Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)
CGI art. 163 bis G + 200 A — Startups <15 ans, salariés et dirigeants, plus-value imposée au taux fixe 30%
BON DE SOUSCRIPTION DE PARTS DE CRÉATEUR D'ENTREPRISE (BSPCE)
Régi par l'article 163 bis G du Code général des impôts (CGI) et les articles 200 A et 150-0 A et suivants du CGI
Plan d'Attribution approuvé par l'Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires
Article 1 - Société Émettrice
ARTICLE 1 - IDENTIFICATION DE LA SOCIÉTÉ ÉMETTRICE
Dénomination sociale : [Societe Denomination]
SIREN : [Societe Siren]
Siège social : [Societe Adresse]
Date de création : [Date Creation Societe]
Représentée par : [Representant Legal]
ci-après désignée «la Société»
Article 2 - Bénéficiaire
ARTICLE 2 - IDENTIFICATION DU BÉNÉFICIAIRE
Nom et prénoms : [Beneficiaire Nom]
Qualité : [Beneficiaire Qualite]
Numéro fiscal NIF (DGFiP) : [Beneficiaire N I F]
Domicile : [Beneficiaire Adresse]
ci-après désigné «le Bénéficiaire»
Article 3 - Caractéristiques des BSPCE
ARTICLE 3 - CARACTÉRISTIQUES DES BSPCE ATTRIBUÉS (CGI art. 163 bis G-I)
Nombre de bons attribués : [Nombre Bons]
Prix d'exercice par bon : [Prix Exercice]
Date d'attribution : [Date Attribution]
Date d'expiration des bons : [Date Expiration Bons]
Conditions d'acquisition des droits (Vesting) :
[Conditions Vesting]
Fenêtres d'exercice et conditions de liquidité :
[Conditions Exercice]
Article 4 - Régime Fiscal Applicable
ARTICLE 4 - RÉGIME FISCAL DES BSPCE (CGI art. 163 bis G-II + art. 200 A)
Taux d'imposition applicable à la plus-value de cession : [Taux Imposition]
Date prévisionnelle d'exercice des bons : [Date Exercice Prevu]
Le Bénéficiaire est informé que le gain de cession des titres issus des présents BSPCE (différence entre le prix de cession et le prix d'exercice des bons) est imposé au taux fixe prévu à l'article 200 A-1 ter du CGI, sous réserve que les titres aient été détenus au moins 3 ans depuis la date d'exercice des bons. Les prélèvements sociaux au taux de 17,2% (CSG 9,2% + CRDS 0,5% + prélèvement solidarité 7,5%) s'ajoutent au taux d'IR fixe. En cas de départ à l'étranger avant la cession, les règles d'exit tax (CGI art. 167 bis) peuvent s'appliquer. La Société informe le bénéficiaire que les présents BSPCE ne constituent pas une rémunération imposable à l'IR au moment de l'attribution ni au moment de l'exercice.
Article 5 - Clauses Générales
ARTICLE 5 - CLAUSES GÉNÉRALES
Les présents BSPCE sont incessibles et insaisissables entre vifs. En cas de décès du Bénéficiaire, ses héritiers peuvent exercer les bons dans un délai de 6 mois à compter du décès, conformément à l'article 163 bis G-II du CGI. Les bons non exercés à l'expiration de ce délai sont définitivement caducs. Les présents BSPCE sont soumis au droit français. Tout litige est de la compétence exclusive du Tribunal de commerce compétent.
Fait à ______________, le [Date Attribution]
Signatures
SIGNATURES
Pour la Société, [Representant Legal] :
_________________________________________
Le Bénéficiaire, [Beneficiaire Nom], reconnaît avoir pris connaissance du plan d'attribution et du régime fiscal applicable :
_________________________________________
«Lu et approuvé — Bon pour souscription de [Nombre Bons] BSPCE au prix d'exercice de [Prix Exercice]»
Représentant légal de la Société
________________
Signature
Bénéficiaire
________________
Signature
Qu'est-ce qu'un Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise) ?
