scientists et commerciaux. Le salaire proposé par une startup early-stage est souvent inférieur aux standards du marché tech (GAFA, licornes), et les BSPCE permettent de compenser cette différence par un intéressement à la valorisation future. Sans BSPCE, la startup risque de perdre ses talents au profit d'entreprises matures pouvant proposer des salaires plus élevés.

Un fondateur de startup recrutant ses premiers ingénieurs seniors (CTO, VP Engineering) ou ses premiers commerciaux clés (Chief Revenue Officer) dans le secteur French Tech (Paris, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Nantes) formalisera les BSPCE dès la signature du contrat de travail ou de mandat social pour sceller l'engagement réciproque et aligner les intérêts à long terme.

Une société de croissance préparant une opération de M&A (acquisition par un grand groupe, fusion, rachat par un fonds de private equity) devra disposer d'un plan de BSPCE solide et documenté pour rassurer l'acquéreur sur la rétention des talents clés et faciliter la due diligence juridique et fiscale. La clause d'accélération du vesting en cas de changement de contrôle est particulièrement importante pour protéger les bénéficiaires lors d'une sortie anticipée.

Une startup entrant en période de scale-up et voulant retenir ses managers intermédiaires (directeur marketing, responsable RH, responsable juridique) peut attribuer des BSPCE à une population plus large de salariés pour créer un sentiment d'appartenance et de co-construction de la valeur de l'entreprise, en complément des AGA (actions gratuites) déjà attribuées aux dirigeants.

Un fonds de capital-risque (VC) participant à une levée de fonds de série A, B ou C exigera systématiquement la mise en place ou la mise à jour d'un plan d'ESOP (Employee Stock Option Plan) comprenant les BSPCE lors de la négociation du term sheet. Le pool d'ESOP représente généralement 10 à 15% du capital post-money dilué, précisément calibré pour permettre les attributions sur 2 à 4 ans. Voir aussi le Pacte d'Associés SAS et les Statuts SAS disponibles sur forms-legal.com.

Une startup française bénéficiant du statut JEI (Jeune Entreprise Innovante) ou du CIR (Crédit d'Impôt Recherche, CGI art. 244 quater B) attribuant des BSPCE à ses ingénieurs R&D peut optimiser son coût total de rémunération en combinant l'exonération de cotisations sociales JEI (Art. L131-4-2 du Code de la sécurité sociale) avec l'avantage fiscal BSPCE.

Que faut-il inclure dans votre Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise) ?

Le Bon de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise en France comporte des éléments essentiels définis par le CGI art. 163 bis G dont l'absence ou l'inexactitude peut entraîner la requalification des gains en traitements et salaires ordinaires imposables au barème progressif de l'IR.

Identification complète de la société émettrice éligible. La société doit être identifiée par sa dénomination exacte, son numéro SIREN INSEE, son siège social inscrit au RCS, et sa date de création. La vérification de l'éligibilité implique la confirmation que la société est bien une SAS, SA ou SCA soumise à l'IS, créée depuis moins de 15 ans, avec un capital détenu à au moins 25% par des personnes physiques (CGI art. 163 bis G-I). Le représentant légal signataire doit avoir les pouvoirs nécessaires, définis dans les statuts ou par délégation de l'AGE.

Détermination du prix d'exercice selon la valeur de marché des titres. Le prix d'exercice est l'élément central du bon de souscription : il doit être au moins égal à la valeur des titres à la date d'attribution, appréciée selon des méthodes multicritères reconnues (valeur nette comptable, comparables sectoriels, méthode DCF, dernière valorisation de levée de fonds). Un prix d'exercice inférieur à la valeur de marché constitue un rabais imposable comme avantage en nature salarial soumis aux cotisations sociales URSSAF et à l'IR au barème progressif. La documentation de la valorisation retenue est essentielle pour justifier le prix d'exercice en cas de contrôle fiscal DGFiP.

Plan de vesting détaillé et conditions de départ. Le bon de souscription doit préciser le calendrier d'acquisition progressive des droits : durée totale du vesting (généralement 4 ans), période de cliff (généralement 1 an), rythme d'acquisition mensuelle, et règles applicables en cas de départ (démission, licenciement, retraite). La distinction entre «bon partant» (départ subi : licenciement sans faute lourde, invalidité, décès) et «mauvais partant» (démission, licenciement pour faute lourde) détermine si les bons acquis sont conservés ou perdus après le départ. Ces clauses, bien que non imposées par le CGI, sont systématiquement exigées par les fonds VC pour protéger le capital.