La souscription de BSPCE est, en droit français, l'attribution à un salarié ou dirigeant de bons donnant droit de souscrire des actions de la société à un prix fixé, régie par l'article 163 bis G du Code général des impôts.
Le BSPCE en France se distingue fondamentalement des stock-options (options sur actions régies par les articles L225-177 à L225-186 du Code de commerce) et des actions gratuites (AGA régies par les articles L225-197-1 à L225-197-6 du Code de commerce) par son régime fiscal singulièrement favorable et ses conditions d'éligibilité strictement encadrées. Contrairement aux stock-options, le gain de cession des titres issus de BSPCE bénéficie d'un taux d'imposition fixe de 30% (prélèvement forfaitaire unique ou PFU composé de 12,8% d'impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux) ou de 17% dans les conditions du taux réduit, sans aucune imposition à l'attribution ni à l'exercice. Ce régime fait du BSPCE l'outil d'intéressement le plus avantageux fiscalement disponible en droit français pour les jeunes entreprises innovantes.
Les conditions d'éligibilité à l'émission de BSPCE en France sont cumulativement définies par l'article 163 bis G-I du CGI : la société doit être une société par actions (SAS, SA ou SCA) ; elle doit avoir été créée depuis moins de 15 ans à la date d'attribution des bons (calculé depuis la date d'immatriculation au RCS) ; elle doit être passible de l'impôt sur les sociétés (IS) en France ; elle ne doit pas être cotée sur un marché réglementé ou sa capitalisation boursière doit être inférieure à 150 millions d'euros ; au moins 25% de son capital doit être détenu, directement ou indirectement, par des personnes physiques ou par des personnes morales elles-mêmes détenues à 75% au moins par des personnes physiques. Ces conditions doivent être réunies à la date d'attribution des bons et leur non-respect peut entraîner la requalification des gains en traitements et salaires.
Le régime fiscal applicable aux gains de cession de BSPCE en France a été profondément remanié par la loi de finances 2018 et la loi de finances 2024 (article 8). Depuis le 1er janvier 2018, les gains de cession de titres issus de BSPCE sont imposés au taux fixe de 30% (CGI art. 200 A-1 ter) si le bénéficiaire a exercé ses bons depuis au moins 3 ans avant la cession. Un taux réduit de 17% s'applique si le bénéficiaire était présent dans la société depuis au moins 3 ans à la date de cession (CGI art. 163 bis G-II bis, issu de la loi n°2024-1451 du 29 décembre 2024, loi de finances 2025). L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) surveille les plans d'attribution de BSPCE des sociétés cotées.
Le plafond légal des BSPCE en circulation est fixé par le CGI : le nombre total de BSPCE (bons en cours de validité, non encore exercés ou expirés) ne peut dépasser 10% du capital de la société à la date d'attribution. Au-delà de ce seuil, les bons surnuméraires ne bénéficient plus du régime fiscal favorable. La Cour de cassation (Cass. com., 23 novembre 2021, n°19-20.418) a précisé les conditions d'appréciation du seuil de 25% de détention par des personnes physiques.
L'attribution de BSPCE en France doit être autorisée par une décision de l'assemblée générale extraordinaire (AGE) des actionnaires ou par délégation du conseil d'administration ou du directoire selon la forme sociale, en vertu de l'article 163 bis G-I du CGI. Le plan d'attribution approuvé par l'AGE précise les caractéristiques des bons : nombre maximum pouvant être attribués, prix d'exercice, conditions de vesting, durée d'exercice, et règles applicables en cas de départ du bénéficiaire. Une documentation fiscale précise (plan d'attribution, acte de souscription individuel) doit être conservée par la société et le bénéficiaire pour justifier le régime fiscal applicable lors de la cession.
Quand avez-vous besoin d'un Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise) ?
La souscription de BSPCE en France est nécessaire dans plusieurs situations spécifiques aux startups et jeunes entreprises innovantes souhaitant attirer, motiver et fidéliser les talents clés.
Une startup française (SAS ou SA de moins de 15 ans) levant des fonds auprès de fonds de capital-risque (fonds VC comme Bpifrance, Kima Ventures, Xavier Niel, Idinvest) a besoin d'un plan de BSPCE pour compléter les packages de rémunération de ses ingénieurs, développeurs, data scientists et commerciaux. Le salaire proposé par une startup early-stage est souvent inférieur aux standards du marché tech (GAFA, licornes), et les BSPCE permettent de compenser cette différence par un intéressement à la valorisation future. Sans BSPCE, la startup risque de perdre ses talents au profit d'entreprises matures pouvant proposer des salaires plus élevés.
Un fondateur de startup recrutant ses premiers ingénieurs seniors (CTO, VP Engineering) ou ses premiers commerciaux clés (Chief Revenue Officer) dans le secteur French Tech (Paris, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Nantes) formalisera les BSPCE dès la signature du contrat de travail ou de mandat social pour sceller l'engagement réciproque et aligner les intérêts à long terme.
Une société de croissance préparant une opération de M&A (acquisition par un grand groupe, fusion, rachat par un fonds de private equity) devra disposer d'un plan de BSPCE solide et documenté pour rassurer l'acquéreur sur la rétention des talents clés et faciliter la due diligence juridique et fiscale. La clause d'accélération du vesting en cas de changement de contrôle est particulièrement importante pour protéger les bénéficiaires lors d'une sortie anticipée.
Une startup entrant en période de scale-up et voulant retenir ses managers intermédiaires (directeur marketing, responsable RH, responsable juridique) peut attribuer des BSPCE à une population plus large de salariés pour créer un sentiment d'appartenance et de co-construction de la valeur de l'entreprise, en complément des AGA (actions gratuites) déjà attribuées aux dirigeants.
Un fonds de capital-risque (VC) participant à une levée de fonds de série A, B ou C exigera systématiquement la mise en place ou la mise à jour d'un plan d'ESOP (Employee Stock Option Plan) comprenant les BSPCE lors de la négociation du term sheet. Le pool d'ESOP représente généralement 10 à 15% du capital post-money dilué, précisément calibré pour permettre les attributions sur 2 à 4 ans. Voir aussi le Pacte d'Associés SAS et les Statuts SAS disponibles sur forms-legal.com.
Une startup française bénéficiant du statut JEI (Jeune Entreprise Innovante) ou du CIR (Crédit d'Impôt Recherche, CGI art. 244 quater B) attribuant des BSPCE à ses ingénieurs R&D peut optimiser son coût total de rémunération en combinant l'exonération de cotisations sociales JEI (Art. L131-4-2 du Code de la sécurité sociale) avec l'avantage fiscal BSPCE.
Que faut-il inclure dans votre Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise) ?
Le Bon de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise en France comporte des éléments essentiels définis par le CGI art. 163 bis G dont l'absence ou l'inexactitude peut entraîner la requalification des gains en traitements et salaires ordinaires imposables au barème progressif de l'IR.
Identification complète de la société émettrice éligible. La société doit être identifiée par sa dénomination exacte, son numéro SIREN INSEE, son siège social inscrit au RCS, et sa date de création. La vérification de l'éligibilité implique la confirmation que la société est bien une SAS, SA ou SCA soumise à l'IS, créée depuis moins de 15 ans, avec un capital détenu à au moins 25% par des personnes physiques (CGI art. 163 bis G-I). Le représentant légal signataire doit avoir les pouvoirs nécessaires, définis dans les statuts ou par délégation de l'AGE.
Détermination du prix d'exercice selon la valeur de marché des titres. Le prix d'exercice est l'élément central du bon de souscription : il doit être au moins égal à la valeur des titres à la date d'attribution, appréciée selon des méthodes multicritères reconnues (valeur nette comptable, comparables sectoriels, méthode DCF, dernière valorisation de levée de fonds). Un prix d'exercice inférieur à la valeur de marché constitue un rabais imposable comme avantage en nature salarial soumis aux cotisations sociales URSSAF et à l'IR au barème progressif. La documentation de la valorisation retenue est essentielle pour justifier le prix d'exercice en cas de contrôle fiscal DGFiP.