Conditions d'exercice et fenêtres de liquidité. Les BSPCE en France ne peuvent généralement être exercés que lors d'événements de liquidité spécifiques : introduction en bourse (IPO sur Euronext, Nasdaq ou autre marché réglementé), cession de contrôle de la société à un tiers, cession secondaire lors d'une levée de fonds autorisant les employés à vendre une partie de leurs titres, ou exercice anticipé avec accord de la société. Cette restriction d'exercice est contractuelle et protège la société contre une dilution intempestive. La possibilité d'exercer après un départ doit être précisément définie : généralement 3 à 6 mois pour exercer les bons acquis, passé ce délai ils sont perdus.

Durée maximale d'exercice et date d'expiration. Le bon de souscription précise la date d'expiration au-delà de laquelle tout bon non exercé est définitivement caduc, généralement 7 à 10 ans après la date d'attribution. Cette limitation contractuelle est importante pour la gestion du capital dilué de la société. Le forms-legal.com formulaire de souscription de BSPCE intègre toutes les mentions obligatoires du CGI art. 163 bis G.

Régime fiscal applicable et obligations déclaratives du bénéficiaire. L'acte de souscription doit informer le bénéficiaire du régime fiscal applicable : taux fixe de 30% (PFU, CGI art. 200 A-1 ter) sur le gain de cession si les titres sont détenus au moins 3 ans depuis l'exercice des bons, ou taux réduit de 17% si le salarié était présent dans la société depuis au moins 3 ans à la date de cession (CGI art. 163 bis G-II bis). Le bénéficiaire doit déclarer la plus-value sur sa déclaration de revenus (formulaire 2074 CMV) dans l'année suivant la cession, sous peine de redressement fiscal par la DGFiP avec application de l'intérêt de retard de 0,20% par mois (CGI art. 1727).

Impossibilité de cession des bons et règles en cas de décès. Les BSPCE sont personnels et incessibles entre vifs conformément à l'article 163 bis G-II du CGI : le bénéficiaire ne peut ni vendre ni donner ses bons à un tiers. En cas de décès, les héritiers peuvent exercer les bons dans les 6 mois suivant le décès, les gains étant soumis aux droits de succession (barème CGI 777+) et non au taux fixe de 30%. Cette particularité doit être clairement mentionnée dans l'acte de souscription.

Plafond de 10% du capital et suivi du registre des BSPCE. La société doit vérifier avant toute attribution que le cumul des BSPCE en circulation (déjà attribués et non encore exercés ou caducs) ne dépasse pas 10% du capital social à la date d'attribution (CGI art. 163 bis G-II). Au-delà, les bons surnuméraires ne bénéficient plus du régime fiscal favorable. La société doit tenir un registre précis des BSPCE attribués, exercés, et caducs, tenu à la disposition de la DGFiP lors des contrôles fiscaux.

Comment remplir votre Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)

Remplir un Bon de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise en France requiert une préparation documentaire rigoureuse et une vérification préalable de l'éligibilité de la société et du bénéficiaire au régime CGI art. 163 bis G.

Étape 1 - Vérifier l'éligibilité de la société émettrice. Avant d'émettre des BSPCE, confirmez que votre société réunit toutes les conditions CGI art. 163 bis G-I : forme SAS, SA ou SCA ; soumise à l'IS ; créée depuis moins de 15 ans à la date d'attribution (vérifier la date sur le Kbis) ; capital détenu à 25%+ par des personnes physiques ; non cotée sur un marché réglementé (ou capitalisation < 150 M€ si cotée). Si votre société a plus de 15 ans ou est détenue majoritairement par des personnes morales, recourez aux BSA (Bons de Souscription d'Actions) ou aux stock-options (art. L225-177 Code com.).

Étape 2 - Obtenir l'autorisation de l'AGE et définir le plan d'attribution. L'AGE doit approuver le plan global d'attribution des BSPCE : nombre maximum de bons pouvant être attribués, prix d'exercice ou méthode de calcul, durée maximale du plan (généralement 10 ans), critères d'attribution. Conservez le procès-verbal de l'AGE signé par tous les actionnaires ou leur représentant. Ce PV constitue la base juridique de votre plan d'ESOP.

Étape 3 - Déterminer et documenter le prix d'exercice. Le prix d'exercice doit être au moins égal à la valeur de l'action à la date d'attribution. Faites évaluer votre société par un expert (expert-comptable, banque d'affaires, ou VC valorisation board) utilisant des méthodes reconnues (DCF, comparables, dernière valorisation de levée de fonds). Documentez cette évaluation dans un rapport écrit et conservez-le pendant au moins 10 ans pour justifier le prix d'exercice en cas de contrôle DGFiP.