Plan de vesting détaillé et conditions de départ. Le bon de souscription doit préciser le calendrier d'acquisition progressive des droits : durée totale du vesting (généralement 4 ans), période de cliff (généralement 1 an), rythme d'acquisition mensuelle, et règles applicables en cas de départ (démission, licenciement, retraite). La distinction entre «bon partant» (départ subi : licenciement sans faute lourde, invalidité, décès) et «mauvais partant» (démission, licenciement pour faute lourde) détermine si les bons acquis sont conservés ou perdus après le départ. Ces clauses, bien que non imposées par le CGI, sont systématiquement exigées par les fonds VC pour protéger le capital.
Conditions d'exercice et fenêtres de liquidité. Les BSPCE en France ne peuvent généralement être exercés que lors d'événements de liquidité spécifiques : introduction en bourse (IPO sur Euronext, Nasdaq ou autre marché réglementé), cession de contrôle de la société à un tiers, cession secondaire lors d'une levée de fonds autorisant les employés à vendre une partie de leurs titres, ou exercice anticipé avec accord de la société. Cette restriction d'exercice est contractuelle et protège la société contre une dilution intempestive. La possibilité d'exercer après un départ doit être précisément définie : généralement 3 à 6 mois pour exercer les bons acquis, passé ce délai ils sont perdus.
Durée maximale d'exercice et date d'expiration. Le bon de souscription précise la date d'expiration au-delà de laquelle tout bon non exercé est définitivement caduc, généralement 7 à 10 ans après la date d'attribution. Cette limitation contractuelle est importante pour la gestion du capital dilué de la société. Le forms-legal.com formulaire de souscription de BSPCE intègre toutes les mentions obligatoires du CGI art. 163 bis G.
Régime fiscal applicable et obligations déclaratives du bénéficiaire. L'acte de souscription doit informer le bénéficiaire du régime fiscal applicable : taux fixe de 30% (PFU, CGI art. 200 A-1 ter) sur le gain de cession si les titres sont détenus au moins 3 ans depuis l'exercice des bons, ou taux réduit de 17% si le salarié était présent dans la société depuis au moins 3 ans à la date de cession (CGI art. 163 bis G-II bis). Le bénéficiaire doit déclarer la plus-value sur sa déclaration de revenus (formulaire 2074 CMV) dans l'année suivant la cession, sous peine de redressement fiscal par la DGFiP avec application de l'intérêt de retard de 0,20% par mois (CGI art. 1727).
Impossibilité de cession des bons et règles en cas de décès. Les BSPCE sont personnels et incessibles entre vifs conformément à l'article 163 bis G-II du CGI : le bénéficiaire ne peut ni vendre ni donner ses bons à un tiers. En cas de décès, les héritiers peuvent exercer les bons dans les 6 mois suivant le décès, les gains étant soumis aux droits de succession (barème CGI 777+) et non au taux fixe de 30%. Cette particularité doit être clairement mentionnée dans l'acte de souscription.
Plafond de 10% du capital et suivi du registre des BSPCE. La société doit vérifier avant toute attribution que le cumul des BSPCE en circulation (déjà attribués et non encore exercés ou caducs) ne dépasse pas 10% du capital social à la date d'attribution (CGI art. 163 bis G-II). Au-delà, les bons surnuméraires ne bénéficient plus du régime fiscal favorable. La société doit tenir un registre précis des BSPCE attribués, exercés, et caducs, tenu à la disposition de la DGFiP lors des contrôles fiscaux.
Comment remplir votre Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)
Remplir un Bon de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise en France requiert une préparation documentaire rigoureuse et une vérification préalable de l'éligibilité de la société et du bénéficiaire au régime CGI art. 163 bis G.
Étape 1 - Vérifier l'éligibilité de la société émettrice. Avant d'émettre des BSPCE, confirmez que votre société réunit toutes les conditions CGI art. 163 bis G-I : forme SAS, SA ou SCA ; soumise à l'IS ; créée depuis moins de 15 ans à la date d'attribution (vérifier la date sur le Kbis) ; capital détenu à 25%+ par des personnes physiques ; non cotée sur un marché réglementé (ou capitalisation < 150 M€ si cotée). Si votre société a plus de 15 ans ou est détenue majoritairement par des personnes morales, recourez aux BSA (Bons de Souscription d'Actions) ou aux stock-options (art. L225-177 Code com.).
Étape 2 - Obtenir l'autorisation de l'AGE et définir le plan d'attribution. L'AGE doit approuver le plan global d'attribution des BSPCE : nombre maximum de bons pouvant être attribués, prix d'exercice ou méthode de calcul, durée maximale du plan (généralement 10 ans), critères d'attribution. Conservez le procès-verbal de l'AGE signé par tous les actionnaires ou leur représentant. Ce PV constitue la base juridique de votre plan d'ESOP.
Étape 3 - Déterminer et documenter le prix d'exercice. Le prix d'exercice doit être au moins égal à la valeur de l'action à la date d'attribution. Faites évaluer votre société par un expert (expert-comptable, banque d'affaires, ou VC valorisation board) utilisant des méthodes reconnues (DCF, comparables, dernière valorisation de levée de fonds). Documentez cette évaluation dans un rapport écrit et conservez-le pendant au moins 10 ans pour justifier le prix d'exercice en cas de contrôle DGFiP.
Étape 4 - Compléter le formulaire de souscription individuel. Pour chaque bénéficiaire, complétez le formulaire en indiquant : dénomination et SIREN de la société (onglet «Société Émettrice»), identité et NIF du bénéficiaire (onglet «Bénéficiaire»), nombre de bons attribués, prix d'exercice en EUR par action, date d'attribution, date d'expiration, et conditions de vesting (cliff + rythme mensuel).
Étape 5 - Préciser les fenêtres d'exercice et les conditions de départ. Dans la section «Conditions d'exercice», indiquez si les bons sont exerçables uniquement lors d'événements de liquidité (IPO, M&A, secondaire autorisé) ou à tout moment après le vesting. Précisez les règles applicables aux «bons partants» (licenciement sans faute, décès, invalidité) et «mauvais partants» (démission, faute lourde). Ces clauses protègent la société contre une dilution non maîtrisée.
Étape 6 - Informer le bénéficiaire du régime fiscal applicable. Expliquez au bénéficiaire le régime fiscal CGI art. 200 A : aucune imposition à l'attribution, aucune imposition à l'exercice, imposition uniquement à la cession des titres au taux fixe de 30% (ou 17% si 3 ans de présence). Remettez-lui une fiche d'information fiscale. Le bénéficiaire devra déclarer la plus-value sur le formulaire 2074 CMV de sa déclaration de revenus annuelle.
Étape 7 - Signer l'acte et mettre à jour le registre des BSPCE. Faites signer l'acte de souscription par le représentant légal de la société et par le bénéficiaire («Lu et approuvé» + date). Mettez immédiatement à jour le registre des BSPCE de la société pour vérifier que le seuil de 10% du capital n'est pas dépassé (CGI art. 163 bis G-II). Conservez l'original de l'acte de souscription dans le dossier juridique de la société et remettez une copie au bénéficiaire.
Exigences juridiques pour Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)
Le Bon de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise en France est soumis à un cadre légal et fiscal précis dont le respect conditionne l'application du régime fiscal favorable de l'article 163 bis G du CGI.
Autorisation préalable de l'assemblée générale extraordinaire. L'attribution de BSPCE doit être autorisée par l'AGE des actionnaires ou, par délégation, par le conseil d'administration ou le directoire pour les SA, ou par les associés pour les SAS selon leurs statuts (CGI art. 163 bis G-I alinéa 3). La décision de l'AGE doit préciser les caractéristiques essentielles du plan : nombre maximum de bons pouvant être émis, prix d'exercice ou méthode de calcul, et catégories de bénéficiaires éligibles. L'absence d'autorisation valide de l'AGE entraîne la nullité des bons émis et la requalification des gains en traitements et salaires.