Étape 4 - Compléter le formulaire de souscription individuel. Pour chaque bénéficiaire, complétez le formulaire en indiquant : dénomination et SIREN de la société (onglet «Société Émettrice»), identité et NIF du bénéficiaire (onglet «Bénéficiaire»), nombre de bons attribués, prix d'exercice en EUR par action, date d'attribution, date d'expiration, et conditions de vesting (cliff + rythme mensuel).

Étape 5 - Préciser les fenêtres d'exercice et les conditions de départ. Dans la section «Conditions d'exercice», indiquez si les bons sont exerçables uniquement lors d'événements de liquidité (IPO, M&A, secondaire autorisé) ou à tout moment après le vesting. Précisez les règles applicables aux «bons partants» (licenciement sans faute, décès, invalidité) et «mauvais partants» (démission, faute lourde). Ces clauses protègent la société contre une dilution non maîtrisée.

Étape 6 - Informer le bénéficiaire du régime fiscal applicable. Expliquez au bénéficiaire le régime fiscal CGI art. 200 A : aucune imposition à l'attribution, aucune imposition à l'exercice, imposition uniquement à la cession des titres au taux fixe de 30% (ou 17% si 3 ans de présence). Remettez-lui une fiche d'information fiscale. Le bénéficiaire devra déclarer la plus-value sur le formulaire 2074 CMV de sa déclaration de revenus annuelle.

Étape 7 - Signer l'acte et mettre à jour le registre des BSPCE. Faites signer l'acte de souscription par le représentant légal de la société et par le bénéficiaire («Lu et approuvé» + date). Mettez immédiatement à jour le registre des BSPCE de la société pour vérifier que le seuil de 10% du capital n'est pas dépassé (CGI art. 163 bis G-II). Conservez l'original de l'acte de souscription dans le dossier juridique de la société et remettez une copie au bénéficiaire.

Erreurs courantes à éviter dans votre Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)

La rédaction et la gestion des BSPCE en France recèlent de nombreux pièges techniques pouvant entraîner la perte du régime fiscal favorable et des coûts fiscaux et sociaux considérables.

Attribuer des BSPCE à une société non éligible. Certains fondateurs attribuent des bons à tort à des sociétés SARL, SNC, ou à des sociétés de plus de 15 ans d'ancienneté, sans vérifier les conditions strictes du CGI art. 163 bis G-I. La DGFiP requalifie systématiquement les gains de BSPCE non éligibles en traitements et salaires ordinaires soumis à l'IR au barème progressif et aux cotisations sociales URSSAF, avec pénalités pour manquement délibéré. La vérification systématique de l'ancienneté de la société (Kbis) et de la composition du capital avant toute attribution est indispensable.

Fixer un prix d'exercice inférieur à la valeur de marché. Sous-évaluer le prix d'exercice des BSPCE par rapport à la valeur réelle des titres à la date d'attribution constitue un avantage salarial soumis aux cotisations sociales URSSAF et à l'IR au barème progressif à hauteur de la différence. La DGFiP contrôle particulièrement les attributions réalisées juste après une levée de fonds à une valorisation supérieure. Une évaluation documentée et indépendante du prix d'exercice est indispensable.

Omettre de convoquer l'AGE pour autoriser le plan d'attribution. Des startups éludent la convocation de l'AGE par souci de simplification ou de confidentialité, en attribuant des BSPCE par simple décision du président ou du CEO. Cette pratique rend les bons nuls et non avenus. La DGFiP et les juridictions commerciales ont constamment requalifié ces attributions irrégulières. La convocation de l'AGE et la conservation du procès-verbal signé sont des impératifs juridiques absolus.

Négliger le suivi du registre des BSPCE et dépasser le plafond de 10%. Sans registre précis et mis à jour des attributions, certaines sociétés dépassent involontairement le plafond légal de 10% du capital lors de nouvelles levées de fonds (quand le capital augmente) ou de nouvelles attributions. Le contrôle annuel du seuil de 10% par l'expert-comptable ou le directeur juridique est une précaution essentielle. En cas de dépassement, l'intervention d'un avocat spécialisé en droit fiscal est recommandée pour régulariser la situation avant un contrôle DGFiP.

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Modèle référencé aux textes légaux — Modèle modifié pour la dernière fois en juin 2026

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