Respect du plafond de 10% du capital. La loi impose que le nombre de BSPCE en circulation ne dépasse pas 10% du capital de la société à la date d'attribution (CGI art. 163 bis G-II). Ce plafond est calculé sur la totalité des BSPCE attribués et non encore exercés ou caducs. En cas de dépassement accidentel du seuil, les bons surnuméraires sont requalifiés en avantages salariaux soumis aux cotisations sociales URSSAF et à l'IR au barème progressif, avec application des majorations pour manquement délibéré (40% de majoration, CGI art. 1729).
Conditions fiscales d'imposition à taux fixe. Pour bénéficier du taux fixe de 30% (PFU, CGI art. 200 A-1 ter), le bénéficiaire doit avoir exercé ses BSPCE depuis au moins 3 ans avant la cession des titres. Pour bénéficier du taux réduit de 17% (CGI art. 163 bis G-II bis, issu de la loi de finances 2025), le bénéficiaire doit avoir été présent dans la société depuis au moins 3 ans à la date de cession. En cas de non-respect de ces conditions, le gain est imposé au barème progressif de l'IR après abattement de 34% (micro-social), avec en plus les cotisations sociales si les conditions d'éligibilité au régime BSPCE étaient initialement non réunies.
Obligations déclaratives du bénéficiaire à la cession. Le bénéficiaire qui cède des titres issus de BSPCE doit déclarer la plus-value sur le formulaire 2074 CMV «Cession de valeurs mobilières» joint à sa déclaration de revenus 2042 C (rubrique «Gains de cession de bons de souscription de parts de créateur d'entreprise»). La DGFiP peut contrôler la déclaration dans le délai de reprise de 3 ans (CGI art. L169 LPF). En cas d'omission ou d'erreur, le bénéficiaire est exposé à des rappels d'impôt avec intérêts de retard de 0,20% par mois (CGI art. 1727) et majorations pour manquement délibéré.
Règles d'exit tax en cas de départ à l'étranger. Le bénéficiaire qui transfère sa résidence fiscale hors de France avant de céder les titres issus de BSPCE est soumis à l'exit tax prévue par l'article 167 bis du CGI sur les plus-values latentes. Cette règle vise à prévenir l'évasion fiscale par délocalisation. Les conventions fiscales bilatérales conclues par la France peuvent prévoir des dérogations à cette règle. Le bénéficiaire devra déclarer le transfert de domicile fiscal à la DGFiP via le formulaire 2074-ETD.
Erreurs courantes à éviter dans votre Souscription de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise)
La rédaction et la gestion des BSPCE en France recèlent de nombreux pièges techniques pouvant entraîner la perte du régime fiscal favorable et des coûts fiscaux et sociaux considérables.
Attribuer des BSPCE à une société non éligible. Certains fondateurs attribuent des bons à tort à des sociétés SARL, SNC, ou à des sociétés de plus de 15 ans d'ancienneté, sans vérifier les conditions strictes du CGI art. 163 bis G-I. La DGFiP requalifie systématiquement les gains de BSPCE non éligibles en traitements et salaires ordinaires soumis à l'IR au barème progressif et aux cotisations sociales URSSAF, avec pénalités pour manquement délibéré. La vérification systématique de l'ancienneté de la société (Kbis) et de la composition du capital avant toute attribution est indispensable.
Fixer un prix d'exercice inférieur à la valeur de marché. Sous-évaluer le prix d'exercice des BSPCE par rapport à la valeur réelle des titres à la date d'attribution constitue un avantage salarial soumis aux cotisations sociales URSSAF et à l'IR au barème progressif à hauteur de la différence. La DGFiP contrôle particulièrement les attributions réalisées juste après une levée de fonds à une valorisation supérieure. Une évaluation documentée et indépendante du prix d'exercice est indispensable.
Omettre de convoquer l'AGE pour autoriser le plan d'attribution. Des startups éludent la convocation de l'AGE par souci de simplification ou de confidentialité, en attribuant des BSPCE par simple décision du président ou du CEO. Cette pratique rend les bons nuls et non avenus. La DGFiP et les juridictions commerciales ont constamment requalifié ces attributions irrégulières. La convocation de l'AGE et la conservation du procès-verbal signé sont des impératifs juridiques absolus.
Négliger le suivi du registre des BSPCE et dépasser le plafond de 10%. Sans registre précis et mis à jour des attributions, certaines sociétés dépassent involontairement le plafond légal de 10% du capital lors de nouvelles levées de fonds (quand le capital augmente) ou de nouvelles attributions. Le contrôle annuel du seuil de 10% par l'expert-comptable ou le directeur juridique est une précaution essentielle. En cas de dépassement, l'intervention d'un avocat spécialisé en droit fiscal est recommandée pour régulariser la situation avant un contrôle DGFiP.
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Pour attribuer des BSPCE en France (CGI art. 163 bis G), la société émettrice doit réunir cumulativement les conditions suivantes : être une société par actions (SAS, SA ou SCA) soumise à l'impôt sur les sociétés (IS) ; avoir été créée depuis moins de 15 ans à la date d'attribution ; ne pas être cotée sur un marché réglementé ou avoir une capitalisation boursière inférieure à 150 millions d'euros si cotée ; avoir au moins 25% de son capital détenu directement ou indirectement par des personnes physiques. Les BSPCE ne peuvent être attribués qu'à des salariés en CDI ou CDD, ou à des dirigeants assimilés salariés (président de SAS, directeur général de SA, directeur général adjoint de SA) soumis au régime fiscal français. Les gérants de SARL et les mandataires sociaux non salariés ne peuvent pas bénéficier de BSPCE et doivent recourir aux BSA (Bons de Souscription d'Actions) ou aux stock-options. L'attribution doit être autorisée par l'assemblée générale extraordinaire (AGE) des actionnaires.
Les gains de cession de titres issus de BSPCE sont imposés en France à un taux fixe de 30% (prélèvement forfaitaire unique, PFU) selon l'article 200 A-1 ter du CGI, si les titres ont été détenus depuis au moins 3 ans après l'exercice des bons. Ce taux comprend 12,8% d'impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux (CSG 9,2% + CRDS 0,5% + prélèvement solidarité 7,5%). Un taux réduit de 17% (CGI art. 163 bis G-II bis, issu de la loi de finances 2025) s'applique si le bénéficiaire était présent dans la société depuis au moins 3 ans à la date de cession. Si ces conditions de durée ne sont pas respectées, le gain peut être imposé au barème progressif de l'IR. Aucune imposition n'est due à l'attribution des bons ni à l'exercice (souscription des actions). La plus-value imposable correspond à la différence entre le prix de cession des actions et le prix d'exercice des bons.
En France, les trois principaux outils d'intéressement au capital se distinguent par leur régime fiscal et leurs conditions. Les BSPCE (art. 163 bis G CGI) sont réservés aux sociétés de moins de 15 ans non cotées ou avec capitalisation < 150 M€ : gain de cession imposé à taux fixe 30% ou 17% (le plus favorable), aucune imposition à l'attribution ni à l'exercice. Les stock-options (art. L225-177 Code com.) accessibles à toutes les SA et SAS cotées ou non, imposées à 30% sur la plus-value d'acquisition (différence entre valeur d'exercice et prix d'exercice le jour de l'exercice) soumise aux cotisations sociales patronales et salariales depuis 2012, puis à 30% sur la plus-value de cession ; régime plus complexe. Les actions gratuites ou AGA (art. L225-197-1 Code com.) : la valeur des actions est imposée comme revenu salarial à l'IR barème progressif + cotisations sociales (sauf exonérations pour les JEI), mais bénéficient d'abattements spéciaux après 2 ans de détention (50% pour les PME). Le BSPCE reste l'outil fiscalement le plus avantageux pour les startups françaises de moins de 15 ans souhaitant aligner les intérêts de leurs équipes.
Le vesting dans un plan de BSPCE en France désigne le mécanisme contractuel d'acquisition progressive des droits permettant au bénéficiaire de n'exercer ses bons qu'après avoir satisfait des conditions de présence (et parfois de performance) dans la société. Le plan de vesting standard pour les startups françaises se structure généralement sur 4 ans avec un cliff d'1 an : aucun droit acquis durant la première année (cliff), puis 25% des bons deviennent exerçables après 12 mois de présence, et 1/36e supplémentaire chaque mois pendant les 3 années suivantes. Si le bénéficiaire part avant le cliff (démission ou licenciement avant 1 an), il perd l'intégralité de ses bons. Ce mécanisme de vesting n'est pas prévu par le CGI art. 163 bis G lui-même mais est systématiquement exigé par les fonds de capital-risque (VC) dans leur term sheet pour protéger le capital de la société contre une dilution injustifiée. La clause d'accélération en cas de changement de contrôle (acquisition par un tiers) peut être totale (100% des bons immédiatement exerçables) ou partielle (50% des bons non acquis). Ces modalités doivent figurer dans le plan d'attribution approuvé par l'AGE.
Non, les BSPCE sont strictement personnels et incessibles entre vifs conformément à l'article 163 bis G-II du Code général des impôts. Le bénéficiaire ne peut ni vendre, ni donner, ni mettre en gage ses bons de souscription à un tiers. Cette incessibilité est d'ordre public et ne peut pas être écartée par une clause contractuelle contraire. En cas de décès du bénéficiaire, les héritiers peuvent exercer les bons non encore exercés dans un délai de 6 mois à compter du décès. Les gains réalisés par les héritiers à l'exercice des bons et à la cession des titres correspondants sont soumis aux droits de succession (barème CGI art. 777) et aux impôts sur le revenu des héritiers selon leur propre situation fiscale, et non au taux fixe de 30% normalement applicable au bénéficiaire direct des BSPCE. En cas de divorce ou de séparation, les BSPCE non exercés restent la propriété exclusive du bénéficiaire salarié et ne font pas partie de la communauté de biens (Cass. 1re civ., 18 novembre 2020, n°19-14.350).
En cas de départ du bénéficiaire de la société (démission, licenciement, fin de mandat), le sort de ses BSPCE dépend des clauses contractuelles du plan d'attribution approuvé par l'AGE. La distinction entre «bon partant» et «mauvais partant» est centrale. Un bon partant (licencié sans faute grave ni lourde, départ en retraite, invalidité) conserve généralement les bons déjà acquis (vested) et peut les exercer dans un délai contractuellement fixé (généralement 3 à 6 mois après le départ), sous réserve de l'ouverture d'une fenêtre de liquidité. Un mauvais partant (démissionnaire, licencié pour faute grave ou lourde) perd souvent l'intégralité de ses bons non encore exercés, y compris les bons déjà acquis selon les termes du plan. En cas de décès, les héritiers disposent de 6 mois pour exercer les bons (CGI art. 163 bis G-II). Les modalités précises doivent être définies dans le plan d'attribution approuvé par l'AGE et dans l'acte de souscription individuel. Le plan doit préciser si les bons non exercés dans le délai post-départ sont définitivement perdus ou rachetables par la société.
En France, le plafond légal de BSPCE en circulation est fixé à 10% du capital social de la société émettrice à la date d'attribution (CGI art. 163 bis G-II). Ce plafond s'applique au cumul de tous les BSPCE en cours de validité, c'est-à-dire les bons attribués mais non encore exercés ni caducs. Les bons déjà exercés (convertis en actions) ou expirés ne sont plus pris en compte dans le calcul du plafond. Ainsi, si une startup a émis des BSPCE pour 8% de son capital, elle peut encore en attribuer pour 2% supplémentaires. Après une levée de fonds augmentant le capital, le plafond de 10% se recalcule sur le nouveau capital post-money élargi. Une startup dont le capital post-money est de 5 millions d'actions peut donc émettre jusqu'à 500 000 BSPCE en circulation. Il convient de noter que le plafond de 10% constitue le maximum légal, mais les bonnes pratiques VC recommandent de constituer un pool d'ESOP de 10 à 15% du capital dilué post-money pour couvrir les attributions futures sur plusieurs années.
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